Il ne s'agit pas d'une question idéologique en rapport avec l'espoir incontournable qu'un monde meilleur est et doit être possible.
L'Homo sapiens, on le sait, existe depuis environ deux cent mille ans, soit un laps dérisoire si on le compare au temps écoulé depuis l'apparition des premières formes de vie élémentaires sur notre planète voilà à peu près trois milliards d'années.
Les réponses aux mystères insondables de la vie et de la nature ont été essentiellement, à ce jour, de caractère religieux. Il serait insensé de prétendre qu'il en soit autrement, et je suis convaincu qu'il en sera toujours ainsi. Plus la science creusera dans l'explication de l'univers, de l'espace, du temps, de la matière et de l'énergie, des galaxies infinies, des théories sur l'origine des constellations et des étoiles, des atomes et de leurs fractions qui donnèrent naissance à la vie et à sa brièveté, et des milliards de combinaison par seconde qui la régissent, et plus l'homme se posera de (…)Lire la suite »
Il s'agit là d'un ouvrage aussi important que passionnant. Les conclusions politiques laissent parfois un peu à désirer, mais la démarche sociologique est de premier plan. Et puis, disposer d'un point de vue d'outre-Rhin, en la matière, permet de réfléchir à partir d'autres référents, d'autres hiérarchies aussi.
Ce livre répond brillamment à la question cruciale : pourquoi fait-on la guerre aujourd'hui, et qui la fait ? L'auteur articule, de manière puissante et subtile, les questions écologiques, les problèmes de libertés individuelles et collectives, et la responsabilité historique de la violence impérialiste.
Autant s'en convaincre : les guerres d'aujourd'hui et de demain, par delà la captation de l'eau et de l'air pur, viseront à asservir le plus grand nombre et à asseoir toujours plus la domination du capitalisme transnational.
On sait bien que qui contrôle le passé contrôle le présent et l'avenir. L'idéologie dominante a donc gommé l'histoire meurtrière de (…)Lire la suite »
Contrairement à d'innombrables commentaires, la débâcle à Copenhague n'est pas la faute à tout le monde. Elle n'a pas eu lieu parce que les êtres humains seraient incapables de s'entendre, ou parce qu'ils seraient intrinsèquement autodestructeurs. Ce n'était pas non plus la faute à la Chine, ni à la malheureuse ONU.
Beaucoup de torts sont à partager, mais il y a un pays qui était le seul à détenir le pouvoir de changer la donne. Il n'en a rien été. Si Barack Obama était venu à Copenhague avec l'engagement transformateur et entrainant de sortir l'économie US de la dépendance des carburants fossiles, tous les autres pays émetteurs auraient suivi. L'UE, le Japon, la Chine et l'Inde avaient tous précisé qu'ils étaient prêts à s'engager plus loin, mais uniquement si les Etats-Unis montraient l'exemple. Au lieu de cela, Obama est arrivé avec des objectifs honteusement minimes et tous les gros pays pollueurs se sont alignés sur lui.
(l'" accord" qui fut finalement imposé (…)Lire la suite »
Le cinquante et unième anniversaire du triomphe de la Révolution, célébré voilà maintenant deux jours, a fait remonter à ma mémoire des souvenirs de ce 1er janvier 1959. Je n'aurais jamais pensé me le rappeler un demi-siècle après - qui s'est écoulé à toute allure - comme si c'était hier.
Quand, le 28 décembre 1958, je me réunis à la sucrerie Oriente avec lui, le chef des forces ennemies dont les unités d'élite étaient cernées sans aucun échappatoire reconnut sa déroute et fit appel à notre générosité afin de trouver une issue digne pour le reste de ses troupes. Il savait que nous traitions humainement, sans la moindre exception, les prisonniers et les blessés. Il accepta l'accord que je lui proposai, bien que je l'eusse averti que les opérations se poursuivraient. Mais, à l'instigation de l'ambassade étasunienne, il gagna la capitale où il fomenta un coup d'Etat.
Nous nous préparions aux combats du 1er janvier quand la nouvelle que le tyran avait pris la fuite nous parvint au (…)Lire la suite »
« Mon père chevauchait un chameau, je roule en Cadillac, mon fils vole en jet, son fils chevauchera un chameau. »
Proverbe saoudien
45.000 accréditations, 12 jours de négociations et une énergie équivalente à 46.200 tonnes de carbone - soit l'équivalent de la consommation d'énergie d'un pays comme la Somalie en une année - pour aboutir à « un crime contre l'humanité » : Copenhague reste un échec quasi complet. Le texte final ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 ou 2050 et aucune obligation sur l'aide à l'adaptation pour les pays les plus pauvres. Les Etats-Unis et la Chine ont déçu en restant sur des positions qui défendent un système de société à court terme et irresponsable. De plus, aucun calendrier n'a été prévu pour la signature d'un traité l'année prochaine : Copenhague représente une régression par rapport à Kyoto et une fin de non-recevoir pour la feuille de route conclue à Bali. Finalement, chaque pays fera (…)Lire la suite »
Les changements climatiques causent d'ores et déjà des dommages considérables, et des centaines de millions de pauvres en souffrent les conséquences.
Les centres de recherche les plus avancés assurent qu'il reste très peu de temps pour échapper à une catastrophe irréversible. Selon James Hansen, de l'Institut Goddard, de la NASA, un niveau de trois cent cinquante parties de dioxyde de carbone par million est encore tolérable ; or, il dépasse actuellement trois cent quatre-vingt-dix et il augmente tous les ans à raison de deux parties par million, soit plus que les niveaux d'il y a six cent mille ans. Les deux dernières décennies ont été les plus chaudes depuis qu'il existe des mesures. Ce gaz a augmenté de quatre-vingts parties par million ces cent cinquante dernières années.
Les glaces de la mer Arctique, l'énorme couche de deux kilomètres d'épaisseur qui couvre le Groenland, les glaciers d'Amérique du Sud qui alimentent les principales sources d'eau douce de cette région, le (…)Lire la suite »
La veille de l'ouverture du sommet de Copenhague Ban Ki-Moon, secrétaire général de
l'ONU, pronostiquait un accord signé de la part de tous les Etats. (1)
Ils sont arrivés à une déclaration commune, sans photo de famille, car les résultat ne méritent même pas la photo...au moins de ça ils sont conscients.
Il fallait bien une déclaration au minimum…mais pour quel contenu ?
Vous pouvez toujours consulter la déclaration finale, fruit de la négociation entre 26 Etats et rédigée par 5 (Etats-Unis, Chine, Inde, Afrique du Sud et Brésil) de ces Etats. (2)
En fin de compte les débats peuvent se résumer ainsi, en reprenant les propos d'Emmanuel Guérin, de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) : "Wen Jiabao (Chine) a fait une petite ouverture sur la question des vérifications, Lula (Brésil) a fait preuve d'un volontarisme politique sur le financement, Obama (Etats-Unis) n'a pas bougé d'un iota et Singh (Inde) a fermé le bal en disant que cela (…)Lire la suite »
L'OBSERVATORE ROMANO vient de rendre publique le message de Benoît XVI pour la 43 ième journée mondiale de la paix qui sera célébrée le 1ier janvier 2010. Le thème porte entièrement sur l'environnement : SI TU VEUX CONSTRUIRE LA PAIX, PROTàˆGE LA CRÉATION. Il est évident que le Vatican peut s'exprimer comme il veut et quand il veut sur des questions comme celles qui touchent à l'environnement. Sa participation aux débats, comme celle de tous les autres, ne peut qu'enrichir les échanges et permettre des analyses toujours plus consistantes. Dans ce contexte, le Sommet de Copenhague, du 13 au 18 décembre, portant spécifiquement sur l'environnement, était tout indiqué pour y inscrire ce message et en débattre avec tous les intervenants présents. Les 192 pays, membres de l'Assemblée générale des Nations Unies, y étaient représentés tout comme des centaines d'ONG. Une occasion unique pour diffuser pareil message. Dès le 8 décembre, ce document était prêt à être transmis au monde, Benoît (…)Lire la suite »
Ca y était, on avait enfin trouvé la voie du progrès universel, et elle ne passait pas par cette affreuse « lutte des classes ». L'instinct de conservation allait, enfin, prendre le dessus sur la soif de profits et l'exploitation humaine qui va avec. Oui, la solution était là , sous nos yeux, pourquoi tant de pauvres, d'affamés sur cette terre ? Le réchauffement climatique bien sûr ! La cause : L'effet de serre induit par la combustion du charbon et du pétrole (CO2).
Un groupement de scientifiques, le GIEC, convoqués par l'ONU, établissait à 90%, le degré de probabilité de cette hypothèse. Les Nobel couronnaient ce travail par le prix de la Paix 2007 (pourquoi la Paix et pas la Climatologie ?....). Les politiques bourgeois de toutes obédiences sautaient, à pieds joints, sur ces 90%, arrondis illico à 100%. Enfin l'occasion de prouver que bourgeoisie ne rimait plus avec conservatisme. Vous dites , faim, eau potable, démographie, misère,... ils ont la solution : CO2 ! Et il avaient (…)Lire la suite »
Deux mondes.
On constate de plus en plus que sur cette planète il y a deux mondes.
En information, il y a longtemps qu'on note qu'il y a deux mondes. Le monde de Gesca, de Péladeau, de Desmarais ou encore du journal Le Monde et l'autre monde celui du journal Le Monde Diplomatique ou de Vigile, de Presse-toi à gauche, du Grand Soir, etc. Bref, il y a le monde de la presse "officielle" et celui de la presse "alternative".
Les mêmes événements, les mêmes personnages y sont décrits d'une manière si différente qu'on croirait qu'il ne s'agit pas du même endroit, du même politicien ou du même événement.
Gesca, Le Monde et Cie vont nous dire que le Coup d'État militaire au Honduras était "légal" et Le Monde Diplomatique, Le Grand Soir, Presse-toi à gauche ou même Vigile, vont nous dire qu'il s'agit d'un Coup d'État bafouant au pied la démocratie et les droits les plus fondamentaux des Honduriens-nes. Deux Mondes !
Evo Morales nous parle aussi de deux mondes. Celui du vivre « bien (…)Lire la suite »