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Les « dégâts collatéraux » de la guerre contre le terrorisme : les enfants musulmans tous suspectés de djihadisme à l’école de la République !

Il est temps de dénoncer les dérives de l’Education Nationale et les nouvelles directives de la ministre Najet Vallaud-Belkacem. Après le retrait du PowerPoint de l’académie de Poitiers, dû à l’action de CRI, qui avait au nom de la lutte contre le djihadisme établi un profil pour le moins stigmatisant des enfants susceptibles de devenir djihadiste, nous revoilà avec un autre PowerPoint du même acabit que le ministère de l’Education Nationale publie dans ses réseaux sans complexe pensant que l’affaire de l’attentat de Charlie hebdo permet de tout cautionner.

Comment peut-on toucher à la classe de personnes les plus vulnérables, les enfants, ceux que les familles envoient à l’école de la République chaque matin, en toute confiance, et se retrouver à leur insu sous contrôle, leurs comportements étant observés, analysés à la loupe selon des critères risibles émanant d’ « experts cupides » ?

Est-ce que la lutte contre le terrorisme n’est pas l’arbre qui cache la forêt ? C’est à dire une islamophobie qui vient faire oublier les coupables de la crise 2008, des choix politiques en faveur d’un ultra-libéralisme au service de multinationales, un nouvel ordre mondial qui dépossède les masses de leur pouvoir démocratique ?

Pourtant, le Premier ministre Manuel Valls ayant déclaré qu’un "apartheid territorial, social, ethnique" se serait "imposé" en France (au lieu de préciser qu’il a été imposé par les gouvernements successifs) reconnait un certain racisme d’Etat qui a ostracisé une catégorie de la population française dans des « banlieustans », à la périphérie des villes, tranquillement dans la continuité d’une gestion colonialiste. Le constat aujourd’hui est que les enfants de ces quartiers populaires sont tous issus du même milieu, prolétaire, de la même ethnie souvent, de la même religion, musulmane. Ces enfants d’un même quartier se rendent dans la même école, rencontrent des enfants du même profil jusqu’au lycée voire jusqu’au pôle emploi. Ils ne connaitront pas l’altérité ethnique, sociale ou territoriale de manière régulière, naturelle et répétitive qu’au moment de l’âge adulte, c’est-à-dire à l’entrée dans la vie active où ils rencontreront peut-être un certain racisme au travers de leur recherche d’emploi ou de logement pour beaucoup d’entre eux. Dans leur "banlieustan", c’est la culture d’origine des parents qui domine parce qu’elle est la seule sur le territoire ostracisé qu’est la banlieue. Le communautarisme nait de la politique gouvernementale de la ville et des territoires nécessairement, il faut le dire sans ambages, surtout ici, qu’on ne nous fasse pas croire à un atavisme de la délinquance plutôt qu’à des causes de la promiscuité.

Bien évidemment, la mixité n’étant pas, il n’y a pas le rapport à l’altérité au quotidien et dans la proximité qui oblige les uns et les autres à adapter un mode de vie communiquant, c’est-à-dire médian qui emprunte des comportements séants les uns aux autres. Traduisons : « Les banlieues » se communautarisent culturellement et le « centre-ville » s’embourgeoise. La fracture sociale est là, les différences socio-économiques sont patentes, les ordres sociaux sont conservés, conformément aux nécessités du libéralisme que sert la République socialiste héritière du jacobinisme, promulguée par Jean Billaud-Varenne, un responsable du régime de la terreur aux côtés de Robespierre, dont la réflexion et l’action se prétendent de la continuité des « Lumières », de la religion laïque de Ferdinand Buisson dont Vincent Peillon, le prédécesseur de NVB était un fervent admirateur. La République proclamée une et indivisible trouve dans cet apartheid ethnique, social et territorial sa propre contradiction volontaire dans ses banlieues, ses ghettos qu’elle a fabriqués de toutes pièces.

Comment alors parler de paix sociale sans cohésion sociale ? Comment penser le « vivre-ensemble » sans vivre ensemble, sans mixité socio-ethnique dans une démocratie moderne qui a fortiori est multiculturelle, née de la misère due aux colonies africaines ?

Il y aurait lieu au préalable si la volonté politique d’égalité et de justice sociale était probante, de favoriser une mixité ethno-sociale sur les bancs de l’école dès le plus jeune âge pour que l’altérité ne soit plus perçue comme opposition politique mais plutôt comme proposition qui enrichit, une plus-value culturelle et affective. L’école moderne de Condorcet n’a jamais été mise en pratique sinon quelque organisation de principe comme l’invitation forcée de tous à s’instruire pour que grâce à la connaissance et la raison, l’individu ne connaisse plus le pouvoir tyrannique des dogmatismes, de l’inquisition. L’école est malheureusement encore plus que jamais dans les banlieues, des lieux d’enfermement sous contrôle où aujourd’hui, l’Etat s’arroge le droit de ficher votre enfant, de l’éduquer pour devenir citoyen idéal des "Lumières" selon un métarécit, une mystification des valeurs de la République laïque, et non au service de ses principes fondateurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Davantage, l’enfant est devenu l’otage et l’objet de chantage du gouvernement pour soumettre les familles aux diktats de la république, une désubjectivation identitaire où la religion musulmane ne doit plus faire partie du paysage social pour des raisons inavouées inavouables pour laisser place à un nouveau dogmatisme « le laïcisme » que Condorcet craignait déjà en annonçant un transfert de cléricature au sein de l’école : « On embrigade l’enfance dans des fêtes, des célébrations, des défilés ; le culte de la Nation, la déesse Nature, l’arbre de la Liberté remplacent la citoyenneté, la science et la responsabilité autonome. En réalité, l’école a ses nouveaux prêtres. Le mot le plus dur de Condorcet contre cette nouvelle classe politique ira à Robespierre, qui ne le lui pardonnera pas, lorsqu’il le traitera de « faux curé ». Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée (Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation, vol. XXIII, n° 1-2, 1993, p. 201-213).

Ahmed, un écolier niçois âgé de 8 ans, a été entendu ce mercredi 28 janvier après-midi dans un commissariat de la ville pour “apologie de terrorisme”. Le père est poursuivi pour intrusion dans l’établissement voulant empêcher son enfant de s’enfermer dans les toilettes pour s’isoler. Les plaignants ont présupposé que cet enfant avait répété un discours de la famille au sein de la sphère privée qu’est la famille. Ciotti et Estrosi, des "politiques" que l’arrestation d’enfants musulmans ne dérange pas mais réjouit commentent médiatiquement une satisfaction presque jubilatoire qui montre combien la honte, l’humilité, la prévenance à l’égard de l’enfance n’ont plus dans cette caste de fonctionnaires, aucune importance.

Ahmed n’est pas le seul cas ... tristement ....

CRI dénonce et lutte contre les dérives dues à l’institutionnalisation de l’islamophobie dans les écoles depuis la loi liberticide 2004 contre le port de signe ostensible religieux jusqu’à la mise en danger de l’enfance ... musulmane ... contre les familles musulmanes ... par des méthodes pour le moins arbitraires et islamophobes.

CRI dévoile l’ostensibilité de l’islamophobie d’Etat.

Jamilla FARAH

 http://www.crifrance.com/les-degats-collateraux-de-la.html

COMMENTAIRES  

27/02/2015 07:05 par Calame Julia

Vous poussez pas un peu ?
"L’islamophobie d’Etat" ? Rien que ça !. Vous n’avez pas du réfléchir en écrivant cela.
Que voulez-vous que l’on s’entre-tue ? Nous avons les trois préceptes républicains liberté, égalité, fraternité.
S’il prenait de les respecter vraiment à chacun qui revendique des droits plus ou moins religieux pour se
distinguer, nous serions certainement plus sereins.
Et inutile de venir me demander des comptes, j’ai été une des premières à m’insurger contre le traitement
fait à ce gosse.

27/02/2015 18:45 par gérard

On va en faire longtemps une montagne de cette connerie sur un enfant de 8 ans ?
Faut aussi relativiser les choses, à 8 ans beaucoup de choses "glissent" et les enfants se "traumatisent" beaucoup plus entre eux, faites leur confiance !
Si il y a 50 ans (et bien plus durant des siècles) les enfants auraient du être "traumatisés à vie" pour avoir été illico presto déférés devant cette himalayenne autorité que représentait alors le DIRECTEUR, nous serions alors face à une Société intégralement composée de névropathes profonds...
Pour l’instant les "névropathes profonds" ils seraient plutôt côté religionS.
J’ai un ami qui justement est en charge d’une classe de CM 2, avec son quota "d’issus de l’immigration". Comme son cours (j’espère qu’il "n’écoute" pas !) est des plus vivants et participatifs, il n’a aucun problème, sauf il me semble,... avec les parents !
« la mise en danger de l’enfance ... musulmane ... contre les familles musulmanes »
Diable !
Ce n’est pas avec une telle conception des choses qu’on va pouvoir vivre ensemble sereinement.
Je suis athée, mais jamais au grand jamais je n’ai abordé le sujet de la Religion dans un sens ou dans un autre avec mes filles. Je les ai laissées libres de leurs choix, elles ne sont pas ma propriété.
Je pense que je vais lire le livre de Houellebecq rien qu’à cause de son titre, "SOUMISSION".
Dans toutes les langues, c’est un des pires termes du vocabulaire.

27/02/2015 20:07 par Antar

Tu appelles ça une connerie gerard ? Déférer un enfant devant les autorités POLICIÈRES (et pas seulement devant le DIRECTEUR) pour apologie au terrorisme est pour toi une simple connerie ??!! Tu ne relativises pas, tu noies le poisson sous un flot de banalités et de Story telling... ’’Je connais quelqu’un qui ...’’ n’a jamais été un argument. Je te rappelles qu’il s’agit d’un enfant issu d’une famille musulmane, une communauté de pauvres immigrants qui subit toute sorte de stigmatisation, d’humiliation et de dénigrement dans un contexte d’hystérie anti-musulmane et d’islamophobie galopante. Dans les années 30 en Allemagne, c’est à l’école que les enfants juifs ont été confrontés aux premières discriminations... ils ont finis dans les camps de concentration. Ils n’ont pas eu le temps de devenir des névropathes profonds (sic)...

27/02/2015 22:15 par gérard

Un Directeur d’École, je le redis, il n’y a pas si longtemps, c’était pour un enfant une Autorité Policière...
Certain donc que cet enfant n’a pas été plus traumatisé que ceux jadis qui comparaissaient devant l’autorité suprême qu’était un Directeur, mais ça, faut avoir connu. Je reconnais quand même qu’on ne justifie pas un mal par un autre mal, mais c’était tellement contre-productif, que ça en faisait même des anarchistes.
Même quasiment certain aussi qu’il n’a absolument rien compris de l’échelle de gravité que les adultes mettent sur un tel "crime", le sien. Que connaît-on du "terrorisme" à 8 ans ?
« un enfant issu d’une famille musulmane, une communauté de pauvres immigrants qui subit toute sorte de stigmatisation, d’humiliation et de dénigrement dans un contexte d’hystérie anti-musulmane et d’islamophobie galopante. »
Ça, c’est un tableau à la Zola, mais surtout pas une analyse objective.
Le titre même de cet article est tout bonnement ahurissant :
« les enfants musulmans tous suspectés de djihadisme à l’école de la République ! »
Rien que ça ?
Et à partir de quel âge ?
J’espère au moins que dans les maternités des tests anti "djihadisme" sont faits dans les règles de "l’art"...
Mais c’est les prendre pour quoi tous ces acteurs de "l’école de la République" ?
Pour des garde-chiourme de la République ?
Une déclaration de Ministre, premier ou pas peu importe, et c’est le début des rafles...
Le vel’d’hiv, c’est pour quand ?
Le pire dans cette histoire, c’est que je ne nie pas qu’il soit vraiment brûlant comme sujet, celui, disons pour simplifier, de l’abandon de communautés par la République, et que le problème n’est pas nouveau loin s’en faut. mais qu’il ne faut surtout pas le (mal)traiter comme le fait cet article.

27/02/2015 22:43 par Jamilla FARAH

Bonsoir,
Effectivement, j’aurais peut-être dû citer davantage de cas, mais cela aurait été trop long. Donc, je cite d’autres cas ci-dessous, uniquement celui d’enfants, pour les adultes, c’est encore une autre liste .... Les dérives au lendemain des attentats ont été très très nombreuses .... La liste est vraiment très longue, j’ai sélectionné :

Je suis Moussa Msakni, j’ai trois mois et le 29 janvier, j’ai été enlevé brusquement à ma maman Aïcha qui m’allaitait ... Et mes frères ont été aussi séparés de mes parents et empêchés d’être ensemble au foyer. Nous sommes restés sans nouvelles pendant plusieurs semaines parce que le procureur a prétexté que nous vivions dans un "milieu culturel radical".
Je suis Ahmed, j’ai 8 ans, et le 8 janvier mon maitre m’a envoyé chez le directeur parce que "je ne suis pas Charlie", et le directeur m’a demandé qui t’a dit ça, personne, il m’a pris par la joue et m’a fait cogner la tête trois fois dans le tableau et m’a mis dans le coin. Et à l’heure de la cantine, il ne m’a pas permis de faire mon dextro alors que je suis diabétique, je lui ai demandé pourquoi maitre, il m’a dit parce que tu souhaites la mort aux autres et pourquoi toi tu ne mourrais pas ! … J’ai fini au commissariat …
Je suis Ylies, j’ai 6 ans en CP et le directeur de mon école s’en prend à moi régulièrement depuis les attentats parce que maman est une convertie musulmane Mon école a organisé un "spectacle" avec ma classe qui consistait à reproduire l’attaque contre Charlie Hebdo. Et le directeur m’a volontairement désigné pour jouer le rôle d’un des tueurs...
J’ai 11 ans, je suis en sixième et le 17 février, dans mon collège deux adultes m’ont obligée à me déshabiller pour retirer ma tunique parce que je suis musulmane.
J’ai 13 ans, je suis collégien et lors d’une chamaille avec mon camarade au match de badminton, mon professeur m’a attrapé par la capuche, m’a poussé et m’a injurié de "sale arabe" et de "sale jihadiste".
J’ai 17 ans, je suis lycéen d’origine maghrébine et le 8 Janvier 2015, dans mon lycée, j’ai été pris à parti et frappé par un groupe de quatre ou cinq personnes en marge de la minute de silence observée dans son lycée.

28/02/2015 00:18 par Dwaabala

Les assassins du 7 janvier réglaient à leur manière leur compte avec la société, société qui leur a réglé leur compte ; mais ils sont les grands absents de cet article alors qu’ils sont la quintessence antisociale des banlieues pourtant si justement décrites ; justement décrites, à ceci près que l’apartheid est une politique et qu’il n’existe pas d’école de la République où tous n’aient le droit de s’inscrire.
Avoir pour idéal de travailler, de produire, ensemble, de lutter contre l’exploitation ensemble, sans distinction d’ « ethnie », de « culture », de « religion » serait plus juste que la mièvrerie commune du « vivre ensemble » dont la revendication dissimule mal l’esprit communautariste.

28/02/2015 00:18 par Archer Gabrielle

Islamophobie, xénophobie d’état, oui c’est certain, "tout" cela vient d’en haut il ne faut pas se leurrer.....!

L’hypocrisie et les bigots sont la ruine du monde ( Christine de Suède )

Sur ce sujet épineux des religions je ne me suis jamais voilée la face comme beaucoup le font depuis des lustres, pour moi la guerre sainte des croisés contre les musulmans n’a jamais cessée, elle a changée de forme et de tactique mais le fond est le même depuis toujours dans le but identique à jadis.....!

28/02/2015 06:24 par Calame Julia

L’auteure,
vous citez encore des exemples de manque de fraternité ! dans l’enceinte de l’école républicaine.
Nous ne pouvons pas porter toute la connerie des uns et des autres mais nous pouvons sensibiliser à quel
manquement elle se réfère. Ici la fraternité.
Vous acceptez donc que la population dite musulmane se fragilise en ne revendiquant pas sa neutralité à
l’école par exemple ?
Les choses vues sous cet angle ne laissent rien présager de bon. Des migrants en France, il y en a toujours
eu. Et leurs enfants, à l’école, en ont avalé des pires que les exemples que vous citez parce que justement
personne ne prenait leur défense.
Dans un pays laïque "musulman" ne peut être une identité en soi. Un peu de respect pour celles et ceux qui
se sont battus pour qu’ une croyance religieuse ne soit pas un signe distinctif et entraîne la connerie citée
plus haut.

28/02/2015 08:57 par gérard

@ Jamilla FARAH
C’est justement parce que je suis hyper sensibilisé aux problèmes, disons" issus de l’immigration" (pour la "petite" histoire mon Père était un émigré de l’Est) que j’estime que cet article n’est pas la bonne méthode pour l’aborder. D’ailleurs est ce qu’il en existe une et surtout une seule ?
J’ai (je suis même cerné par) pas mal d’amis dans l’éducation nationale et à une époque je m’y destinais...
Les exemples que vous donnez je ne doute pas qu’ils existent, ainsi que le témoignage que j’aurais pu apporter sur le travail formidable que fait un ami chaque année dans sa classe. Ils n’ont qu’une valeur relative, d’ailleurs Antar m’en a fait la remarque : « ’’Je connais quelqu’un qui ...’’ n’a jamais été un argument »
Parenthèse : dans le cas « Mon école a organisé un "spectacle" avec ma classe qui consistait à reproduire l’attaque contre Charlie Hebdo. Et le directeur m’a volontairement désigné pour jouer le rôle d’un des tueurs.. ». Faudrait avoir déjà la confirmation de cette info (sinon, je suis certain que mes amis ne voudront pas la croire) et dans ce cas celle que le Directeur doit être sinon en prison du moins exilé à tout jamais de tout contact avec des enfants.
INSEE : « À la rentrée 2013, l’enseignement du premier degré est dispensé dans 52 580 écoles en France. »
Et cela représente combien d’enseignants ?
A partir de cette statistique, on peut trouver mathématiquement de tout dans un tel "mammouth", comme on trouve de tout chez les millions originaires des immigrations...
J’ai juste évoqué très succinctement les problèmes que certes mes amis rencontrent (c’est un couple d’enseignants), mais, désolé de le dire, c’est surtout avec les parents qu’ils en ont eus...Je n’ai pas voulu en parler, d’ailleurs j’ai oublié les détails.
Il n’y a pas, oserai-je dire, d’évidences "évidentes" sur ce sujet.
Dire qu’il n’est pas simple est un euphémisme, car il est un amalgame de tant de sujets, religion(s), (géo)politique(s), communautarisme(s) etc...
Qu’en règle générale, la Responsabilité de l’Occident soit quand même des plus indéniables dans ce chaos actuel, en cela je rejoins cet article, mais "y a pas que".
Pour avoir une idée du cheminement des religions chrétiennes, de TOUT ce qui a été au fil des siècles abandonné (de gré ou de force), il faut voir ce Chef-d’œuvre d’Ingmar Bergman qu’est "Le Septième sceau".

28/02/2015 10:02 par anonyme

@Calame Julia..."Que voulez-vous que l’on s’entre-tue" aucun risque la France est un pays de lâche et de délateur.

Suite au dernier commentaire de l’auteur, ils commencent a séparer les familles... plus le reste, il y a comme un air de déjà vu.

28/02/2015 10:51 par Sheynat

On va encore sortir des conneries telles que le fait Gérard à propos des traumatismes et des « névropathes profonds » qui seraient selon lui « plutôt du côté des religions » ?

Premièrement, Gérard, tu te cites en exemple : « Je suis athée, et jamais au grand jamais je n’ai abordé le sujet de la Religion dans un sens ou dans un autre avec mes filles. » mais j’ai du mal à croire à la véracité de ton témoignage, ou alors tu es un cas exceptionnel.
Car les parents qui pratiquent une religion, de même que ceux qui n’en pratiquent pas par athéisme, se retrouvent à un moment donné, qu’ils le veuillent ou pas, invités à répondre aux questions de leurs enfants « pourquoi ? »... Peut-être es-tu le seul à avoir répondu « je n’aborderai pas ce sujet avec toi » et que tes filles ne t’ont jamais entendu en parler à des tiers, mais j’ai de grands doutes à ce sujet.

Deuxièmement, j’attire l’attention sur ton empressement à balancer dans le sac des « névropathes profonds » ceux qui « seraient » (j’adore ce conditionnel qui autorise d’accuser avec un bémol garantissant son auréole d’innocence : « m’enfin, j’ai pas dit qu’ils le sont, faut bien me lire, j’ai dit qu’ils le « seraient ») plutôt du côté des religions, en se déclarant ensuite « athée »...
Super, Gérard, d’une pierre tu fais deux coups.
D’une part, tu valides vite fait bien fait les discriminations faites à l’égard de ceux qui sont du côté des religions, illustrant ainsi parfaitement ce que dénonce l’auteure de l’article, bémol ou pas.
Et d’autre part, tu te dédouanes d’en être, puisque tu es athée. Soyons soulagés, le « diable » ou la névropathie profonde ne t’atteindra pas, c’est comme le diable « Système » que tu dénonces compulsivement par ailleurs, c’est toujours l’autre, c’est toujours « ailleurs » , ce qui signifie in fine que tu n’en fais pas partie. Alors évidemment, du côté des oies blanches, il serait inadmissible de se remettre en question et on n’insistera pas sur les horreurs dénoncées qui d’ailleurs, ne « seraient » que des conneries, non mais !
Tu es athée Gérard, bravo, mais désormais c’est Saint Gérard que j’ai envie de t’appeler dans mon fort intérieur.

28/02/2015 10:54 par Sheynat

Par ailleurs, Gérard, plutôt que de parler à la place des autres de ce qu’est le traumatisme (et de verser dans l’ablesplanning) et dans quelles situations il se crée, tu pourrais au moins te renseigner sur ses mécanismes.
Pour info, le cerveau ne traite pas les souvenirs traumatiques comme les autres. Au lieu d’être filtrés et de passer avec le temps, ils sont stockés intactes dans une sorte de bulle fermée, qui peut éclater lorsque quelque chose nous rappelle les événements traumatiques, et la douleur est la même que quand on l’a vécue, elle ne passe pas avec le temps. 
A partir de là, comment peux-tu prétendre savoir mieux que ces enfants ce qui les traumatisent ou pas ?

Et enfin, je m’étonne sur tes énonciations : tu nous apprends que « les enfants se traumatisent plus entre eux » et en même temps, que ton ami prof n’a aucun problème, sauf-il-te-semble, avec les parents « ! »
Doit-on en conclure que ton ami prof enseigne à des enfants qui, exceptionnellement, ne se traumatisent pas entre eux ? Ou alors qu’ils le font, puisque c’est ta perception, mais que cela ne lui pose aucun de problème ? Ou encore, imaginer que des enfants issus de milieux familiaux racistes, par exemple, et plus particulièrement anti-musulmans, seraient incapables de reporter sur leurs petits camarades les constructions discriminatoires culturelles, sociales et religieuses, dont ils sont imprégnés (et souvent bien malgré eux) par les positionnements parentaux ? Sans blague ?

« Ça, c’est un tableau à la Zola, mais surtout pas une analyse objective. » : des analyses et arguments « objectifs » pour démontrer qu’Antar ne fait pas d’analyse objective auraient été bienvenues ; ne serait-ce que pour tenter de faire preuve d’objectivité, justement.
Ah et entre nous, si tu pouvais éviter de me demander de « t’oublier » quand je réponds à tes commentaires, cela ne me donnerait pas l’impression que tu essaie de m’empêcher de m’exprimer.

Merci Antar et Jamilla pour vos interventions face aux conneries et surtout aux horreurs ainsi déployées.

28/02/2015 17:12 par Archer Gabrielle

"L’homme raisonnable qui méprise les préjugés des sots devient nécessairement l’ennemi des sots ; il doit s’y attendre et s’en moquer"
« Lettre du Marquis de Sade à sa femme, novembre 1783. »

28/02/2015 17:15 par gérard

@ Sheynat
A partir de cette phrase de la première "saison" (premier commentaire) : « On va encore sortir des conneries telles que le fait Gérard », la "messe est dite"...
Avant je m’étais dit : "tiens elle réapparaît !....Mauvais signe, c’est le retour de la persécution ?
Effectivement, ça y ressemble.
Hé non, je n’ai jamais de chez jamais abordé ce sujet avec mes deux filles, étonnant non ?
Même qu’il y a un mois environ, j’ai posé pour la première fois la question de l’existence ou non de Dieu à la cadette de 23 ans, si cela lui avait posé un problème ; elle a eu un haussement d’épaule comme pour dire "à quoi bon !", c’était une évidence pour elle qu’il n’existait pas.
Elle s’en porte ma foi, fort bien...
Je n’ai pas insisté, de toute façon pour amener à quoi ?
Comme dès le début tu attaques bille en tête sur la négation de ma parole, il suffit d’imaginer à partir de là quelle peut être la valeur de la suite de tes propos.
A partir de "Deuxièmement" première "saison", désolé, mais je ne comprends absolument rien à tes "analyses", est ce mieux comme ça ?
Quant à la "saison" 2, deuxième commentaire, c’est tout l’ensemble qui m’est d’une obscurité profonde.
Un simple éclaircissement sur quelques points de ce que j’ai écrit :
« Pour l’instant les "névropathes profonds" ils seraient plutôt côté religionS » : j’ai mis un S bien en évidence, en pensant , entre autre, aux néoconservateurs américains, qui font leurs exactions "au nom de Dieu", et le conditionnel car ce n’est que "pour l’instant" vu ce qui se passe en Irak ; c’est tout bête ça ne nécessitait aucune remarque...
J’étais d’accord avec Antar sur ’’Je connais quelqu’un qui ...’’ ce n’est effectivement pas un argument ...
Faut savoir lire !
Mon "ami prof" comme tu dis, effectivement n’a pas particulièrement de problèmes dans sa classe ; toute sa classe a d’ailleurs créé un grand-petit film (avec lui) des plus respectables qui soient et que j’avais même en projet de passer au Grand Soir, pourquoi pas ? Il dégage une formidable ambiance de toute la "troupe". J’ai vaguement compris qu’il y avait eu effectivement quelques problèmes avec des Parents, mais je ne voulais ni n’avais envie d’en parler, manque d’éléments, c’est tout.
Quant au reste ça tient plutôt d’une « empoignade stérile » de ta part et de plus incompréhensible, à moins qu’elle s’apparente à une sorte d’acharnement digne d’être psychanalysée :
« Ah et entre nous, si tu pouvais éviter de me demander de « t’oublier » quand je réponds à tes commentaires, cela ne me donnerait pas l’impression que tu essaie de m’empêcher de m’exprimer. »
Ai-je un jour tenté de "t’empêcher de t’exprimer" et comment aurais-je pu le faire ?
« Merci Antar et Jamilla pour vos interventions face aux conneries et surtout aux horreurs ainsi déployées »
En quel honneur ces "remerciements" ? C’est une alliance que tu recherches ? pour un combat ?
Non content de me taxer d’avoir proféré des "conneries", voilà maintenant que tu rajoutes une couche en les qualifiant d’ "horreurs" !
Rien que cela !
Il n’y aurait pas un Gros, Gros Soucis quelque part ?

28/02/2015 18:51 par Leo Lerouge

Je suis tout à fait d’accord, Antar.
Ne pas comprendre que les enfants doivent rester en dehors de tout cela, c’est, déjà, vouloir ignorer que les enfants ne sont pas des adultes et mépriser leurs émotions, leurs peurs et leurs humiliations.

Nier les brimades et ostracismes que subissent actuellement les musulmans et autres populations discriminées, en particulier les sans-papiers, c’est du niveau des déclarations du FN ou de Zemmour, qui disent tout haut ce que le gouvernement fait à la vue de tous et pour le grand bonheur d’une majorité.

C’est cela, c’est anodin qu’un enfant de huit ans soit emmené au commissariat devant ses camarades pour une boutade qu’il aurait lancée en classe.
Même s’il n’y avait eu qu’un seul enfant dans ce cas, c’était un de trop, si on n’est pas dans un régime totalitaire.
Les enfants ont des DROITS et un enfant de 8 ans ne doit pas être emmené dans un commissariat, s’il n’a commis aucun crime grave qui relève de la police et de la justice.

Qu’est-ce que c’est ce pays où les gens sont d’accord pour que des enfants de huit ans soient emmenés au commissariat pour avoir dit quelque chose qui ne convenait pas aux autorités ?
Mais dans quel pays totalitaire sommes-nous, désormais, où on enferme des gens – pire, des enfants, pour délit d’opinion ? Et les "bons français" acceptent ça en ridiculisant ceux qui le dénoncent ?
"Relativiser", en plus ? Il n’y a rien à relativiser ! C’est infect. POINT. Et ne pas voir ça, c’est faire partie du problème.

C’est normal, donc, aussi, que des enseignants livrent des mineurs à la police, pour des propos qui ont été décrétés non politiquement corrects par un gouvernement qui prétend défendre la liberté d’expression et par une ministre de l’éducation qui, de toute évidence, ne sait pas en quoi consiste l’éducation des enfants, et qui exige que tout le monde s’en tienne au diktat gouvernemental.
Et puis, quelle piètre image donnent à cet enfant de 8 ans ces adultes, censés être des éducateurs capables de gérer une situation aussi banale, qui n’ont d’autre réponse que de le remettre entre les mains de la police ?

D’autre part, nier sans être conscient de la possibilité d’un traumatisme, c’est ignorer tout de la fragilité des enfants et adolescents. Alors, pourquoi en parler ?
Une fragilité qui se comprend d’autant mieux quand on voit la désinvolture avec laquelle certains adultes ridiculisent une sanction humiliante et disproportionnée infligée à un jeune enfant.
Il y a près de 1 000 décès par suicide par an parmi les ados, pour 80 000 tentatives.
Tous ceux-là sont sans doute des faux traumatisés.

Et c’est dérisoire de s’inquiéter que la majorité des Français se rangent du côté des pouvoirs et ne voient pas les dérives d’une telle politique.
Mais tant que ce ne sont que des enfants musulmans, hein ! Ces gens-là ne comprennent rien à notre culture de liberté d’expression et de laïcité.
Parce que c’est de cela qu’il s’agit, encore et toujours : s’en prendre sournoisement à la population musulmane, qui ne bénéficie pas des mêmes lois que les autres français.
Aujourd’hui, plus les gouvernements virent à droite, plus les moutons bêlent avec les loups.

Et puis, c’est normal, aussi, que les mineurs isolés étrangers (MIE)soient traités comme du bétail, après tout, ils n’avaient qu’à faire comme nous : ne pas naitre dans un pays de misère et de guerre.

On s’en fiche pas mal des familles déchirées, séparées, vivant dans la peur de l’expulsion, enfermées jusqu’à 45 jours d’affilée dans des centres de détention pour être renvoyées à leur misère noire.

Rien à faire des enfants de sans-papiers qu’on arrache sans ménagement de l’école en les humiliant devant tous leurs camarades.
Rien à faire non plus que ces enfants vivent dans la peur et le secret, qu’ils soient témoins des humiliations qu’on fait subir à leurs parents, qu’ils ne puissent pas vivre leur enfance dans l’insouciance à laquelle leur âge leur donne droit, quoi qu’en disent les ignorants.

Les petits enfants juifs ont tous subi ces traumatismes-là. Et beaucoup sont morts de cette haine et de cette atmosphère de délation. Pour rappel : parmi les enfants juifs qui vivaient en Europe, seuls 10 % d’entre eux ont survécu à l’holocauste.
Pour eux aussi, on aura dit qu’ils s’en remettront, qu’il en verront d’autres.

Quelle différence entre un enfant juif obligé de se cacher et de se taire parce que, pour le seul motif qu’il était juif, sa vie était mise en danger par des salauds que leur gouvernement lui-même autorisait à le terroriser et à le dénoncer, et les traumatismes que ces enfants étrangers subissent aujourd’hui à cause d’une politique barbare et des citoyens bon teint et sûrs de leur bon droit qui la soutiennent ?

Ce que sont devenus tous ces Juifs, on le sait plus ou moins, les survivants ont raconté leur histoire et les historiens nous ont fourni la documentation nécessaire pour savoir ce qui s’était passé
Mais ce que deviennent ces familles de sans-papiers expulsées, on n’en saura rien.
C’est plus facile pour occulter, voire nier, les horreurs qu’on leur fait subir.

Selon la thèse d’ Adeline Fohn, en Sciences psychologiques, intitulée : "Traumatismes, souvenirs et après-coup  : l’expérience des enfants juifs cachés en Belgique" (petit résumé) :

Le secret et la stigmatisation ont mis à mal le sentiment d’appartenance et ont favorisé le développement de sentiments tels que la culpabilité et la honte.
Les enfants juifs cachés représentent une population spécifique. N’ayant pas été reconnus comme des survivants de l’holocauste avant les années 80-90, ils ont intériorisé le silence comme stratégie de survie, ce qui leur a posé problème pour verbaliser les traumatismes multiples qu’ils ont subis à un âge très précoce sans avoir les clés pour se représenter et comprendre les événements qu’ils ont vécus.
Et, donc, outre les traumatismes, le jeune âge des enfants et le silence des adultes sont venus redoubler l’effet de non-figurabilité.
Étant donné qu’ils ont dû apprendre à se taire dès l’enfance, ils se sont construits en tant que sujet sur la base de ce silence.
Ensuite, les facteurs de non-reconnaissance sociale et de minimisation des souffrances sont particulièrement importants dans l’expérience de ces enfants.
De plus, la persécution et la peur d’être découverts ont gravement entravé leur sentiment de sécurité.
Finalement, cacher leur identité juive leur a fait subir un changement profond d’identité à un moment où ils commençaient à peine à se construire.
Il est alors difficile de sortir de l’anesthésie émotionnelle, affective et relationnelle engendrée par ces expériences douloureuses multiples.
(Voir le document en entier ici).

Donc, il est clair que ce n’est pas parce qu’un enfant ne "comprend pas" les événements qui se passent comme les comprend et les vit un adulte qu’il n’en est pas traumatisé.

Pire, le traumatisme subi par l’enfant est d’autant plus grave qu’entre son jeune âge et le silence des adultes, il lui faudra beaucoup plus longtemps pour se représenter les événements qu’il a vécus. Et, donc, prolonger indéfiniment ses souffrances et avoir bien moins de chances de les apaiser.

D’autre part, si on ne les remarque pas dans la vie, c’est probablement que les victimes de traumatismes ne se promènent pas dans la rue avec une pancarte pour signaler qu’elles sont traumatisées.
Mais il n’y a jamais de jour de fermeture au café du commerce.
Heureusement, car c’est là que les traumatisés viennent faire leur thérapie.

@Jamilla, merci pour ces exemples. Il ne peut pas y avoir eu que ces incidents dans les milliers d’école. Tout a été fait en haut lieu pour qu’il y ait des incidents, justement. Et, si peu de témoignages ont été publiés, c’est que, malgré les provocations et les injonctions gouvernementales, les choses ont été gérées (peut-être même intelligemment) à l’interne.
Personnellement, je trouve ces exemples très crédibles, et, moi, je ne connais pas qu’un seul enseignant au fin fond d’une campagne, qui servirait d’étalon pour tous les autres.

@Sheynat, je viens de voir votre commentaire. J’y adhère aussi. Marre du storytelling, comme le souligne Antar.
L’extrême-droite ne passera pas grâce à quelques fachos au crâne rasé, mais grâce à ces gens qui se prétendent de gauche qui apportent quotidiennement, seau après seau, de l’eau à leur moulin.

28/02/2015 23:22 par Dwaabala

@ gérard
Vos contradicteurs affirment que des enfants sont traumatisés non pas parce qui s’est réellement passé et ce qu’ils en ont vu à la télévision, mais par l’école. Cela suffit pour jauger le niveau.

01/03/2015 12:48 par Leo Lerouge

@Dwaabala
Evidemment, si vous vous mettez à son niveau, vous ne pouvez pas comprendre le raisonnement des autres.
Lui-même, d’ailleurs, ne parle ni de ce qui s’est passé, ni de ce que les enfants ont vu à la télévision. Il n’a pas tort sur ce point : ce n’était pas le sujet du billet.
Le sujet, si je me souviens bien, ce sont les dérives de l’EN. Ses "contradicteurs" n’ont fait que relever les incohérences d’un discours bourré de préjugés et basé sur des constats personnels réduits à un minimum.
Mais peut-être avez-vous quelque chose à dire sur le sujet lui-même ?
Ou serait-ce que, ne le maitrisant pas, vous ne voulez pas vous risquer sur ce terrain, où tout le monde croit pouvoir pontifier sur l’école et les élèves parce qu’ils sont tous passés par là et qu’ils n’en ont qu’une vision partielle et forcément partiale.

01/03/2015 13:13 par Dwaabala

Oui, simplement le souci pour le trauma des enfants n’est pas le même suivant les semaines et les cibles.
Et je ne peux que répéter, y compris pour l’école, ce que je disais plus haut : Avoir pour idéal de travailler, de produire, ensemble, de lutter contre l’exploitation ensemble, sans distinction d’ « ethnie », de « culture », de « religion » serait plus juste que la mièvrerie commune du « vivre ensemble » dont la revendication dissimule mal l’esprit communautariste.

02/03/2015 09:29 par Triaire

Jamilla a tout à fait raison de dénoncer l’éducation nationale et NVB ..Je suis enseignante retraitée et je vis avec des enseignants ulcérés par ces dérives droitières, racistes dans les écoles ;Les profs des écoles, ceux qui ne sont pas Charlie sont dénoncés par des collègues indignes de ce métier ;Les inspecteurs reçoivent des dénonciations, les acceptent au lieu de les jeter au panier et instruisent contre les profs comme au temps béni des années honteuses de Pétain .
Cette union sacrée autour de Charlie, instrumentalisée à d’autres fins, que les émotifs non politisés n’ont pas vue est un non sens ; les dénonciateurs qu’on nommait après les années 1945 des balances sont indignes dans nos écoles et participent sans aucun doute à sa mauvaise réputation .
Effectivement, il existe un racisme d’état dans ce pays, il n’y a qu’à écouter Valls, Macron, et Hollande .
Il faudrait aussi rendre des cours de philo obligatoires pour ces gens qui gouvernent car visiblement les subtilités de notre langue leur échappent , confers, dans la liberté d’expression, ils n’y voient qu’une facette, celle qui les arrange :En philo, mon prof nous disait :" pour moi, c’est blanc, prouvez que c’est noir " donc la libre expression, c’est :" je suis Charlie et je ne suis pas Charlie " .Moi qui ai lu pendant plus de 40 ans Charlie Hebdo, avant que Val n’en fasse un torchon belliciste, et bien, je ne suis pas Charlie et par contre je suis:BDS !La police n’a qu’à me mettre au trou !

02/03/2015 15:54 par gérard

@ Triaire
Avoir lu pendant plus de 40 ans Charlie Hebdo avant Philippe Val, cela me semble un peu difficile, car cet hebdo n’a vécu qu’une douzaine d’années voire un peu plus en comptant harakiri hebdo.
Quant à la "dérive droitière" de l’Éducation Nationale, le racisme qui y serait présent, et les dénonciations "comme au temps béni des années honteuses de Pétain" à l’Inspection, on ne doit pas avoir les mêmes relations. De telles accusations sont gravissimes et doivent être un tant soit peu étayées. Même si je n’aime ni Hollande, ni Valls, ni Macron, ni Najat Vallaud-Belkacem de par leurs visions politiques, je réfléchirai à deux fois avant de les accuser de "racisme d’État" (NVB raciste, ce serait un comble !).
Soit dit en passant le terme de "balance" est principalement utilisé dans le Milieu. De ce que j’ai connu de par mes Grands-Parents, c’était celui de "Corbeau" qui était d’usage à l’époque, mais bon...
Dans l’Éducation Nationale, c’est comme partout je suppose, il y a tout autant de "saints" et de "salauds"

02/03/2015 21:25 par Dwaabala

Un coin du voile se lève dans la conclusion :

la loi liberticide 2004 contre le port de signe ostensible religieux

complété par la savoureuse :

enfance ... musulmane ...

Et c’est de ce point de vue que l’on se permet de s’en prendre à Robespierre !

02/03/2015 21:54 par Dwaabala

@ Leo Lerouge
Comme vous le voyez je reste dans le sujet de l’article dont il ne vous appartenait pas de déterminer les limites.
Sauf à

[comme] tout le monde croi[re]t [à votre tour] pouvoir pontifier.

03/03/2015 00:04 par Nina

@ Gérard
Désolé cher Monsieur, Hara -kiri à vu le jour en septembre 1960, à vécu 10 ans et est devenu Charlie en novembre 1970, je les ai tous lu jusqu’en 1992. J’ai cessé de lire ce torchon avec la nouvelle mouture belliciste de Val…
Bien entendu qu’il y a une dérive droitière grave de nos institutions et un racisme d’état certain !! N’en déplaise à tous ceux qui pensent avoir découvert le " vivre ensemble " comme par hasard depuis les attentats de Charlie….

03/03/2015 00:07 par Leo Lerouge

@Dwaabala

Puisque vous revenez à la charge ...

vous avez dit :

@ gérard
Vos contradicteurs affirment que des enfants sont traumatisés non pas parce qui s’est réellement passé et ce qu’ils en ont vu à la télévision, mais par l’école. Cela suffit pour jauger le niveau.

Je vous réponds, donc, que ses "contradicteurs" (ce qui veut dire, me semble-t-il, ceux qui ont marqué leur désapprobation aux propos qu’il tenait) n’ont pas parlé de ce qui s’est passé, ni de ce que les enfants ont vu à la télévision, n’ont, donc, pas comparé les traumatismes dans ces cas précis, parce que lui-même n’en parlait pas.
Il me semble que si on critique les propos de quelqu’un, on a, au moins, l’honnêteté de ne pas extrapoler sur des sujets qu’il n’a pas évoqués.
D’autre part, je n’ai jamais fixé les limites de ce qui pouvait être dit, mais si on décide de parler d’autre chose, il s’agirait de ne pas reprocher aux autres de rester dans le sujet, mais de développer sa propre argumentation.
Et, enfin, faire des amalgames avec les différentes interventions n’est pas très honnête non plus.
Je n’ai jamais parlé du "vivre ensemble". Et je n’en parlerai jamais.
Alors, à qui vous adressez-vous, au juste ?
Toujours aux autres "contradicteurs ? Il ne me semble pas qu’ils en aient parlé non plus.

03/03/2015 01:26 par Dwaabala

Bon ! alors, sans ambages, cet article (puisqu’il s’agit de cet article et non de tel ou tel commentateur) malgré son apparence n’a pas pour objet de défendre « l’enfance...musulmane » (sic) , contre le terrorisme (c’est un comble !) prétendûment exercé dans l’école contre elle. Il ne s’agit là que de l’appât.
Par le procédé classique qui consiste à mettre bout à bout tantôt des vérités irréfutables mais disparates sur la société, l’école, la République, et tantôt de violentes charges erronées sur leur histoire, c’est l’obscurantisme de la religion qu’il défend et fait ainsi passer. C’est la pointe dissimulée de l’hameçon.
L’enfance, qu’elle soit chrétienne, juive, musulmane, etc. est une maladie infantile inoculée par la famille, dont tout adulte sain devrait pouvoir se défaire grâce à une aide extérieure s’il n’y arrive par ses propres moyens.
Et ce n’est certainement pas dans ce genre d’article qu’il puisera le secours d’un éclaircissement sur la question, bien au contraire. Tel est le sens profond et non dissimulé, lui, de mes interventions dans ce fil.

03/03/2015 01:43 par Dwaabala

J’ai omis d’ajouter avant de conclure, que c’est ce procédé religieux, ici musulman, mais il pourrait aussi bien être juif, ou chrétien, dans tous les cas intégriste, qui détermine la tonalité de l’article.

03/03/2015 11:38 par gérard

@ Nina
Je maintiens que le mensuel Harakiri, bien qu’issus des mêmes "malfaiteurs", n’avait rien à voir avec Charlie Hebdo. Entre temps il y avait eu Mai 68.
Le premier numéro de Charlie paraît le 23 novembre 1970. Le 23 décembre 1981, faute de lecteurs réguliers en nombre suffisant, la parution s’arrête au numéro 580. Cela fait bien une douzaine d’années, non ?
Depuis 1992, effectivement il y a eu Charlie Hebdo nouvelle version.
J’ai pour ma part cessé de le lire en 1981, pour cause d’exil en décroissance rurale.
Reiser était pour moi le meilleur de la "troupe". Charlie sans Reiser ne représentait donc plus rien pour moi. Les visions de "l’écologie-politique" de Reiser ET de Fournier, ("La Gueule Ouverte") étaient prémonitoires et m’étaient devenues indispensables. Leurs disparitions ont été la cause de mon désintérêt de cet Hebdo. Et je ne parlerai pas de Philippe Val, il vaut mieux...
Parlons des "dérives droitières" supposées du monde enseignant, je crois savoir ce que certains peuvent entendre par là. Des amis de ce "monde" enseignant (je précise que je n’ai pas encore abordé ce sujet avec eux ), j’ai surtout ressenti d’eux une immense et désespérante lassitude...
Ils en sont arrivés pour quelques uns, (en quelles proportion ?) à faire leur boulot, point !
Je vais peut-être choquer et me faire incendier, mais j’affirme qu’une société malade (et au niveaux "maladies" notre société les additionne) ne peut produire que des enfants malades. Et ces enfants ne sont pas simplement malades de trop d’autorité, mais beaucoup plus d’un manque totale d’autorité, et par conséquent de bornes et de repères. Et les responsables de cet état de fait sont partout, État, Politiques, Société, Famille, les "face de bouc" and Co, etc, etc, etc...
Mais il faut que ces "bornes" et "ces repères" soient partagés, et qu’elles soient un tant soit peu les mêmes entre les parents, les enseignants ET les enfants aussi. J’y inclus les enfants (hé oui !), car sans véritablement en être conscients les Enfants en ont besoin de ces bornes et de ces repères, ne serait-ce que pour les combattre. Un enfant ne se construit pas uniquement "Pour" quelque chose, mais, et presque surtout "Contre" quelque chose, et principalement contre le Père (la "révolte contre le Père). Et manifestement ce n’est souvent pas, plus du tout le cas...
Il est sinon impossible, du moins très difficile pour un enseignant de gérer à lui seul toutes les maladies d’une Société, surtout quand "simplement" m’a avoué une amie, "je n’obtiens JAMAIS le silence dans ma classe"...C’était inimaginable il y a 40 ans et plus...
Alors il fait quoi ?
Il baisse les bras...
Dérive droitière ?
Je vais encore me faire incendier mais tant pis allons y : je suis certain que le "communautarisme" est une des pires maladies que peut supporter une Société, et on demanderait à un enseignant d’être SEUL à le gérer, à la "guérir" ?
Qu’on ne me fasse pas un Laïus sur des exemples de Sociétés qui fonctionnent sous "communautarisme". Elles ont toujours un socle commun, le fruit d’une très vieille histoire derrière elles, si tant est qu’elles subsistent en parfaite harmonie...

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