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Venezuela : Ne blâmez pas la victime

Roger D. Harris, Francisco Domínguez et María Páez

Certains secteurs de la gauche se sont érigés en gardiens de la foi, jugeant négativement depuis l'étranger la difficile et risquée retraite tactique entreprise par la direction bolivarienne

« Rien n’est plus facile que d’être idéaliste aux dépens des autres. »
Karl Marx, 1858

À la faveur de la nuit, l’armée américaine a enlevé le président légitime de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro Moros, et son épouse – députée à l’Assemblée nationale –, Cilia Flores, le 3 janvier 2026. Parmi les dégâts collatéraux, on compte plus de 100 victimes mortelles, y compris des civils et des gardes cubains et vénézuéliens.

Cette attaque surprise non provoquée a violé de manière flagrante le droit international. La puissance hégémonique a agi en toute expectative de pouvoir opérer en toute impunité. Même les gouvernements voisins de tendance progressiste, comme ceux du Brésil et de la République de Colombie, n’ont offert que de tièdes critiques. L’ancien ministre des Affaires étrangères du Venezuela, Yván Gil, a déclaré : « Nous nous retrouvons seuls ». C’est dans ce contexte que doivent être compris les événements ultérieurs.

Cette atroce action militaire a couronné un quart de siècle de manœuvres des États-Unis et de leurs alliés (en particulier le Canada et le Royaume-Uni) contre le Venezuela : sanctions asphyxiantes, confiscation d’actifs, isolement diplomatique, cyberattaques, tentatives d’assassinat, invasions de mercenaires et création d’un gouvernement parallèle fictif. Durant les deux mois précédant l’invasion, la Marine américaine a bloqué les envois de pétrole. Malgré cela, l’empire n’a pas atteint son objectif de changement de régime constitutionnel.

La résilience de la révolution a contraint les États-Unis à intensifier le conflit. Washington et ses alliés ont échoué dans leur tentative de détruire le chavisme, le mouvement fondé par Hugo Chávez et poursuivi par son successeur, Nicolás Maduro. La République bolivarienne du Venezuela ne s’est pas effondrée ni n’est tombée dans le chaos après la décapitation de sa direction. La paix intérieure a prévalu.

L’opposition d’extrême droite, financée et soutenue par les États-Unis, n’a pas réussi à s’emparer du pouvoir ; elle s’est au contraire retrouvée encore plus marginalisée et plongée dans le désordre.

La direction chaviste du PSUV a assuré une succession constitutionnelle fluide, avec l’assermentation de la vice-présidente Delcy Rodríguez en tant que présidente par intérim. L’unité du haut commandement est restée ferme, soutenue par l’Assemblée nationale et le Tribunal suprême. De même, l’union civico-militaire, les communes et les institutions chavistes de base ont apporté leur plein soutien au gouvernement.

Profitant de sa supériorité militaire écrasante, Washington a formulé une offre de type mafieux : une proposition impossible à refuser. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a appelé Delcy Rodríguez ce jour d’infamie et lui a posé un ultimatum : coopérer avec les États-Unis ou faire face à la destruction militaire du pays et à l’assassinat de sa personne et d’autres dirigeants. Différentes versions de ce scénario sont corroborées tant par la presse corporative que par des sources chavistes.

Trump a menacé explicitement : « Il y en a d’où ça vient ». L’alternative était la dévastation qui plane actuellement sur l’Iran, un pays doté de capacités militaires bien supérieures. Avec les forces américaines déployées dans toute la région et au large de ses côtes, une confrontation militaire aurait signifié l’anéantissement, y compris la destruction de l’industrie pétrolière. Rodríguez a fait ce que tout dirigeant responsable aurait fait compte tenu des options existantes : elle a effectué une retraite tactique face à une force écrasante.

Le Venezuela ne s’est pas rendu

Toutes les institutions de l’État chaviste et le puissant univers des organisations de base qui soutiennent la révolution restent intacts. Cependant, l’impérialisme américain, en braquant une arme sur la tête du gouvernement, est en mesure d’exercer une coercition substantielle qui conduit à des décisions désagréables, comme la déportation d’Alex Saab.

Ces concessions reflètent des pressions que nous, de l’extérieur, ne pouvons qu’imaginer. La manière dont doit répondre le mouvement de solidarité est une question centrale.

Sergio Rodríguez Gelfenstein, ancien fonctionnaire du gouvernement de Chávez, décrit les négociations actuelles comme un exercice de préservation nationale essentiel. Il souligne : « Ce qui est en jeu, c’est la survie de l’État et de la République ; si ceux-ci étaient perdus, le débat sur tout autre sujet deviendrait banal ». Comme l’a dit l’ancien chancelier vénézuélien Jorge Arreaza, « désormais, tout se négocie », et Washington est contraint de maintenir un échange constant et quotidien avec Caracas.

La réforme législative figurait depuis longtemps à l’ordre du jour de Nicolás Maduro. Néanmoins, les modifications des lois régissant l’exploitation des hydrocarbures et des minéraux solides impliquaient d’offrir des conditions généreuses au capital international pour attirer les investissements étrangers si nécessaires (ce que la République de Cuba fait également).

La nouvelle loi d’amnistie, une autre initiative prévue, est un instrument clé pour favoriser la réconciliation et priver les secteurs extrémistes d’arguments pour inciter à la violence. La loi exclut strictement « toute personne ayant commis des crimes de guerre, des violations des droits de l’homme, des homicides, du trafic de stupéfiants ou une trahison envers la patrie ».

Le gouvernement maintient des négociations avec la droite modérée. Ces cycles successifs de dialogue ont été une constante durant la présidence de Maduro.

Rodríguez a conseillé la prudence et la patience stratégique. Il convient de souligner que le noyau de la direction chaviste – la Force armée nationale bolivarienne, le Parti socialiste unifié du Venezuela et les organisations communales – est resté uni sous une pression énorme, une pression conçue précisément pour fracturer cette unité.

Des succès longtemps attendus

Les États-Unis ont changé de position et, dans la pratique, reconnaissent la légitimité du gouvernement vénézuélien. Le projet bolivarien a non seulement perduré, mais a obligé son plus grand adversaire à parvenir à un certain entendement.

Depuis 2019, les États-Unis n’autorisaient pas de transactions avec la Banque centrale du Venezuela ni avec les principales banques d’État. Les restrictions américaines avaient auparavant isolé le Venezuela du système financier mondial, empêchant l’accès aux transactions libellées en dollars et aux canaux financiers américains. Les ventes de pétrole aux États-Unis ont repris, et une partie des revenus retourne dans l’économie nationale.

Le Fonds monétaire international (FMI), dominé par les États-Unis, a renoué ses relations avec la République bolivarienne du Venezuela. Rodríguez a déclaré que la nation bolivarienne ne cherche pas de prêts du FMI, mais à accéder à ses propres fonds gelés.

Bien que les sanctions restent largement en vigueur, des licences spéciales et un assouplissement temporaire des restrictions économiques – destiné à l’aide après les tremblements de terre – ont donné un certain répit à l’économie vénézuélienne assiégée, tout en facilitant le flux de pétrole vers les États-Unis. Ces concessions sont limitées et réversibles, de sorte que la structure générale de la guerre économique américaine reste intacte. Néanmoins, cette situation est préférable au blocus pétrolier total imposé juste avant l’assaut du 3 janvier.

La présidente par intérim Delcy Rodríguez Rodríguez a exigé à plusieurs reprises que la République bolivarienne du Venezuela soit libérée des sanctions, tout en demandant formellement la libération des actifs vénézuéliens à l’étranger pour faire face à la dévastation causée par les tremblements de terre. Elle a même fait appel au roi Charles III pour qu’il restitue les 31 tonnes d’or vénézuélien détenues par la Banque d’Angleterre.

Un paysage politique transformé

La corrélation des forces à laquelle est confrontée la direction vénézuélienne actuelle est substantiellement moins favorable qu’à l’époque de Chávez ; il est donc erroné de juger ses concessions sur la base d’un standard idéalisé de l’ère chaviste.

Certains secteurs internationaux invoquent la figure de Chávez pour discréditer la direction actuelle. On oublie que, durant la présidence de Chávez, le Venezuela vendait son pétrole presque exclusivement aux États-Unis, à une époque de grande dépendance. Ignorant ce changement de contexte, on lance des slogans gauchistes enfantins selon lesquels Chávez n’a jamais cédé et qu’« on ne négocie pas avec l’ennemi », oubliant le célèbre conseil que Fidel Castro lui a donné lors du coup d’État de 2002 : « Ne te sacrifie pas, Hugo ».

Chávez a gouverné pendant un boom des matières premières qui a doté le projet bolivarien de ressources pour offrir des avantages matériels aujourd’hui pratiquement inaccessibles en raison des sanctions. Le contexte géopolitique a considérablement changé depuis l’époque de Chávez, en particulier sous l’actuelle « Doctrine Donroe ». Depuis la victoire de Maduro en juillet 2024, aucun candidat de gauche n’a remporté d’élections en Amérique latine. La droite s’est imposée lors des sept dernières élections présidentielles. Tant que cette tendance réactionnaire générale ne sera pas inversée, de nouveaux revers sont probables.

Le but et l’impact cumulatif des mesures coercitives unilatérales et illégales ont été d’éroder le soutien populaire au gouvernement. Des années de sanctions globales – malgré la reprise économique de 2021-2025 après une contraction du PIB d’environ 75 % – ont laissé la République bolivarienne du Venezuela dans une position vulnérable. Actuellement, l’économie vénézuélienne fonctionne à environ 30 % de son niveau d’avant les sanctions.

Le gouvernement de la présidente par intérim Rodríguez tente de gagner du temps pour relancer l’économie, bien que les tremblements de terre du 24 juin aient constitué un coup terrible. Selon les Nations Unies, les dommages physiques directs sont estimés à plus de 37 milliards de dollars, ce qui représente plus d’un tiers du produit intérieur brut du Venezuela.

La majorité des Vénézuéliens désirent la paix intérieure et le retour à la prospérité, non une confrontation avec l’empire.

« L’unité est ce qu’il y a de plus important : sans elle, rien n’est possible ; avec elle, tout est possible ». Telles furent les paroles de Fidel Castro en organisant la Révolution cubaine en 1956.

Ce qu’il y a de plus dangereux pour la sœur Révolution bolivarienne, c’est l’insinuation selon laquelle la direction actuelle a trahi la cause et qu’une « troisième voie » véritablement gauchiste peut être encouragée pour la remplacer. Des factions rivales ont toujours existé au sein du mouvement bolivarien. Mais les décisions politiques doivent, en dernière instance, être réglées à l’intérieur de la République bolivarienne du Venezuela elle-même, sans ingérence internationale.

Ces analyses de la « troisième voie », qui rejettent à la fois Caracas et Washington, omettent souvent de considérer ce que les Vénézuéliens pourraient faire concrètement à ce tournant historique : elles abondent en critiques sur ce qui ne va pas, mais manquent d’alternatives viables.

Il n’y a pas si longtemps, des figures d’extrême droite fasciste comme María Corina Machado évoquaient des « fissures et des failles dans les rangs chavistes » et prédisaient « le début d’une explosion sociale » contre le gouvernement vénézuélien élu. Aujourd’hui, certains activistes solidaires disent la même chose.

« L’essence tragique » de la désunion de la gauche en Bolivie devrait servir de leçon et d’avertissement sur ce qui pourrait arriver dans la Nation vénézuélienne. La direction chaviste en est douloureusement consciente ; d’où son effort énergique pour établir le front uni le plus large possible contre la colonisation américaine. Loin d’être des traîtres à la cause, les Rodríguez et le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, représentent les chavistes les plus militants : des combattants présents depuis les tout débuts de la révolution.

Ce qu’exige la solidarité

La critique constructive et l’activisme solidaire ne s’excluent pas mutuellement. Les opinions dissidentes sont appropriées lorsqu’elles sont contextualisées et présentées comme faisant partie d’un effort collaboratif pour progresser vers des objectifs communs, et non comme un défoulement individualiste.

Certains secteurs de la gauche se sont érigés en gardiens de la foi, jugeant négativement depuis l’étranger la difficile et risquée retraite tactique entreprise par la direction bolivarienne, alors même qu’elle a évité une confrontation militaire suicidaire avec l’impérialisme américain.

L’angoisse et la déception de la gauche internationale face aux retraits du Venezuela sont compréhensibles. Mais le Sud global n’est pas disposé à réaliser les aspirations révolutionnaires de ceux qui vivent au cœur de l’empire. Cela, il faut que ce soit clair, est la tâche de ceux qui se trouvent au centre du pouvoir.

Comme l’a dit un ami activiste vénézuélien : « Vous, les gringos, vous nous dites comment faire notre révolution alors que notre problème est que vous n’avez pas réussi à faire la vôtre. »

Les Vénézuéliens détermineront leur propre chemin sans ingérence étrangère, ni de droite ni de gauche. La solidarité exige des efforts d’accompagnement et de soutien, non d’imposition. Les internationaux qui vivent aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni doivent se concentrer principalement sur nos propres impérialistes. Toutes les autres contradictions sont secondaires.

Le mouvement de solidarité doit s’unir dans la plus large alliance autour de la défense de la souveraineté nationale et du droit à l’autodétermination, en s’opposant fermement à la farce du procès de Nicolás Maduro et Cilia Flores à New York, en exigeant la levée de toutes les sanctions et en réclamant la restitution des biens volés.

Un peuple uni ne sera jamais vaincu.

Roger D. Harris est le fondateur du Réseau de solidarité avec le Venezuela en Amérique du Nord. Francisco Domínguez est le secrétaire national de la Campagne de solidarité avec le Venezuela au Royaume-Uni. María Páez Víctor est la fondatrice du Cercle bolivarien Louis Riel au Canada.

 https://www.lahaine.org/mundo.php/venezuela-no-culpen-a-la-victima

COMMENTAIRES  

27/08/2026 04:41 par Carlos Ducasse

Delcy Rodríguez joue t elle la carte de la Victime ? La réponse est oui... Le Venezuela vient IL de renouer ses relations duplomatiques avec Israel, marquant un clair soutient a ses politiques genocidaire ? La réponse est oui ! Est ce Netanyahu qui a offert le Venezuela a Trump comme cadeau de Noel ? La réponse est oui !

27/08/2026 13:23 par act

Delcy Rodríguez joue t elle la carte de la Victime ? La réponse est oui...

Pouvez-vous donner un lien qui confirme votre affirmation svp ?

Le Venezuela vient IL de renouer ses relations duplomatiques avec Israel, marquant un clair soutient a ses politiques genocidaire ? La réponse est oui !

Oui, le Venezuela à renoué, en aout, des relations diplomatiques avec Israël, ce qui est plus que regrettable mais il n’a jamais "marqué un clair soutient a ses politiques génocidaires".

Est ce Netanyahu qui a offert le Venezuela a Trump comme cadeau de Noel ? La réponse est oui !

"Oui mais..." : Israël et les USA travaillent ensemble à cette contre-offensive réactionnaire et sioniste qui bouleverse l’Amérique du Sud. C’est aussi le cas en Colombie où la fraude avérée fut organisée par l’empire et ses nervis sionistes. Au Proche et Moyen-Orient aussi, Israël ne serait rien sans l’appui continu des USA. Idem en France ou la cia et le mossad travaillent dur pour discréditer LFI.

Dans l’absolu, j’étais parmi les premiers sur LGS à interroger le déroulé de l’intervention US au Venezuela, toutefois je resterais plus mesuré. Accuser Delcy de trahison totale me semble prématuré, il est fort probable qu’elle à tenté (avec succès ?) et tente encore d’éviter un massacre de la population et la destruction complète du pays de ses infrastructures...Je ne serais pas aussi "loyaliste" que Vania mais elle a parfaitement raison de souligner que les accusations qui sont portées sur LGS proviennent souvent des médias "de garde", de l’empire...
Enfin, il est trop facile d’appeler au sacrifice d’un peuple entier, en étant bien planqué derrière un écran, dans un pays où on est pas foutu de mobiliser et d’organiser ne fusse qu’un début de résistance. Commençons par mobiliser et résister ici, avant de faire la leçon à ceux qui sont sous la menace, ou face au pire, ailleurs.

27/08/2026 15:49 par Jos

On est endroit a se poser des questions sur le Kidnapping du Président Maduro

Premièrement, pourquoi Delcy Rodriguez a rencontré à Singapour, en novembre 2025 ( avant, le Kidnapping du Président Maduro), le Chef de la CIA ?
Dixit : Larry Johnson, Pépé Escobar

Delcy Rodriguez n’a donné aucune explication valable concernant la neutralisation complète de la défense vénézuélienne. (pas un mot dans l’article ci-dessus).
En effet, Le Venezuela est équipé pour sa défense de batteries anti missiles russe, cette armée est bien équipée. Le jour du Kidnapping de Maduro début 2026, pas un seul coup de feu a été tiré par la défense vénézuélienne. Comme c’est bizarre !!!.

Qui a donc donné l’ordre au plus haut niveau de baisser les armes ?

Des réponses ont été données par des analystes de la géopolitique : Larry Johnson, Pépé Escobar son partenaire, Scott Ritter qui a été inspecteur des armes de l’ONU, Col Douglas Macgregor (ils s’opposent tous à l’impérialisme US et au génocide israélien), ils affirment que la CIA a dépensé des centaines de millions de $ pour acheter des membres du gouvernement vénézuélien, des hauts officiers de l’armée et de la police. Bref Trump a acheté les traîtres Cela explique que les hélicoptères ont pu ce déplacer sans aucune opposition (aucun tir).

Pourquoi, Delcy Rodriguez sous la pression de Trump et de Rubio, a t-elle procédé aux limogeages de proches de Maduro, comme Alex Saab (ministre de l’Industrie) en janvier 2026 ?. D’ailleurs pour faire bon poids et bonne mesure Alex Saab a été remis aux autorités US. !!!!

La situation actuelle du Venezuela prouve la soumission

Trump et Marco Rubio dirigent désormais le Venezuela depuis Washington, contrôlant de fait le gouvernement et les finances du pays, ainsi que la distribution de ses ressources naturelles. Il entretient des contacts étroits avec la présidente Delcy Rodriguez et délivre des licences exemptant les entreprises des sanctions pour leurs activités au Venezuela. Il ne cache pas son intention de placer les réserves d’hydrocarbures et minières (or, fer, charbon, bauxite et diamants) du Venezuela, les plus importantes au monde, sous contrôle américain.

Ainsi sous la pression de Washington, Delcy Rodriguez a opéré de nombreux changements, adoptant une loi d’amnistie pour libérer les prisonniers politiques ou réformant le secteur pétrolier et minier pour l’ouvrir aux Banques et multinationales US. En conséquence, le Venezuela devient régressivement une colonie des USA. 

En effet, Trump a envoyé des sections spéciales de l’armée US au Venezuela pour contrôler et piller les richesses de ce pays notamment l’or.
En ce qui concerne le pétrole : les USA ont à ce jour, spolié environ 20 milliards de $ sur la vente du pétrole, le Venezuela ne recevant quelques centaines de millions (Par exemple : le Venezuela a reçu seulement 480 millions sur une vente de 13 milliards de $) , ce sont des miettes rien de plus.

On peut donc se poser la question comment va vivre le peuple vénézuélien avec cette aumône ?. En revanche : « Nous recevons des sommes considérables : des milliards et des milliards de dollars du Venezuela », se vante Trump. !!!

C’est du vol que fait le gouvernement vertueux de ce pays face a cette spoliation ??

Aujourd’hui Trump a fait main basse sur le pétrole et sur des minerais notamment l’or dont les réserves sont collossales. Par ailleurs, l’or du Venezuela (31 tonnes d’or, environ 4 milliards de dollars) qui est ou était stocké en Angleterre aurait été transféré aux USA. !!!!

Pour conclure, les menaces ou la pression militaire et économique des USA ont permis (grâce au kidnapping du Président Maduro,) une soumission totale ou une servilité totale du nouveau gouvernement corrompu de Caracas aux USA.
Il reste, au peuple vénézuélien de reprendre les choses en main pour ne pas tomber dans la misère et retrouver sa liberté et sa dignité.

28/08/2026 20:48 par Jos

On en est endroit de se poser des questions sur le Kidnapping du Président Maduro

Premièrement, pourquoi Delcy Rodriguez a rencontré à Singapour, en novembre 2025 ( avant, le Kidnapping du Président Maduro), le Chef de la CIA ? Dixit : Larry Johnson, et Pépé Escobar

Delcy Rodriguez n’a donné aucune explication valable concernant la neutralisation complète de la défense vénézuélienne. (pas un mot dans l’article ci-dessus).
En effet, Le Venezuela est équipé pour sa défense de batteries anti missiles russe, cette armée est bien équipée. Le jour du Kidnapping de Maduro début 2026, pas un seul coup de feu a été tiré par la défense vénézuélienne. Comme c’est bizarre !!!.

Qui a donc donné l’ordre au plus haut niveau de baisser les armes ?

Des réponses ont été données par des analystes de la géopolitique : Larry Johnson, Pépé Escobar son partenaire, Scott Ritter qui a été inspecteur des armes de l’ONU, Col Douglas Macgregor (ils s’opposent tous à l’impérialisme US et au génocide israélien), ils affirment que la CIA a dépensé des centaines de millions de $ pour acheter des membres du gouvernement vénézuélien, des hauts officiers de l’armée et de la police. Bref Trump a acheté les traîtres Cela explique que les hélicoptères ont pu ce déplacer sans aucune opposition (aucun tir).

Pourquoi, Delcy Rodriguez sous la pression de Trump et de Rubio, a t-elle procédé aux limogeages de proches de Maduro, comme Alex Saab (ministre de l’Industrie) en janvier 2026 ?. D’ailleurs pour faire bon poids et bonne mesure Alex Saab a été remis aux autorités US. !!!!

La situation actuelle du Venezuela prouve la soumission

Trump et Marco Rubio dirigent désormais le Venezuela depuis Washington, contrôlant de fait le gouvernement et les finances du pays, ainsi que la distribution de ses ressources naturelles. Il entretient des contacts étroits avec la présidente Delcy Rodriguez et délivre des licences exemptant les entreprises des sanctions pour leurs activités au Venezuela. Il ne cache pas son intention de placer les réserves d’hydrocarbures et minières (or, fer, charbon, bauxite et diamants) du Venezuela, les plus importantes au monde, sous contrôle américain.

Ainsi sous la pression de Washington, Delcy Rodriguez a opéré de nombreux changements, adoptant une loi d’amnistie pour libérer les prisonniers politiques ou réformant le secteur pétrolier et minier pour l’ouvrir aux Banques et multinationales US. En conséquence, le Venezuela devient régressivement une colonie des USA. 

En effet, Trump a envoyé des sections spéciales de l’armée US au Venezuela pour contrôler et piller les richesses de ce pays notamment l’or.
En ce qui concerne le pétrole : les USA ont à ce jour, spolié environ 20 milliards de $ sur la vente du pétrole, le Venezuela ne recevant quelques centaines de millions (Par exemple : le Venezuela a reçu seulement 480 millions sur une vente de 13 milliards de $) , ce sont des miettes rien de plus.

On peut donc se poser la question comment va vivre le peuple vénézuélien avec cette aumône ?. En revanche : « Nous recevons des sommes considérables : des milliards et des milliards de dollars du Venezuela », se vante Trump. !!!

C’est du vol que fait le gouvernement vertueux de ce pays face a cette spoliation ??

Aujourd’hui Trump a fait main basse sur le pétrole et sur des minerais notamment l’or dont les réserves sont collossales. Par ailleurs, l’or du Venezuela (31 tonnes d’or, environ 4 milliards de dollars) qui est ou était stocké en Angleterre aurait été transféré aux USA. !!!!

Pour conclure, les menaces ou la pression militaire et économique des USA ont permis (grâce au kidnapping du Président Maduro,) une soumission totale ou une servilité totale du nouveau gouvernement corrompu de Caracas envers les USA.
Il ne reste qu’une seule alternative au peuple vénézuélien de reprendre les choses en main pour ne pas tomber dans la misère et retrouver sa liberté et sa dignité.

29/08/2026 05:46 par Carlos Ducasse

Le lien est le tire même de l’article, l’avez vous lu ? Depuis l’enlèvement de Maduro, Delcy dit qu’elle est menacée de Mort ... Mais C’est libremente qu’elle vient de doter les États Unis de la plus grande réserve du monde en remerciant (pour NE pas être vulgaires) Trump et Marco Rubio.... Vous NE lisez pas les nouvelles ? C’Est d’aujourd’hui... IL est ridicule de prétendre que nous voudrions sacrifier norte Peuple Venezuelien, un Peuple qui resiste NE saurait jamais être écrasé... En revanche un Peuple qui se soumet .... IL ya un débat en Amérique pour la Phrase de Chávez : " je maudis l’Etat d’Israel"... Les evangelistes sont convaincus que Dieu l’a punit pour ça... Je pense qu’Il doit faire des bonds dans sa tombe en sentant la résonnance des génuflexions de Delcy

29/08/2026 05:55 par Vania

Dernier article de Thierry Deronne.
https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/08/28/32-organisations-latino-americaines-solidaires-du-socialisme-bolivarien-au-venezuela-personne-ne-sest-rendu/
EXTRAITS
[« Au cours de ces 11 jours passés au Venezuela, nous avons étudié, arpenté les rues, discuté avec les gens et cherché à comprendre la réalité d’un point de vue plus direct et concret]......[Nous sommes la Brigade internationaliste de la jeunesse Fidel Castro, d’ALBA Movimientos, regroupant 30 jeunes issus de 9 pays d’Amérique latine, qui avons passé 11 jours à Caracas, à l’École nationale Robinsoniana, dans le cadre d’un programme d’étude, de formation et de solidarité].........[Nous avons été accueillis par la députée Tânia Diaz, par le PSUV (principal parti chaviste, NdT) , par l’Institut Simón Bolívar, par la ministre de la Jeunesse, ainsi que par la jeunesse du parti. Nous avons écouté les représentants des institutions, nous avons compris les projets politiques en cours, l’attention et le soutien apportés à la population et, surtout, à la jeunesse de ce pays].............[Nous nous sommes rendus à La Guaira, l’État le plus touché par les tremblements de terre du 24 juin 2026. Nous avons marché au milieu des décombres, nous avons vu des images qui resteront à jamais gravées dans nos mémoires ; tant la douleur était grande. Mais nous avons également constaté un niveau de solidarité, d’action et de travail en commun que nous n’avions jamais vu auparavant, tant de la part de la population que du gouvernement. Nous avons compris la force d’un projet politique ancré dans la société qui transforme les relations humaines]
......[Nous avons passé trois jours dans des campements provisoires de transition dans le district de la capitale ; il s’agit notamment du campement provisoire de transition Luis Hurtado Higuera, à El Junquito ; du campement provisoire de transition Narciso Gonell, à Cátia La Mar ; ainsi que du campement provisoire pour personnes âgées et du centre d’aide sociale intégrale, dans l’État de La Guaira. Nous avons travaillé et aidé la population, nous avons travaillé dans les cuisines, discuté avec les gens, joué avec les enfants. Nous avons pu ressentir et comprendre le fondement matériel et le caractère concret d’un projet de gouvernement dont la force réside avant tout dans le renforcement des territoires et des populations qui y vivent. Nous comprenons mieux les tentatives de gestion impérialiste dans les refuges et les camps par le biais des ONG, et nous condamnons ces actes. La souveraineté populaire reste vivante, même en cette période de grande souffrance, et nous en sommes les témoins]......[Nous continuerons à assumer notre responsabilité et notre solidarité envers les peuples du monde et la construction du socialisme, jusqu’à ce que tout notre continent soit rouge. Ici, au Venezuela, personne ne s’est rendu et Chávez reste vivant dans les rues, sur les murs et dans les cœurs]
Signataires : 32 organisations populaires de neuf pays d’Amérique Latine...................

25 août 2026, Caracas, Venezuela.

29/08/2026 09:55 par Jos

Historique des faits et réponses aux questions

Delcy Rodriguez, selon un article du journal britannique The Guardian , plusieurs mois avant l’invasion des forces spéciales américaines , « par le truchement d’intermédiaires, ont secrètement assuré aux responsables américains et qataris qu’ils seraient heureux de voir Maduro partir » et ont promis de coopérer avec l’administration Trump après le renversement de Maduro.

Selon, Larry Johnson et Pépé Escobar, Delcy Rodriguez a rencontré début novembre 2025, à Singapour, le Chef de la CIA actuel. Cette rencontre a sans doute préparé l’opération US de kidnapping du Président Maduro.

Le Guardian précise que Delcy Rodriguez a contacté de nouveau des responsables américains fin novembre après l’appel téléphonique de Trump à Maduro, au cours duquel Trump a insisté pour que Maduro quitte le Venezuela. Maduro a refusé. Le Guardian rapporte ensuite : «  Delcy a transmis le message : “Maduro doit partir. ” »

Reuters a rapporté que Diosdado Cabello, alias « Félix de fer », le puissant ministre de l’Intérieur vénézuélien qui contrôle la police et les forces de sécurité, avait également tenu des discussions avec les États-Unis dans les mois précédant l’opération de Maduro.

Le haut commandement des forces armées n’était pas loin derrière et, selon certains rapports, il avait neutralisé les systèmes de défense aérienne russes au moment de l’attaque américaine. Les troupes n’opposèrent pratiquement aucune résistance. 
Seuls les trente-deux Cubains de la garde de Maduro ont résisté et sont morts dans cette bataille inégale contre les envahisseurs américains. Ce signal d’alarme a incité Trump à se préparer à une invasion de Cuba. 

L’analyste politique américain Joe Siracusa (*) estime que le président vénézuélien a probablement été trahi par des membres de son entourage. «  Je suis prêt à parier que Maduro a été trahi au sein même de son camp  », a déclaré Siracusa lors d’une interview accordée à Sky News Australia .

Finalement, quelques heures après le raid, Trump a confirmé les négociations avec Delcy Rodriguez. Il a déclaré au New York Post que Delcy était de leur côté. «  Nous lui avons parlé à plusieurs reprises, et elle comprend, elle comprend . »

Tôt le matin du 3 janvier 2026, peu après la capture de Maduro, Rubio appela Del Rodriguez, de la CIA. Leur conversation se déroula en espagnol, et Rubio lui expliqua qu’elle devait faire un choix : coopérer avec les États-Unis ou assister à une attaque de grande envergure contre les infrastructures vénézuéliennes, les bases militaires et les hauts responsables.

Après quelques négociations, Rodriguez accepta. Rubio exhorta ensuite le nouveau gouvernement à s’abstenir de toute collaboration avec les adversaires des États-Unis. 

A la question de la réussite du plan Tump, des réponses ont été données par des analystes de la géopolitique qui s’opposent à l’impérialisme US et au génocide israélien. Ainsi Larry Johnson, Pépé Escobar son partenaire, Scott Ritter qui a été inspecteur des armes de l’ONU le Colonel Douglas Macgregor affirment que la CIA a dépensé des centaines de millions de $ pour acheter des membres du gouvernement vénézuélien, des hauts officiers de l’armée et de la police.
Bref , Trump a acheté les traîtres Cela explique que les hélicoptères ont pu se déplacer sans aucune opposition (aucun tir).

(*) Joe Siracusa est un historien, professeur et analyste politique australien connu pour son expertise dans la diplomatie internationale,

Hier, Trump a déclaré que les USA avaient doublé leurs réserves de pétrole grâce au Venezuela !!!!

L’aigle impériale US ne lâchera jamais sa proie, sauf si le peuple vénézuélien se soulève et chasse les corrompus qui administre leur pays pour le compte des capitalistes US.

Tout c’est passé dans le dos de Maduro, il a été trop négligeant en faisant confiance à ses proches et à une armée minée au plus haut niveau.

29/08/2026 18:04 par act

Au sujet du Guardian : Fake news en Occident : comment les aveux d’un journaliste du Guardian s’inscrivent dans la tendance générale aux falsifications des médias occidentaux<
...un réponse plus complète s’est perdue à la suite d’une nouvelle erreur 503, j’y reviendrai asap.

29/08/2026 20:48 par act

Bonsoir Carlos, seriez-vous Vénézuélien ? Vous écrivez "notre peuple", et aussi :

un Peuple qui resiste NE saurait jamais être écrasé.

L’actualité, comme l’Histoire, montrent une autre réalité, à Gaza ou ailleurs.
Comme à Jos (que je ne lis pas depuis longtemps sur LGS, erreur de ma part ?), je rappelle encore une fois le fait que je pense, depuis le début, qu’il y a probablement eu trahison.
Mais remettre tout sur le dos de Delcy Rodriguez (DR) me semble prématuré.
Le scénario des 15 minutes d’ultimatum avec menace sur sa vie, celle de sa famille et d’autres dirigeants est assez vraisemblable et la menace incluait l’ensemble du pays et sa population.
Le Venezuela n’avait et n’a militairement absolument aucune chance face aux USA et au mossad, le prix a payer pour l’héroïsme (incluant autrui) peut légitiment sembler un prix trop haut pour la plupart des gens, dirigeant(e)s inclu(e)s.
Les USA et le mossad disposent des moyens pour neutraliser la défense aérienne d’un tel pays (la DCA fut neutralisée l’aviation aussi et/ou empêchée), c’est une possibilité à ne pas négliger (l’Iran aussi en a souffert lors des premières attaques).
Un autre, plus troublante, est la possibilité que ce soit Maduro lui-même qui ait accepté ce "marché" pour éviter un bain de sang au pays. Dans ce cas les Cubains auraient été doublement trahis !
De plus il y a d’autres formes de résistance et le choix du moment plus propice, la révolution Cubaine l’illustre. Toutefois une guérilla en Amérique Centrale aujourd’hui, serait vouée à l’échec.

Ce qui est certain Jos, c’est que vous devriez être plus prudent avec vos sources, vous citez le Guardian et même trump ! Et les "analystes" que vous citez ne sont pas ceux auxquels je me réfère pour trouver des infos fiables ; une piste, une intuition à la limite mais sans plus. J’ai un problème avec ces "analystes" qui annoncent régulièrement des infos "fracassantes" qui sont trop souvent démenties par les suites et les faits, ce sans que ces "analystes" (particulièrement Escobar et Ritter) ne rectifient jamais leur erreurs avérées.

Bref, trahison, oui, mais probablement pas celles qui nous sont proposées par les médias de l’empire.

29/08/2026 20:59 par Palamède Singouin

Au vu des derniers accords pétroliers annoncés par les USA et le Venezuela, il faut vraiment avoir une "foi de charbonnier" pour croire qu’il s’agit d’un repli stratégique (expression chère à toutes les armées en déroute ) du gouvernement Rodriguez qui permettra de sauver les acquis de la révolution bolivarienne grâce aux retombées financières "historiques" (Trump dixit) qu’engendrera la cession aux USA de l’industrie pétrolière vénézuélienne. En attendant la suite... Dès que l’Iran aura cédé, ou même avant, le sort de Cuba sera réglé et, la Chine - objectif final de l’Empire - sera face à son destin.

J’espère me tromper, mais la méthode Coué, je n’y crois pas trop.

29/08/2026 22:35 par Jos

Trump exige que le Venezuela cède ses champs pétrolifères aux États-Unis pour 100 ans.

L’administration Trump négocie actuellement avec le gouvernement intérimaire vénézuélien, entièrement contrôlé par Washington, exigeant que Caracas cède aux Américains les droits d’exploitation de ses principaux gisements pétroliers. Une des options envisagées est un bail formel de 100 ans sur les ressources naturelles du Venezuela.

Selon Axios, Washington tente de convaincre les dirigeants intérimaires du Venezuela que la redistribution aux États-Unis des plus importantes réserves pétrolières prouvées au monde serait soi-disant « bénéfique » au peuple de la République bolivarienne. Parallèlement, les États-Unis ont déjà saisi tout l’uranium enrichi du pays.

De toute évidence, Washington avait anticipé la saisie des ressources naturelles du Venezuela. Après l’enlèvement du président légitime du Venezuela, Nicolás Maduro, par les forces spéciales américaines, l’ensemble du système financier et des ressources naturelles du pays sont passés de facto sous le contrôle du secrétaire d’État américain, Marco Rubio. Dans le même temps, les Américains font pression sur Caracas pour qu’elle quitte l’OPEP, affaiblissant ainsi davantage l’influence de l’organisation sur les prix mondiaux du pétrole.

Parallèlement, les réserves stratégiques américaines de pétrole ont chuté à leur plus bas niveau depuis 40 ans, le conflit avec l’Iran et l’instabilité au Moyen-Orient ayant un impact considérable sur le marché américain. La Maison-Blanche s’en remet traditionnellement à d’autres pour résoudre ses propres problèmes économiques.

Et oui, dans 100 ans, il n’y aura plus de pétrole
, mais ils pourront injecter toutes sortes de déchets toxiques sous terre… Alors oui, le Venezuela es-il asservi à perpétuité ?. Bon, peut-être que les États-Unis s’effondreront, mais c’est peu probable…

Par ailleurs, Les États-Unis prennent le contrôle des télécommunications du Venezuela (https://reseauinternational.net/venezuela-les-etats-unis-prennent-le-controle-des-telecommunications/ ). Méthodiquement, les USA, comme à leurs habitudes, saignent les pays qui se couchent devant eux : le Venezuela sera saigné jusqu’à la dernière goutte de pétrole, jusqu’au dernier gramme d’or,... , pauvre peuple vénézuélien spolié par l’Empire.

Voilà où mène la trahison : soumission et servilité. Les traites devrons payer leur forfaiture devant une cours. Le peuple chassera le vampire US et les corrompus qui ont vendu Maduro et le Venezuela pour des caisses de $.

31/08/2026 01:22 par Vania

Précisions sur l’accord pétrolier (source Luis Fernando G économiste, maîtrise en négociation économiques internationales) :
[""Ce n’est pas un accord de 100 ans, mais de 25 ans. - Le Venezuela conserve la propriété et la souveraineté sur les ressources (comme le stipule la nouvelle LOH) - Objectif supérieur à 1,5 million de barils par jour - En comprenant que la production ne commencera pas dès le premier jour, sur 25 ans, on produirait environ 11 milliards de barils, et non 65 milliards - Les 65 milliards sont le stock de réserves associé aux zones. Le contrat de 25 ans n’exploiterait qu’une fraction d’entre elles. - Par conséquent, 209 milliards de dollars US ÷ 11 milliards = 19 dollars US par baril. -Est-ce que cela signifie que le Venezuela recevra 19 dollars US par baril et rien de plus ? Non plus. Les 209 milliards de dollars US ont été présentés comme des tributs à l’État. Les revenus économiques totaux du Venezuela peuvent inclure d’autres composantes, qui sont encore inconnues, mais qui relèvent de la loi. - La loi permet à l’opérateur privé d’assumer le projet à ses frais, à son compte et à ses risques, tandis que la République conserve la propriété du gisement. -Et les 100 milliards de dollars US d’investissement ? L’État n’a pas à financer intégralement la récupération de ces champs. Le privé apporte le capital et assume les risques""]
Réactions au pays :
Le PSUV ( Partido socialista unido de Venezuela ) comprend et est d’accord avec cet accord. Le fils du président Maduro et le président Maduro également sont d’accord .Lors de l’ entretien du 1er janvier 2026 avec Ignacio Ramonet, le président Nicolás Maduro a clairement exposé la position de l’État vénézuélien : une pleine disponibilité pour le retour des capitaux américains dans le secteur pétrolier, sous des conditions de respect mutuel. Donc selon les critiques des commentateurs de "goche", le PSUV, le fils du président Maduro et le président Maduro lui-même ont trahi Maduro ...
Réactions chez une certaine gauche de salon :
Les masques de la gauche twitterisée et médisante qui dénonce la « trahison » du projet ; qui aurait souhaité que le leadership révolutionnaire s’immole le 3 janvier, qu’ils se fassent tuer, tout comme la Révolution, que des milliers ou des centaines de milliers de Vénézuéliens meurent, juste pour démontrer qu’ils sont des enragés (comme eux). Si la Révolution était morte le 3 janvier, ils erreraient heureux, exilés, écrivant des livres et donnant des conférences dans le monde entier pour expliquer pourquoi la Révolution bolivarienne a échoué. Ça ne s’est pas passé et ne se passera pas. Les masques d’un secteur de la solidarité internationale, caractérisée par l’intolérance, l’arrogance politique, la fausse supériorité morale de certains camarades ,révèlent leur incapacité intellectuelle à produire une réflexion qui tient compte de la complexité de ces temps. Ils regardent la scène depuis les gradins, ils ne gagnent pas un syndicat dans leurs pays mais ils connaissent TOUT et surtout comment diriger la Révolution vénézuélienne.Ils sont incapables de comprendre ce que cela signifie d’être SEUL contre une puissance impériale ; incapables de comprendre qu’il s’agit de la Survie d’un peuple qui souffre depuis plus de 10 ans sous blocus et maintenant souffre d’une catastrophe naturelle, que le premier devoir d’un dirigeant est de préserver la VIE de sa population et de permettre à son peuple de se nourrir et de se loger, Incapables de comprendre ce que signifie de vivre sous + de 1 000 sanctions ( perte du budget de la nation, transactions internationales impossibles etc). Oui le pays est séquestré et ils sont seuls, aucun pays n’est venu et ne pourra venir pour se battre contre les étasuniens sur le terrain.
P.S. :Comme sources je n’utilise jamais les spéculations des ex- agents de la CIA, ni de Escobar, ni de Gardien, ni de l’Immonde, mais des personnes fiables et honnêtes comme T. Deronne qui vit au Venezuela ou qui ont visité récemment le Venezuela comme J.C. Monedero, ou Christian Rodriguez ou comme les jeunes internationalistes de l’ALBA

31/08/2026 05:19 par Tardieu

Tout bien considéré, en prenant en compte des déclarations du côté vénézuélien et américain et des entretiens qu’ils ont eu ensemble depuis la fin 2025 (mais on peut remonter plus loin aussi) jusqu’à ces derniers jours, l’attaque du Venezuela début janvier 2026 et la manière dont elle s’est déroulée, et les explications qui furent fournis de part et d’autre, et pour finir, les mesures adoptées par l’un et l’autre des protagonistes, on arrive à la conclusion qu’il existe une forte probabilité qu’il y ait une collusion d’intérêts entre eux au plus haut niveau de l’Etat, dont les Américains sont les gagnants.

Delcy Rodriguez et Nicolas Maduro apparaissent toujours souriants jusqu’aux oreilles, ce qui laisse à penser qu’ils sont satisfaits de la tournure que prennent les rapports entre le Venezuela et les Etats-Unis, parce qu’ils seraient les coorganisateurs du coup d’Etat de janvier 2026. Disons qu’à défaut de preuves formelles, il se trouve qu’un faisceau d’éléments suffisamment étayés s’est accumulé depuis 8 mois, qui penchent en faveur de cette interprétation malheureusement. On a beau ne pas vouloir y croire, mais en présence des faits, on est bien obligé de s’en remettre à l’évidence, sauf à faire dans le déni, ce qui serait ridicule.

Ils ont sauvé leur peau, pour le moment, ce fut sans doute un des éléments fondamental de ce deal. Il faudra sans doute attendre l’issue du procès de Maduro aux Etats-Unis pour pouvoir trancher entre les différentes versions qui ont été émises, à moins qu’un autre évènement déterminant intervienne entre temps et fasse pencher la balance vers l’une d’entre elle. Quoi qu’il en soit, notre soutien va au peuple vénézuélien engagé dans le combat contre l’impérialisme.

01/09/2026 02:17 par Vania

La phrase :""Delcy Rodriguez et Nicolas Maduro apparaissent toujours souriants jusqu’aux oreilles, ce qui laisse à penser qu’ils sont satisfaits de la tournure que prennent les rapports entre le Venezuela et les Etats-Unis, parce qu’ils seraient les coorganisateurs du coup d’Etat de janvier 2026"". est totalement ABSURDE. Delcy et le président N Maduro sont des personnes de nature très souriante. Voilà tout. Être emprisonné injustement selon vous serait un motif de réjouissance. Selon cette affirmation Ils seraient ravis du bombardement de leur pays !!Je pensais avoir tout entendu concernant cet événement tragique et bien non. Trompe et ses gangsters savaient que le Venezuela chaviste était un pays difficile à faire plier, ils avaient tout essayé ( magnicide , coup d’état, violence, vols, sanctions, guerre médiatique et cognitive, blocus etc) voilà pourquoi ils ont choisi d’encercler/ de terroriser le pays et de séquestrer le président et le pays. Le régime étasunien et ses milliers d’opérateurs étudient finement quoi faire dans les différents pays pour les soumettre. En Bolivie c’était la division : les dirigeants du MAS se chamaillaient et s’accusaient mutuellement, Evo a choisi l’abstention et a rendu le pouvoir à la droite extrême sur un plateau d’argent. Pas besoin de pirates informatiques, ni de logiciels , ni bots de la cia +mossad , ni remplissage des urnes,ni du gangster/ coordonnateur Cerimedo pour voler les élections comme en Colombie, au Pérou, en Équateur, ou en Honduras. Les autres présidents de la droite fasciste sont des imposteurs psychopathes (comme Milei ) capables d’embobiner une population dépolitisée, souvent superficielle et souffrant parfois de démence digitale.

01/09/2026 05:50 par Carlos Ducasse

Oui Jos, je suis Nicaraguayen... Hijo de la Patria Grande de Bolivar y de Sandino

01/09/2026 08:01 par Carlos Ducasse

Plus qu’une discombobulateuse, la véritable arme de Trump est "la machine à tremblements de Terre"... Après Haití, les maneuvres d’Evacuation à Caracas et l’inauguration de la Espriella, L faudrait vraiment être aveugle pour NE pas la voir : même s’ILS NE la maîtrisent pas totalement...

01/09/2026 11:22 par Palamède Singouin

Juin 1940. France. L’armée est en déroute, notre allié surtout occupé à replier sur son bastion insulaire ce qui peut l’être, l’Italie se précipite à la curée, des millions de personnes se lancent sur les routes vers le sud dans un exode totalement bordélique…

Question : Faut il poursuivre les combats, et avec quoi, ou demander un armistice ?

Question suivante : Les conditions de l’armistice étaient-elles acceptables ? Négociables ?

Question suivante : Fallait il pousser la « collaboration » jusqu’à adopter l’idéologie et les méthodes des nazis ?

L’Histoire dira sans doute un jour si Delcy Rodriguez est plus proche de Pétain ou de De Gaulle. Pour le moment tout ce que l’on sait c’est que le doute est permis.

PS : 1 fois sur 2 quand je tente de me connecter à LGS, j’obtiens une "erreur 503.... Service inaccessible" ?????

01/09/2026 11:46 par Tardieu

Réponse à Vania.

Quand un fait une citation, l’honnêteté commande de pas la tronquer ou d’en préciser le contexte, afin de ne pas induire en erreur les lecteurs, pire, les manipuler, merci.

Je poursuivais ainsi :

- Disons qu’à défaut de preuves formelles, il se trouve qu’un faisceau d’éléments suffisamment étayés s’est accumulé depuis 8 mois, qui penchent en faveur de cette interprétation malheureusement. On a beau ne pas vouloir y croire, mais en présence des faits, on est bien obligé de s’en remettre à l’évidence, sauf à faire dans le déni, ce qui serait ridicule.

J’aurais dû écrire un faisceau d’indices s’étaient accumulés pour être plus précis. Maintenant, que les faits vous contrarient, qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse ? J’étais sûr que même en adoptant un point de vue mesuré, j’allais faire l’objet d’un procès d’intention, c’était inévitable. Qu’attendiez-vous de sociaux-démocrates, surtout rendus au XXIe siècle, franchement ? Vous ne trouvez pas que c’est ridicule ?

01/09/2026 16:57 par Jos

Le rêve de Trump est devenu réalité : le pétrole vénézuélien est désormais entre les mains des États-Unis.

Le vendredi 28 août au soir, les États-Unis ont conclu un accord avec Delcy Rodriguez pour prendre le contrôle de 65 milliards de barils de réserves prouvées du Venezuela :

« Sur mes instructions, le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, en étroite collaboration avec la très respectée présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, et en partenariat avec le secteur privé, ont permis aux États-Unis de contrôler plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières prouvées au Venezuela, sans aucun coût pour le contribuable américain. Cet accord historique fait plus que doubler la taille des réserves pétrolières américaines », a écrit Trump dans sa publication sur Truth Social . 
« Notre objectif est de renforcer notre position de pays producteur d’énergie, de mettre nos vastes réserves au service du développement national, de créer des emplois, d’augmenter les revenus de nos travailleurs et d’améliorer le bien-être de notre population », a déclaré Delcy Rodriguez, sur Telegram.
Elle a précisé que l’accord prévoit le développement de 17 gisements pétroliers, des investissements de plus de 100 milliards de dollars et des recettes fiscales estimées à 209 milliards de dollars pour le gouvernement vénézuélien.
Rodriguez a expliqué que, prenant 65 dollars comme prix de référence par baril, les revenus du Venezuela atteindraient 209,335 millions de dollars, ce qui signifie que pour chaque baril produit et vendu, le pays recevrait environ 19 dollars.
Tout le monde est satisfait !!!!. Cela soulève la question suivante : quelle est la part des recettes qui sera réellement restituée au Venezuela ?


Examinons les éléments de cet accord qu’on a en possession :

Les détails de l’accord n’ont pas encore été divulgués, mais une source anonyme a décrit cet arrangement inhabituel comme une sorte de « partenariat public-privé » entre les États-Unis, des entreprises privées et le Venezuela. Selon ce responsable, cité par le New York Times, :

« avec le soutien des États-Unis, Rodriguez a accordé à une entreprise privée (apparemment Chevron) des concessions de 100 ans sur des gisements aux réserves prouvées de 63 milliards de barils »,

L’accord accorde aux États-Unis 55 % de la production totale de cette « nouvelle société privée », assortie d’une participation au capital et du droit d’acheter le pétrole au prix coûtant. Ce droit s’élève à 20% de la production !!!!!
 De plus, l’opération sera supervisée par la Strategic Cap l Agency du Pentagone, qui contribue au financement de projets qui, comme l’ont démontré les guerres en Iran, au Venezuela, au Yémen, en Somalie, au Nigeria, en Syrie et en Irak, et indirectement à Gaza et au Liban, « renforcent la défense nationale américaine ».
Par ailleurs, en juin, Trump a déclaré que les États-Unis avaient amorti les coûts de leur opération militaire au Venezuela « 28 fois » grâce aux ventes de pétrole, et a ajouté que les États-Unis « gagnent également beaucoup d’argent [avec le Venezuela] » .

Bien que l’administration Trump ait affirmé à plusieurs reprises que ce contrôle profitait aux deux pays, elle n’a jamais divulgué publiquement la quantité de pétrole vénézuélien qu’elle a vendue ou qu’elle prévoit de vendre d’ici la fin de l’année, le montant des recettes générées, ni comment ces fonds ont été utilisés depuis qu’elle a pris le contrôle des exportations de pétrole à la suite de l’intervention militaire du 3 janvier.

La Maison-Blanche contrôle donc la collecte, le stockage et les dépenses de cette « production ». Cela soulève la question suivante : quelle part de ces recettes a réellement été restituée au Venezuela ? La réponse reste incertaine.

Hormis quelques détails fournis au Congrès et décrits dans le décret exécutif 14373, l’administration Trump n’a fourni pratiquement aucune information sur le système créé pour vendre le pétrole vénézuélien, collecter les recettes et utiliser les fonds. 

Le portail Sovereign Transparency , créé par le gouvernement de Delcy Rodriguez, ne recense qu’un seul transfert de 300 millions de dollars, correspondant à la « vente extraordinaire de fioul d’un montant de 13 milliards » .

La situation est donc paradoxale : les États-Unis contrôlent des milliards de dollars de recettes pétrolières vénézuéliennes, ont même créé un mécanisme d’audit, mais continuent de dissimuler tous les flux financiers. !!!

Il ne devrait pourtant pas en être autrement. Le mécanisme créé après le 3 janvier 2026 instaure une relation de profonde dépendance économique : le Venezuela « souverain » continue d’extraire et d’exporter ses principales ressources naturelles, tandis que son suzerain – les États-Unis – contrôle directement l’ensemble du système financier des exportations de pétrole vénézuélien et les recettes qui en découlent.

Ricardo Hausmann, professeur à l’université Harvard et ancien ministre vénézuélien de la Planification, a qualifié l’accord de « honteux ». :
« Les Vénézuéliens ne respecteront pas cet accord illégitime, et aucune grande compagnie pétrolière américaine ne le prendra au sérieux car elles savent qu’il ne durera pas », a écrit Hausmann sur les réseaux sociaux, ajoutant que Rodriguez « n’a ni la légitimité ni l’autorité constitutionnelle pour négocier de tels accords au nom du Venezuela ».

Suite à l’attaque américaine, l’économie vénézuélienne a ralenti et n’a progressé que de 2,5 % en glissement annuel au premier trimestre 2026 (le taux le plus faible depuis 2021), malgré une hausse de 25 % des recettes d’exportation de pétrole.
Au XXIe siècle, un tableau saisissant de relations quasi néocoloniales se dessine. Le Venezuela a un besoin urgent de fonds pour reconstruire son économie dévastée et se remettre du séisme, tandis que la puissance qui l’a soumis à une agression militaire s’approprie les profits pétroliers, qui constituent actuellement sa principale source de revenus. C’est scandaleux

Résumé :

Delcy Rodriguez présente cet accord comme une opportunité de reconstruction pour le Venezuela, mais les faits montrent que les États-Unis obtiennent un contrôle sans précédent sur une partie majeure des réserves pétrolières du pays. La question de savoir si cet accord équivaut à une « vente à vil prix » dépend de la perspective : pour le Venezuela, les promesses de recettes et d’investissements sont immenses, mais le contrôle et la souveraineté sur les gisements sont largement cédés. Pour les États-Unis, c’est une victoire stratégique et énergétique.

En conclusion, les États-Unis passent du contrôle des revenus pétroliers vénézuéliens à la mise en marche du contrôle direct des gisements et de leur exploitation :.

Le Venezuela mise sur des promesses de recettes futures (209 milliards de dollars) et des investissements, mais perd le contrôle direct de ses gisements

02/09/2026 12:08 par act

Jos, pourriez vous donner les liens vers ou les noms des sources que vous citez svp ? merci

02/09/2026 12:09 par Assimbonanga

J’admire la force d’âme de Vania et sa capacité à étayer son propos d’arguments concrets.
Trump dit beaucoup de choses, il fanfaronne, il ment ad libidum. Même Dove Alfon, hier soir sur France inter, reconnaissait qu’il faudrait au bas mot 10 ans pour que du pétrole venezuelien sorte de ce diktat. Avec l’état des infrastructures, il est impossible de produire plus de pétrole dans l’immédiat. Par contre, lui aussi a repris la durée du bail de 100 ans et je remercie Vania de rectifier que ce n’est que 25 ans.
Je ne comprends pas que LGS soit devenu une plate-forme où on colporte des récits trumpiens totalement fumeux. Prendre la propagande de Trump et la répéter tel des perroquets, venir la copier-coller dans le courrier des lecteurs, n’est-ce pas une baisse de niveau et une perte de vigilance ?

02/09/2026 23:54 par act

A ceux qui semblent déçus que le gouvernement ne se soit pas sacrifié, avec une partie de sa population, je suggère de relire la dernière partie du commentaire de Vania du 31/08/2026 01:22, à partir de "Réactions au pays : ".
Je partage ce point de vue. Ce qui ne m’empêche pas de penser que des trahisons ont eu lieu, la mort des Cubains en atteste. Étrangement, c’est ce qui me dérange le plus. C’est aussi ce qui, contrairement à Vania, m’empêche de prendre systématiquement la défense du gouvernement actuel.
Ces points me semblent importants dans la mesure ou il est fort probable que le gouvernement Cubain se trouve déjà ou bientôt face à des contradictions et "choix" fort similaires : trouver un "terrain d’entente" avec les USA ou se sacrifier. Je pense que si le gouvernement Cubain (ou Vénézuélien) avait la possibilité de se sacrifier pour empêcher celui de sa population, il le ferait sans hésiter.
Le problème étant que l’empire ne leur laissera jamais une telle possibilité.
Donc, encore une fois, je me permets de suggérer à ceux qui appellent ces gouvernements (et ces peuples) à s’immoler pour la cause, de commencer par eux mêmes : les QG de l’empire sont chez nous.
Et sans aller jusque là, commencer par mobiliser et résister, serait déjà un bon début.

03/09/2026 01:00 par Vania

Merci Assim pour tes encouragements. En effet, colporter le récit de Trompe ici à LGS n’est pas constructif.Trompe a dit, Trompe a menacé, Trompe a applaudi, Trompe a nommé le détroit d’Ormuz,le détroit de Trompe etc
Sur Venezuela infos, un article fort intéressant :"Venezuela , l’heure des brasiers". Il décrit un nouveau type de solidarité internationale : les brigades internationalistes arrivés au cours des dernières semaines. 3 brigades ont parcouru les comunas du Venezuela :Brigade Itaca (des pays Catalans), Congreso de los pueblos (de Colombie), mouvement des travailleurs sans terre (MST du Brésil) et NODAL ( portail d’information Argentine),ALBA movimientos Fidel Castro
https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/09/01/venezuela-lheure-des-brasiers-et-les-temps-difficiles-de-linternationalisme/
EXTRAIT très pertinent :
[....""Les mouvements véritablement engagés dans une construction collective ont abordé le Venezuela de manière très différente des intellectuels de gauche internationaux qui en ont surtout fait un objet de jugement — surveillant chaque concession, interprétant chaque déclaration, identifiant chaque erreur politique, pour finalement annoncer que la révolution est pratiquement terminée (le plus souvent depuis une distance considérable). À l’inverse, les mouvements arrivent forts de leur propre expérience politique accumulée et, lorsque c’est possible, utilisent leurs propres ressources. Ils passent du temps avec les communards, parcourent les territoires, cuisinent ensemble, débattent de stratégie et se demandent ce qu’ils peuvent apprendre les uns des autres.
Le point de départ d’un mouvement est différent : ses membres savent déjà ce que signifie s’organiser sous pression et mener à bien un travail collectif lorsque les ressources sont limitées ; leurs visites deviennent donc l’occasion d’explorer ce qui peut être construit ensemble, au-delà d’un simple état des lieux de la situation au Venezuela. Les mouvements qui mènent un véritable travail politique ont tendance à comprendre qu’une relation internationaliste doit être réciproque, que la solidarité implique autant d’apprendre que de donner, et que l’utilité politique d’une rencontre dépend en partie du fait que les deux parties repartent avec davantage de capacités qu’elles n’en avaient à leur arrivée. C’est peut-être l’une des leçons les plus utiles du moment présent : l’internationalisme peut être reconstruit grâce aux pratiques de personnes organisées, et au travail commun, plutôt que par l’« autorité » d’observateurs.
Pour ceux qui continuent de s’intéresser au Venezuela, le défi est donc assez simple : faites comme les mouvements – et par « mouvements », j’entends les forces organisées ayant une pratique politique propre : partis révolutionnaires, organisations de base, syndicats, mouvements paysans, etc. Venez avec des questions plutôt qu’avec des verdicts. Venez avec votre propre expérience. Venez prêts à apprendre et à apporter votre contribution. Venez dans les territoires où les gens continuent de s’organiser. Venez dans les communes et les nombreuses autres formes d’organisation sociale. Venez dans les mille et une écoles de formation sociopolitique – agroécologie, féminisme populaire, histoire insurgée vénézuélienne et latino-américaine, cultures indigène et afrodescendante, économie non-capitaliste, communication populaire, qui font du chavisme une vaste université ouverte sur les mondes nouveaux.]

03/09/2026 07:32 par Tardieu

Le Venezuela signe des accords énergétiques avec des multinationales, sous les auspices des Etats-Unis - AFP 3 septembre 2026

https://fr.news.yahoo.com/venezuela-signe-accords-%C3%A9nerg%C3%A9tiques-multinationales-210105349.html

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, au pouvoir depuis la capture en janvier de Nicolas Maduro par les forces américaines, a tenu mercredi à remercier le locataire de la Maison Blanche, assurant que cet accord apportera du "bien-être" au pays. AFP 3 septembre 2026

C’était quand même la moindre des choses, devant l’ampleur des concessions accordées aux Américains , ingratitude ou déni aurait été du plus mauvais effet.

03/09/2026 10:33 par Assimbonanga

"En étroite collaboration avec la très respectée présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a écrit Trump dans sa publication sur Truth Social."
Comment ne pas voir la volonté de salir Delcy Rodriguez avec ces flatteries répugnantes mais pas étonnantes de la part d’un ami d’Esptein, proxénète et violeur en série aux mains baladeuses ? Trump est un forceur. Attention, avec Trump, tout n’est que contrefaçon et imposture, tromperie.
TRUTH = MENSONGE
SOCIAL = ANTISOCIAL (anticommuniste)

03/09/2026 12:15 par lou lou la pétroleuse

Merci Vania pour l’adresse de cet article à tous points de vue remarquable :
https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/09/01/venezuela-lheure-des-brasiers-et-les-temps-difficiles-de-linternationalisme/
Pour moi qui n’ai jamais eu l’occasion de me rendre en Amérique Latine (l’avion, ça coûte cher) et qui n’en connais que ce que j’ai eu l’occasion d’en lire depuis que je sais lire, c’est un grand OUF de soulagement ! La révolution bolivarienne n’est pas morte ! On peut encore la soutenir !
Ce serait une bonne idée de publier en première page cette analyse politique internationaliste de la situation concrète au Vénézuéla... qui n’oublie pas le reste du monde.

05/09/2026 18:09 par Jos

Rodriguez et le pot de pétrole
Une fable qui risque malheureusement de devenir une triste réalité

I - Delcy Rodriguez signe des accords avec des sociétés US sur l’énergie
Delcy Rodriguez, la Présidente du Venezuela par intérim, a signé mercredi dernier des accords sur l’énergie avec une délégation américaine dirigée par le secrétaire à l’Énergie Chris Wright,
Wright a déclaré :"Aujourd’hui est un jour historique dans la transformation du Venezuela", en précisant que l’objectif du président américain Trump est "d’apporter la paix, la liberté, la prospérité au peuple du Venezuela". Cet homme est très généreux !!!

Delcy Rodriguez a signé les contrats suivants :
un contrat avec la National Electric Corporation (Corpoelec) pour les systèmes de transmission du Venezuela. Delcy Rodriguez a considéré ce contrat comme « le plus extraordinaire »
un contrat avec General Electric pour "rétablir l’infrastructure électrique de l’industrie pétrolière".
Elle a également signés d’autres contrats Parmi eux celui avec la société pétrolière US Chevron,. Le directeur exécutif de Chevron, Mike Wirth, a remercié Rodriguez pour l’opportunité et a souligné que ce contrat permet l’expansion des opérations de Chevron grâce un investissement de plus de 7.000 millions de dollars par le biais de ses coentreprises au Venezuela. Chevron prévoit dans une première phase de passer de 250.000 barils par jour à 420.000. Pour une deuxième étape, il aspire à atteindre plus de 700.000.
Au sujet de l’accord pétrolier , vendredi dernier, le gangster,Trump a annoncé sur ses réseaux sociaux que son administration avait conclu un accord pétrolier avec les autorités du Venezuela, qu’il a qualifiée de « plus grand de l’histoire mondiale ».
Mais aussi et surtout, il a déclaré que l’accord garantissait aux États-Unis "le contrôle majoritaire" de plus de 65.000 millions de barils des réserves prouvées de brut vénézuélien " - "C’est un cadeau du Venezuela au peuple des États-Unis". Tout est dit ?

II - Pourquoi y a-t-il plus de questions que de réponses sur l’accord énergétique sans précédent entre les États-Unis et le Venezuela ?

En annonçant, vendredi 28 Août , avoir conclu un accord avec le Venezuela pour obtenir “65 milliards de barils” de pétrole, Trump avait précisé que Washington travaillerait avec un intermédiaire : c’est l’homme d’affaires vénézuélien Alejandro Betancourt qui est sorti comme un diable de sa boîte.

En effet, il existait encore, vendredi 28 Août, une autre zone d’ombre : l’identité d’un mystérieux partenaire vénézuélien avec qui Washington allait travailler pour exploiter ces gisements d’or noir. Et cette personne n’est autre qu’Alejandro Betancourt, le controversé magnat du pétrole vénézuélien, selon les révélations faites dimanche par les principaux médias américains.

Betancourt n’est pas un inconnu, il est responsable de la North American Blue Energy Partners (NABEP), le deuxième producteur privé de pétrole du Venezuela.
Il est présenté comme l’intermédiaire entre Donald Trump et le gouvernement à Caracas pour tout ce qui a trait au pétrole
Dans un communiqué, la compagnie pétrolière précise que les départements d’État et de la Guerre des États-Unis ( Rubio et Pete Hegseth ) avaient conclu un « accord historique » avec le NABEP afin d’« étendre considérablement la production de pétrole au Venezuela ».
Ainsi, cette société basée à la Barbade "aura le contrôle opérationnel de l’entreprise", De son côté le gouvernement US "conservera les droits sur une participation de 35% dans l’entreprise, en plus d’un accès préférentiel à 20% de la production de l’entreprise au prix de revient" :

NABEP, dit le texte, "contrôle maintenant les droits de mise sur le marché de plus de 65.000 millions de barils des réserves du Venezuela ". !!!!!!

Pour cette raison, Betancourt lui-même remercie Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio et la présidente Delcy Rodriguez, "pour leur confiance" dans l’entreprise". Ben voyons !!!

III - Qui est Alejandro Betancourt, l’heureux élu ?

Cet homme d’affaires de 46 ans qui vit au Royaume-Uni depuis plusieurs années est présenté comme le nouvel intermédiaire entre Washington et le gouvernement vénézuélien. Le Financial Times va même jusqu’à le décrire comme le "vice-roi de Donald Trump au Venezuela”
<quote>Betancourt n’est pas une figure inconnue du gouvernement d’Hugo Chávez – le grand homme du Venezuela – à cette époque le jeune homme d’affaires a signé des contrats juteux avec l’État, notamment la création de la société Derwick Associates of Venezuela S.A. pour la construction de centrales électriques, en pleine urgence énergétique qui a traversé le pays. C’est pourquoi la presse locale est venue l’appeler par surnom de ’bolichico’ Cette affaire s’est mal terminée
En effet, en 2017, le Bureau du Procureur du Venezuela a annoncé qu’un détournement présumé faisait l’objet d’une enquête dans son pays pour quelques 200 millions de dollars. Ceux-ci concernaient 12 contrats pétroliers signés par la direction de la compagnie pétrolière de l’Orinoco., Parmi les entreprises qui auraient participé au complot de corruption, le ministère public a mentionné Derwick Associates. !!!

Des années plus tard, en 2026, Betancourt aurait joué un rôle crucial lors des négociations entre la vice-présidente Delcy Rodríguez et le secrétaire d’État, suite au kidnapping de Maduro. A l’initiative de qui ?

Ainsi, Betancourt a été l’homme idéal pour Rubio l’anti castriste fascisant qui a déclaré : : « Cet homme [Betancourt] s’est retrouvé dans une situation très délicate avec Maduro. En effet, il a été révélé qu’il soutenait des éléments de l’opposition en 2019, ce qui lui a causé des problèmes avec Maduro. Cependant, nous avons aujourd’hui l’opportunité de faire quelque chose qui, je pense, profitera à tous ».

Contrairement à ce qu’a déclaré Rubio, l’agenceReuters affirme que Betancourt a fait l’objet d’une enquête par les procureurs fédéraux de New York pour "blanchiment de fonds ou paiement présumé de pots-de-vin liés à des concessions énergétiques" et en Floride pour "conspiration en vue de commettre un blanchiment d’argent". Cependant, il n’y a pas eu de décision de justice contre lui !!!. par qui a-t-il été protégé ?
De plus, Betancourt a plusieurs procédures judiciaires ouvertes au Venezuela, pour corruption présumée dans PDVSA ; ainsi que des dossiers ouverts en Europe et aux États-Unis pour blanchiment d’argent présumé et fraude fiscale. Cependant, il nie les accusations portées contre lui.
Par ailleurs pour compléter le tableau, Betancourt a été détenu deux fois à Londres, sur ordre de l’Espagne et de la Suisse, mais est parti lorsqu’il a payé une libération sous caution. Bien que les accusations portées contre lui aient été abandonnées grâce à une pression présumée de Washington. En juin de cette année, la Chambre criminelle de la Cour nationale espagnole a forcé la réouverture de l’enquête qui l’implique.
Cet homme d’affaire aurait amassé une coquette fortune ce qui lui aurait permis d’"investir dans des entreprises et d’acquérir des propriétés dans au moins 10 pays d’Europe et d’Amérique. Cet homme sent indiscutablement le souffre. Comment Delcy Rodriguez l’a accepté dans cet accord !!!!
Betancourt est vraiment l’homme « intègre » idéal pour gérer les droits de mise sur le marché de plus de 65.000 millions de barils des réserves du Venezuela.
Cela sent le souffre, et je doute que le peuple vénézuélien voit la couleur des retombées de cette manne pétrolière.
</quote>
Ref  : El empresario venezolano que salió de las sombras para ser ficha clave en el acuerdo petrolero con EE.UU. - https://actualidad.rt.com/actualidad/625539-empresario-venezolano-sombras-ficha-clave-eeuu


IV - Soutiens et rejets, mais des doutes sur l’accord pétrolier.

Alors que le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) a exprimé son soutien, les partisans du Chavismo ont protesté contre cet accord et rejeté la présence des États-Unis dans le pays, tout en exigeant une plus grande clarté sur l’accord.
D’ailleurs l’analyste politique Carlos Alberto Almeida a qualifié la relation actuelle entre les États-Unis et le Venezuela de "coloniale". Pour cette raison, il s’est interrogé sur la faisabilité de parvenir à des accords avec les USA qui ont bombardé, dont ils ont enlevé le président et qui n’est pas retiré des sanctions. Par ailleurs des manifestations ont eu lieu contre cet accord - « Le dialogue est avec le peuple », étaient quelques-uns des slogans de bannières qui ont été vus dans une manifestation à Caracas .
Toutefois, ce rêve de Trump, d’avoir accès à 65 milliards de barils de pétrole "peut difficilement être qualifié d’autre chose que de fantasme mégalomaniaque d’un président américain qui n’a pas le sens des réalités", juge Aslak Orre, politologue norvégien et fin connaisseur du Venezuela au Chr. Michelsen Institute.
Pour cet expert, "même si le Venezuela parvenait à retrouver ses meilleurs niveaux de production de pétrole - qui remontent aux années 1970 - il lui faudrait environ 50 ans pour livrer les 65 milliards de barils".
Autrement dit, d’après les experts interrogés, la promesse de Donald Trump ressemble fort à un effet d’annonce pour tenter de convaincre l’opinion américaine que les États-Unis, face à la hausse des prix du pétrole liée à la guerre en Iran, auraient trouvé une solution. Mais ,en fin de compte, cet accord risque surtout de faire les affaires d’intermédiaires comme Alejandro Betancourt.
Delcy Rodriguez, la Pierrette au pot au lait, va certainement casser son pot de pétrole lourd et acide sur les pavés des « bonnes intentions ». ceci pour le plus grand malheur de son peuple étranglé par l’embargo terroriste US.
En résumé, cet accord pétrolier est bien entre les mains de l’impérialisme . Le respect de la souveraineté du Venezuela est bien compromis malgré le discours de Rodriguez qui a négocié avec le diable avide de pétrodollars.

Le pétrole du Venezuela appartient au peuple vénézuélien, et non a Trump l’impérialiste enragé.

Compte tenu de sa résistance légendaire, le peuple vénézuélien reprendra ce qui lui appartient.

15/09/2026 14:30 par Dominique

Selon cet article : Appel : Le Venezuela doit redevenir le Venezuela !

Le proche collaborateur de Nicolas Maduro, Alex Saab, a été arrêté par la police vénézuélienne, livré et extradé aux USA.

Cela me trouble plus que tout ce qui peut être dit sur les événements récents.

Cependant, je suis bien conscient qu’il est impossible de faire confiance à la propagande des médias dominants. Même le Guardian n’est pas fiable et est en média de propagande de l’impérialisme atlantico-sioniste et de ses néocons.

De plus je ne suis pas Vénézuélien et je n’ai jamais habité dans ce pays et dans une guerre, il y a tellement de choses que nous ignorons ou qui relèvent de la propagande que je sais que je ne suis pas en capacité de porter un jugement objectif. Par contre cette guerre est totalement asymétrique, nous avons d’un coté un empire en perdition et donc de plus en plus fou, le bloc dollar, de l’autre le reste du monde qui fait ce qu’il peut (plutôt bien en Asie) pour se développer et se mettre à l’abri.

Donc je retiendrai de cet article son appel à la solidarité et à l’action :

Par conséquent, il est urgent de mettre un terme à cette politique mafieuse d’ingérence systématique, à cette barbarie qui cherche à freiner un nouveau mouvement d’émancipation à travers le monde.
...
Au Venezuela s’élèvent déjà de nombreuses voix parmi les plus illustres dans le camp de la révolution bolivarienne ; parmi elles, plusieurs compagnons d’Hugo Chavez. Des luttes se multiplient, de premières manifestations ont lieu à l’initiative de travailleurs, de syndicalistes, d’intellectuels de toutes disciplines, d’habitants des Comunas, ces lieux du pouvoir populaire et révolutionnaire aujourd’hui menacés dans leur existence.

Le peuple vénézuélien n’a pas d’autres choix que de manifester son unité et de relancer la lutte anti-impérialiste afin de répondre à la perte de sa souveraineté et de son indépendance.

Soutien et solidarité !

Et de celui-ci dont nous discutons :

« L’unité est ce qu’il y a de plus important : sans elle, rien n’est possible ; avec elle, tout est possible ». Telles furent les paroles de Fidel Castro en organisant la Révolution cubaine en 1956.
...
Comme l’a dit un ami activiste vénézuélien : « Vous, les gringos, vous nous dites comment faire notre révolution alors que notre problème est que vous n’avez pas réussi à faire la vôtre. »

Comme Palamède Singouin, je ne crois pas en la méthode Coué car sans passage à l’action, ce n’est que de la masturbation intellectuelle.

Ceci dans un contexte où contrairement à ce que raconte la gauche institutionnelle, Mai 68 fut une défaite majeure. À la fin de ces événements, nous avons eu droit aux accords de Grenelle et ses négociations par branche, les ouvriers qui furent le mieux augmentés furent ceux qui fabriquent les armes de guerre avec lesquelles les autres s’entretuent. Ce fut l’acte de décès du pacifisme et ses "Non à la guerre" ainsi que de l’écologie et ses "Non à la société de consommation". Ces deux mouvements ne s’en sont jamais remis. C’est particulièrement tragique aujourd’hui alors que les bruits de bottes montent de partout en Europe et que derrière le rideau les mêmes forces que celles qui nous ont valu deux guerres mondiales sont à l’oeuvre (Merz en est peut-être la meilleure caricature-comme lors de la deuxième guerre mondiale, ils espèrent que s’ils se font l’Ukraine, la Russie sera la suivante, ce que la Russie ne permettra jamais), les voix qui appellent à la paix sont absentes des médias sauf pour les qualifier de soutien de Poutine et ainsi évacuer le débat d’idées aux oubliettes.

Si Marx a aussi écrit des conneries, dans le Manifeste écrit avec Engels, ils nous montrent comment passer à l’action : Les exploités doivent s’organiser eux-mêmes.

En se faisant maquer par la gauche institutionnelle et les sempiternels arrivistes opportunistes, les Gilets Jaunes de la deuxième vague se sont fait saucissonner leur lutte en actions d’un jour totalement inefficaces et ils n’ont obtenu qu’une répression brutale.

Au contraire, les Gilets Jaunes de la première vague se sont organisés comme le préconise le Manifeste. En partant de la base, des communautés locales, ils se sont organisés eux-mêmes en un grande coordination indépendante. Cela leur a valu de se faire traiter de gauchiasses par la droite et de fachos par la gauche et leur a permis de résister aux tentatives de récupération d’abord de la droite, puis de la gauche et in fine, d’obtenir ce qu’ils voulaient.

Note : L’avantage d’une coordination, c’est ce qui lui permet entre autres de rester indépendante des collabos de tous bords, est que lors des prises de décisions, tout le monde dispose du droit de parole et d’une voix.

Bref pour moi la question primordiale est de réussir à passer à l’action, ce qui ne pourra être réalisé, comme le préconise Marx et Engels et comme l’ont fait la première vague des Gilets jaunes, que par une coordination indépendante des opprimés. Si entre nous, nous ne sommes même pas capable de nous asseoir à la même table, c’est que nous ne sommes que des crétins aveuglés par leurs peurs et leurs égos.

C’est sûr que dans ce contexte, nous devrons trouver des alliances, Mais la table doit être la nôtre, pas devenir celle des autres.

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