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Manifestation à Paris en faveur des exilés de Sangatte

Le Gisti s’associe à un appel à manifester des Verts du 10e
arrondissement de Paris en faveur d’exilés qui, depuis plusieurs
semaines, se sont rassemblés rue de Faubourg-Saint-Denis, où ils sont
à la rue. Ces Afghans et ces Irakiens ont dû quitter Calais sous la
pression policière. Leur situation montre que, contrairement aux
déclaration du gouvernement, la fermeture du camp de Sangatte n’a
rien réglé.
La manifestation commencera à 20h devant la Gare du Nord, lundi 17 mars 2003.

Appel du Gisti à la manifestation en faveur des exilés de Sangatte

A la fermeture du camps de Sangatte, en décembre 2002, le ministre
français de l’intérieur manifestait sa fierté d’avoir « réglé le
problème ». Le deal d’alors entre la France et l’Angleterre réglait
effectivement le cas du millier d’exilés résidant à Sangatte, les uns
étant admis en Grande-Bretagne, et quelques centaines d’autres ayant
obtenu le droit au séjour en France. Quant aux non-résidents de
Sangatte - passés, présents et à venir -, le GISTI faisait observer,
avec d’autres, que non seulement rien n’était réglé pour eux, mais
qu’ils allaient subir une répression massive.

Comme prévisible, la fermeture du camp n’allait pas éteindre l’exil
des Afghans, des Irakiens et des étrangers d’autres nationalités
victimes de violences.

Tout autour de Calais, le dispositif policier mis en place fut et
reste impressionnant. Une véritable chasse à l’exilé a été ouverte,
avec distribution d’arrêtés de reconduite à la frontière et, selon
différents témoignages, des brutalités diverses. Les mesures
dissuasives et arrestations ont lieu bien au-delà de la zone de
Calais : jusque dans les gares de l’ensemble du territoire par
lesquelles sont susceptibles d’arriver des « réfugiés ».

Parmi les principales conséquences de cette situation, il y a
l’actuelle dispersion des nouveaux exilés un peu partout en France.
Certains d’entre eux cherchent à survivre collectivement à Paris à 
proximité de la Gare du Nord. Faute d’hébergement, ils sont à la rue.

Leur détresse matérielle comporte donc deux aspect : l’humanitaire et
le politique.

Sur le plan humanitaire, le gouvernement - au premier chef
responsable -, la mairie de Paris, la préfecture doivent
immédiatement offrir un hébergement décent aux étrangers qui, après
avoir fui leur pays, ont été contraints de fuir Calais.

Sur le plan politique, rappelons une nouvelle fois qu’il n’y a pas
d’alternative à une modification radicale de la réglementation
européenne permettant, d’une part, aux demandeurs d’asile de
solliciter une protection dans le pays de l’Union de leur choix et,
d’autre part, de pouvoir ensuite s’établir où ils le souhaitent en
Europe.

L’ensemble de ces raisons font que le GISTI s’associe à la
manifestation de soutien organisée le lundi 17 mars 2002 de 20h à 23h
dans le 10e arrondissement de Paris (départ devant la Gare du Nord).

Fait à Paris, le 14 mars 2003.

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