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Les ravages de la LRU (suite)

Informations très alarmantes transmises par notre collègue Yan Brailowski sur la situation outre-Manche :

Une page du site du Guardian

http://www.guardian.co.uk/education/2010/feb/15/universit...

explique que, dans un contexte de coupes budgetaires et d’anticipations de hausses des droits d’inscriptions, que de nombreux bâtiments universitaires sont vétustes. A noter la pugnacité du Guardian qui obtient ces données après une longue bataille juridique avec l’organisme finançant l’enseignement supérieur.

Que font les universités face a la crise ? Toutes n’ont pas les possibilités financiaires d’Oxford, Cambridge ou des universités américaines les plus prestigieuses, et sont très affectées par la crise. Certaines licencient. On voit aussi apparaître certaines pratiques qui ont déjà été mises en oeuvre en France il y a un certains temps.

Certaines, comme la prestigieuse UCL, commencent a appliquer des regroupements de départements semblables a ce qu’ont fait certaines établissements parisiens il y a cinq ans,

http://www.london-student.net/2010/02/15/details-of-ucl-m...

A noter cette déclaration d’un syndicaliste de UCU qui dit en substance "ils regroupent des petits départements indépendants pour en faire de plus gros qui accepteront plus facilement les futurs licenciements".

En Ecosse (l’enseignement superieur ecossais ne dépend pas du gouvernement britannique), on assiste, sur un mode qui évoque les PRES, à un regroupements d’institutions qui furent longtemps séparées, l’université d’Edimbourgh et le College of Arts de cette ville,

http://news.bbc.co.uk/1/hi/scotland/edinburgh_and_east/85...

D’autres encore sont sensibles aux appels à développer de nouvelles formations en deux ans ou professionnalisées lancées par Peter Mandelson, le secretaire aux affaires dont dependent les universités :

http://www.london-student.net/2010/02/03/queen-mary-staff...

Comme quoi le lien hiérarchique ne disparait pas avec l’autonomie, une bonne petite coupe budgetaire suffit parfois !

Et que font les étudiants pendant ce temps la ? Cet article du Times révèle que leurs parents ne lisent pas les classements pour le choix d’une ecole primaire,

http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/education...

ce qui est certainement embêtant vu toute l’energie dépensée a faire ces fameux classements. Pire encore, ils n’écoutent pas les encouragements du gouvernement a faire plus de STEM (Sciences, Technologie, sciences de l’Ingenieur et Mathematiques), et ce sont les études littéraires et artistiques qui voient plus que doubler leurs candidatures d’entrée en première annee !

http://timesonline.typepad.com/schoolgate/2010/02/finance...

Ca donne envie de rester dans ce pays malgre la crise actuelle !

A part ça, un article sur le salaire de la gestionnaire de fonds qui a fait perdre beaucoup d’argent a Oxford (elle a gagné 700000 livres dans l’année et en a fait perdre 50 millions à l’institution),

http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/your-rewar...

et un autre très intéressant décrivant la difficulté à signaler au public et à la presse un grave disfonctionnement opérant dans une administration : la terreur et les bureaucrates règnent, et cette chronique de l’Observer n’hesite pas a faire reference a la Stasi :

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/feb/21/nick-...

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Même Auteur
En finir avec l’eurolibéralisme - Bernard Cassen (dir.) - Mille et Une Nuits, 2008.
Bernard GENSANE
Il s’agit là d’un court ouvrage collectif, très dense, publié suite à un colloque organisé par Mémoire des luttes et la revue Utopie critique à l’université Paris 8 en juin 2008, sous la direction de Bernard Cassen, fondateur et ancien président d’ATTAC, à qui, on s’en souvient, le "non" au référendum de 2005 doit beaucoup. La thèse centrale de cet ouvrage est que l’« Europe » est, et a toujours été, une machine à libéraliser, au-dessus des peuples, contre les peuples. Dans "La fracture (…)
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