Rouen : dormez braves gens !

Les assurances de sécurité du préfet et du capitaine des pompiers sont pour le moins inquiétantes quant à l’incendie de l’usine de Lubrizol.

Les employés de France 3 ont été évacués, beaucoup de gens sont pris de maux de tête et de nausées, une pollution de la Seine est possible, pour ne pas dire probable mais, grâce à Dieu, il n’y a pas de produits radioactifs ! On est vraiment soulagés !

Tout le monde sait que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière franco-italienne et que le toit de Notre-Dame n’occasionnera aucun cas de saturnisme.

Puisqu’on vous le dit, c’est que c’est vrai !

Tout va bien. Dormez, braves gens

COMMENTAIRES  

30/09/2019 15:46 par Chrls

Et là on t’arrête au rond point et on te signifie que tu as oublié de passer le contrôle technique de ton véhicule de quelques jours...

01/10/2019 09:08 par Georges SPORRI

Les experts du capital sont des gens fabuleux. Ils te disent qu’il faut absolument interdire de fumer sur les balcons des maternités car, si un seul millier d’ atome de nicotine pénètre ça peut modifier l’ADN des bébés. Mais, par contre, à Rouen, les centaines milliards d’atomes inhalés par chaque habitant sont sans danger.

02/10/2019 09:53 par Georges SPORRI

Jusqu’à aujourd’hui les infos sur cette catastrophe industrielle ne me paraissait pas assez complètes pour faire un commentaire sur le fond. Alors je me contentais de persiffler en comparant la diabolisation des vieilles bagnoles ou du tabac et la quasi sanctification des fumées de cet incendie... Maintenant on peut exprimer des jugements plus précis :

1/ Ce site étant classé Seveso, il aurait dû être entouré de 30, 40 ou 50 lances à incendie THD pré positionnées et sous le contrôle permanent du poste de sécurité.

2/Une aussi monstrueuse quantité de produits chimiques auraient dû être stockés sur plusieurs sites et l’usine contrainte à se servir au compte goutte. Or, elle a obtenu (???) une dérogation à cette règle.

3/Les salariés de cette entreprise qui, bien sûr, ne sera pas reconstruite vont perdre leurs emplois. Cela fait plaisir à certains commentateurs qui chantent les louanges des délocalisations.

19/11/2019 10:32 par Assimbonanga

Les premiers versements d’indemnités pour les agriculteurs touchés par les conséquences de l’incendie de Lubrizol ont eu lieu hier mercredi 13 novembre, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.

Afin de compenser au plus vite les conséquences de cet incendie pour les agriculteurs, Lubrizol avait été convié à mettre en place un dispositif d’indemnisation. Il a permis à ce jour la remontée de 160 dossiers d’agriculteurs (81 en Seine-Maritime, 31 dans l’Oise, 26 dans l’Aisne, 19 dans la Somme, trois dans le Nord). Les premiers versements ont été effectués mercredi 13 novembre. Les agriculteurs peuvent déposer leurs dossiers jusqu’au 15 décembre, sur un site dédié.

« Le ministère de l’Agriculture veillera à ce que l’ensemble des agriculteurs ayant subi les conséquences de l’incendie soit indemnisé rapidement, et au juste prix dûment documenté »

Suite aux mesures de restrictions imposées par arrêté préfectoral dans les départements concernés, un fonds de solidarité a été mis en place par Lubrizol dans l’objectif de compenser les coûts et pertes liés aux mesures imposées ayant affecté les produits agricoles concernés. La société Lubrizol a mandaté la société Exetech pour la gestion de ce fonds et le traitement des dossiers, lequel s’opère en collaboration avec les équipes du FMSE.

Organigramme du FMSE

La question que l’on se pose après lecture de ces annonces, c’est combien ? Combien Lubrizol a-t-elle mis dans ce fond public ? Et peut-être d’autres questions. Allez, dormez, braves gens ! Du moment que les agricult reçoivent une enveloppe, pourquoi chipoter, rouscailler, regimber ?

22/11/2019 10:42 par Assimbonanga

"Lubrizol a déjà été condamnée suite à une fuite de gaz mercaptan, nauséabond et irritant, en janvier 2013, une fuite ressentie jusqu’à Londres. L’entreprise avait dû s’acquitter d’une amende de... 4000€ !
A titre de comparaison, la Confédération Paysanne a été condamnée à 120 000€ pour avoir proprement démonté quelques tubulures de la salle de traite de l’usine des 1000 vaches près d’Abbeville."
in Campagnes Solidaires, n°355, novembre 2019

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