Libé en lutte : www.libelutte.org



Bonjour,

Le quotidien Libération, pour la première fois dans son histoire a voté et reconduit quatre jours de grève, pendant lesquels le journal ne parait pas et le site web est arrêté.

Nous entendons protester ainsi contre le plan de licenciements collectifs, supprimant 52 postes (dont 14 " externalisations ") et déqualifiant 4 postes.

La lutte continue.


Un site a été créé, dont l’adresse est :

www.libelutte.org

Il propose un suivi des actions en cours et passées, décrypte, service par service, les propositions de la direction et engage ceux et celles
qui le veulent à envoyer mails, images ou témoignages à  :
reagir@libelutte.org.

Merci de bien vouloir le faire savoir autour de vous.


AG du 23 novembre

www.libelutte.org



COMMENTAIRES  

24/11/2005 23:42 par Anonyme

Je vous souhaite de mater le banquier et d’éviter les licenciements. Mais
vous m’avez beaucoup énervé depuis quelques temps car…

…car la liberté des journalistes s’arrête là où commence celle de l’
argent-roi et vous le saviez ! Que ne l’avez-vous dit au lieu de nous
chanter avec les autres que la presse est libre chez nous, et les
journalistes aussi ? Rothschild vous dit aujourd’hui ce que Dassault a dit
hier à vos confrères du Figaro : vous êtes des domestiques. Et les
domestiques, ça se renvoie. Même s’ils disent du bien du patron. D’ailleurs,
plus ils sont dociles….

Ah ! en ai-je lu dans Libé des articles vertueux sur le sort malheureux de
vos confrères dans les pays lointains (pauvres de préférence) !

Que n’écriviez-vous alors ce que vous saviez sur vous et sur l’
asservissement de la presse en France.

Que n’avez-vous senti que le discrédit qui touche la classe politique vous
atteint. Et c’est juste.

Qu’avez vous été croire que c’est en changeant la maquette, comme vous l’
avez fait naguère, comme vient de le faire Le Monde que vous regagnerez des
lecteurs. ? C’est en cessant de les prendre pour moins que vous, que vous
les garderez. Un journal qui respecte le « droit de savoir », on le lirait
sur papier recyclé gris avec l’encre qui salit les doigts !

Dans les milieux que je fréquente, je vois des anciens lecteurs de Libé.
Moi-même, j’en étais de temps à autre... Je ne l’achète plus qu’une ou deux
fois l’an.

Je trouve les sites d’information alternatifs du Net mille fois plus
modernes, percutants, et pas mal écrits. Leur crédibilité (pour la plupart)
vaut au moins celle de la presse écrite. Ils ne sont acoquinés ni à des
puissances banquières ou industrielles, ni à des partis. On y trouve des
informations que la presse écrite ne lâche parfois que quand elles courent
partout. Ou qu’elle ignore et ignorera toujours.

Je pourrais en dire beaucoup, de ce tonneau. J’arrête car vous êtes dans la
mouise. Mais je dois ajouter un conseil pour populariser et muscler votre
lutte : il existe en France, à côté de vos syndicats, une organisation de
défense des journalistes qui dispose d’une audience extraordinaire (et
internationale) et d’un budget conséquent (plus de 3 millions d’euros), vousdevriez la solliciter. Elle s’appelle Reporters sans frontières. Je seraisétonné que Robert Ménard, à qui rien de ce qui touche à la liberté des
journalistes (sous les tropiques, dans les savanes et dans les steppes) n’
est étranger ne s’émeuve pas, ne publie pas un communiqué et n’organise pas
une manifestation de soutien.

Enfin, je dis ça parce que, très vigilant pour les journalistes, de
Pétaouchnock-Lez-Engelures à Zivha-Le-Bled en passant par Trinidad Del Rio, il ne peut pas ignorer ce qui se passe à Paris (France). Il va vous aider !

Et si, grâce à lui, vous arrivez, ce que je souhaite, à réduire à un, le
nombre de licencié, j’ai un nom : S. July.

Maxime Vivas

25/11/2005 10:19 par Anonyme

Chère rédaction de Libération

En apprenant le plan social dont vous êtes victimes, ma première réaction a été : "ils ne l’ont pas volé".

Vous êtes vous assez moqué des travailleurs qui résistaient, tous ces "crétins" qui votaient "NON" parce qu’ils craignaient les délocalisations, les plans sociaux, le chômage.

Combien d’entre eux ont connu, après la perte d’un emploi,la destruction de leur vie familiale et parfois la rue. Sans susciter de votre part autre chose que de l’indifférence.

Même attitude sur le plan international, les peuples qui résistaient n’avaient droit qu’à votre "politiquement correct"Je pense au peuple cubain dont vous n’avez jamais dénoncé le blocus subi et les attentats terroristes made in USA, qui ont fait plus de 4000 victimes et autant de blessés à vie. Non il fallait répéter "la doxa"du champ médiatique. Et avec quel cynisme.

Vous censuriez sans état d’âme tout ce qui n’allait pas en ce sens. (1)Et vous transformiez le peu ragoutant Robert Ménard en idole de la profession. Alors que non seulement celui-ci n’attaquait que les pays qui résistaient à l’impérialisme nord-américain et considérait que la situation de la presse était meilleure en Colombie qu’à Cuba où plus de 200 correspondant étrangers peuvent faire leur métier en toute quiétude.Alors qu’en Colombie, les journalistes sont assassinés et qu’à Cuba ils ne sont inquiétés que s’ils reçoivent leurs émoluements des USA. (2)

Robert Ménard qui a défendu une vision corporatrice de la presse, digne d’un fascisme, où les patrons de presse et les journalistes étaient confondus dans une même défense de "la liberté de la presse". Cette liberté là correspond aussi peu au droit de l’information du citoyen, que la liberté des trusts de l’agro-alimentaire est une garantie pour le consommateur du droit à une alimentation saine. Vous vous en apercevez aujourd’hui avec votre patron Rothschild et le directoire qui lui obéit. Les anciens maos à la July...

Souvenez-vous de ce que Bourdieu disait de vous les journalistes :" Il faudrait d’abord réflechir sur la représentation que le champ journalistique a et donne de lui-même. Il y a une idéologie professionnelle du journalisme selon laquelle les journalistes apportent la vérité, l’information, la critique, la subversion. Or cette image de soi est contredite par l’analyse et l’observation ; elle n’est pas fondée. je ne pense pas que les journalistes soient les mieux placés pour donner l’accès à l’espace politique. Ils contribuent au contraire assez fortement au maintien de la frontière, de la censure qui tend à exclure les manières non conformes à l’orthodoxie, à la doxa du champ politique. (3)

Malgré tout cela, parce que vous êtes des travailleurs, avec votre syndicat et que dans le fond, il y a quelques héros dans votre profession, parce que le chômage est un drame pour tous, même pour vous. Et que plus vous serez sur des sièges éjectables, moins vous aurez le courage de vous opposer à ce qu’on veut vous faire dire.Enfin parce que moins aurez la possibilité de faire des enquêtes sur le terrain, plus vous vous contenterez de répéter des dépêches d’agence en ignorant ce dont vous parlez, donc pour toutes ces raisons, je vous apporte mon soutien.

Danielle Bleitrach

(1) Comme vous n’avez jamais publié les nombreuses lettres de rectification que nous tentions de vous adresser pour rétablir les faits, comme vous avez censuré impitoyablement nos livres (Cuba est une île : Danielle Bleitrach et Viktor Dedaj(2004)... DE MAL EMPIRE, ces leçons de résistance qui nous viennent du sud(2005)) livres qui s’appuient cependants sur des FAITS averés, alors que vous accordiez toute publicité à des montagnes de malveillance et d’ignorance comme Castro l’infidèle de Raffy.

(2) Quand on voit comment après huit jours de désordres urbains, où on est passé de 200 voitures brûlées quotidiennement à l’ordinaire à 500, la France entière et vous mêmes ont accepté sans piper mot un état d’urgence pour trois mois qui interdit réunion et manifestation et qui n’avait pas été appliqué depuis la guerre d’Algérie, quand on voit comment Sarkozy est en train sous couvert de terrorisme de nous faire accepter des loins d’exception qui se retourneront contre les travailleurs en lutte, oser vous indigner que Cuba qui subit terrorisme et blocus depuis plus de quarante ans cherche à se prémunir, n’est-ce pas sortir les faits de leur contexte ?

(3)Propos sur le champ politique.Presses Universitaires de Lyon.2000.

27/11/2005 15:18 par Anonyme

Eh oui, les laquais privilégiés se font aussi congédiés quand les capitalistes non plus besoin d’eux.
Quand les ouvriers se faisaient virer les techniciens se disaient : pas nous car on a besoin de nous.
Quand les techniciens se faisaient virer les ingénieurs se disaient : pas nous car on a besoin de nous.
Quand les ingénieurs se faisaient virer les directeurs se disaient : pas nous car on a besoin de nous.
Aujourd’hui, journalistes, c’est votre tour ........! et vous l’avez bien mérité, vous n’avez pas fait votre travail, maintenant c’est l’heure des comptes ; lacheté, compromission, ... se payent aujourd’hui et cash !

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