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Gros plan : La propagande, le culte de la nation et l’attaque contre la Flottille de la Liberté

Article : Headshot : Propaganda, State Religion, and the Attack on the Gaza Peace Flotilla par MediaLens publié le 9 juin 2010 dans Dissident Voice
Analyse du lexique employé par les médias et de la propagande à laquelle ils se livrent en Grande-Bretagne, notamment lors de l’arrestation par l’Iran de fusiliers marins qui s’étaient aventurés dans les eaux territoriales iraniennes.

Ce n’est pas un scoop, mais ça va mieux en voyant des exemples concrets et documentés.

La propagande, le culte de la nation et l’attaque contre la Flottille de la Liberté

La propagande la plus efficace repose sur un vocabulaire chargé de sous-entendus. Dans un discours récent , le journaliste Robert Fisk faisait remarquer :

"Quand nous, occidentaux, estimons que nos « ennemis » - Al-Qaida, par exemple pour les Taliban - ont fait exploser plus de bombes et mené plus d’offensives que d’habitude, nous parlons de ’pic de violence’. Oui, un pic !

Un pic de violence est une expression qui a été utilisée pour la première fois, d’après mes sources, par un général de brigade stationné dans la Zone Verte de Bagdad en 2004. Cependant, aujourd’hui, nous nous sommes approprié cette expression et l’utilisons pour tout".

Il est devenu normal, semble-t-il, d’affirmer que la violence a "connu un pic", par exemple, en Afghanistan, parce qu’il y a effectivement eu une flambée de violence. Mais en acceptant cette implication logique et franche, nous admettrons sans doute également la prédiction qui la sous-tend - à savoir, qu’il s’ensuivra rapidement un recul de la violence. C’est important parce que si nous pensions que cette violence allait durer longtemps, voire s’intensifier, nous pourrions, alors, nous inquiéter, voire nous indigner - nous pourrions même nous sentir poussés à réagir. Un "pic" laisse entendre que le temps que nous nous mobilisions, le problème aura probablement disparu.
De la même façon, le 25 juin 2006, un soldat israélien, Gilad Shalit, était capturé par des combattants palestiniens à un poste armé près de Gaza. La BBC, ITV news, le Guardian et l’Independent ont tous parlé de "kidnapping" .
David Fickling, journaliste du Guardian écrivait :

"L’armée israélienne a aujourd’hui procédé à l’arrestation de dizaines de ministres et de parlementaires du Hamas dans le but d’intensifier son action visant à libérer le soldat kidnappé par des combattants de Gaza au cours du weekend".

1ère PARTIE : http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/06/16/Gros-plan%3A-La-propagande%2C-le-culte-de-la-nation-et-l%E2%80%99attaque-contre-la-Flottille-de-la-Libert%C3%A9

Voici le second volet sur la façon dont les médias occidentaux traitent certains événements qui opposent les pays occidentaux et d’autres pays.
Selon la propagande impérialiste/capitaliste, il y a deux camps distincts : les nations légitimes (l’occident) et les "états voyous" (ceux qui leur résistent et sur lesquels ils ont des vues précises).

Dans la première partie, Media Lens s’intéressait au traitement médiatique d’un incident qui avait eu lieu dans les eaux territoriales iraniennes en 2007, où 15 marins britanniques avaient été arrêtés pour avoir franchi illégalement l’espace maritime iranien.

Sur ce document-ci, Media Lens montre comment a été traitée par les grands médias britanniques l’attaque de la Flottille pour Gaza, et comment s’opère la propagande.

2EME PARTIE : http://blog.emceebeulogue.fr/post/2010/06/22/Gros-plan%3A-La-propagande%2C-le-culte-de-la-nation-et-l%E2%80%99attaque-contre-la-Flottille-de-la-Libert%C3%A9-%282/2%29

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Avant les missiles, ils lancent des narratives. Avant les bombes, ils larguent des idées. Avant l’invasion, la propagande. Avant le massacre, la manipulation. La ligne de front de tout mouvement anti-guerre est le combat contre les opérations psychologiques des médias de masse.

Caitlin Johnstone

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