21 

Contre l’ouverture des commerces le dimanche...



L’UMP - Sarkozy pour la "liberté de travailler le dimanche", par Gérard Filoche, janvier 2007.




Non aux ouvertures du dimanche créatrices de chômage et de mal être social...


Remplacer la civilisation du loisir par celle du chariot ?


Raffarin supprime un jour férié, Sarkozy veut nous faire travailler le dimanche.


Mais.... « Nous aurons nos dimanches » (J.-J. Goldmann)


Ah les beaux dimanches !... Pas toujours pour les vendeuses de la rue des Francs-Bourgeois et des rues voisines de la rue de Sévigné à la rue du Roi de Sicile. Ni pour les caissières des grandes surfaces. Celles de Virgin par exemple, qui a défrayé la chronique tout un été en ouvrant le dimanche. Ni pour les apprentis, ni pour les jeunes en contrats de qualification. Les salariés du petit commerce ont une très mauvaise convention collective, peu de syndiqués, peu de moyens de se défendre, et les salaires souvent les plus bas. Elles n’ont pas le choix, ces vendeuses. Elles sont parfois même embauchées pour ne travailler que le dimanche. " C’est une bonne cause, dit l’employeur dans la presse, je sauve mon commerce, je fais mon meilleur chiffre d’affaires, je crée de l’emploi, on anime un quartier tout entier qui, sinon, serait "mort" le dimanche. "


Quel apparent bon sens, n’est-ce pas ?

Bénéficiant d’une implantation dans un quartier touristique d’affluence exceptionnelle, le Marais, cet employeur demande une dérogation permanente pour faire travailler des salariés le dimanche. De son côté, Virgin " anime " aussi les Champs-Élysées, cela rapporte, et pas seulement les jours d’arrivée du Tour de France. Dans le débat, le petit employeur fait le jeu de la grande surface tout en se présentant comme un martyr de l’administration. En réalité, ce " petit " commerçant possède des boutiques sur la Côte d’Azur, à Tokyo, à Montréal, et emploie au total 120 salariés. Ou comment se faire de la publicité en prétendant combattre pour " la liberté du commerce " !


Combat douteux...

En 1993, le ministre Giraud, dans sa loi quinquennale, a fait passer le nombre de dimanches « autorisés » à ouverture annuelle de 3 à 5 par an.

Voilà le ministre Sarkozy qui veut faire passer de 5 à 10 dimanches...

C’est de la pure stupidité, ca ne fait pas un client en plus, pas un sou dépensé en plus, quand il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’argent, et les ventes ne pas extensibles quand le porte-monnaie ne l’est pas...

Toutes les études l’ont démontré, les ouvertures du dimanche n’augmentent pas la consommation mais risquent de créer du chômage : en effet, les petits commerçants ne peuvent « tenir le coup » des ouvertures le dimanche, ce sont les grandes surfaces qui l’emportent et leur prennent leurs clients... Donc il a été calculé que pres de 30 000 emplois pourraient être supprimés dans le petit commerce (non compensés dans les grandes surfaces qui aménagent leurs temps partiels...)

Ensuite, bravo pour le côté social : cela revient à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du chariot !

Les commerçants du Marais, regroupés en association, fraudent la loi commune de la concurrence depuis de nombreuses années.

Si les quartiers voisins, puis tous les autres du même genre, ouvraient, bien sûr leur chiffre d’affaires baisserait.

Certes ils " animent " le quartier, assez riche, mais cette animation est surtout le fait des habitués, venus en curieux ou en famille et qui se promènent peut-être davantage par intérêt culturel que dans le but d’acheter. Les touristes ne représentent en vérité qu’une modeste partie de la clientèle.

Ce sont toujours les mêmes qu’on voit entre 15 et 18 heures le dimanche après-midi, par beau temps. Le chiffre d’affaires est, certes, de ce fait, plus important le dimanche. Mais d’anciens commerçants se souviennent amèrement qu’avant les " ouvertures sauvages " du dimanche, ils vendaient davantage le samedi : aujourd’hui, leur chiffre d’affaires est réparti sur deux jours. Certains commerçants, sans salariés, se voient contraints de suivre le mouvement et d’ouvrir le dimanche contre leur gré. Eux demandent à l’inspection du travail : " Faites respecter la loi, nous préférerions ne pas être obligés de travailler ce jour-là .

Nul ne peut se prévaloir d’une ouverture illégale le dimanche pour solliciter une dérogation.

Une fermeture ne peut être refusée que si le service rendu au public est indispensable : là , le public dispose sans problème des six jours ouvrables de la semaine pour faire ses achats.

Si l’autorisation était donnée d’ouvrir tous les commerces le dimanche, dans un premier temps, les grosses surfaces, Virgin, la Fnac et les grands magasins populaires en profiteraient. On estime que 30 000 emplois disparaîtraient dans les petits magasins, incapables de soutenir la concurrence. Des emplois seraient créés dans les grandes surfaces, à temps partiel bien sûr, orientés vers les week-ends, mais ce mouvement s’accompagnerait de diminutions d’emploi en début de semaine. Le pouvoir d’achat n’étant pas en expansion, la clientèle se répartirait, et, du côté du personnel, les grandes surfaces opéreraient alors des ajustements se traduisant par un solde négatif en emplois.

Ouvrir le dimanche crée du chômage.

Les sondages indiquent parfois que " les gens " sont favorables à l’ouverture des magasins le dimanche : mais les mêmes sondés précisent que, eux, " personnellement " , ne sont pas favorables pour travailler ce jour-là . On les comprend.

Les conséquences sont lourdes : plus de plage fixe de repos dans la semaine, des millions de salarié(e)s à contretemps les uns des autres dans les familles, des enfants encore moins entourés, des activités sociales de toutes sortes réduites (loisir, culture, sport, religion, famille...). La civilisation des loisirs recule au profit de la civilisation des chariots, des supermarchés.

Contrairement à ces discours irréfléchis qui affirment que la fermeture des magasins le dimanche est " archaïque " , il faut sauvegarder dans l’intérêt de la société des périodes de repos, des moments communs de rencontre. Au moins un jour par semaine. D’ailleurs, la Révolution française, avec ses " décades " où le repos ne se prenait qu’une fois tous les dix jours, a naturellement échoué sur ce point.

Le mieux serait d’étendre cette nécessaire et utile phase de repos et de loisir à deux jours consécutifs, par principe, sauf dérogations exceptionnelles, dans toutes les professions où cela est possible. Certes, dans la santé ou dans les transports, ou dans des secteurs de pointe utilisés " à feu continu " , on sait que c’est difficile, mais on doit tendre à diminuer le nombre de salariés contraints d’assurer la continuité de leur service pendant que les autres jouissent d’un repos collectif.

Quel intérêt à ouvrir les banques le dimanche ? Quel intérêt à ouvrir les commerces tous les jours ? " Parce qu’il y a trop de bousculade le samedi " , nous rétorquent les uns. " Parce que je n’ai que le dimanche pour faire mes courses " , disent les autres. Eh bien, raisonnons autrement : si la durée du travail est effectivement ramenée pour tous à 35 heures en 2 002, si on marchait vraiment vers la semaine de 4 jours, on aurait du temps supplémentaire pour les faire, ces fameuses " courses " . Sans ouvrir le dimanche.

En attendant, rue des Francs-Bourgeois (mais ce n’est qu’un exemple, il y en a aussi dans une dizaine d’endroits significatifs au coeur de Paris... et en province), les " ouvertures sauvages " se poursuivent : ceux-là veulent créer un fait accompli, et en violant la loi républicaine, la faire évoluer de force. Ils en appellent à la " liberté du travail " , contre les " cons " , les " inspecteurs gestapistes " , les " juges répressifs " , les " lois archaïques qui remontent au début du siècle " et " n’en ont plus rien à faire à la veille du XXIe siècle " .

Un lobby s’est créé pour " l’ouverture le dimanche " , d’ailleurs surtout constitué de dirigeants de grandes et moyennes surfaces.

Et les salariés ? Rue des Francs-Bourgeois comme ailleurs, ils n’ont pas droit au chapitre. On les associe de fait sans leur demander leur avis, on répond à leur place qu’ils sont " contents " - et ils ont intérêt à l’être. D’ailleurs le "volontariat" d’un salarié, le Conseil d’état, l’a dit, ne saurait constituer un motif de dérogation au repos dominical. Ce sont en majorité des vendeuses jeunes, sans charge de famille. Elles n’ont pas de majoration de salaire ce jour-là puisque la convention collective ne le prévoit pas, et pour cause... l’article L 221-5 interdit de faire travailler des salariés le dimanche. Elles sont à temps partiel souvent. Leur travail est parfois un revenu d’appoint, temporaire, ou au contraire indispensable qu’elles acceptent faute de mieux... " Ne vaut-il pas mieux travailler le dimanche que de pointer à l’ANPE ? " serine régulièrement dans les médias, un des employeurs satisfait de son " argument " . A l’entendre, il vaut mieux travailler de nuit, 12 heures, sans sécurité ni hygiène, plutôt que d’être au chômage. Bientôt il vaudra mieux travailler en dessous du SMIC que ne pas travailler du tout, etc.

Ces vendeuses sont donc embringuées par leurs patrons dans le " grand combat " de l’ouverture du dimanche. Les patrons ont eux-mêmes essayé de tenir parfois leurs boutiques. N’étant pas salariés, ils en ont le droit, dans l’habillement (pas dans la chaussure ni la mercerie où des décrets préfectoraux spécifiques les en empêchent) en se faisant aider par leurs ascendants et descendants directs. Ils ne tiennent pas longtemps, c’est trop dur pour eux de travailler tous les dimanches. Alors ils reprennent vite le combat pour que... les salariés travaillent à leur place.

Les associations de petits commerçants demeurent pourtant majoritairement hostiles, de même que les syndicats, au travail dominical. Sur environ 700 000 commerces, certains chiffres indiquent qu’il y aurait 22 000 ouvertures. 20 % travaillent irrégulièrement au moins un dimanche par an... jusqu’à 5 dimanches dans certains commerces...
Et il n’y en a que 5 % "seulement" qui travaillent régulièrement les dimanches : commerce (certains..) hôpitaux, transports, audiovisuel, spectacles, et industries à "feu continu" .

Gérard Filoche, D&S, auteur de Carnets d’un inspecteur du travail, ed Ramsay avril 2004.
D&S www.democratie-socialisme.org




A LIRE : La fable de la flexibilité, par Michel Husson.

L’UMP - Sarkozy pour la "liberté de travailler le dimanche", par Gérard Filoche, janvier 2006.



Immobilier : c’est la baisse. Dépêchez-vous de vendre. C’est un conseil des notaires.


De retour au boulot, avec un « contrat nouvelle embauche » ... par Gérard Filoche.






COMMENTAIRES  

31/10/2006 03:20 par vynny

Bonjour,
Bien d’accord. Ici a Montreal aussi les commerces sont ouverts le dimanche et je travaille dans un magasin.
Desolant les dimanches. Une journée qu’on pourrait passer en famille, gaspillée a flâner dans des commerces....

Pour faire une histoire courte, ceux qui ont decider ça, eux-autres ne travaillent pas le dimanche !!!

Bonne journée

Vynny

23/11/2006 23:10 par jacou

mais que vont faire tous ces "beaufs" qui n’ont que les galeries non d’art mais marchandes pour toute culture

29/07/2007 15:46 par Anonyme

Je ne comprends vraiment cette hostilité contre le travail dominical.
J’était étudiante en Angleterre ou le travail dominical est autorisé et cela m’a permis, comme à bon nombre d’étudiants de subvenir à mes besoins sans empieter sur mes études.

De retour en France, j’ai toutes les peines à trouver un boulot dont les horaires ne seraient en conflit avec mes études. Je tiens à préciser que tous les magasins n’étaient pas ouvert le dimanche mais que ceux qui l’étaient employaient en trés grande majorité des étudiants pour assurer le travail dominical.

11/10/2007 08:39 par Anonyme

(Ou commment faire croire aux étudiants et étudier doivent aller de pair ... pour certaines études, tu n’as pas le choix, tu n’as tout simplement pas le temps de travailler en plus le dimanche, alors comment faire des ces cas là  ?)

Je crois que le problème du financement des études est complètement à part, l’égalité des chances qu’ils disaient, ils feraient mieux de se rappeller de ça que de penser à réformer le travail dominical ...

02/12/2006 22:38 par Anonyme

je suis caissiere dans un supermarche et le volontariat n exite pas on vous fait payer votre refus de travailler le dimanche :horaires decales ,dates de vacances refusees.les clients du dimanche ne consommes pas il se promenent .les problemes avec les jeunes ne se regleront pas si les meres sont au travail les jours ou les gamins n’ont pas ecoles et les reunions de familles deja eclatees par la vie se feront quand ?

04/12/2006 11:30 par baptiste

je suis journaliste et je trouve poignant le témoignage de la caissière qui travaille le dimanche. Comment rentrer en contact avec elle ?

04/12/2006 13:16 par Anonyme

Cette personne n’ a pas laissé son @dresse.

( Si vous recherchez des témoignages sur le CNE, vous avez des @dresses ici )

Rédaction

21/12/2006 17:17 par virginie

Je suis vendeuse en lingerie et maman de 2 jeunes enfants, j’aurais dû être en congé le dimanche 24/12/06 ; mais voilà quand début d’après midi le jeudi 21/12/06 l’on m’a téléphoné en me solicitant fortement pour venir travailler ce dimanche bien qu’aillant des projets familliaux, je n’ai pas eu d’autre choix que d’accepter...

ce qui me revolte c’est d’entendre que c’est sur la base du volontaria de travailler le dimanche ou les jours fériés ou que c’est pour les étudiants mais je peux vous assurer que si en théorie j’ai la possibilité de refuser mon employeur à lui aussi la possibilité de me faire démissioner avec des horaires peu arrangeant ou en me refusant des congés et m’imposer les siens...faisant parti s’un groupe le siege ne travail jamais le WE, le seul reccour que nous ayons pour les arrêter c’est le gouvernement et l’opignion public, car nous vendeuse si cela ne nous conveint pas on change de travail on a rien à faire dans la vente (citation de ma responsable).

Salutation Virginie

21/12/2006 20:15 par Anonyme

Gérard Filoche sur France-Culture, vendredi 22 décembre 2006, en direct, de 17 h à 18 h : faut-il ouvrir les commerces le dimanche ?

12/05/2008 16:32 par tonio 40

je suis artisant en galerie marchande d’un centre commercial et ,bien qu’indépendant je n’ai pas le choix de mes horaires,je suis donc ouvert tous les jours de 9h à 20h sans interruption et mon bail prévoit une amende confortable en cas de non-respect pouvant aller jusqu’à la résiliation pure et simple de mon bail ,autrement dit la mort de mon outil de travail.De ce fait je ne peux ni profiter d’une vie de famille dans laquelle je peux m’investir ni meme me faire normalement soigner (dentiste ou autre consultation).Quant au volontariat évoqué dans les autres commentaires nous savons tous que le travail le dimanche est basé sur le chantage et la précarité et je suis bien placé pour vous dire que ces jours là je réalise à peine la moitié du chiffre d’un jour normal mais avec les memes charges !Ou est le gain ?
Par ailleurs il est pitoyable de constater que la ballade en galerie le dimanche et jours fériés devient le refuge de parents sans imagination et le symbole d’une société sans véritable projet.
Ensuite ,nous pouvons pleurer sur les méfaits de la mal-bouffe mais le problème de l’obésité entre autre ne sera pas règlé en exposant le consommateur (toujours plus irresponsable) aux tentations sournoises offertes par les grandes surfaces.
De plus ,cette société demande des citoyens toujours plus responsables,or l’anticipation fait partie de cette réflexion et je trouve grave de voir que les gens sont incapables le samedi de savoir s’ils ont besoin de lait pour le dimanche ;
Enfin les ouvertures intempestives ne procurent pas d’avantage de pouvoir d’achat sinon qu’elles sont créatrices de précarité et de chomage.
Pesonnellement je cherche un site ou une orgaisation consciente du problème posé tant pour les salariés que les commerçants victimes de cette aliénation pour dénoncer cette emprise de plu en plus insupportable de la grande distribution sur le mode de vie et la liberté de chacun ;je suis joignable à :multiservicesstp@orange.fr

07/11/2008 18:35 par Anonyme

je travaille dans une grande enseigne qui soit disant positive..... la convention collective dit,que les jours fériés sont basés sur le volontariat.faux, je dirais du volontariat imposés, forcés.

de plus beaucoup de gens s’imaginent que nous sommes payés double. encore faux.

pour les dimanches se sera la mème chose, et cela n’ira pas en s’arrangeant.le travaillé plus pour gagné plus.... du pipo. inconnu dans cette grande enseigne. ils pratiquent la modulation, ils nous munipulent comme ils veulent et si nous refusons...

bref, monsieur le journaliste qui vous intéréssé nous, petits vendeurs et petites caissières, s’il vous plait, aider nous.

non à l’ouverture du dimanche car sera la fin des heures supplémentaires. pour ceux qui on la chance d’ètre payé.

bon vent.

07/12/2006 17:36 par mir1005

Je suis absolument contre l’ouverture des magasins le dimanche surtout dans la grande distribution, car comment comprendre que la majorité des contrats est inférieur ou égal à 30h, on demande pour une fois de travailler plus. C’est triste de penser que certains n’ont rien d’autre à faire qu’aller trainer dans les magasins ce jour-là . De plus quand on parle d’écologie, ça me fait rigoler : ouverture des centres commerciaux = consommation d’énergie supplémentaire, pollution par les véhicules des consommateurs. Bon courage à cette caissière car dans ce milieu particulièrement, le facteur humain ne compte pas.

07/12/2006 18:02 par pulcher

Le problème est comment débusquer ces employeurs indélicats .. et non pas
l’ouverture des magasins le dimanche !

Quand j’étais étudiant, fils de famille pauvre, il fallait à tout pris travailler en même temps que les études , le soir ou les week end.Combien d’étudiantes sont obligés de se prostituer , d’étudiants qui ne peuvent pas se soigner ? S’ils trouvaient facilement un emploi bien payé (parce que c’est un dimanche le salaire est doublé + la récup payée dans le cas d’un étudiant...) on aurait moins de ces étudiants misèreux !
ETre contre l’ouverture le dimanche c’est être anti social !!! C’est considérer que les études supèrieure c’est uniquement pour les enfants de familles aisées !!
Et de plus un peu d’égalité : pas de vendeuse le dimanche , donc aucun travailleur le dimanche : pas d’infirmière, pas de médecin , pas de café ni de restaurant ouvert , fermeture des autoroutes, pas de TV pas de radio , pas de pompiers ....
eux ont les obligent à bosser mais pas vous !!! Ils ont pourtant aussi une famille des enfants ( à j’oubliais pas d’agent EDF ni france télécom, si cela tombe en panne on attendra Lundi !!!!)

31/12/2006 10:30 par Romain

Je suis musicien ; je savais donc, en embrassant cette carrière, que je serais amené à travailler quand les autres s’amusent, ou tout au moins se reposent.
Je pense qu’il en est de même pour les professions qui relèvent de la continuité du service public (pompiers, police, santé, transports, etc.)
En tant que syndicaliste, mon combat quotidien est de veiller à ce que ces CONTRAINTES, particulières et inévitables dans mon métier, fassent l’objet de justes COMPENSATIONS ; 50 % de mon temps est donc consacré à expliquer à ceux qui veulent bien le comprendre que ces compensations ne sont pas des PRIVILEGES ! Je sais que c’est là le lot de tous mes collègues et amis des syndicats de fonctionnaires...

En revanche, l’ouverture des commerces le dimanche ne répond à aucune nécessité objective, mais seulement à l’appât du gain (largement fantasmé, à ce que je lis ici...) et à une certaine conception de la "gestion des ressources humaines" (le chantage, le stress, la pression, bref : la schlague).
On est donc là dans un cas de figure typique de SOUMISSION de l’intérêt général à l’intérêt particulier (pourquoi et par quel miracle le MEDEF défendrait-il l’intérêt général, et les syndicats de salariés de mesquins intérêts catégoriels ?) de SOUMISSION de l’homme aux prétendus impératifs de l’économie (c’est-à -dire du profit pour l’actionnaire).

Sarkozy et tous ses affreux ont parfaitement assimilé le slogan des anarchistes du XIX° siècle : le monde apaprtient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt !

Cette soumission de l’humain à l’économie et à la finance est favorisée par la mondialisation, qui est pour l’essentiel la mise en concurrence (au plan des résultats financiers) de pays très différents de par leur état d’avancement économique, social, démocratique... ce qui permet à certains de dire que le "progrès", c’est le retour à la situation d’avant 1936... Et les gesticulations officielles sur les droits de l’homme sonnent bien faux : qui a intérêt à voir émerger un syndicalisme libre en Chine ???
Vous remarquerez à ce propos que le mot "réformisme" a changé de sens en quelques années : autrefois, un syndicat "réformiste" allait vers le progrès social, mais "moins vite" qu"un syndicat révolutionnaire. Aujourd’hui, un syndicat "réformiste" se contente d’accompagner, voire d’habiller, d’enjoliver la contre-réforme libérale.

Cete soumission de l’humain à l’économie et à la finance est peut-être inscrite dans l’histoire de certaines société, où les inégalités les plus criantes sont gravées dans le marbre, et notamment dans le marbre des églises ! Je pense particulièrement aux pays anglo-saxons, inventeurs du concept (résolument moderne !)de "travailleurs pauvres" dans une société d’abondance (Royaume Uni : 5% de chômeurs, 25% d’enfants vivant en-dessous du seuil de pauvreté !)
En revanche, que cette soumission soit prônée en France par des gens qui se réclament du gaullisme a quelque chose d’assez pitoyable.

31/12/2006 15:44 par Romain

Deux précisions en relisant mon précédent message :

1°) Ouvrir les magasins le dimanche, cela poursuit également un autre objectif, plus lointain, plus sournois, mais encore plus tragique pour le devenir de l’humanité : réduire l’homme à la dimension producteur-consommateur, au détriment de sa dimension sociale, citoyenne, et plus loin encore, de sa dimension d’être pensant et agissant. On est tenté de travailler plus pour pouvoir satisfaire des besoins créés artificiellement, qui ne sont en fait que des envies, voire des "caprices".

Pendant ce temps, on ne réfléchit pas, on ne crée pas grand’chose et on ne remet pas en question l’ordre établi.

2°) Dans le même temps où on élargit l’offre de services commerciaux, on réduit les moyens qu’ont les services publics d’assurer pleinement leurs missions : les files d’attente n’ont jamais été aussi longues dans les bureaux de poste, où il y a toujours des guichets fermés, et la SNCF se croit autorisée à traiter ses usagers comme des chiens depuis qu’elle les a rebaptisés "clients"...

22/01/2007 12:13 par Anonyme

désolé de ne pas d accord. je travail le dimanche depuis 8 ans et demi et avec une rémunération interressente....Le magasin ou je travail vient d etre assigné par le TIG pour fermeture !Nous ne sommes pas d accord perte de salaire perte d emploi vie familiale remis en cause pour la garde des bouts de choux....c pratique d etre en repos la semaine la nourrice coute MOINS CHER !!!!!et la discution dans un couple pour l organisation ca existe.

31/03/2007 04:23 par axelle

oui ,tu as tout a fait raison , mes patron veulent me faire travailler le dimanche, evidemment j’ai refuser, pour les memes raisons .c’est le seule jour que j’ai a partager avec mon mari et les enfants, alors !!
et maintenant il me font travailler tout les jours feriers c’est carrement !! de l’a charnement que peut- on faire face a des patrons aussi pourri !!!
je travaille dans un tabac loto et de plus quand j’ai ete embaucher ils etaient fermer le dimanche ,alors !!!
et ils c’etaient arranger avec une autre vendeuse qui a demissionner maintenant, voila pourquoi .

21/07/2007 17:11 par Jacques MATHIEU

Ce que j’aimerais savoir c’est pourquoi il ne devrait y avoir que les commerces qui devraient être ouvert le dimanche.
Pourquoi les administrations ne seraient-elles pas ouvertes aussi ?
N’avez-vous jamais eu besoin de prendre des heures sur votre temps de travail pour aller à la mairie, à la préfecture,à la trésorerie, chez le notaire, chez l’avocat et on peut tout imaginer comme cela, je pense aussi aux services de Madame la Ministre de l’Economie. Mais pire encore c’est que ces organismes bien souvent sont fermés au public à partir de 16 H et les vendredi après midi.
Dans certains cas, il y a une personne de permanence mais bizarrement ce n’est jamais la bonne, il faut revenir aux heures "normales"
Et comment se fait-il que les personnes ne puissent pas faire leurs courses en semaine alors qu’elles ne travaillent que 35 h.
Comment faisaient nos parents qui travaillaient 45 h voir plus ?

18/06/2009 23:18 par mimi59000

je suis moi même concerné par l’ ouverture des dimanches , tous les employés sont prés a faire grève car il trouve sa intolérable . nos grands parents se sont battus pour avoir le dimanche de repos et la on veux nous faire travaillé tous les dimanches . nos conjoints ne travail pas le dimanche , la vie de famille vous en profite bien ? ben profite car un jour sa sera a votre tour dans les bureau ou la poste ou à l’administration !!!!!
fini les balades en forets ou a la mer ou bien les balades a vélo , les week-end tranquille en famille ou en couple.
j ai reçu des menace de ma direction car si nous ne travaillons pas le dimanche il nous virerons tous .
pas question d’ embauche , nous ont - ils dit .vous ferez juste 1 heures de moins par jour.
nous travaillerons donc 7j/7 avec 1 repos imposé a leur convenance
soit disant nous ne sommes pas oblige de travailler c est du vonlontaria !!!!!!!!!!! déjà que l’ on fait + que nos 35 h00 car il réduise les budgets heures pour gagner plus car crise oblige, mais nous ne somme pas payer plus et l on a + de boulot qu avant ( on ne se rend pas compte mais derriere cette facade d’articles mis proprement sur rayon .A votre avis ils ne viennent pas tous seule s’ exposer, on est la tôs et tard le soir pour l’instalation des marchandises et ranger et nettoyer les magasins sans compté les soldes etc...).
le pire c est que l on a un chiffre d ’ affaire qui augmente .
ce que je peux dire attendez vous a des acceuil pas tres chalereux de la part des vendeurs et autres employe qui travail le dimanche( rectification oblige de travaille le dimanche)

27/07/2010 11:11 par louis

D’abord en Grande Bretagne les magasin ont le droit d’ouvrir 6 heures donc 10-16 ou 11-17 etc.
J’espère que toutes les personnes contre l’ouverture des magasins le dimanche restent chez eux :
pas de café, pas de restaurant, pas de taxi, pas de train, et pour aller rue des francs bourgeois, pas de métro ni meme de bus, pas de cinéma, pas d’incendie (pas de pompier), pas de galerie d’art ni de musée, pas de théatre, pas d’accident (pas d’hopital). D’ailleurs risques réduits (pas de cambriolage on serait à la maison) pas d’avions, pas de TGV, en été pas de marchand de glaces, pas de boutique souvenir....
Vous vous rendez compte le nombre de personnes qui travaillent déjà le dimanche !!!
Au lieu de cette hostilité, mettez l’energie à travailler avec les employeurs...discuter avec les caissièrs (ils ne sont pas tous contre le travail le dimanche)

27/07/2010 15:07 par zaza

@ jean
bonjour
Le problème de fond c’est plutôt la société de consommation et donc le monde du travail. Les capitalistes ont pensé qu’il suffisait de produire + pour vendre +. Puis, ensuite il a fallut baisser les salaires pour être encore plus rentables. Maintenant, les capitalistes pensent que si on ajoute un jour d’ouverture on va vendre plus. Rajoutons trois autres jours à une semaine qui en compte sept, on devrait arranger les affaires.
Si la liberté aujourd’hui c’est de pouvoir avoir un asservissement 24h sur 24h, 7j sur 7j, 365j sur 365j, patience, on ne devrait pas avoir à attendre bien longtemps et pas la peine de se prendre la tête entre nous.
En revanche, si c’est de redéfinir pourquoi, comment on travaille et comment on redistribue le fruit de ce travail, alors on pose une bonne question. ET puis, si je comprends bien ton raisonnement, il y a aussi les pompiers, les médecins bref, tous ceux qui travaillent la nuit, alors on devrait aussi pouvoir faire bosser tout le monde la nuit.

ça m’inquiète un peu ...

(Commentaires désactivés)