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L’alliance avec Trump apportera-t-elle réellement prospérité et démocratie au Venezuela ?

José Antonio Egido

Le 3 janvier 2026, alors que le sang des Cubains et des Vénézuéliens massacrés par son armée était encore frais, Trump promettait « paix et sécurité » au peuple du Venezuela s’il se soumettait à son autorité. Le 26 janvier, il affirmait au Forum de Davos que le Venezuela gagnerait plus d’argent dans les six mois à venir qu’au cours des vingt années précédentes. Le 12 février, son secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, déclarait au palais de Miraflores que « travailler ensemble » permettrait d’« améliorer la qualité de vie des Vénézuéliens ». L’objectif était de faire progresser « la mission du président Trump visant à restaurer la prospérité du Venezuela », selon Ben Dietderich, porte-parole du département américain de l’Énergie. La prospérité viendra-t-elle réellement avec le trumpisme ?
Pour y répondre, examinons brièvement les effets de la relation de subordination du Venezuela vis-à-vis des États-Unis au XXe siècle.

Démocratie et Paix
La New York & Bermúdez Company, une entreprise US opérant au Venezuela et filiale de la General Asphalt de Philadelphie, exploitait le lac d’asphalte de Guanoco dans l’État de Sucre. De 1901 à 1903, cette entreprise a orchestré une rébellion dirigée par un banquier local afin d’échapper aux impôts du gouvernement de Cipriano Castro.

En 1908, une flotte de l’US Navy a « aidé » le vice-président de l’époque, Juan Vicente Gomez, à accéder à la présidence du Venezuela en échange de l’octroi de concessions aux compagnies pétrolières étasuniennes. « Caüdillo féodal » installé par Washington, Gomez a tyrannisé le Venezuela de 1909 à 1935. Bien entendu, les États-Unis ne lui ont pas demandé d’organiser des élections libres. En 1917, des compagnies pétrolières obtinrent la destitution du ministre Gumersindo Torres : il avait eu le tort de proposer de réduire la durée des concessions à 30 ans et d’annuler celles accordées à la Caribbean Oil Company et à la Venezuelan Oil Concession, toutes deux détenues par Shell. Torres réintégra le gouvernement en 1930 pour être à nouveau limogé sous la pression des compagnies pétrolières sept ans plus tard, alors qu’il proposait une loi sur les hydrocarbures.

Lorsque le président Medina Angarita imposa une nouvelle portant sur l’impôt des revenu des compagnies pétrolières, l’ambassadeur US Frank Carrigan reçut l’ordre du Département d’État de conspirer avec le trotskiste Rómulo Betancourt pour le renverser par un coup d’État en octobre 1945. La loi agraire de Medina fut abrogée la même année, sous la pression des États-Unis.

Modèle de développement
La surévaluation du bolivar entre 1934 et 1983 a permis des importations massives de produits nord-américains qui ont dévasté l’agriculture vénézuélienne. Cela eu de nombreuses conséquences...

Déséquilibre démographique : l’exploitation des champs pétrolifères et la prospérité du secteur urbain ont entraîné le plus important exode rural de l’histoire. La population rurale a chuté de 71,10 % en 1936 à 25,88 % en 1968. On prévoit que d’ici 2030, 91,9 % de la population sera urbaine.

Déséquilibre industriel : alors que la compagnie mexicaine PEMEX raffinait 92 % du pétrole, le Venezuela n’en raffinait que 18 % dans les années 1950 et 1960. En 1963, 68 % du pétrole vénézuélien était exporté à l’état brut. En 2000, Chávez dénonçait que le Venezuela n’avait jamais dépassé les 2 % de transformation des matières premières. Notons qu’à l’époque où Cuba était dirigé par le dicteur pro-US Batista, Esso (anciennement Standard Oil of New Jersey, propriété des Rockefeller, aujourd’hui Exxon Mobil) raffinait du pétrole dans sa raffinerie cubaine.

Au Venezuela, la Creole Investment Corporation, filiale de Standard Oil of New Jersey, investit dans 60 entreprises agricoles très productives, générant d’importants profits et influençant le reste des secteurs industriels, selon l’ouvrage d’Orlando Araujo, Venezuela Violenta (p. 85). Parallèlement, un million de Vénézuéliens survivaient péniblement d’une agriculture sous-développée (p. 14). Sous la pression de Washington, le Venezuela a accru ses importations en provenance des Etats-Unis : en 1960, sur un total de 3,554 milliards de bolivars, 1,842 milliard provenaient des États-Unis. En 1963, les importations, s’élevant à 3,655 milliards de bolivars, dont 54 % de produits américains. En 1969, les importations atteignaient 6,749 milliards de bolivars, dont 50 % (3,345 milliards) provenaient des États-Unis. De 1930 à 1970, la population a doublé, mais les importations américaines ont été multipliées par 29.

Un système de transport déséquilibré : les monopoles étasuniens ont saboté le développement d’un réseau ferroviaire complet afin d’exporter toujours plus de moyens de transport qu’ils produisaient : voitures, camionnettes, camions, avions...

Inégalités
En 1930, les ouvriers pétroliers vénézuéliens étaient exploités par les monopoles : 5 bolivars par jour, 6 jours de travail par semaine, plus de 10 heures par jour. Il n’existait aucune loi du travail, les contremaîtres maltraitaient les ouvriers, en particulier les Vénézuéliens noirs, et la répression était brutale : en juin 1937, le massacre de Mene Grande par l’armée fit 5 morts et des dizaines de blessés.

En 1968, malgré que le Venezuela éait le pays d’Amérique latine avec le revenu par habitant le plus élevé, une grande partie de la population rurale et urbaine gagnait un revenu réel inférieur au seuil de subsistance, selon Orlando Araujo. Eduardo Galeano écrivit : « Le Venezuela est un immense puits de pétrole entouré de prisons et de chambres de torture qui importaient tout des États-Unis. »

Plus de 50 000 enfants mouraient chaque année de malnutrition et de pauvreté selon des données de 1976. Les enfants de moins de 10 ans représentaient 43 % de la mortalité totale.

1 200 000 chômeurs sur une population en âge de travailler de 4 millions, selon les chiffres de 1987. La CEPAL indique qu’en 1998, le taux de pauvreté global par ménage était de 43,9 %. En 1996, 16 % de la population vivait dans l’extrême pauvreté et 25 % des enfants de 0 à 6 ans souffraient de malnutrition. En 1999, 51 % de la population travaillait dans le secteur informel.

Le destin des ressources naturelles
En 1928, le Venezuela était le deuxième exportateur mondial de pétrole, mais ses revenus étaient négligeables.

Les compagnies étasuniennes et britanniques en ont tiré d’énormes profits. En 1940, Creole reversait 50 % de ses bénéfices mondiaux à sa maison mère, Standard Oil du New Jersey. Depuis 1935, cette compagnie contrôle le pétrole vénézuélien. En 1962, le Venezuela a contribué à hauteur de 750 millions de dollars aux bénéfices mondiaux de cette compagnie et de Shell. De 1912 à 1965, les impérialistes étasuniens et britanniques ont engrangé 15 milliards de dollars de profits dans le pays – un montant « fabuleux », selon le Wall Street Journal. En 1947, un travailleur vénézuélien rapportait 51 771,60 dollars par an en extrayant du pétrole : 2 372,50 dollars lui étaient versés en salaire (4,5 %), le reste (95,5 %) revenait à la compagnie.

La réduction des taxes sur les compagnies pétrolières, instaurée par la dictature pro-américaine de Pérez Jiménez, leur a permis d’accroître leurs profits de 300 millions de dollars en une seule année.

Les monopoles étasuniens ont extrait 126 millions de tonnes de minerai de fer, d’une valeur de 2,828 milliards de bolivars. 1,29 milliard de bolivars sont restés au Venezuela sous forme de salaires, d’impôts, de dépenses et de réinvestissements. 54,1 %, soit 1,532 milliard de bolivars, ont nourri les bénéfices des compagnies susmentionnées. En 1959, les exportations de fer et de pétrole ont totalisé 7,567 milliards de bolivars, tandis que seulement 4,489 milliards sont revenus au pays. En 1960, US Steel, propriété des magnats Morgan et Carnegie, et Bethlehem Steel, propriété des Rockefeller, ont distribué des bénéfices dépassant 30 % du capital investi au Venezuela, et le volume de leurs gains était égal à la somme de tous les impôts versés à l’État de 1950 à 1960.

Conséquences d’un modèle économique dépendant.
Le mode de vie US encourage un consumérisme néfaste. Il accroît notamment la production d’alcool et de bière. En 1944, la production de bière s’élevait à 50 millions de litres, un chiffre qui atteignit 146 millions en 1955. En 1947, la production d’alcool atteignit 5 998 000 litres, puis 10 070 000 litres en 1955.

En 1962, le Venezuela était le principal marché pour les automobiles, l’essence, le pétrole et les pièces détachées des impérialistes. On y comptait 32 véhicules pour mille habitants, contre 5,18 en Colombie, 18 en Argentine et 11,88 au Mexique.

Compte tenu de ce contexte, qui n’est qu’un exemple minimal des effets du néocolonialisme nord-américain, pensez-vous que le fait de céder les ressources naturelles, les réserves du pays, les infrastructures urbaines, le modèle politique et la souveraineté nationale à l’impérialisme étasunien garantira une prospérité généralisée à la grande majorité du peuple vénézuélien ?

 https://investigaction.net/lalliance-avec-trump-apportera-t-elle-reellement-prosperite-et-democratie-au-venezuela/

COMMENTAIRES  

06/04/2026 04:35 par Vania

À l’auteur:Il ne s’agit pas d’une "alliance". Un titre plus adéquat serait : "Un accord sous la contrainte avec un kidnappeur fortement armé, ayant séquestré le chef d’état,menaçant de recommencer les bombardements et encerclant le pays (le ravisseur Trompe) apportera t-il prospérité et démocratie au Venezuela ?" Croyez-vous que les chavistes sont si naifs et ignorants pour croire aux bienfaits de l’empire sanguinaire et pilleur des eeuu ? Ils agissent avec prudence pour maintenir la Paix et protéger les acquis et la population dans des circonstance très difficiles.

06/04/2026 10:07 par Tardieu

Qui a dit que le gouvernement vénézuélien aurait "céder les ressources naturelles, les réserves du pays, les infrastructures urbaines, le modèle politique et la souveraineté nationale à l’impérialisme étasunien", où sont les preuves matérielles, chiffrées de préférence qu’on puisse juger en connaissance de cause ?

Qu’il ait octroyé d’importantes concessions à l’impérialisme américain est un fait, semble-t-il, il faudrait rappeler les faits en détail pour qu’on puisse mesurer à quoi cela correspond réellement, après on pourra évaluer si la conclusion de cet article était justifiée ou non.

Sinon, de deux choses l’une, on observera très rapidement, si le Venezuela a ou non les moyens de se développer et de consacrer une partie importante de son budget à des réformes sociales et aux infrastructures du pays, en fonction de la réponse, on saura si le Venezuela vit à nouveau ou non sous le carcan de l’impérialisme américain.

06/04/2026 10:36 par Assimbonanga

Delcy Rodriguez en est réduite à jouer les infirmières psychiatrique face à un vieillard caractériel pour esquiver ses crises de nerfs en espérant que la séquence ne durera pas trop longtemps et pendant qu’il vole le pays.

Voici la réalité à laquelle Delcy Rodríguez est désormais confrontée : Trump a imposé un blocus naval physique aux exportations de pétrole vénézuélien. Des pétroliers transportant du pétrole vénézuélien vers des acheteurs non agréés par les États-Unis ont été arraisonnés par la marine américaine. Les États-Unis ont ainsi, par la force militaire, pris le contrôle des ventes de pétrole brut vénézuélien.

Les recettes ont d’abord été versées sur un compte contrôlé par les États-Unis au Qatar, puis transférées sur des comptes du Trésor états-unien. Les versements au gouvernement Rodríguez sont discrétionnaires et ponctuels ; par exemple, seuls 300 millions de dollars sur les 500 premiers ont été débloqués, et leur utilisation nécessitait l’approbation des États-Unis. Ce mécanisme fonctionne en vertu des pouvoirs d’urgence du pouvoir exécutif états-unien, mais sans aucune autorité vénézuélienne. Delcy Rodríguez n’y a pas consenti. C’est totalement illégal à tous égards. Le blocus naval, la saisie des pétroliers, le détournement des recettes pétrolières : tout cela est absolument contraire au droit international. Je ne comprends pas précisément quelle « urgence » justifie les pouvoirs de Trump, même au regard du droit interne états-unien. Les États-Unis n’ont aucun traité ni mandat international avec le Venezuela les autorisant à s’emparer du pétrole vénézuélien et à le vendre. Il s’agit d’un vol pur et simple. En contrôlant les pétroliers, Washington s’est emparé de la seule source significative de recettes en devises étrangères du Venezuela et a paralysé le gouvernement de Delcy Rodríguez. Le pétrole représente plus de 70 % des recettes de l’État vénézuélien.

Les cargaisons de pétrole approuvées par les États-Unis sont désormais vendues sur le marché international, mais les recettes ne sont pas versées à Caracas. Elles sont, chose incroyable, versées au Trésor américain. Le régime Trump effectue des versements ponctuels au gouvernement vénézuélien – la part qu’il juge opportune, quand il le juge opportun – pour permettre le maintien des fonctions essentielles de l’État. C’est un système entièrement dicté par les caprices de Donald Trump, qui contrôle un autre État souverain. Ce système est moins structuré que l’autorité d’occupation formelle imposée par les États-Unis à l’Irak après 2003, mais le principe est identique. Les revenus pétroliers irakiens sont traités de cette manière depuis 25 ans. Nombreux sont ceux qui ignorent que la totalité des revenus pétroliers irakiens est détournée vers les comptes du Trésor américain : les médias traditionnels ne le disent jamais.

C’est le modèle colonial classique.

In « Que se passe-t-il au Venezuela ? » par Craig John Murray, 31 mars 2026

06/04/2026 10:40 par lou lou la pétroleuse

Ils agissent avec prudence pour maintenir la Paix et protéger les acquis et la population dans des circonstance très difficiles.

Pétain (héros de la guerre de 14) prétendait la même chose en France en 1940. Mes propres parents le croyaient.
J’espère néanmoins que ce soit vrai pour le Venezuela.

06/04/2026 19:42 par Smaïl HadjAli

06/04/2026 10:36 par Assimbonanga
Delcy Rodriguez
N’est ce pas là la nature prédatrice et gangstériste de l’impérialisme us et occidental ? Cela correspond totalement au discours que NARCO Rubio a prononcé il y a quelques semaines à Munich à la conférence sur la Sécurité devant un parterre de responsables européens béats et couards..Dominer et exploiter, voler et massacrer les pays et les peuples non alignés à l’unilatéralisme impérialiste par le feu et le sang comme au 19eme siècle. C’est dit comme ça dans le texte.

07/04/2026 07:08 par J.J.

Poser la question c’est y répondre et il y a été répondu avec tous les exemples cités. On ne change pas une méthode de prédation qui gagne et suggérer le contraire serait prendre "les enfants du bon dieu pour des canards sauvages". Le gouvernement du Venezuela est pris en otage.
Cet article a le mérite de nous conforter sur l’intuition que l’on a (le mot est faible) de la violence et de la fourberie consbstancielles à la politique étasunienne.

07/04/2026 12:11 par Assimbonanga

Comme l’a aussitôt pointé Vania, le terme d’alliance pose question. Ce terme est désobligeant. Il induit un jugement, une condamnation de Delcy Rodriguez. Le Venezuela, c’est 28 millions d’habitants. Les USA c’est 340 millions ! L’un est un pays qui sort tout juste de la misère, l’ autre est un pays qui roule sur l’or (bien qu’à crédit !) et surtout, la puissance militaire des USA est exorbitante. Que peut faire Delcy Rodriguez ? Elle n’a pas du tout fait comme Pétain avec Hitler, pas du tout. Elle n’épouse pas son idéologie, son nazisme, son racisme. Pétain a collaboré à la déportation des juifs parce qu’il partageait l’antisémitisme de Hitler ! Les démarches de Delcy Rodriguez n’ont rien de semblable.

« 30 jours au Venezuela », par Brian Mier :
J’ai couvert la ratification préliminaire, les deux consultations populaires et la ratification finale de la loi vénézuélienne sur la réforme partielle du secteur des hydrocarbures. Bien qu’elle comporte des éléments discutables, cette loi s’inscrit dans la continuité de la loi anti-blocus de Nicolás Maduro de 2020, qui avait partiellement libéralisé certains secteurs de l’économie – ce que Steve Ellner avait qualifié, en termes léninistes, de « mesures économiques défensives » – et marque un renforcement de la relation de longue date entre le gouvernement et Chevron. Les nouvelles réformes maintiennent la compagnie pétrolière d’État PDVSA sous propriété publique à 100 %, tout en autorisant des partenariats public-privé sous la forme de baux de 30 ans sur les gisements pétroliers, qui peuvent être résiliés à tout moment en cas de rupture de contrat. Cela ressemble aux contrats de bail qui ont été ratifiés sous une forme limitée pour les réserves pré-salifères du Brésil sous l’administration de Dilma Rousseff et étendus après le coup d’État de 2016.

À l’instar de l’initiative de Rousseff, la présidente par intérim Rodriguez a annoncé la création de fonds garantissant que les redevances seront exclusivement utilisées pour financer des projets d’infrastructure, de santé et d’éducation. Une différence majeure réside dans le fait que, alors que les contrats brésiliens reversent 15 % des redevances au gouvernement, la loi vénézuélienne prévoit 30 %, dont 15 % d’impôts et 15 % de redevances, avec des exceptions permettant de ramener le montant total à 25 %. À la suite d’un coup d’État illégitime, le président Michel Temer a pris le pouvoir au Brésil, et des dérogations ont été accordées, réduisant les redevances à 5,9 % dans le cadre d’un accord conclu entre le gouvernement et BP au cours de la dernière année du mandat de Jair Bolsonaro.

Le principal signal d’alarme concernant les nouvelles réformes pétrolières réside dans le fait que le gouvernement des États-Unis demande que les redevances soient placées dans un fonds au Qatar, sous la supervision du gouvernement états-unien. Cela fait craindre que les États-Unis ne se contentent de les détourner, comme ils l’ont fait avec la chaîne de stations-service CITGO du Venezuela sur leur territoire. L’avenir nous dira toutefois comment cela se passera. Les États-Unis exigent que ces partenariats ne s’appliquent qu’aux entreprises états-uniennes, mais lors de son discours, d’une brièveté rafraîchissante, prononcé devant des milliers de travailleurs du secteur pétrolier le soir où la loi a franchi sa première étape parlementaire, la présidente par intérim Rodriguez a annoncé qu’ils prévoyaient de travailler également avec des entreprises d’Asie et d’Europe et a déclaré qu’ils étaient en train de conclure un accord sur le gaz naturel avec une entreprise indonésienne. Au cours de son discours, Mme Rodriguez a également annoncé qu’elle travaillait depuis des mois sur les réformes de la loi sur les hydrocarbures avec le président Maduro avant son enlèvement, et elle a présenté ce projet comme une extension de la loi anti-blocus de 2020.

07/04/2026 15:03 par Maria Bonita et Lampiaõ de Piracicaba

Assibonnanga écrit :
À la suite d’un coup d’État illégitime, le président Michel Temer a pris le pouvoir au Brésil.
Question à un centavo : il existerait donc des coups d’État légitimes ?

07/04/2026 17:50 par Assimbonanga

C’est Brian Mier qui l’a écrit.
« 30 jours au Venezuela », par Brian Mier

07/04/2026 19:48 par act Ivista de la Mancha

Question à un centavo : il existerait donc des coups d’État légitimes ?

J’en vois au moins un : la Révolution des Œillets, 25 avril 1974, coup d’État militaire mené par le Mouvement des Forces Armées : des officiers de gauche et d’extrême gauche qui renversent l’"Estado Novo", en place depuis 48 ans...
Qui dit mieux ?

08/04/2026 01:56 par Carlos Ducasse

Le coup en cours aux USA ?

08/04/2026 04:54 par lou lou la pétroleuse

il existerait donc des coups d’État légitimes ?


1983 au Burkina Faso (ex Haute Volta) Sankara dirige le coup d’Etat militaire, qui sera trahi quelques années plus tard par Blaise Compaoré un de ses proches lors du coup d’état.

08/04/2026 13:21 par Palamède Singouin

@act Ivista de la Mancha... La révolution des œillets est un des rares exemples de putsch militaire qui apporte à la société plus de liberté et de démocratie.
Tous les coups d’état ou putsch militaires, que ce soit en Ukraine en Égypte ou à Cuba se situent en dehors de la légalité sauf à être expressément prévus par la Constitution (on peut penser à la Constitution française de 1793, mais elle n’a jamais été appliquée). Légalité qu’il ne faut pas confondre avec légitimité, distinction basique en matière de Droit Constitutionnel.
Dans le cas de la révolution des Oeillets on peut penser qu’elle tient, a posteriori, sa légitimité de la très forte adhésion populaire dont elle a immédiatement bénéficié (*).
Dans le cas de la prise de pouvoir de Temer au Brésil il faut admettre qu’elle est parfaitement légale puisque Dilma Rousseff a été destituée de la présidence par décision d’une Cour de Justice alors qu’il était son vice-président et qu’il lui a donc légalement succédé. Pour la légitimité, alors que Temer passe pour avoir été le Président le plus impopulaire du pays et qu’il trimballe un énorme stock de "casseroles" à faire pâlir Sarkozy, c’est moins évident.

(*) Sur cet épisode voir le très émouvant film de Maria de Medeiros "Capitaines d’Avril".

08/04/2026 23:44 par act

Le coup en cours aux USA ?

Pouvez-vous développer ?
Quel coup ? Mené par qui ?
Merci.

13/04/2026 03:56 par Carlos Ducasse

L’ US Army, Trump assassiné, la loi Martiale, Israel, Etc...

18/04/2026 17:56 par act

L’ US Army, Trump assassiné, la loi Martiale, Israel, Etc...

Voilà qui est plutôt confus comme développement...
L’US army mène un coup d’état ?
Trump est assassiné ?
En 2026, sur la planète Terre ?

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