Auteur Hernando CALVO OSPINA

Panama, un canal à tout prix

Hernando CALVO OSPINA
Il a fallu attendre le 31 décembre 1999 pour que le Panamá récupère son canal et la zone de 1 474 kilomètres carrés sur lesquels les États-Unis exerçaient une totale souveraineté. Toutefois, la Colombie ne se verra jamais restituer la province qui, il y a un siècle, le 3 novembre 1903, et précisément pour percer la voie d’eau stratégique, lui a été arrachée par les sombres manœuvres de Washington, des séparatistes panaméens et... d’un aventurier français. En août 1900, Bogota voit (…)

« Les États-Unis ne cesseront pas l’espionnage, ils essaieront d’empêcher qu’il y ait d’autres Snowden » (Opera Mundi)

Hernando CALVO OSPINA
Les révélations sur le fait que les États-Unis d’Amérique ont espionné leurs alliés et les entreprises étrangères, et même les conversations de la présidente Dilma Rousseff, ont provoqué une crise diplomatique et une série de critiques contre ce pays. Mais pour le journaliste colombien Hernando Calvo Ospina, auteur du livre « L’équipe de choc de la CIA », les révélations d’Edward Snowden, si elles ont montré le volume et l’envergure de l’espionnage étasunien, ne constituent pas une (…)

Contre la torture, l’espoir (El Viejo Topo)

Hernando CALVO OSPINA
Il y a quelques mois, on apprenait qu’un avion d’Air France avait, en plein vol, été interdit de survol du territoire étasunien, car parmi ses passagers se trouvait l’écrivain Hernando Calvo Ospina. S’agit-il d’un dangereux terroriste ? Sa plume est-elle une arme de destruction massive ? Il vaut mieux en rire afin de ne pas en pleurer. Déjà, avant un épisode aussi stupide, Calvo Ospina avait fait l’objet d’une détention illégale, de torture et de disparition forcée. C’est ce qu’il raconte (…)
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Le renversement d’Allende, raconté par Washington

Hernando CALVO OSPINA
Le 11 septembre 1973, Salvador Allende, président démocratiquement élu du Chili, mourait pendant un coup d’Etat militaire ourdi et financé depuis les Etats-unis. La répression fit 3 800 morts ou disparus (évaluation minimale) et plus de 37 000 torturés. Des centaines de milliers de Chiliens furent contraints à l’exil. Une aube noire se leva sur le Chili de Pinochet. Le 11 septembre 2001, l’attentat contre le World Trade Center à New-York fit 2992 morts (en comptant les 19 pirates de (…)
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Colombie : « Nous sommes optimistes : le moment de rechercher la paix est venu »

Hernando CALVO OSPINA
J’ai un rendez-vous à 7 heures du matin avec trois membres du secrétariat, l’instance suprême des FARC (Forces Combattantes Révolutionnaires). Ce sont eux qui dirigent le dialogue entre l’organisation rebelle et la délégation du gouvernement colombien à la Havane. C’est la première fois qu’un journaliste parvient à rencontrer ces trois chefs de la guérilla ensemble... Même à la Havane ils n’ont pas perdu leur habitude de se lever à l’aube. « Nous nous levons à 4 h40 pour réveiller les (…)

Un héros libre à Cuba

Hernando CALVO OSPINA
Ils étaient ensemble, mais c’est d’abord Olga que j’ai embrassée. “C’est sensationnel de te rencontrer dans une situation totalement différente !”, lui ai-je dit tout ému. En d’autres occasions, nous avions partagé des tribunes, en Europe et à Cuba. Elle y dénonçait inlassablement la situation des Cinq cubains antiterroristes emprisonnés aux Etats-Unis. C’est après que je suis tombé dans les bras de cet homme grand, bien charpenté, à la barbe moyenne presque blanche : René Gonzalez, (…)

Equateur, vers la fin de la politique de l’amnésie

Hernando CALVO OSPINA
En mai 2007, quatre mois après être devenu président de l’Equateur et alors que personne ne s’y attendait, M. Rafael Correa annonça la création d’une Commission de la vérité. L’objectif ? « Enquêter, éclaircir et empêcher l’impunité dans les faits violents et les violations des droits humains attribués à des agents de l’Etat », particulièrement au cours de la période 1984-1988, durant le gouvernement de León Febres Cordero. La plupart des Equatoriens se souvenaient à peine de ces années (…)

« J’ai vu les visages de mes tortionnaires, encore impunis à ce jour » - interview par Patricia Rivas

Hernando CALVO OSPINA
Hernando Calvo Ospina est un journaliste et un écrivain colombien qui réside à Paris, collaborateur régulier du mensuel international Le Monde Diplomatique. Etudiant en journalisme en Equateur, il y fut détenu, torturé et emprisonné en 1985. Après avoir été expulsé vers le Pérou, où le gouvernement le déclara persona “non grata”, il fut accueilli par la France. Mais on ne savait presque rien des raisons de sa capture ni des détails de ce qu’il a vécu à cette époque. Aujourd’hui, Hernando (…)

Fidel, inépuisable révolutionnaire.

Hernando CALVO OSPINA
Texte lu par Hernando Calvo Ospina, le 17 avril 2013 à la Maison de l’Amérique latine, Paris, lors de la présentation du livre « Le droit de l’humanité à l’existence », qui contient 22 « Réflexions » du dirigeant cubain Fidel Castro Ruz. « C’est l’un des plus grands personnages du XXème siècle. En France, il n’y a personne qui ait sa stature, même Charles de Gaulle. Qu’on aime Fidel Castro ou pas, cet homme est un mythe vivant… » Ces mots sont ceux du grand acteur français, Pierre (…)

Tais toi et respire ! Torture, prison et bras d’honneur

Hernando CALVO OSPINA
Équateur, 1985. Le président Febres Cordero mène une politique de répression inédite contre tous les opposants. En Colombie, le pays voisin, les mêmes méthodes font régner la terreur depuis des décennies. Équateur, 1985. Le président Febres Cordero mène une politique de répression inédite contre tous les opposants. En Colombie, le pays voisin, les mêmes méthodes font régner la terreur depuis des décennies. Quelques Colombiennes et Colombiens se regroupent à Quito pour faire connaître la (…)

"Même si la vie te semble être un conte aujourd’hui, raconte-la"

Hernando CALVO OSPINA
Le 18 octobre à Oslo, ont été inaugurées les négociations entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC. Quelques heures auparavant, l’organisation révolutionnaire avait rendue publique une vidéo musicale. Celle-ci débutait avec les paroles de son commandant en chef, Timoleon Jimenez, plus connu sous le nom de Timochenko : "Nous venons à la table des négociations sans rancoeur ni arrogance." Puis on a vu plusieurs jeunes sans armes ni tenue de camouflage interpréter un (…)

« Nous sommes ici afin de négocier une autre Colombie pour le plus grand nombre, pas pour nous rendre »

Hernando CALVO OSPINA
Il est arrivé, m’a serré la main et s’est assis à côté de moi. Il a commencé à boire un jus de fruits, levant parfois les yeux pour me regarder. Chacun de ses mouvements était silencieux. Je venais de terminer l’interview de Ricardo Tellez, plus connu sous le nom de Rodrigo Granda, l’un des chefs de la délégation des FARC dans les négociations avec le gouvernement colombien à La Havane. J’avais proposé à Tellez de m’aider à le convaincre de faire une interview. « Je vous le présente, et (…)