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Surdoué, douance, Zèbre : Le nouveau cache-sexe du racisme de l’intelligence

Cet article ne nie en rien l’existence d’une possibilité pour certaines personnes de développer des aptitudes, notamment psychique et intellectuelle, supérieure à la moyenne. Seulement, au travers de celui-ci l’analyse tend à essayer d’en comprendre les mécanismes et à comprendre comment un phénomène de mode psychologique trahis des intérêts a priori ignorés. Le but au travers de cette compréhension est aussi de replacer ce phénomène dans ce qui le constitue et donc d’expliquer qu’il ne s’agit en rien d’un « don » ou d’un miracle métaphysique, sous prétexte qu’on ignorerait les causes possibles de ce développement psychique. Enfin, cela vise avant tout à se défaire des tentatives idéologiques de naturalisation qui laissent croire que les choses sont naturellement ainsi et que toute action humaine est vaine

De même, il n’est absolument pas question de prétendre que ces aptitudes psychiques ne peuvent apparaître que dans les classes dominantes. D’ailleurs à ce propos, nous vous invitons à vous référer à la dernière partie de cet article.Il ne s’agit pas non plus de minimiser l’impact psychologique qu’une différence peut occasionner chez certaines personnes, mais là-encore d’essayer d’en comprendre les causes sociales et historiques qui y conduisent. Enfin, je ne m’élève pas contre les diagnostiqués, et encore moins contre les familles qui cherchent à juste titre des réponses, mais contre une pratique invasive et trop sûre d’elle-même.

S’il y a bien un phénomène grandissant auquel nous assistons actuellement en terme d’abus psychologique, c’est celui qui consiste à désigner certains enfants et adultes comme « surdoués », « précoces » ou bien encore « zèbres ». Derrière un raisonnement qui se veut rigoureusement scientifique nous retrouvons pourtant quelque chose qui, en plus d’être un caractère historique logique, se révèle comme le cache-sexe d’un processus de classification qui ne dit pas son nom.

Chacun y va donc de son questionnement quant à savoir si son enfant est plus ou moins ceci ou cela : s’il échoue à l’école c’est probablement parce qu’il est surdoué et incompris, ou tout simplement en « réussite différée » comme nous l’enseignent les nouveaux manuels de pédagogie. A contrario, s’il réussit trop bien, par rapport à ses camarades, c’est sans doute aussi parce qu’il est touché par la grâce de la douance.

Aussi, nous pourrions considérer cela comme un processus métaphysique, une nouvelle grâce qui toucherait quelques individus bénis des dieux. En somme ce serait tel un don, une mystique dont on rêve les effets à défaut de comprendre les causes.

L’approche psychologique a le mérite de prendre en considération le désarroi et parfois même l’angoisse de certains individus, pris au piège par leur différence. Néanmoins, il semble nécessaire de venir contrebalancer une explication qui sert les intérêts des classes dominantes et tente sous couvert de scientificité d’écarter certains individus, de certains milieux, sous prétexte que la nature les aurait moins bien doté que leur voisin. En somme, la mode des enfants précoces, des adultes surdoués et de la douance, ne saurait taire ses relents naturalistes voire surnaturalistes. Pourtant, les recherches scientifiques et philosophiques ayant relancé les débats sur l’inné et l’acquis tendent de plus en plus à montrer ce que Leontiev écrivait déjà en 1976, à savoir que « les propriétés biologiquement héritées de l’homme ne déterminent pas ses aptitudes psychiques ».

Douance, haut potentiel, précocité : des concepts flous.

Le philosophe et enseignant Dominique Pagani remarquait l’analogie suivante entre un concept et une culotte : à savoir que l’un et l’autre se caractérisent par leur inutilité proportionnelle à leur élasticité, plus ils le sont, moins ils sont fonctionnels. Dans le cas de la douance, et malgré l’incessant rebattement d’oreilles au sujet de la palette d’outils et de tests sur laquelle nous reviendrons, il en va ainsi. Les caractéristiques possible de ce qui est caractérisé ou diagnostiqué comme un cas de haut potentiel relèvent d’un inventaire à la Prévert. Pourtant, le paradoxe se révèle aisément dans la sémantique : d’une potentialité et donc d’un devenir, d’une perfectibilité pour parler comme Hegel ou Rousseau on ne peut déterminer que les processus d’auto-engendrement qui laisse entrevoir un pouvant-être et non quelque chose de fixe, de figé et gravé dans le marbre. Alors l’inventaire primordial pour formuler l’hypothèse d’une précocité intellectuelle se base essentiellement sur les thèses d’un psychologue, Jean-Charles Terrassier, dont on ignore presque tout si ce n’est la fondation de classes et d’instituts spécialisés pour les enfants dits surdoués.

Mensa, l’association de personnes à haut potentiel intellectuel, où l’on entre à partir de tests, sorte de club rotary pour personnes différentes, soucieuses de rencontrer d’autre personnes elles-mêmes différentes d’elle et des autres... Peine elle aussi à définir correctement le concept de « surdoué », préférant finalement s’atteler à la définition en vigueur dans Le Petit larousse de 2011 [1]. A savoir : « C’est un enfant dont les capacités intellectuelles évaluées par des tests sont très supérieures à la moyenne » – Ironie malencontreuse pour une association sensée représenter l’intelligence. Alexandra Reynaud, auteure des célèbres Tribulations d’un petit zèbre [2], ne parvient pas davantage à une définition plus convaincante, quoiqu’elle insiste sur ce concept de « zèbre » qui tend à définir le surdoué comme quelqu’un qui reste fondamentalement différent malgré sa capacité à se fondre dans le décor.

Alice Miller quant à elle axe davantage la problématique du dit surdoué sur le « drame » de son hypersensibilité. Bien que ses travaux s’avèrent fort intéressants et tout à fait à même d’être recommandés, ceux-là s’écartent de toute problématique historique, sans tenir compte du contingent historique qui contribue au déploiement et à l’évolution de la psyché humaine et à l’intérêt plus conséquent que nous y apportons aujourd’hui. Mais nous aurons l’occasion là-aussi d’y revenir. Cela a néanmoins le mérite d’ouvrir une piste plus intéressante, mais qui rend notre culotte, ou plutôt nos concepts encore plus élastiques et moins à même de satisfaire leur adéquation avec le réel.

Une belle batterie Tests : Q.I, WISC etc. et l’Homme dans tout cela ?

C’est la palette d’outils des sciences dites « cognitives », assujetties à leur modèle néokantien qui pose la connaissance comme différente de nous-mêmes et indépendante du sujet humain. En somme, en tentant de répondre à la question du comment, on omet déjà celle du pourquoi et plus encore on scinde le réel au lieu de le comprendre dans sa totalité.

Or, si comme le veut l’adage il n’y a d’après cette science, de scientifique que le mesurable, il fallait bien trouver une mesure à l’intelligence : c’est le test de Q.I. Ce test est une mesure empirique qui là-encore nous conduit dans sa structure même au « spiritisme moderne » [3]. Dans ces tests, c’est l’intelligence parcellaire et non encore totale, à défaut aussi de l’intelligence qu’on qualifie maintenant d’émotionnelle, de relationnelle, sociale ou pratique, qui tente d’être testée. Or, c’est laisser croire que l’intelligence est unidimensionnelle et qu’elle existe en dehors de toute pratique, en tant que et par elle-même.

Le Q.I ne mesure en fait qu’un score, par rapport à un échantillon établi, cette échantillon pouvant être différents d’un test de Q.I à un autre et offrant donc des scores et une appréciations aléatoires, en somme ce sont des statistiques, par rapport à des exercices souvent très scolaires. Mais le doute plane et laisse penser que le score est une mesure qui signifie véritablement quelque chose. Ainsi, à partir de 130 vous êtes reconnu comme haut potentiel, mais en deçà y compris à 129, vous ne l’êtes pas. Dommage ! Quant à l’appréciation de ces scores elle est laissée, au grand dam de l’empirisme, aux dispositions particulières d’un psychologue dans le meilleur des cas ou d’un institut dont il est aisé de comprendre aujourd’hui que les potentiels surdoués ne sont qu’une ressource de maximisation de leur profits.

Par ailleurs, et comme le signale le Pr. Jacques Lautray, qui enseigne à l’université Paris-Descartes : « Les tests qui sont habituellement utilisés pour évaluer le quotient intellectuel cernent une forme d’intelligence que l’on pourrait dire “académique", en ce sens il s’agit de la forme d’apprentissage la plus sollicitée dans les apprentissages scolaires. [4] »

Quant aux tests de type « WISC », s’ils sont peut-être à même d’évoluer la forme d’intelligence dominante au sein d’un individu, ou des prédisposition à faire quelque chose, nous n’en savons guère plus aujourd’hui[5]... Ce problème touche bien davantage au problème épistémologique lui-même, d’une science qui cherche à percer les mystères de la totalité d’un individu à partir d’outils empiristes qui le dissocient de lui-même.

Enfin, nous pourrions revenir sur les postulats qui structurent ces tests à savoir notamment la logique formelle et binaire qui invalide alors les hypothèses qui décideraient de faire intervenir un tiers dans le choix des réponses. L’erreur est ici de croire que ces tests sont indépendant de toute forme a priori et de détermination tant épistémologique que sociale qui produisent un tel résultat. En somme et c’est une critique régulière mais justifiée : ces tests servent avant tout la reproduction sociale. Néanmoins, nous aimerions à partir de cette analyse, l’exploiter davantage et plus profondément encore, pour ne pas s’en tenir à une critique qui dissimule elle aussi les moteurs d’une telle reproduction légitimée et nécessaire.

Le nouveau racisme de l’intelligence.

Dans ses Questions de sociologie, en 1980, Pierre Bourdieu, devenu depuis l’auteur de la critique institutionnelle, relevé néanmoins à juste titre un problème dont nous pouvons constater plus encore aujourd’hui l’étendu. Nous tenterons par la suite de développer plus longuement ce processus, au sortir du positivisme.

En attendant, Bourdieu écrivait :

« Cela dit, je pense qu’il faut purement et simplement récuser le problème, dans lequel se sont laissé enfermer les psychologues, des fondements biologiques ou sociaux de l’« intelligence ». Et, plutôt que de tenter de trancher scientifiquement la question, essayer de faire la science de la question elle-même ; tenter d’analyser les conditions sociales de l’apparition de cette sorte d’interrogation et du racisme de classe, qu’elle introduit. En fait, le discours du G.R.E.C.E n’est que la forme limite des discours que tiennent depuis des années certaines associations d’anciens élèves de grandes écoles, propos de chefs qui se sentent fondés en « intelligence » et qui dominent une société fondée sur une discrimination à base d’« intelligence », c’est-à-dire fondée sur ce que mesure le système scolaire sous le nom d’intelligence. Le classement scolaire est un classement social euphémisé, donc naturalisé, absolutisé, un classement social qui a déjà subi une censure, donc une alchimie, une transmutation tendant à transformer les différences de classe en différences d’« intelligence », de « don », c’est-à-dire en différences de nature. Jamais les religions n’avaient fait aussi bien. »

et d’ajouter, tout aussi justement :

« On est toujours prêt à stigmatiser le stigmatiseur, à dénoncer le racisme élémentaire, « vulgaire », du ressentiment petit-bourgeois. Mais c’est trop facile. Nous devons jouer les arroseurs arrosés et nous demander que1le est la contribution que les intellectuels apportent au racisme de l’intelligence. Il serait bon d’étudier .le rôle des médecins dans la médicalisation, c’est-à-dire la naturalisation, des différences sociales, des stigmates sociaux, et le rôle des psychologues, des psychiatres et des psychanalystes dans la production des euphémismes qui permettent de désigner les fils de sous-prolétaires ou d’émigrés de telle manière que les cas sociaux deviennent des cas psychologiques, les déficiences sociales, des déficiences mentales etc »

Voilà en somme le vrai visage de ce phénomène de mode vers lequel tendent les tests d’une prétendue douance : une stigmatisation sociale, qui préfère la psychologisation à toute compréhension sociale et humaine dans sa totalité.

Dans le même temps, et à l’encontre de la grammaire générative du pourtant progressiste Noam Chomsky, les chercheurs en neurosciences et psychologie tendent plutôt aujourd’hui à s’accorder sur les hypothèses de Piaget. Ce qui s’y défend, c’est un apprentissage au « sens fort » déjà soutenu à l’époque par Pullum et Scholz, critiques de Chomsky, dont les travaux montrent que l’enfant apprend essentiellement à partir de son milieu. Cela coïncide d’autant plus avec la prématuration générique de l’Homme [6] qui fait de cette espèce la plus sensiblement tournée vers autrui par nécessité. En tenant compte de cela, il apparaît comme évident que le milieu social ainsi que la richesse du vocabulaire qui va de pair avec une pensée correctement articulée [7], vont plus ou moins favoriser le développement d’aptitude chez un enfant plutôt qu’un autre. Ce qui relève du déterminisme social va ensuite être mystifié par un imaginaire du « don », rendant acceptable un racisme réel qui ne dit pas son nom et ose se prétendre scientifique. Ce qui relève alors du mépris social se voit totalement accepté à partir de tests qui s’auto-valident en terme d’objectivité.. La première question à se poser dès lors est déjà de savoir si une famille moyenne de sous-prolétaires a le temps disponible pour tenter d’évaluer correctement si son enfant est à même de développer de fortes aptitudes intellectuelles ? En effet, car il n’en va pas de même pour elle que pourune famille de classe sociale aisée ayant les capacités de se dégager du temps avec ses enfants en leur faisant pratiquer des activités d’éveil (bien souvent hors de prix). Puis dans un second temps, la visite d’un psychologue, la pratique de ces tests etc. relève elle aussi bel et bien d’une pratique de classe et à moins que certains professeurs insistent dans l’environnement scolaire, il n’est pas rare que pour des questions de mœurs et d’argent, aucune famille de classe populaire ne franchisse un tel lieu a priori « pas fait pour eux ».

Nous constatons par ailleurs aisément que les tests et notamment celui du Q.I sont en parfaite corrélation avec le niveau d’étude moyen [8]. Serait-ce à dire qu’en permettant au plus grand nombre de poursuivre des études plus longues, le résultat global des tests de Q.I augmenterait ? Nous pourrions croire sinon que ce sont justement les personnes ayant un Q.I le plus élevé qui accèdent à ces études, mais là-encore ce n’est pas le cas. En réalité, l’habitude, la maniement de certains exercices, le développement d’aptitudes psychiques augmentent tout simplement le score, à la manière dont n’importe quel musicien ou sportif voit ses performances s’améliorer au fur et à mesure qu’il s’entraîne. Mais si la ligne de départ (la famille) et le chemin en milieu de course (l’école) ne s’avèrent pas identiques pour tous, comment juger de quelque chose dont on nous laisse croire qu’il intervient comme une instance supérieure, comme par miracle ?

Idéalisme de la praxis : vers le meilleur des mondes ?

Plus grave encore, ces tests réservés à quelques-uns et qui n’opèrent aucune effectivité concrète dans la vie de l’individu, s’inscrivent en toile de fond d’une anthropologie qui caractérise notre mode de production. En effet, la douance c’est la possibilité de jouir, non sans entrave, mais sans produire. L’attestation psychologique d’une « douance » est la reconnaissance d’un possible production qui n’a pas nécessité à être : en bref, on attribue un mérite à une personne, qui lui octroie une reconnaissance en tant que surdoué, zèbre ou quoi que ce soit, sans que cela ne l’incite à ne rien faire de ce potentiel a priori. En revanche, qui dit « surdoué » ou « haut potentiel », dit aussi simples « doués » et pire, « sous-doués ». Ceux-là, n’ayant pas eu la chance d’être touchés par la grâce se verront alors diriger vers des cursus où l’objectif ne consistera qu’à les faire rentrer dans le rang. Ne nous voilons pas la face, alors que des enseignes (plus que des écoles) comme Science po s’avèrent n’être que la figure de proue d’une petite élite à même de se payer des frais scolaires exorbitants afin d’employer le management du Capital ; bref de faire obéir le prolétariat, les cursus pour prétendus « sous-doués » ne servent quant à eux qu’à obéir à ceux qui nous sont présentés comme légitimes. Or, parmi les compétences requise pour accéder à l’élite des H.P, jamais aucun test n’est par exemple mis en œuvre pour voir si la personne qui s’y emploie est à même de remettre en cause une autorité illégitime, quelle qu’elle soit : politique, scientifique. Ce serait pourtant là un des multiples exemples qui en plus de relever de l’intelligence permettrait de jauger de la capacité éthique d’une personne.

Trêve de plaisanterie, l’éthique ne se mesure pas, sauf à être un carnet de vie scolaire qui juge de l’habileté de jeunes adolescents à devenir de potentiels ennemis de tout comportement jugé « anormal ». Ainsi, et nous le savons depuis MM. Sarkozy et Hortefeux, un délinquant se repère dès les classes de maternelle tandis que plus tard tout comportement insurrectionnel se devra d’être canalisé.

Plutôt que de reconnaître une production et d’en juger par elle-même, certains se voient offrir, en plus des meilleures places dans des écoles dont les frais représentent le travail d’une vie pour bien des prolétaires, la possibilité d’une reconnaissance au travers de la douance, malgré l’absence concrète de toute production. Ainsi, nous consentons à ce qu’ils consomment, d’un point de vue sociale, sans produire.

Ainsi, nous voyons se dessiner des catégories et sous-catégories de personnes, une sorte de classement accepté et jugé comme acceptable. Alors même qu’on stigmatise aisément les différentes formes de racismes habituels, le racisme de classe ne serait que l’expression d’une « culture de l’excuse », par jalousie de ceux qui réussissent (Amen !). Cela permet un dressage anthropologique d’extraction de la production, puisque déjà récompensé par la nature. Quelle meilleure reconnaissance peut-il y avoir alors que la nature elle-même, plutôt que la reconnaissance d’un travail, d’une production ? Ainsi, sans même produire quoi que ce soit, le surdoué pourra profiter et de la reconnaissance et de la production des « sous-doués ». Au pire, il participera à la production sans produire pour s’établir parmi les nouvelles couches moyennes et ainsi penser s’être élevé socialement par lui-même, en tant que self made man. Ainsi, il participe de l’exploitation en pensant y échapper alors même qu’il ne récupère que les miettes du banquet. A l’inverse, celui dont la douance est ignoré verra son travail y compris intellectuel et théorique, l’être presque autant et il devra redoubler d’efforts vis à vis de ceux qui « ne se sont donnés que la peine de naître ». Nous assistons à un surcodage de la valeur intellectuelle où là-encore la production est niée au profit d’une pure consommation arbitraire. La douance devient alors aussi un mode d’intégration aux rites initiatiques du capitalisme : la preuve qu’on peut obtenir les fruits d’un travail qui n’a pas eu lieu ou dont on nie pour le moins l’existence.

Or, comme Bach le signalait déjà, à temps de travail égal, n’importe qui sans doute aurait atteint son niveau technique. Nous nous heurtons là au problème du travail invisible. Faute de vouloir reconnaître le travail réel et préférant les nouvelles mystiques, le temps de travail et de réflexion passés à produire quelque chose se verra réduit au fait que le niveau atteint provient d’un ailleurs, d’un « don », évacuant ainsi toutes potentialités réelles et à disposition du commun.

Parce qu’à juger même que ces « haut potentiels » aient justement en eux ces capacités potentiellement déplorables, cela ne signifie pas que les autres ne peuvent pas les déployer pour autant, en y ajoutant là-encore du travail. De même, l’adage dit bien qu’un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche... Il en va de même entre un « sous-doué » qui s’exerce des heures et un surdoué qui reste sur cette reconnaissance idéaliste vis à vis de toute praxis. Pour bien comprendre le problème de l’idéalisme de la praxis il nous suffit de nous représenter quelqu’un dont la vie consisterait à ne jamais produire aucune tâche ménagère, mais dont une autre personne les exécuterait à sa place, sans qu’il daigne bien vouloir s’en apercevoir. Alors, malgré l’insalubrité qui devrait régner dans le lieu, l’idéaliste de la praxis, niant le travail de nettoyage de l’autre, en viendra à imaginer que ce nettoyage est le fruit d’un tiers inclus, bien qu’inexistant – sorte de main invisible de la propreté...

Hypersensibilité et Psyché comme constructions historiques.

Comme cela a été signalé plus haut, il est un point intéressant au sujet des Zèbres, c’est l’hypersensibilité qu’on leur prête. Ce point, relevé très tôt par Alice Miller a eu le mérite de montrer que le surdoué, s’il en est, ne développe pas une intelligence unidimensionnelle, mais que sa capacité relationnelle et de compréhension d’autrui peut le conduire à comprendre très vite certaines situations et comportements. C’est là un point intéressant, et sans doute indéniable, néanmoins il ne manque pas de faire une nouvelle fois l’impasse sur les conditions matérielles et historiques qui rendent ce phénomène possible et donc absolument pas extraordinaire.

En effet, de même que le mariage et l’attention portée aux enfants ont pu se cristalliser autour de l’amour et ce de manière communément partagée dans les pays dits Occidentaux, depuis le développement des moyens de productions modernes et les avancées hygiéniques, la psyché, comme résultant de la praxis historique se voit modifiée et nouvellement codifiée. Les conditions sociales et économiques offrent davantage la possibilité de s’intéresser à autrui, de le comprendre, d’être davantage en contact avec lui dans un rapport d’amour et pas simplement de subsistance. La crainte de la mort précoce, entre autre, ayant presque totalement disparue chez nous, l’inconscient s’autorise davantage à accueillir des affects qu’il repoussait auparavant pour sa survie et par incompatibilité sociales et coutumières. Aussi, tout comme il n’y a rien d’étonnant au fait que les enfants dépassent leurs parents, sans quoi il n’y aurait ni Histoire ni progrès dans l’Histoire, il n’est pas plus étonnant de voir des enfants plus sensibles aux relations avec l’autre. De plus, les conditions permettant de rendre cette disposition plus universelle qu’auparavant, elle apparaît comme un phénomène nouveau dont on peine à expliquer les causes du fait du nombre recensé. Or, cela relève du progrès logique de la conscience humaine dans le processus de libération qui est le sien.

Néanmoins, cela revient une fois de plus à poser la question éthique. Or, ce n’est jamais ce plan qui est valorisé actuellement chez les personnes dites « surdouées ». Au contraire, ce à quoi nous assistons lorsque le diagnostic est très tôt posé c’est à la mise en route d’une machine infernale dont nous avons vu plus haut qu’elle consiste tant que cela est possible et accepté, à détourner les principes éthiques. Ce détournement s’opère au profit d’une intelligence postulée qui est mise au service d’un contrôle de la production et des producteurs. Ainsi, il n’est pas rare dans les diagnostics précoces de l’élève reconnu comme surdoué, fort de sa présence en tête[9] de classe, conduisent à transformer le processus éthique viable en un détournement des aptitudes en vue de l’obtention d’un gain, d’un profit quitte à jouer contre le commun.

Pour une compréhension matérialiste et dialectique de notre héritage humain.

Toutes ces considérations ne font sens en revanche, que si l’on replace ce phénomène de douance dans un moment historique où il est propice qu’il apparaisse. En effet, de part une tendance trop idéaliste, y compris en science, de la compréhension du psychisme et par détestation de tout « historicisme », on ne cesse de réinventer la roue. Or, des surdoués, il y en a toujours eu. D’autant que nous ne confondons pas là ce qui relève du génie avec le phénomène de douance. La présence plus conséquente de ce phénomène, outre qu’il est en grande partie dû au plus nombreux tests réalisés, provient d’un processus à l’œuvre dans toute l’Histoire : c’est le progrès de l’humanité. Mais, fort d’antihumanisme et d’anti progressiste, et plutôt que de concevoir l’Histoire dans ses moments et processus qui inscrivent en fond de l’humanité un progrès technique et humain, on en vient à oublier que la praxis évoluant, la psyché évolue aussi.

Aussi, une génération qui grandit avec les moyens techniques que nous connaissons, en pleine révolution numérique, avec internet, Google Earth, Wikisource, etc. couplés à un ensemble de considérations pédagogiques et éducatives, ne peut que fort heureusement laisser entrevoir un développement plus important des aptitudes psychiques autrefois jamais stimulées. Comme le prouve alors les statistiques rapportées à l’échelle historique, le Q.I moyen pour revenir sur ce test, n’a cessé lui aussi d’augmenter au cours du siècle.

Là-encore, point de miracle, mais une conséquence logique de processus dont on daigne voir l’existence, du fait de leur impact épistémologique et politique sans doute trop déstabilisant pour une classe dominante qui souhaite conserver la totalité du gâteau.

En réalité, la pensée de demain viendra d’où on ne l’attend pas, c’est-à-dire qu’elle sera le fruit de conditions économiques, matérielles que nous connaissons, issue d’une crise qui nous incite à faire des choix, et contingente à une pratique épistémologique qui n’est plus en phase avec la quête d’universalité. Cette pensée pourra être efficiente et émergée en dehors des sentiers habituels battus (grandes écoles, universités, arènes politiques etc.). C’est cela peut-être qui effraie...

La jalousie au fondement de la critique ?

Un proverbe Chinois dit « les vérités qu’on aime le moins à entendre sont celles qu’on a le plus d’intérêt à connaître. » et à ce stade de la critique j’ose imaginer que les personnes, les groupes et institutions ayant établis leur pouvoir sur les bases précédemment décrites trouveront n’importe quel prétexte relevant de la psychanalyse de bazar pour attaquer mon propos. C’est pourquoi, et bien que cette parenthèse s’écarte de l’analyse, je me permets de répondre à l’une des fausses critiques courantes, à la première personne.

Certains n’hésitent pas à penser que la remise en cause de ce qui s’apparente à un problème politique, éthique et scientifique n’est que le fruit d’une frustration, d’une jalousie. Alors je rassure mes lecteurs sur ce point, si j’émets cette critique c’est justement parce que je ne m’élève pas contre les diagnostiqués, et encore moins contre les familles qui cherchent à juste titre des réponses, mais contre une pratique invasive et trop sûre d’elle-même. Cette pratique, j’en ai moi-même fait les frais ayant parfois réussi haut la main certains de ces tests auxquels je n’accorde aucune importance. Mais, étant issu d’une classe populaire, cela n’a servi qu’à étendre la division sociale au sein de la famille, à terme. Or, plus jeune, le refus familial revendicatif par « bon sens », de me faire évaluer, pour me faire devenir « autre », m’apparaît aujourd’hui comme le seul don véritable qui m’a permis de me donner goût au travail plutôt qu’aux acquis illégitimes.

Aussi, je ne revendique et ne revendiquerai jamais aucune forme de douance, de même que j’incite les familles à voir dans leur enfant sa particularité et à composer avec. La seule chose que je suis à même de revendiquer, c’est ma production, qui existe et qui elle peut abondamment être critiquée. Ce que j’ai construit, si petit soit-il, est le fruit d’un travail long et acharné, qu’on souhaiterait passer sous silence pour que cela ne soit plus que du travail invisible.

Quant à la nécessité de prendre en charge des adolescents en quête d’identité, c’est là le problème de n’importe quel adolescent, et il est même nécessaire que cette question se pose à lui. Il fut un temps où plutôt que d’employer une batterie de tests déconcertant, la littérature et la philosophie bien employées et enseignées répondaient à une bonne partie de ces questions.

La problématique liée à la douance n’est que le reflet révélateur d’une pratique anthropologique plus profonde dont nous pouvons constater les effets sur bien des plans. En effet, c’est une discrimination objective qui tait son nom sous couvert de scientificité alors même qu’elle relève d’une pratique de domination et de négation envers une large frange de la population. La science cognitive pratiquée ainsi devient un outil d’exploitation légitimé.

Or, nous devrions plutôt revendiquer une science dialectique de compréhension des processus à l’œuvre dans l’ensemble des dynamiques humaines. Ainsi, c’est l’universalité et le commun qui pourront reprendre leur place plutôt que l’asservissement de presque tous par quelques-uns.

Loïc Chaigneau
pour son blog, Initiative Communiste et Etincelles.

Le 03/09/2017

[1] https://mensa-france.net/enfants-precoces/

[2] Le concept de Zèbre a été formulé par jeanne Fiaud-Facchin, dans le but de réduire les incompréhensions qui entourent les « suroudés ».

[3] « On voit apparaître ici manifestement quel est le plus sûr chemin de la science de la nature au mysticisme. Ce n’est pas l’impétueux : foisonnement théorique de la philosophie de la nature, mais l’empirisme le plus plat, dédaignant toute théorie, se méfiant de toute pensée. Ce n’est pas la nécessité a priori qui démontre l’existence des esprits, mais l’observation expérimentale de MM. Wallace, Crookes et Cie. Si nous avons foi dans les observations d’analyse spectrale de Crookes qui ont amené la découverte du thallium ou dans les riches découvertes zoologiques de Wallace dans l’archipel malais, on exige de nous que nous croyions de même aux expériences et découvertes spirites de ces deux savants. Et si nous déclarons qu’il y a tout de même là une petite différence, à savoir que nous pouvons vérifier les unes et non pas les autres, les voyants spirites nous rétorquent que ce n’est pas le cas et qu’ils sont prêts à nous donner l’occasion de vérifier aussi les Phénomènes de spiritisme. En fait, on ne méprise pas impunément la dialectique. Quel que soit le dédain qu’on nourrisse pour toute pensée théorique, on ne peut tout de même pas mettre en liaison deux faits de la nature ou comprendre le rapport existant entre eux sans pensée théorique. Mais alors, la question est seulement de savoir si, dans ce cas, on pense juste ou non, et le mépris de la théorie est évidemment le plus sûr moyen de penser de façon naturaliste, c’est-à-dire de penser faux. Or, selon une vieille loi bien connue de la dialectique, la pensée fausse, poussée jusqu’à sa conclusion logique, aboutit régulièrement au contraire de son point de départ. Et voilà comment se paie le mépris empirique de la dialectique : il conduit quelques-uns des empiristes les plus terre à terre à la plus saugrenue de toutes les superstitions, au spiritisme moderne.

[4] Cf. http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-votre-qi-ne-dit-pas-grand-chose-votre-intelligence-desole-sharon-jacques-lautrey-637241.html

[5] https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2007-10-page-43.htm

[6] La taille du bassin chez la mère n’étant pas suffisamment conséquente par rapport au développement du néocortex, le temps de gestation humaine postulé à 12 mois normalement, n’est que de neuf mois. Cela rend le bébé moins viable que n’importe quel autre mammifère à la naissance. En conséquence de cela il a nécessairement besoin du rapport à l’autre pour se maintenir en vie.

[7] Si l’on accepte là-encore d’arrêter de croire que « pensées et langage » sont absolument dissociés...

[8] http://www.douance.org/qi/qicorrel.html#corps

[9] Ignorant de la constance macabre dans le phénomène de notation... Phénomène dont tout élève qui entre en classe préparatoire prend conscience...

 https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/surdoue-douance-zebre-nouveau-cache-sexe-racisme-de-lintell

COMMENTAIRES  

31/10/2017 00:24 par Ahouansou Séyivé

Excellent article remettant en cause les unités de mesure de l’intelligence imposées par le capital. On est reconnu intelligent que parce que l’on est ressource humaine utile à sa perpétuation. Ainsi, si l’ENA formait des gens véritablement brillants, nous ne vivrions pas dans un pays riche débordant de citoyens pauvres, incapables de saisir avec pertinence leurs intérêts de classe...

31/10/2017 12:18 par Ellilou

A voir, à revoir et à re-revoir la conférence gesticulée de Franck Lepage sur l’éducation en France (....et le parapente) où j’ai entendu pour la première fois parler de la "constante macabre" : tout en me faisant sourire, rire et réfléchir ce superbe moment (visible sur le net) m’a glacé d’horreur quand j’ai réalisé à quel point cette terrible constante était encore tellement intégrée par les profs ! Jamais ils ne la remettront en question, broyant par la même occasion des tas d’enfants et les espoirs que leurs parents avaient mis dans l’école de la République...

31/10/2017 15:18 par John D

Se gargariser ad nauseam d’un vocabulaire pseudo scientifique ou hypertrophié ne rend pas pour autant son propos plus véridique. Certains doivent néanmoins tomber dans le panneau. Au delà de mon opinion qui pourrait être contestable, à l’ère de correcteurs orthographiques et grammaticaux efficaces, laisser son texte truffé de fautes ne contribue pas non plus à sa crédibilité. La combinaison des deux m’en aura fait abandonner la lecture relativement rapidement. Pas forcément à regret.

31/10/2017 16:50 par scara

Vous êtes beaucoup trop politisé à mon goût Monsieur CHAIGNEAU...
ROUGE ROUGE ROUGE ET ROUGE...
L intelligence n a ni couleur ni odeur et encore moins de politique.
Elle est multiple et variée et ne depend pas que d une condition sociale ou d une opinion politique qui guiderait un esprit.
Faite gaffe vous Macronisez trop et vous risquez de changer de bord puisque selon notre "Président de la République" comme pour vous au final : un enfant de riche sait déjà lire au CP.
Vous êtes peut etre intelligent mais très con au final !
L intelligence se place dans l ouverture et la croyance que tout n est vraiment pas si simple, comme vous le prétendez.
Bien a vous et avec mon entier respect ...
Sabrina.

31/10/2017 19:26 par Laude

Bonsoir, pas mal votre critique mais problème, vous mettez tous les zèbres dans le même sacs. Personnellement je viens de découvrir à bientôt 40 ans que j’en suis un. Je ne viens ni de la classe bourgeoise, ni de la classe moyenne. Il faut savoir que la plupart des zèbres ne réussissent pas à l’école car non adaptée à leur schéma de pensée. Le problème c’est que la grande partis des personnes pensent que pour les zèbres tous et facile ! C’est complètement faux, stupide et désobligeant. Être un zèbre c’est d’abord comprendre des choses sans en avoir la maturité psychologique et émotionnelle qu’apporte l’âge. C’est voir toujours un problème dans tous les détails, mais ne pas en comprendre les tenants et aboutissants. Donc avant de nous jeter au visage vôtre diatribe de la lutte des classes, il faut savoir que seulement 2% de la population mondiale à un QI hors normes et bien souvent 99% d’entre eux sont malheureux car, ils ne pensent pas comme les autres, on les traités de personnes bizarre, folles ou encore d’autres noms d’oiseaux. Vous voulez que tous le monde soient égaux au niveau intellectuelle, cela est impossible. Je suis d’accord que le phénomène de la douance est devenu une mode. Mais le plus drôle c’est la France qui a crée le premiers test de QI. Dans d’autres pays on a pris la mesure du potentiel de future humaniste perdu que son ces personnes, la France elle se réveil juste un peux tard.
Ps : désolé pour l’orthographe et la grammaire, ils n’ont jamais été mon fort

31/10/2017 21:48 par teddy

Assez decevant pour un gars de gauche de faire dans le confusionnisme, des verités entremélées de pas mal de biais
Et grosses imprécisions. Deja l’inventaire de Terrassier n’est qu’un indicateur et non une preuve objective.
vous enfoncez des portes ouvertes sur la critique du WISC qui en effet ne prend pas en compte tt les types d’intelligences. Cependant ces tests gardent une valeur objective (et critiquable/contextualisable) car ils sont echelonnés.
en outre vous niez la dimension biologique completement, on adore Bourdieu mais là c’est pas honnetement intellectuellement, une plus grande empathie s’explique avec les neurones miroirs notamment presents en plus grand nombre, de meme la douance est genetique, les familles de hp vous le confirmeront.
la critique du classisme par rapport aux tests serait pertinente si vous expliquiez que justement les enfants hp de milieu defavorisée n’ont pas ou peu acces au test, car c’est cher mais aussi par desinformation, ce qui fait qu’iels ont peur et ont des idees reçues comme vos parents visiblement, donc ne pas pouvoir acces a la connaissance de sa particularité cerebrale d’origine genetique est une injustice et peut etre un gros frein quand on l’ignore ( faux self/ auto denigrement/depression etc). Le deni n’a jamais rendu service à personne !!

si votre gosse est autiste ou dyslexique vous allez aussi faire comme si de rien ? Par analyse materialiste ?
la socio peut pas expliquer tt a elle seule c’est plus une science mais une religion alors.

01/11/2017 04:11 par Kay

Bonjour,

Je ne comprends pas d’où il y a naissance d’idéologies problématiques avec les zèbres. Fusse l’époque des enfants qui représentaient un retard d’apprentissage, oh à cela, c’était bien perçu, nonobstant que bien entendu dans la société su tu n’es pas perçu par une menace par les envieux reflétant l’ignorance de leur devoir de se faire plutôt confiance et de s’assumer tels qui sont. Toutefois, que d’apprendre plus rapidement, ça... C’est très mal digéré. Bien entendu que ceci raccourci le parcours académique offrant peut-être des avantages. Mais quelle ignorance que de prétendre que tous les zèbres seraient des menaces. La plupart grandissant dans des cadres dysfonctionnels, dans l’envie et la jalousie de leurs proches, dans l’immaturité de conscience d’esprit, finiront par dévier. Prenant alcool, drogues etc. Car étant ultra sensibles à ce qui les entourent et doté d’une lucidité à n’en faire pâlir le plus grand des hypocrites menteurs. Je ne vois pas où est la menace... Le calcul du QI a toujours été un leurre. Les vrais zèbres le savent. Question de marketing, etc.

Zèbre et fière de l’être ! Aucun Bachelor, aucune Maîtrise ou Doctorat.
Et ma vie a été très difficile. Je ne l’ai pas eu facile.
La souffrance j’ai connu et je connaîtrai encore.

01/11/2017 14:00 par gus de nantes

nan mais c’est dommage quand meme ....

je ne sais pas comment vous recevez ce texte , personnellement je l’ai trouvé malin , au sens d’intelligent. Car il montre que le débat de l’inné contre l’acquis , meme si il reste "résolu" n’en est pas moins remis chaque jour sur l’enclume.
En effet , blanc , blanc blanc le goëlant lent lent ..... pardon il est des diatribes dont l’ennoncé suffit à dissoudre la thèse, on est des rouges ici et fier de l’etre alors de grace ne faites pas un reproche de ce qui est un honneur .
Si des fautes d’orthographe se glissaient dans mes doigts , sachez d’avance que je les ignore j’ai jamais été fort pour les machins illogiques tel que l’orthographe et la grammaire tant pis pour eux .
Quelle jolie levée de bouclier pour défendre , la mesure de l’intelligence , punaise on est en 1907 ou bien ? ouvrez un dictionnaire ou une encyclopédie de grace ......

En effet il me semble important de bien définir et dire que les "sur-doués" ne sont qu’un des nombreux avatars de la lutte des classes , c’est évident , dire que le milieu n’est rien et que l’environnement est tout , l’auteur ne l’a pas fait , par contre ces commentateurs en colères eux se ruent , toujours sous le modèle de l’antique débat d’inédacquis ou "c’est à kiki le concon ? kikalaplusgrande ? kikafait le kaka ? "

Sans rire , les zèbres ont pas les memes neurones ... et hop voila nos nouveaux pharaons ...... et bien sur c’est pareil que l’autisme .... en deux phrases on fait disparaitre un siècle de recherche de tâtonement et d’infinis études , en effet les sciences cognitives avancent , mais leur propos n’est pas de faire un portrait définitif du comportement humain , chaque pas nous apporte plus de questions que de certitudes , de meme les sciences sociales ne cherchent pas à décrire le chemin individuel mais analyse les pratiques culturelles . Alors oui bien sur , quand on vulgarise on fait court , enfin on essaie mais de grâce avant que de critiquer et de vociférer ayez deux minutes pour savoir si cette information ne pourrait pas vous enrichir .....

Enfin je dis ça je dis rien , on va me demander si je suis un zèbre , je répondrai comme toujours "merde" car ça va avec tout . Pis je déteste qu’on désigne l’intelligence quand elle n’est qu’une évidence qui a le courage d’exprimer sa différence.

02/11/2017 09:35 par Friscou

Mon pere et ma mere viennent de milieux tres modestes, et sont HPI , ma soeur et moi sommes aussi hpi, et nos 2+3 enfants le sont tous.
J’ai rencontré ma femme qui vient d’un milieu prolétaire, et est aussi surdoué. elle a arreté ses etudes en terminale mais a passé un DESS avec mention tb à 35 ans. Le déterminisme social est juste une théorie politique, les gens comme vous font beaucoup de tort a ceux qui ne sont pas dans la norme.
Une chose est sure, c’est que les surdoués se rencontre souvent inconsciemment, je connais beaucoup de couple de surdoués qui l’ont découvert à travers leurs enfants (donc bien après leur rencontre).

PS : ne pas faire de fautes d’orthographe n’est pas un signe d’intelligence

02/11/2017 12:38 par Assimbonanga

Le surdouage est-il uniquement intellectuel ? Les tests comportent-ils d’autres aptitudes, physiques, sportives, capacité à la relation, interaction avec autrui, empathie, habileté manuelle, aptitudes à des actions comme (par exemple) menuiserie, taille de la pierre, fabrication de pain, capacité à nettoyer une chambre d’hôtel, à construire une cabane en bois, à réussir un jardin potager, à improviser théâtralement, à chanter, à jouer de la batterie, à négocier avec un supérieur hiérarchique, à la méditation, à confectionner un plat du jour, à calmer un enfant qui pleure ou pique une colère, à entourer de soin une personne âgée ou un handicapé mental & moteur, à garer en créneau un poids lourds avec remorque, à reculer sa voiture en montée dans un chemin sinueux ?

02/11/2017 15:25 par François

Un article d’une méconnaissance total de ce qu’est un test de QI et ce que cela mesure,
Aucune reference pour affirmer des absurdité tel que dire que le QI peut s’améliorer si on fait des études, alors qu’il a éé démontré une stabilité du QI dans sa vie (a part des problèmes d’émotivité lors du passage des test) .
C’est un texte idéologique dangereux, qui montre le coté buté d’une certaine gauche prônant l’égalitarisme, et non pas l’égalité.
J’ai des exemples autour de moi d’enfants précoces qui ont été confrontés à des instituteurs tenant ce type de language, ceux ci deviennent maltraitant car brimant les enfants en leur interdisant de faire autre chose quand ils ont fini avant les autres, en les dévalorisant, certain enfants en plus de ne plus vouloir aller a l’ecole et d’avoir mal au ventre tout les matins, finissent par se convaincre qu’il vaut mieux ne rien savoir faire et s’enferme dans leur monde. Les parents qui voient leur enfant faire plein de choses surprenantes pour leur age à la maison, apprennent de la maitresse qu’a l’ecole ils sont nuls !!
M Loïc Chaigneau, Que vous pensiez tout savoir a travers le prisme d’une pensée étroite,( j’ai regardez quelles une de vos videos) n’est pas grave, ça fait parti des discours politique extrémistes. Mais la vous vous attaquez aux enfants (les adultes surdoués ne sont pas touché par vos âneries), et la bêtise de vos propos (non documenté, a l’emporte piece, sans connaissance sinon superficiel, sans avoir lu les derniers articles de neuroscience qui éclairent le sujet) peuvent faire du mal chez ceux qui encadrent les enfants et qui pourraient être sensible a votre doctrine (et hélas il y en a).
On peut vous excuser compte tenu de votre très jeune age, mais il ne faut pas être malveillant.

02/11/2017 19:21 par gus de nantes

merci l’auteur je bois du petit lait , il y a si longtemps que je n’ai pas lu d’aussi affriolant argumentaire , Pluton n’existe pas , la sociologie et durckheim non plus , et à suivre et sans respirer le QI désigne l’intelligence , on en est encore là ......
bah ,autant en prendre le parti d’en rire , merci à l’auteur il a reveillé une belle salve de commentaires plus droles les uns que les autres

02/11/2017 21:35 par de Boisset

Bonsoir,
J’ai lu votre article avec intérêt. Si je peux me permettre il élude quelque peu la question du langage. Le langage utilisé pour considérer les enfants. Vous évoquez l’existence de "sous-doué" mais je crois que justement, ils n’ont même pas droit à ce terme, ils ne sont pas rien sur l’échelle de l’"intelligence", ils sont seulement innommables. A regarder de près le vocabulaire qui est consacré aux enfants en difficultés est plus précis, plus "médico-psychologique", préfixe dys+radical. Un langage qui va vers la précision, mon mot ma pathologie. L’urgence n’est plus alors à l’intelligence mais à rendre l’enfant opérationnel. Je ne nie pas les difficultés mais je crois qu’il faut aussi les regarder en terme de discrimination.

Par ailleurs j’ai relayé votre article dans Facebook sur le groupe "800000 feignasses" (groupe lié à l’enseignement). J’essaierai de vous tenir au courant des réactions.

02/11/2017 21:56 par de Boisset

Chose promise. J’ai donc mis un lien sur votre article en commentaire d’un autre lien :
https://www.psytherapieparis.fr/2017/10/31/dans-ma-peau-d-enfant-pr%C3%A9coce-mes-temp%C3%AAtes-%C3%A9motionnelles/
Résultats :
"J’hésite entre le rire et les lames. J’ai rarement lu un tel ramassis de conneries, de fausses vérités, d’à-peu-près ...."
et
"Au secours ! Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément !"
A suivre

03/11/2017 11:45 par Assimbonanga

Personnellement, je ne suis pas un aigle et je n’arrive pas lire le texte de Chaigneau. En revanche, le langage de Laude m’est directement accessible : "Être un zèbre c’est d’abord comprendre des choses sans en avoir la maturité psychologique et émotionnelle qu’apporte l’âge. C’est voir toujours un problème dans tous les détails, mais ne pas en comprendre les tenants et aboutissants. Donc avant de nous jeter au visage vôtre diatribe de la lutte des classes, il faut savoir que seulement 2% de la population mondiale à un QI hors normes et bien souvent 99% d’entre eux sont malheureux car, ils ne pensent pas comme les autres, on les traités de personnes bizarre, folles ou encore d’autres noms d’oiseaux."
Avec mes faibles compétences intellectuelles et mon simplisme populaire, je me demande donc s’il ne s’agit pas d’une hypertrophie d’une compétence cognitive (logique, déductive) au détriment d’un équilibre global de l’individu...

Comme personne ne précipite pour répondre à mes interrogations (02/11/2017 à 12:38), je réitère : est-ce qu’un surdoué est testé sur des applications pratiques de son intelligence telles que garer en créneau un poids lourds avec remorque, ou reculer sa voiture en montée dans un chemin sinueux ? Le calcul d’une trajectoire, de l’inertie du véhicule, des réactions de la remorque, de l’impact de la courbe vue dans le rétroviseur et des incidences des imperfections du sol, mais pas seulement en résolution de problème, mais directement mis en application dans l’espace.

En un mot, des cancres scolaires sont parfaitement capables de réaliser des exploits dans leur métier de camionneur alors qu’ils ne valaient pas tripette dans le système scolaire.

03/11/2017 15:42 par Emilio

L’origine d’un zèbre ? > La savane , avant d’être mis dans un zoo !

Soit tu rêves de revenir dans la savane , et tu t’évades virtuellement dans ton monde , ou pour vrai , dès que tu le peux .
Soit tu restes dans le zoo , et ta réalité sociale te met des chaînes . En général ( ce le fut pour moi ..donc , c’est général ) c’est galère , et t’essaies juste de ramer , pour éviter le fouet . Alors dans ce milieu la , prolétaire de bas fond , tu ne la ramènes pas trop , les baffes tombent très vite en giboulées printanières .

Comme disait ma mère , en encouragements d’épanouissement intellectuel ..
« Mais arrête un peu avec le nez toujours dans tes livres, faut pas croire tout ce qui est dit dans les livres , et si tu t’ennuies , tu vas allé ecosser les tonnes de petits pois , ou les montagnes d’ haricots verts , pour les bocaux de conserves « Je m’exécutais donc à cette tâche sans fin des jours. Heureusement , la nuit , je pouvais lire tranquille , sous les couvertures , à la lampe de poche . Pas de bibliothèque dans mon taudis , vu l’humidité ambiante , le papier aurait sûrement moisi , mais, par hasard , en fouillant dans le grenier , j avais trouvé 2 caisses de livres , jugés sans doute inutiles , ils étaient restés dans leurs caisses, après déménagement , peut-être. Il paraîtrait que Dieu n’abandonne jamais ses brebis , c‘ est juste qu’il n est pas toujours disponible non plus , pour toutes les brebis . Je lui pardonne ses absences , il doit avoir ses raisons , et les expériences multiples , c ’est vivifiant . Comme les baffes multiples , qui savent garder en éveil les damnés de la Terre. Amen , sans Allélouïa non plus .

Mais impossible non plus , d’ignorer le fait , que ça bouillonne dans ton ciboulot . Le compteur Geiger qui grésille au dessus du crâne, est un indicateur. On sait pas pourquoi , mais les irradiés du bulbe , se reconnaissent entre eux.. juste qu’on se comprend mieux , plus vite, et sans pertes inutiles de salive . Apres , les zones irradiées ne sont pas toutes les mêmes non plus , pour tous les zebrés . Pour moi , ce fut « vision spatiale » spectaculaire , le premier prix scolaire de tout l’ouest de la France ( confirmé, j ai toujours été très à l’ouest ) , j’aurais , peut-être , pû être astronaute , mais j ai choisit plombier , cause du buzz saturniste . J’ai lâché l’université en étude de droit , parce que me demander , de marcher droit dans une société tortueuse , c était trop là . Marquer du sceau de la bête comme damné de la Terre , t’ échappes pas a ton karma . Pas bien grave non plus , le socialement intégré , n’a jamais été , ma tasse de thé .

En tout cas , origine sûrement pas sociale , plus prolo tu meures , héréditaire je n’en sais rien , J’ai quelques ancêtres dans les livres d Histoire , ou en statues de pierre , mais qui n’en a pas ? Soit on le sait , soit pas . Pis avoir un ancêtre Néron , ne réplique pas la rondeur . Je suis né par césarienne á la maison , un autre taudis encore plus insalubre , et cyanosé á la naissance , ranimer in extremis , le toubib en tremblait , paraît-il , aussi poilu qu’un Rose Mary’s Baby , évidemment ça fout les jetons ! Probablement vécu une NDE .. Rejeté dès le debut , de l enfer et du paradis , la totale , reste plus qu’ à vivre , sans choix ! Du coup , en manque d oxygène , des neurones ont dû grillés , et d’autres , être poussés au max de leur illumination ( théorie du vide sidérant ) . Ce handicap a dû être résolu , par la suite , vu qu’on me dit maintenant , que je ne manque pas d’air ..
A trop se creuser la tête , on se trouve avec une carrière à combler , c’est un message pour l’auteur d’un sujet , qu’il ne connaît absolument pas , avec des vérités plus crâneuses que crâniennes .
Que Je m’associsse aux ruades des zebré.es , qui ont déjà très bien commenté.
Quant à savoir , si c’est du lard ou du cochon, c’est l’expérience vivante , qui fait la différence, on ne parle bien que de ce que l’on sait , par expériences. Un pavé dans la mare , c’est sans conséquences , mais un pavé dans un troupeau de Crs , pas sûr , surtout quand la muleta est rouge ..

Et pour montrer une preuve de mon hyper-émotivité non contenue, associée à cette pathologie, j’ explose à tous les zebré.es , et même á tous les invertébrés … je vous aime , camarades damnés .
Je n’appelerais pas cette tare , un avantage , au final , mais un handicap . Mais bon , y’a toujours pire , j’aurais pu naître , avec une jambe de bois par exemple .

06/11/2017 16:15 par Laude

Pour répondre à Assimbonanga voici un lien qui peut expliquer en partie la douance https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/qu-y-a-t-il-a-l-interieur-du-cerveau-des-surdoues-9873 cordialement Laude

09/11/2017 09:42 par Assimbonanga

OK, Laude. Et merci. Je vois donc des caractéristiques physiques de certains cerveaux et je lis le qualificatif de génie. C’est flatteur au moins et on comprend que beaucoup de momans aient envie que leur progéniture soit détectée surdouée... Génie donc. Mais ça ne répond pas à mon interrogation : quid du cancre de l’école publique qui n’a réussi qu’à décrocher un emploi de camionneur ?
Je crois que notre société a une préférence pour les travailleurs intellectuels et leurs postes bourgeois. Pourtant, regardez comment qu’un chauffeur routier est capable de dominer sa machine et faire des exploits dans l’espace. Ah ! S’il était pilote de catamaran, bien sûr, ça serait pas pareil, sur le plan de la gloire....
Bon, ça suffit pour aujourd’hui. L’intérêt n’est pas tant de dire des trucs ineffables que de susciter le débat. Et pour cela, je ne suis pas douée...

09/11/2017 22:12 par Laude

Je n’ai pas le mot génie, trop péjoratif, le problème aujourd’hui sont que les tests ne prennent en compte que la logique, les sciences en compte. Dernièrement, j’ai lu un article qui parlait des formes d’intelligences. Il en existerait 9.Le problème est que les tests de QI n’en prendraient en compte que une seul en compte la logico-mathématique. Cela fausse la donne. Je connais des personnes qui son comme vous dite nuls en math par exemple mais qui on une dextérité manuel naturel, que je serais incapable de reproduire. Mon père par exemple est chauffeur poids lourds, je l’ai vue garer sa remorque dans des endroits que je croyais impossible. Il restait de chaque côté de la remorque pas plus de 1cm. Donc oui pour moi il y a plusieurs formes d’intelligences, de génie j’en ai jamais croisé. Pour ma part se savoir avec un QI supérieur à la moyenne ma juste permis de mieux me comprendre, et mettre des mots sur mes maux. Je peux vous dire que je connais des personnes zèbres comme on les appelles et que la plupart considère leur état comme une taré que comme un don.

10/11/2017 11:27 par Assimbonanga

Emilio et Laude proclament la même chose, douloureuse : "Je n’appelerais pas cette tare , un avantage , au final , mais un handicap " et " la plupart considère leur état comme une taré que comme un don."
Une petite question secondaire : est-ce que l’hyper compétence logique est un obstacle à acquérir l’orthographe ?
Mais sinon, comme dirait Emilio " reste plus qu’ à vivre , sans choix ! "
Et cette évidence est partagée par nombre d’entre nous.
Pas d’autres remarques pour l’instant. Faut laisser infuser. Mon cerveau est assez lent à la réflexion et tout ça mérite réflexion.

10/11/2017 11:47 par Emilio

Ce type de faculté , comme garer un camion , fait partie de la partie " viso-spatiale" . C’est mon cas , détécté par un test d’école , à 14 ans , puis pas détécté à 17 ans avec un autre test de collège . Fiabilité de ces tests ? A l’ époque , personne n’y faisait attention , mais il semble qu’ aujourd’hui ce soit devenu un business et une course à l’ échalotte . De toute façon c’est inné , c’est sûr .

Et pourtant , le premier test ne s’ était pas trompé du tout , puisque toutes les caractéristiques de viso spatialité me correspondent. Il y a seulement 4 ou 5 ans que je me suis intéressé à ce truc de zébré , et j’ en fut très étonné , comme un résumé à livre ouvert , de mes activités et choix , de toute ma vie .

Oui , j’ai aussi fait ça , reculer et garer un semi remorque , des bus accordéon , et aussi conduire des camions remorques , plus difficile encore . L’architecture m’ a toujours passionée , l’esthétique , les arts surtout sculpture , j’ai sculpté bois et argile , pour ces mêmes raisons . Aujourd hui , c’ est l’architecture du paysage qui me motive, dans ma ferme en permaculture .

Le truc avec cette faculté , c est qu’ il faut sans cesse une motivation , parce que le plaisir ( dopamine ?) est dans la limite de surchauffe des neurones via synapses électriques , imaginer en images dans sa tête , les différentes étapes techniques de construction, et les construire . Ensuite quand c’ est fini , c est plus marrant , alors autre chose etc..

Mais celui qui a des facultés en math calcul ( la géométrie c’est davantage pour les extras- terrestres "viso spatiaux" ), alors là c’est bingo au niveau intégration sociétale, le petit Einstein, parce que tu peux choisir la voie que tu veux , y compris l’architecture ..même masseur kiné .. le reste des autres facultés ..bof , des voies de garage à camion :).

Faculté dans ce domaine , mais déficience en calcul .. je ne comprend rien aux chiffres , il me faut des images mentales, et les chiffres ben pas d images , donc ça bloque . Heureusement mon épouse compense ce manque ( à gagner aussi ^^) . A l’université elle connaissait 4000 " chistes" des blagues, de mémoire .. elle a fait 2 thèses au lieu d ’ une dans son cursus , et elle est capable de se souvenir de numéros de téléphone de personnes, même des années après .. Par contre, elle ne fera pas de créneaux avec un semi remorque , au centimètre près , déjà qu’ avec une voiture .. ni des constructions de bâtiments . Chacun son truc , le principal c’est d’être heureux dans ce que l ’on fait , de s’ épanouir , on ne choisit pas ses avantages , pas plus que ses inconvénients .

10/11/2017 15:24 par Emilio

hyper compétence logique , mais pas les mêmes logiques pour tous les zébrés. La logique du chiffre n’ est pas la même que celle de l’ image en perspectives , multidimensionelles . Le fonctionnement mental diffère .

Pour l’orthographe , comme tout le monde, sans plus ni moins. Par contre en viso spatial + , la poésie résonne à mon cœur d’ une langueur, pas du tout monotone. Parce que justement , les sons et les images multiples , c’est cela qui plait , le besoin et le plaisir associés. Le côté " tripant" dans ce qu’on a plaisir de faire .Du coup on cherche à bien faire , et des bâcleurs de première , te disent "toi, t’ es un perfectionniste, mon pote " .

Handicap ? pas vraiment c est amusant , un jeu addictif de plaisir physique autant que nécessité mentale. . Le handicap c’est : ce qui est haut d’ un côté , est plus bas de l’autre , le calcul en fond de caisse , dans mon cas .

Je ne connais pas assez les différents types de zèbres , que Laude mentionnait , 9 ? Est -ce que chacun dans ces types , a une efficience dans une certaine logique , et en même temps des déficiences dans une autre ? Ce serait intéressant de comparer..

Les génies ( sans bouillir alors ) en tout , je ne crois pas qu’ils n’ aient jamais existé , en humain au moins . Certains peuvent cumuler les types , comme Léonard des Eaux , je pense . Mais je n’ ai jamais lu, nulle part , qu’ il était capable de faire des créneaux avec des semi - remorques attelés de remorques . Einstein en math physique ok , indéniable , mais pour le camion ?

10/11/2017 23:53 par Assimbonanga

Poésie, pilotage, permaculture, jeu addictif amusant de plaisir... Dites-moi voir pourquoi tout à coup ça semble si beaucoup ? Louez le ciel, Emilio, vous êtes né coiffé.

11/11/2017 12:25 par Assimbonanga

Et en musique , de quel instrument jouez-vous ? Guitare ? Guitare basse ? Batterie ? Orgue peut-être car on y cumule les deux mains et les pieds, de quoi occuper un surdoué pour pas qu’il s’ennuie en jouant.

11/11/2017 19:02 par Laude

Tu es un troll Assimbonanga, tu pousse le sourire gens à te répondre, pour mieux les troller

12/11/2017 10:18 par Assimbonanga

Bonjour Laude. Troll ? C’est un peu exagéré. J’ai eu envie de rire d’Emilio qui, par ailleurs, apporte d’excellentes contributions, très instructives et originales. Mais là, j’ai eu envie de dire "N’en jetez plus la cour est pleine !" ou bien " Et la modestie dans tout ça ?".
Merci à toi Laude de m’offrir l’occasion de préciser. Que faisons-nous, nous pauvres citoyens pas doués spécialement face à cet étalage de dons du ciel ? Des complexes !
PS : as-tu la définition du mot troll, au fait ?

12/11/2017 19:45 par Emilio

Don du ciel , c’est toi qui le dit et vite dit Assimbonanga.
Avant d’être pilote de semi remorque et capitaine de bus , j’ai nettoyé les égouts de cabines peinture , à la façon des volontaires de Tchernobyl , tu rentres. tu ratisse. et tu sors. en rotation , pour pas y rester. Dans l’usine Renault , en vacances de ces salauds de prolos^^ , mes oncles et cousins , qui m’envoyaient des cartes postales de leur paradis tropical , de camp de vacances de Palavas les flots bleus. Ensuite , un concours pour devenir agent des PTT , dans un centre de tri postal de Saint-Ouen l’Aumône en 1978 ,
équipe de jour ( moins payé que l’équipe de nuit , plus stressante, mais dès que je le pouvais mon intérèt, c’était d’aller au Musée de l Homme , du Trocadéro, et les très fournies bibliothèques parisiennes ) . Pas beaucoup de travail dans nos régions , à l’époque , et nous étions tous de jeunes provinciaux , en exil et déracinés vers la capitale. Moi , loin de ma Bretagne , et encore plus loin de ma passion d’éthnologie des peuples du Pacifique .. Mais prolétaire , je ne pouvais pas faire ces études en France , un conseiller d’orientation m’avait dit texto « ce genre d’études est reservée aux riches , vous savez d’où vous venez ?…alors , ne rêver plus et choisissez- une autre voie « . Cette voie fut un centre de tri . Maxime Vivas en a fait un livre , de vécu personnel , de cette même expérience . Nous étions logés en collectif a Osny sous bois , plus de 2 heures de transports . Le chef de cellule appart , c’était moi , élu , un breton qui picole pas , ça inspirait confiance a tous mes potes ^^. J’ai économisé de l’argent , des boulots d’esclave , de manutentionnaire de chantier , de transvasement de produits chimiques … j’en passe . " Et ma modestie dans tout ça ?" .

.. Puis j’ai appris un métier manuel , plomberie chauffage , et j’ai mis les voiles , vers mes îles de rêves. Et d’autres études et encore d’autres . Une vie , sans romans , mais de combats pour ma liberté . Mon père me disait toujours , en proverbe de son école de la république laïque, gratuite et obligatoire , qui lui avait donner cette chance inestimable d’apprendre à lire et à compter , premier pas vers sa liberté possible « La vie est un combat , parfois battu , ne sois jamais abattu »
Sage conseil… une lumière qui sert de guide . Mon grand père était cordonnier , de père en fils et pauvre de père en fils dans cette Bretagne de Moyen Age. L’instituteur de mon père était venu le voir , après que mon père ait obtenu son certficat d’études. Il voulait que mon père continue les études. Mon grand père n’a pas voulu , il voulait qu’il soit cordonnier comme lui .. Bref , il en faut des générations de combats , parfois , pour trouver un peu d’air dans les vies futures.
Ensuite ailleurs , ouvrier professionnel hautement qualifié , j’ apprenais toujours , des stages , tout ce qui me permettrait de moins me faire chier , des chauffes eaux gaz , solaires etc.. Chef de chantier , à enseignant de techniques du bâtiment . Puis émigration en Australie , et l opportunité de continuer mes études .. de gestion de ferme, agronomie et élevage en milieu tropical . A savoir tout faire , de véto , à réparer des éoliennes , de constructions de bâtiments , soudure, mécanique. En Australie , les fermes immenses sont très isolées , dans le désert ou savane.

J’ai eu de la chance , on avait 2 volets de connaissances dans notre cursus , le chimique et l’organique en cultures agricoles.

En gros , tu vois de la prétention dans ces réalités lá ? Juste un chemin , mais escarpés quand même . Et non, pas musicien , mais ça oui je le regrette , pas doué pour jouer mais décrypter , c’est intéressant , j´aime la musique mais pas doué pour en jouer , pas assez l’oreille musicale ( les presses de 800 tonnes de Renault .. ^^ ) Et maintenant a vivre dans la nature , je me baigne dans la musique des sphères.^^
Mon épouse , d’un quartier pauvre de Medellin , 11 enfants , et l’école , c’ était une voie possible de sortir de la faim , carrément . Une des seules boursières universitaires . Sorti docteur ingénieur zootechnicienne . Pour crapahuter dans la jungle et les montagnes . Puis menacée par la guerrilla , qui návait pas le choix non plus , parce qu’elle travaillait pour le gouvernement , à changer la culture de coca en cultures autres , hévéas etc.. Plus de boulot , elle a acheté avec son petit pécule de salaires, 3 machines a coudre industrielles , pour que sa famille et elle puisse travailler . A moins d 1 euro de l’ heure , 10 heures par jour , les yeux fatiguent ..

Bref , "N’en jetez plus la cour est pleine !"
Le risque a te répondre étant justement ,que tu crois lire une prétention .. de quoi ?
A toi de juger .. Des tranches de vie , je n’aime pas trop en parler , je vis au présent , c’est mieux.

18/11/2017 16:03 par Assimbonanga

Emilio, merci. Ta vie est un roman, en grand contraste avec la mienne, immobile, sans ville, mais avec quelques semis d’accords de musique. Chacun reçoit son lot, certains êtres sont plus remuants que d’autres. La capacité à être chef de quelque chose (cellule ou autre) n’échoie pas à tous et d’ailleurs "ça le ferait pas" car si chacun était chef qui serait subordonné ? La capacité à être réactif, mobile, saisir les opportunité, s’ajoute à tes nombreux éclats. Ainsi es-tu.
Au fait, à quel livre de Maxime Vivas fais-tu allusion ? L’as-tu rencontré à cette époque ?

18/11/2017 16:32 par Maxime Vivas

@ Assimbonanga
Le livre est "Paris brune", un roman dont le décor est le centre de tri de Pais brune dans le 14ème arrondissement de Paris.
Le livre a obtenu le prix Roger Vailland, ce qui m’a encouragé à en écrire d’autres.
J’ai quitté Paris et la Poste en 1980 et je n’ai pas connu mon collègue Emilio du centre de tri de Saint-Ouen.
MV

18/11/2017 17:03 par Assimbonanga

Merci Maxime Vivas. J’adore ce site. Les gens sont là, derrière, ça vibre, ça répond. Est-ce qu’un jour vous montrerez des photos de votre local ? En tout cas, je peux dire que je me sens plutôt bien dans cette page de commentaires et c’est un moyen d’expression de réflexion et de se forger une compétence à la conversation. Je remarque les gentilles attentions, comme quand vous acceptez de corriger une faute d’orthographe...

18/11/2017 21:51 par legrandsoir

Est-ce qu’un jour vous montrerez des photos de votre local ?

Tournez le dos à votre écran. Ouvrez les yeux. Et voilà ! :-)

19/11/2017 00:16 par gus de nantes

hors sujet

"je tourne le dos à l’écran et j’ouvre les yeux , c’est le local des potos du hell Géesse !!! "

bon , ok , bin je met une bouteille de bourgogne et des verres autour , y a du chocolat et un reste de miam dans le frigo si besoin !!!

21/11/2017 10:27 par Assimbonanga

Merci pour cette pirouette. Est-ce par modestie ou par prudence que vous voulez rester cachés ? Ou parce que vous n’avez pas fait le ménage ? Et pis d’abord, y a-t-il un local, après tout ? Un site web, ça s’emmène partout dans un ordinateur.
N’en veuillez pas aux lecteurs d’avoir de la curiosité pour un truc où ils passent pas mal de temps (et d’énergie, comme contributeurs aux commentaires) .

21/11/2017 20:03 par legrandsoir

Pas de local (et désolés pour tous les jeunes qui demandent à faire "un stage" chez nous).
On se dit régulièrement qu’il faudrait organiser une soirée (sur Paris ?) de rencontre avec (et entre) les lecteurs...

01/05/2018 06:47 par Mel

Bonjour,
En fait, la douance est aujourd’hui scientifiquement prouvée. Désolée Monsieur mais les Hauts Potentiels ont bien un cerveau avec un fonctionnement spécifique.
http://www.ra-sante.com/enfant-precoce-etude-cerveau-lyon-121798.html

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