Vidéo Venezuela. RCTV et médias privés : une gigantesque pieuvre pour casser le Président Hugo Chavez par tous les moyens.








Mardi 5 juin 2007.


La décisions du gouvernement de ne pas renouveller la concession hertzienne attribuée à la chaîne de télévision vénézuélienne RCTV (Radio Caracas Télévision) a été l’ occasion pour la majorités des médias, bien aidés par Reporters Sans Frontières, d’ attaquer à coup de mensonges et de condamner le gouvernement vénézuélien, et, bien sùr, tout particulièrement son Président Hugo Chavez accusé de baillonner l’ opposition, de censure et même d’être un dictateur...

Incitation à la violence, diffusions de messages subliminaux, entente illicite sur les prix et pratique déloyale, fraudes, diffusion de publicité directe et indirecte pour de l’ alcool, infractions à la loi sur les télécommunications (non-respect des normes de programmation, diffusion de programmes à caractère violent, pornographique, non-respect des quotas de production nationale, etc.) : 652 infractions entre juin et décembre 2006. Voilà ce que nos médias défendent alors qu’ en France cette chaine aurait été interdite depuis bien longtemps. Sans oublier que RCTV a participé et soutenu le coup d’état contre Chavez en 2002 ...

- Voir le reportage VOST http://video.google.com




RCTV : au Parlement européen, la droite et Reporters Sans Frontières se liguent contre le Venezuela, par Bernard Cassen et Christophe Ventura.


Venezuela : Chávez, les putschistes, la télé et le peuple, par Maxime Vivas.

La guerre de désinformation de Reporters Sans Frontières contre le Venezuela, par Salim Lamrani.


Affaire RCTV et nationalisation de la CANTV : mensonges médiatiques et éclairage, par Romain Migus.






COMMENTAIRES  

05/06/2007 19:52 par Anonyme

Excellent documentaire, très instructif pour comprendre ce qui se passe au Venezuela, et qui nous donne des clefs pour la France !

10/06/2007 14:26 par Camille

Votre manque de discernement me met en colère ! Allez donc voir un peu ce qui se passe au Vénézuela en ce moment ... peut être écrirez vous des articles un peu plus réalistes !
Nous avons passé 15 jours dans le pays et rentrons attérés. Nous partions pour voir, car nous connaissons le pays depuis plus de 30 ans et ne comprenions pas la situation.

Nous pensions un peu comme vous en partant, nous rentrons ulcérés, honteux des prises de position et de l’indifférence des européens, dépités du soutien des intellectuels de gauche et autres idéalistes alter, écolo, ...

Les beaux discours sur Chavez, le génial inventeur du socialisme du 21ème siècle font peur !!! La réalité est tout autre. Entre le discours, la communication démagogique de Chavez et les faits, il y a un monde ; ouvrez les yeux et regardez la réalité au delà des idéaux :

- dans les universités populaires les profs sont analphabètes et les élèves ne viennent pas en cours ; ils obtiennent leurs diplômes en un temps record (voir le nombre de médecins diplômés !!!. Il n’y a pas de programmes, pas de profs issus du milieu universitaire vénézuelien
- dans les missions populaires les médecins sont de vagues infirmières cubaines dans le meilleur des cas ou des médecins miraculeusement issus des barrios en 3 mois de formation
- les témoins des bénéficiaires de la "mision milagro" subissent la pression des chavistes pour des témoignages bidon à la télévision
- on manque de sucre, de poulet, de haricots rouges dans les magasins car la production est désorganisée et que les haciendas sont dévastées par les militaires qui les occupent
- les policiers et les militaires sont les seules personnes qui vous font peur dans la rue car ils ont tous les droits et sont totalement corrompus,
- les Chavistes rachètent les biens des propriétaires qui fuient et possèdent aujourd’hui toutes les plus belles villas du pays, en ville comme à la campagne ...
- vous en voulez encore ?

Et que pensez-vous de la publicité sur Chavez, aussi omniprésente que celle de la bière Polar ? Même mes enfants de 11 et 14 ans y ont reconnu des signes d’un régime totalitaire : Chavez avec le crucifix, Chavez avec Castro, Chavez avec Bolivar, Chavez avec les gouverneurs chavistes, Chavez avec les militaires, ... Chavez partout sur les murs, sur les écrans, sur les ondes !

S’il manquait encore des arguments pour que vous soyiez plus vigilants : que dites vous du fait que l’uniforme de l’armée vénézuélienne ait été modifié pour devenir le même que celui de Cuba ? Commode les vases communiquants pour les effets de masse, non ? Ce n’est sûrement pas seulement pour des économies d’échelle pour la production des tenues !!!

La situation est dramatique. Réveillez-vous ! Ce n’est pas ça le socialisme ! Voudriez-vous de cela ici en Europe ? Facile de soutenir et de crier au scandale quand le régime totalitaire s’installe chez les autres !

Je ne demandais qu’à y croire ... maintenant je demande qu’on réagisse et je suis désarmée !

11/06/2007 12:15 par Anonyme

Vous dites : « Allez donc voir un peu ce qui se passe au Venezuela en ce moment ... peut être écrirez-vous des articles un peu plus réalistes ! »

Ben, justement, j’en reviens et je suis scié entre ce que j’ai vu et ce qu’on écrit en Europe. C’est tellement gros que le Parlement européen qui compte 785 députés a pu en réunir seulement 65 pour voter une motion sur cette affaire de fréquence hertzienne : 43 de droite et extrême droite tandis que tous les députés de gauche présents (22), y compris les tièdes socialistes on voté contre. Quant à l’Union européenne, elle a rédigé à retardement un communiqué laborieux mi-chèvre mi-choux.

La suite de vos affirmations semble puisé dans les colonnes de la presse putschiste : « profs analphabètes, médecins formés en trois mois ou qui sont de vagues infirmières », etc.

Quel mépris colonial !

Avant Chavez, les 2 millions de pauvres des bidonvilles ne savaient pas ce qu’était un toubib. J’ai personnellement rencontré un Français qui vit à Caracas et qui m’a raconté l’excellence des soins donnés en urgence à sa femme par un médecin Cubain dans un "barrio". Ces médecins si nuls que l’espérance de vie des Cubains est la plus grande de tous les pays d’Amérique latine, avec parfois des écarts de 14 ans avec certains d’entre eux. Lisez les rapports de l’OMS !

Les policiers font peur ? J’ai été également impressionné, lors des manifestations des étudiants fils à papa de l’université catholique, de voir comment la police traitait cette jeunesse dorée avec respect après avoir reçu des pluies de projectiles (17 blessés, dit notre presse en oubliant d’ajouter : parmi les policiers), voire des tirs à balles réelles.

Pourquoi vous en prendre aux réussites les plus généreuses ? La mission Milagro qui a rendu la vue à des dizaines de milliers de pauvres abandonnés par les gouvernements de naguère, l’éradication de l’analphabétisme (lisez les rapports de l’UNESCO).

Des repas sont distribués à ceux qui crevaient de faim ? Vous nous racontez des pénuries alimentaires sans nous dire (mais le savez-vous ?) que l’oligarchie essaie de créer une famine en stockant les denrées et que le gouvernement découvre chaque jour des stocks cachés.

Des putschistes ont fui ? Vous vous horrifiez que leurs maisons soient rachetées. Fallait-il les confisquer ?

Quant à l’omniprésence de la publicité pour le gouvernement sur les chaînes de télévision d’Etat, l’omniprésence de Chavez, c’est en effet une réalité. Comme vous, j’ai eu du mal avec ça. Mais pourquoi ne pas dire que l’essentiel des chaînes de télévision, 9 sur 10 quotidiens nationaux sont anti-chavistes ? Le gouvernement fait un contre pilonnage dont chacun aimerait en effet qu’il cesse. Mais comment le peut-il dans ce contexte où les médias appartenant à des industriels immensément riches remplacent de facto les partis politiques de droite ?

Vous terminez en écrivant : « Je demande qu’on réagisse et je suis désarmée ! »

Désarmée ? Cela vous distingue en effet (et à votre avantage) de la chaîne de télévision Venevision où des stocks d’armes ont été découverts. « Un peu rouillées », a essayé de minimiser Gustavo Cisneros, milliardaire vénézuélien et patron de cette chaîne qui avait été un des moteurs du coup d’Etat de 2002.

Cisneros qui n’a pas connu pour cela un seul jour de prison et dont la chaîne émet toujours alors qu’elle aurait été fermée chez nous depuis avril 2002.

Vous avez le droit de détester ce gouvernement, son chef, sa propagande, mais il vaut mieux le faire en examinant l’ensemble de la problématique, en ne rapportant pas des ragots, en regardant enfin qu’une révolution est en marche, que ses partisans ne sont pas infaillibles, ni des saints. Mais aussi que leurs adversaires les enverraient, eux, leurs militants, les pauvres, dans l’enfer dont on s’accommodait naguère quand personne ne parlait du Venezuela.

Si vous aimez (ce que je veux bien croire) la démocratie et la liberté, si vous détestez le sang, tremblez à l’idée que les oligarques qui affrontent le gouvernement élu pourraient prendre le pouvoir par la force et le mensonge.

Maxime Vivas.

04/09/2007 22:03 par Olivier

Je trouve le commentaire de Camille plutôt pertinent. Je reviens également du Venezuela. Je tenais à me rendre compte par moi-même des avancées de la révolution sur le terrain - avec un a priori plutôt positif je dois dire, au delà personnalité de Chavez.
Moi aussi j’avais envie d’y croire à cette révolution bolivarienne, mais au final, j’avoue avoir été franchement déçu - même si tout n’est pas complètement négatif bien sûr.

Aller ou être au Venezuela pour en parler n’est nullement un gage d’objectivité. La polarisation dans le pays est à l’image de ce qu’on peut en percevoir en dehors. J’y ai entendu tout et son contraire. Pourtant - et c’était pour moi une bonne surprise - on peut rencontrer pas mal de personnes (notamment chez les étudiants, et je ne parle pas des fils à papa de la Catho) très critiques a l’égard de Chavez et qui détestent tout autant l’opposition - contrairement à ce qu’essaie de faire croire la propagande chaviste... Car il y a bel et bien une propagande chaviste, et passer au Venezuela sans le remarquer serait la marque d’un formidable aveuglement.

« Vous nous racontez des pénuries alimentaires sans nous dire (mais le savez-vous ?) que l’oligarchie essaie de créer une famine en stockant les denrées et que le gouvernement découvre chaque jour des stocks cachés. »

Maxime, ne te rends-tu pas compte que tu tombes dans l’exact travers que tu sembles dénoncer chez Camille… Elle vient d’où, ton info ?
Comment peux tu accuser Camille de puiser ses infos dans la presse putschiste quand toi tu relaies sans complexe la propagande gouvernementale ??
Il faut être naïf pour croire que les pénuries sont le seul fait de spéculateurs ou de saboteurs politiques (même si je veux bien concéder qu’ils existent et ajoutent probablement à la situation). A partir du moment où le gouvernement limite drastiquement l’entrée de devises étrangères (si tu as été au Venezuela, sans doute n’as tu pas manqué d’acheter des bolivares au marché noir) dans un pays vivant quasi exclusivement de l’exportation, l’approvisionnement à du mal a suivre. Il n’y a pas besoin d’être affilié à l’oligarchie pour le comprendre. Dans le cas précis des oeufs et du poulet, il s’agit d’une pénurie sur l’alimentation des volailles (alimentation made in US) qui se répercute logiquement sur la production, et donc la consommation.

Certes tout n’est pas noir au Venezuela, et il faut valoriser les aspects positifs du processus en cours.
Mais en même temps, il faut absolument garder un regard critique au delà des passions idéologiques. C’est la seule voie viable si l’on veut construire de vraies alternatives à l’impérialisme et au capitalisme libéral. Du moins me semble-t-il.

Pour info, je me suis efforce d’écrire un article dans cet esprit sur le cas du Venezuela :
http://carnetsdameriquedusud.zeblog.com/244875-la-revolution-bolivarienne/
(Les commentaires et les critiques sont bien entendu bienvenus)

Amitiés,
Olivier

05/09/2007 22:20 par Anonyme

Je ne relaie pas la presse gouvernementale, mais la vérité. Les preuves abondent d’une pénurie de denrées organisée. Qu’il y ait au Venezuela, comme dans tous les pays du tiers monde, des ruptures dans les approvisonnements ne signifie pas pénurie. Jamais les pauvres n’ont été mieux nourris. Ni les enfants.

Tu supposes que j’ai "sans doute" achété des bolivares au marché noir. Non, et personne ne m’a abordé pour ça.
Je me méfie de ceux à qui Sénèque disait : "A quoi bon voyager si tu t’emportes avec toi ?"
Si l’on va à Caracas pour vérifier tous les points dont les médias, dominés par l’Empire nous ont dit que ça ne va pas, on va les trouver. Mais on ne verra pas le reste. On doit pouvoir trouver des boutons rouges sur la peau de miss monde. Si l’on ne parle que d’elle, on débande.
Cela dit, je te réponds, mais je ne t’agresse pas. On discute là sur des détails dans le processus.
Maxime

09/08/2009 16:15 par berta

"Et que pensez-vous de la publicité sur Chavez, aussi omniprésente que celle de la bière Polar ? Même mes enfants de 11 et 14 ans y ont reconnu des signes d’un régime totalitaire : Chavez avec le crucifix, Chavez avec Castro, Chavez avec Bolivar, Chavez avec .....etc...."

Au Venezuela j’ai été outrée d’entendre les discours scandalisés des jeunes touristes francais que je rencontrai, sur la propagande d’état.
Et si on prenait un peu plus conscience de ce qui se passe chez nous avant de se scandaliser d’un système d’ailleurs trop différent et dont nous n’avons la plupart du temps pas les clés pour le juger ?
Sarkozy avec carla, sarkozy avec ses potes milliardaires, sarkozy fait un malaise, sarkozy sort de l’hopital... La propagande au venezuela est omnipresente mais "ici l etat a construit" "ici chavez construit un pont" " ici notre jeunesse est solidaire" -m^me si tout n’etait que propagande ! est infiniment moins nocif que ce qu on bouffe ici tous les jours en publicité en télé et en éloge generalisé de la beauferie et du tout pour le fric.
Camille, vos enfants remarquent ils qu’ici la presse est aux mains des riches amis de sarkozy, et que la seule information libre qui soit, celle sur le web surtout est constament discreditee par les journalistes chiens de garde du pouvoir ?
La liberté de la presse est menacée au venezuela ? C’est drole comme cela ne choque personne quand il s’agit de l ’italie.
C’est drole come on ecoute Reporters sans frontiere comme s il s agissait des garants absolus de la liberté de la presse alors qu ils obeissent comme tous les autres au bon vouloir de leurs maitres investisseurs.
En france un journal ou une radio qui critiquerait systematiquement le gouvernement au point de donner des conseils pour le renverser serait immédiatement arreté, taxé de dangereux terroriste, d’organisation... activiste ....revoltionnaire ....ultragauchiste .....diabolique...
Mais nous on vit en "democratie" c est ca ?
PPfffff.
Z’auriez pas un euros ou 2 pour ces pauvres gens de BNP PARIBAS ...?
Leurs traders ne sont pas assez "stimulés" ....!

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