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A qui profite la crise ? Ou comment prendre aux pauvres pour donner aux riches....

Il suffit de regarder les grands titres des journaux pour lire qu’un vent de panique s’empare du monde, le monde de la finance perd chaque jour de l’argent au lieu de gagner des sommes considérables.

Tous cela parce que quelques économistes ont décidé d’abaisser la notation de tel ou tel état jugé peu profitable aux financiers.

Il faut donc rassurer les investisseurs ce qui se traduit par la mise en place de mesures d’austérité afin de continuer d’engraisser les financiers. La seule variable d’ajustement pour les capitalistes est l’être humain dans ce que représente les valeurs conjuguées de son travail et de sa protection sociale (entendons par là sa retraite, sa santé, son assurance chômage..).

Rassurer les investisseurs veut donc dire garantir un maximum de profits à ceux qui ont déjà beaucoup d’argent et pour ce faire il faut tuer l’être humain à la tâche en revenant sur ses acquis sociaux. Ainsi il sera censé travailler toujours plus et plus longtemps (et vivre de moins en moins longtemps car il ne vivra sûrement pas 100 ans à ce rythme) dans le seul but d’assurer sa survie sans pouvoir se soigner quand il tombe malade.

Noam Chomsky nous faisait remarquer que lors de l’abolition de l’esclavage les partisans de ce dernier avaient pour argument que lorsqu’il louait la force de travail, ils en prenaient moins soin que s’ils la possédaient. Cette affirmation fut contredite par le fruit des luttes des travailleurs et la réglementation du travail qui en découla, mais la contre offensive est en marche et elle s’appelle crise. Elle implique que l’être humain soit soumis à la volonté du capital qui lui fera une véritable faveur en lui assurant temporairement sa survie.

La crise est pour le capital une façon de nous démontrer l’étendue de son pouvoir. Les solutions qu’on nous impose (dans un pays démocratique on ne propose pas en situation de crise) ne font que le renforcer.

Une révolution en France devait changer le cours des choses, mais finalement en quoi les choses ont elles progressé ?

Si auparavant il fallait s’acquitter d’un impôt pour assurer le train de vie fastueux des dirigeants il en est toujours ainsi, sauf qu’à celui ci s’est ajouté le bénéfice que doit tirer l’entreprise privée du travail de chacun.

Ali HAMNACHE

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