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Cuba : rencontre avec René Gonzales - Libérté pour les 5 !

L’ambassade de Cuba avait convié quelques organisations amies impliquées dans la solidarité avec les Cinq Héros de Miami à rencontrer René Gonzales, libéré des geôles US, à l’occasion de son passage à Paris.

Léon Landini, président du PRCF, Daniel Antonini, et Marion qui dans le cadre de ses études d’interprétation travaille sur un mémoire qui a pour thème l’acharnement de la justice étasunienne à l’égard des « Cinq ».

Ces militants avaient été envoyés aux Etats Unis pour essayer de découvrir les auteurs d’expéditions terroristes vers Cuba, menées à partir de groupes paramilitaires d’exilés anti-castristes, en Floride, à Miami, lieu de regroupement de bon nombre d’exilés cubains.

Des attentats avaient fait près de 2000 morts et des dommages très importants sur des installations touristiques, des aéroports cubains. Luis Posada Carriles et Orlando Bosch, coupables de sabotage en plein vol d’un avion civil, avec à la clé 73 morts, sont, à ce jour, toujours impunis.

Dès juin 1998, la sécurité cubaine avait transmis aux USA, pour qu’ils agissent, un dossier exhaustif sur les activités terroristes menées contre Cuba depuis le sol américain. Mais au lieu de mettre hors de nuire les terroristes, ce sont les cinq cubains, qualifiés d’espions, qui seront jetés en prison. De cellules disciplinaires en unités spéciales d’isolement (en violation des règlements pénitentiaires US), ils attendent l’ouverture de leur procès le 6 décembre 2000. Ils sont accusés d’avoir porté atteinte à la sécurité nationale américaine, d’avoir conspiré pour commettre des assassinats, d’avoir utilisé des faux papiers, de n’avoir pas respecté l’obligation de se déclarer agents étrangers. Pourtant aucune violence, aucune destruction n’ont été perpétrées par eux.

Les peines sont lourdes. Gerardo Hernandez : détention à vie ; Ramon Labanino , Antonio Guerrero : perpétuité ; Fernando Gonzalez et Gerardo Gonzalez (aucun lien de parenté) : respectivement 19 et 15 ans de prison.

Les cinq condamnés sont répartis dans des prisons éloignées.

En 2005, la Cour d’Appel d’Atlanta constate qu’aucun délit contre la sécurité nationale américaine n’a été commis et annule le verdict de Miami. Un nouveau procès aura lieu. Antonio voit sa peine de perpétuité commuée en une peine de 21 ans. Ramon passe de perpétuité à 30 ans d’emprisonnement, Fernando de 19 ans à 17 ans ; René et Gerardo peines confirmées.

Au fil des questions réponses, René détaille leur arrestation et les interrogatoires musclés, leur placement en cellule d’isolement dans des prisons différentes, l’interdiction faite aux épouses et aux enfants de leur rendre visite... et pas un n’a cédé, aucun ne s’est renié. René qui libéré de prison a été contraint de rester en résidence surveillée à Miami durant 18 mois explique qu’il a du rester caché , en clandestinité en quelque sorte pour éviter d’être victime des groupes terroristes qu’il avait infiltré.

Prenant la parole en tant que président du Pôle, Léon Landini salue le courage des « Cinq », comparant leur calvaire à celui de ses 52 camarades (dont lui- même : NDR) torturés par les Nazis et dont aucun n’a parlé.

Visiblement ému, René a remercié Léon précisant qu’il était fier de recevoir l’hommage d’un homme tel que lui et que depuis son arrivée dans notre pays il avait pensé à cette terre de Résistance que fut la France.

En conclusion il a demandé que l’action pour la libération des « Cinq » ( tant que tous ne seront pas libérés, Fernando tout récemment rentré à Cuba et lui-même se considèrent toujours comme des prisonniers de l’Empire) s’amplifie car les conditions d’un règlement n’ont jamais été aussi favorables... d’autant que de part le monde les militants pour la libération des Héros cubains compte deux unités supplémentaires : Fernando et lui-même !

pour www.initiative-communiste.fr/

DA

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« Nous pouvons faire sauter un navire américain et en rejeter la faute sur les Cubains. La publication des listes des victimes dans les journaux américains accroîtrait encore l’indignation. Nous pouvons aussi détourner des avions. Dans des endroits bien choisis où l’impact serait énorme, nous pourrions poser des charges de plastic. Nous pourrions également repeindre des B26 ou C46 de nos forces aériennes aux couleurs cubaines et nous en servir pour abattre un avion de la République dominicaine. Nous pourrions faire en sorte qu’un prétendu appareil de combat cubain abatte un avion de ligne américain. Les passagers pourraient être un groupe de jeunes étudiants ou de vacanciers. »

Général Lyman LEMNITZER (1899 – 1988)
Chef d’état-major des armées (1960-62) et Supreme Allied Commander de l’Otan (1963-1969)

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