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Réimposer la "démocratie" au Venezuela : Décoder la propagande occidentale

Andi Olluri

[2/01/2026] L’agression non provoquée de Washington contre le Venezuela, et la probable attaque terrestre à venir, sont une tentative de réimposer une "démocratie fière et stable" dans le pays, selon les mots de la représentante du front américain, Maria Corina Machado.

Lorsque l’on décode le sens de ces mots et les prétextes avancés pour l’agression américaine, on découvre une remarquable culture du terrorisme et du gangstérisme. Jetons un coup d’œil.

Le prétexte initial était que le Venezuela était un État exportateur de "narco-terrorisme". Cette histoire sciemment frauduleuse ne méritait même pas que les agences de renseignement américaines et la DEA en rient. Dans le dernier rapport de la DEA, le Venezuela n’est mentionné que dans un seul paragraphe. En fait, le Venezuela n’a même pas mérité une seule mention dans le rapport mondial des Nations unies sur les drogues de 2025, qui compte une centaine de pages, tout comme le propre rapport annuel d’évaluation des drogues de l’Union européenne.

Néanmoins, les médias occidentaux continuent de rapporter sans cesse les accusations fabriquées sans commentaire, tout en omettant les conclusions des services de renseignement occidentaux, puisqu’ils sont parvenus à la mauvaise conclusion. La servilité ne pourrait être plus surprenante.

La propagande américaine a alors dû se recentrer sur son cheval de bataille : Maduro, le dictateur, doit être chassé. "Maduro intensifie la répression au Venezuela", a noté CNN, qui a omis de mentionner que le pays fait, après tout, l’objet d’une attaque sur plusieurs fronts de la part d’une superpuissance.

CNN n’a pas non plus mentionné qu’aucune opposition financée et dirigée par une superpuissance hostile ne serait jamais tolérée chez les meilleurs amis de l’Occident, comme l’Égypte, Israël, les Philippines, etc. Des pays qui assassinent régulièrement - et pas seulement emprisonnent - leurs opposants dans des circonstances bien moins onéreuses.

L’idée que cette "opposition" défile dans la capitale en appelant au renversement du gouvernement dans l’un de ces États est tout simplement absurde. Pourtant, c’est exactement ce qui s’est passé au Venezuela, avec la figure de proue Juan Guaido, soutenu par la CIA, en 2019. C’est le Venezuela seul qui doit se conformer à de telles normes.

L’idée que la promotion de la démocratie pourrait être la véritable motivation de l’hostilité est trop ridicule pour mériter ne serait-ce qu’un commentaire. Après tout, l’Occident soutient pleinement et envoie des centaines de milliards d’euros d’armes à Israël, condamné par la CIJ et la CPI, à l’Arabie saoudite (qui ne prétend même pas organiser des élections), à l’Égypte, etc.

Par ailleurs, pour ceux qui s’intéressent à la fraude électorale en Amérique latine, les sujets de préoccupation ne manquent pas. Il s’agit notamment des manipulations électorales effectuées à partir de Washington, qui est de loin le leader de la ligue.

Pour ne citer que quelques exemples connus de tous les médias - même si peu d’entre eux s’en soucient : Trump a effectivement "soudoyé les électeurs honduriens" pour "remettre au pouvoir [le] gouvernement narcotrafiquant". Trump a exigé qu’ils votent pour Tito Asfura, le collègue du narcotrafiquant inculpé qu’il vient de gracier, Juan Orlando Hernández. Sinon, les États-Unis ne fourniraient plus d’aide au pays, menaçant ainsi de détruire l’économie hondurienne à moins que le pays n’élise le Parti national, dirigé par des oligarques. Trump a déployé la même stratégie lors des élections de mi-mandat en Argentine en octobre 2025, au cours desquelles il a menacé de suspendre un plan de sauvetage de 20 milliards de dollars,"réussissant à convaincre les électeurs de soutenir le parti du président mentalement instable du pays, Javier Milei".

Avec une armada navale à l’extérieur de leurs côtes pour montrer ce qui arrivera si les pays désobéissent, Washington envoie ainsi le message approprié : "vous êtes libres de choisir tant que ce sont les bons, sinon vous mourrez de faim".

Ainsi, aucune raison d’entrer en guerre contre le Venezuela ne mérite d’être prise en considération par quiconque possède deux cellules cérébrales en état de marche.

La véritable raison est expliquée ouvertement par les agresseurs eux-mêmes. Selon les propres termes de Trump : "Quand je suis parti, le Venezuela était prêt à s’effondrer. Nous l’aurions repris. Nous aurions obtenu tout ce pétrole. C’était juste à côté’. Plus récemment, peut-être fatigué du scénario "narco-terrorisme", Trump a concédé qu’il voulait "le pétrole et les droits fonciers".

La députée Maria Elvira Salazar s’est vantée que "le Venezuela, pour les compagnies pétrolières américaines, sera un champ de bataille, car il représentera plus d’un trillion de dollars d’activité économique".

Ce discours a été expliqué plus en détail par Machado, larbin de Washington, lors d’une allocution prononcée devant l’America Business Forum. Dès qu’elle sera à la tête d’une "démocratie fière et stable", un "programme de privatisation massive" sera mis en place, offrant "une opportunité de 1 700 milliards de dollars". "Nous ouvrirons les marchés... Et les entreprises américaines se trouvent dans une position très stratégique pour investir. ... Ce pays, le Venezuela, va être la meilleure opportunité d’investissement pour les entreprises américaines", qui "vont gagner beaucoup d’argent".

La seule critique que l’on trouve dans l’establishment politique et médiatique à l’encontre d’une attaque est donc d’ordre tactique. Cela fonctionnera-t-il ? Trump s’en sortira-t-il avec une agression ?

Ainsi, le putschiste Elliott Abrams a expliqué que le Venezuela "était auparavant" une démocratie et "a une longue histoire démocratique", ce qui signifie qu’il s’agit d’une junte dirigée par les États-Unis et d’une colonie mise en scène, si les mots ont un sens. Si l’agression réussit, "la production de pétrole peut recommencer à augmenter... Comme avant les années Chávez-Maduro, le Venezuela peut être un fournisseur majeur de pétrole pour les Etats-Unis et un partenaire en Amérique latine". Avec un peu de chance, "Cuba et le Nicaragua" tomberont aussi, mais l’agression pourrait nuire au "poids des États-Unis sur la scène internationale". Abrams conclut en se plaignant que "la pression économique et diplomatique que nous avons exercée sur Maduro au cours du premier mandat n’a tout simplement pas suffi".

"Depuis 26 ans, les États-Unis tentent de rétablir la démocratie au Venezuela par le biais de négociations, de concessions, de sanctions et d’une combinaison de carottes et de bâtons. Rien n’a fonctionné", a déclaré Arturo McGields, ancien ambassadeur de l’OEA et conférencier à Harvard.

Un siège économique illégal, éradiquant peut-être 75 % du PIB du pays, et qui a tué des dizaines ou des centaines de milliers de civils, une invasion mercenaire ratée et de nombreuses tentatives de coup d’État ne sont pas mauvais en principe, mais seulement malheureux sur le plan tactique, puisque rien de tout cela "n’a fonctionné".

L’euphorie des libéraux face à ce spectacle de sadisme est assez révélatrice. Par exemple, Rebecca Heinrichs a souligné que Cuba pourrait tomber si le Venezuela était suffisamment pressé. "Si vous mettez la pression" sur le Venezuela "à ce point" et que vous éliminez "80 à 85 % des revenus" par le blocus naval illégal qui leur est imposé, alors "vous allez immédiatement avoir d’autres crises" pour la population civile, et "ils vont ressentir cette pression encore plus, et ils vont blâmer Maduro" - à la manière de Cuba, en d’autres termes.

James Story, l’un des principaux architectes des opérations illégales de changement de régime menées contre le Venezuela ces dernières années, a écrit un article d’opinion reprenant toutes les accusations habituelles de la propagande. Story se réjouit que le récent blocus pétrolier sur les exportations vénézuéliennes "soit un moyen plus efficace et plus acceptable" de renverser le gouvernement, puisque "l’écrasement de cette source de revenus" affamerait suffisamment la population pour qu’elle "reconnaisse que la vie sans lui [Maduro] au pouvoir est préférable à ce qu’il reste".

Vous remarquerez l’hypocrisie transparente, puisque les États-Unis, un mois avant leur "blocus total et complet" du Venezuela, ont dénoncé "l’utilisation par l’Iran de forces militaires pour procéder à un abordage armé et à la saisie d’un navire commercial dans les eaux internationales [ce qui] constitue une violation flagrante du droit international, portant atteinte à la liberté de navigation et à la libre circulation du commerce".

Ce n’est pas que les journalistes occidentaux ne soient pas au courant du complot de propagande de Washington, qui a condamné l’Iran pour ensuite se livrer lui-même à des actes de piraterie à l’échelle mondiale, puisque cela a été publiquement rapporté. Au contraire, le fait de relier les points exposerait les médias à une totale servilité à l’égard de la propagande d’État, et dévoilerait le pot aux roses.

Certes, il n’y a rien qui suscite plus d’indignation que la prétendue collaboration du Venezuela avec les "États ennemis". Même si les accusations sont fondées, cela illustre le principe de base qu’il faut accepter si l’on veut participer au débat : aucun pays, aussi faible soit-il, n’a le droit de se défendre contre une agression occidentale non provoquée.

Ainsi, Elliot Abrams a exigé que les États-Unis attaquent le Venezuela en raison de sa supposée "coopération avec la Chine, Cuba, l’Iran et la Russie, qui donne aux pays hostiles aux intérêts américains une base d’opérations sur le continent sud-américain", avec des armes qui peuvent "atteindre le territoire américain à partir du Venezuela". M. Abrams n’a aucun problème avec la "légalité" de telles frappes, mais seulement des "doutes sur les chances de succès". "Affamer simplement le pays ne suffira pas : il faut le forcer à quitter le pouvoir par des frappes militaires, ce qui déstabilisera les structures de soutien du régime, y compris dans l’armée, et leur fera craindre pour leur propre avenir".

Il ne fait aucun doute que la presse nazie a "critiqué" l’opération Barbarossa pour les mêmes raisons avant d’envahir l’Union soviétique. Leurs héritiers idéologiques ont appris qu’il ne suffit pas "d’affamer" la population pour gagner, mais qu’il faut écraser l’adversaire "et lui faire craindre pour son avenir".

En fait, sans une once d’ironie, nous lisons que c’est le Venezuela et le "Cuba de Castro" qui "attaquent" les États-Unis "de manière asymétrique", selon les termes de Machado - et non l’inverse, bien sûr. L’objectif de l’agression américaine est d’ouvrir "une frontière extraordinaire pour les investissements américains dans l’énergie, les infrastructures, la technologie et l’agriculture".

En bref, Washington et ses alliés ne peuvent tolérer que le Venezuela soit "associé" à ceux que le Don de la Mafia a interdits, comme l’a dit le chouchou des médias libéraux David Frum. Ainsi, "l’objectif est de restaurer la démocratie vénézuélienne qui existait avant [Hugo] Chávez et Maduro" - ce qui, encore une fois, doit faire référence à la junte dirigée par les États-Unis et à l’oligarchie mise en scène.

C’est ce qu’on appelle le "débat public", dans lequel les "critiques" les plus éloignés avertissent que l’agression occidentale pourrait tout simplement ne pas réussir, tandis que les faucons célèbrent joyeusement le fait que les "frappes militaires" peuvent "leur faire craindre pour leur propre avenir".

La profonde tendance totalitaire de la culture intellectuelle occidentale est magnifiquement illustrée par ces déclarations, ainsi que par les réactions qu’elles suscitent : aucune.

Les Occidentaux loyaux et soumis à un lavage de cerveau ne peuvent pas remarquer que le même type d’arguments pourrait tout aussi bien être utilisé par Poutine s’il souhaitait envahir la Suède, par l’ayatollah Khamenei pour envahir Israël ou par Xi Jinping pour envahir Taïwan.

Cela montre que les intellectuels occidentaux ont le réflexe de considérer l’ordre mondial et la violence de la même manière qu’ils prétendent que Poutine le fait : "nous avons notre sphère d’influence, et nous devons la diriger comme nous l’entendons". Des observations aussi simples ne peuvent être formulées dans les cercles cultivés, même si elles sont évidentes.

Par ce biais, les médias occidentaux sont devenus les serviteurs de l’un des exemples les plus flagrants d’une campagne d’agression non provoquée contre un État souverain.

Andi Olluri

Andi Olluri est un écrivain indépendant spécialisé dans la propagande et les affaires étrangères, qui publie principalement dans des journaux européens et occasionnellement dans des journaux américains de gauche. Dans sa vie professionnelle, il fait de la recherche en épidémiologie et en médecine factuelle, et étudie à l’hôpital universitaire de l’Académie Sahlgrenska (Göteborg, Suède).

Traduction LGS

 https://venezuelanalysis.com/opinion/reimposing-democracy-in-venezuela-decoding-western-propaganda/

COMMENTAIRES  

03/01/2026 09:50 par Viktor Dedaj

Tout un symbole : Les États-Unis viennent de bombarder le mausolée de l’ancien dirigeant vénézuélien Hugo Chavez, le bâtiment Cuartel de la Montaña à Caracas.

Préparez les sanctions économiques, la saisie des avoirs de Trump et des oligarques US, le boycott culturel et sportif, le gel des comptes des pro-américains, la fermeture des médias propagandistes US.

Puis jetez les aux orties.

03/01/2026 10:13 par RV

Hier comme aujourd’hui
US GO HOME !

03/01/2026 11:16 par Assimbonanga

Trump annonce avoir capturé et exfiltré Maduro. Franceinfo, le 03/01/2026 11:06.

03/01/2026 12:32 par Martine

Le PLAN CONDOR n’a jamais été arrêté, l’Amérique latine prés carrés des USA, voir les dernières élections sur le continent : Chili, Honduras, ect… Rien ne les arrêtent. Mais que faire, même les boycotts d’Israël et d’ailleurs ne les empêchent pas de continuer leurs invasions. QUE FAIRE ?

03/01/2026 12:40 par robess73

petite insertion pour l auteur de l article !taiwan fait partie intégrante de la chine ....le venezuela est un pays souverain .nuance de taille .merci de rectifier .

03/01/2026 13:00 par michel49

Ressemblance frappante de Maduro avec Saddam Hussein...il a commis le même crime que ce dernier et Kadhafi : vendre son petrole dans une autre monnaie que le dollar, aggravé par la vente à la Chine....
Le President Nord-Coréen doit savourer la justesse de sa politique de dissuasion nucleaire qui le met à l’abri des "coleres" US....même s’il n’a pas de petrole !

03/01/2026 13:09 par T 34

Agression des gringos contre le Venezuela, c’est parti. Ils vont le payer cher :

03/01/2026 13:11 par Zéro...

Voilà, c’est fait, un état de plus est remis au pas, sous un faux prétexte, par un pays occidental.

A coups de bombardements démocratiques, d’enlèvements et d’assassinats.

On notera l’impuissance des alliés du Venezuela - dont la Russie - et le silence de la Chine à la place de qui j’envahirais sur le champ Taiwan en riposte...

Enfin, dégoûtante et symbolique destruction du mausolée de Hugo CHAVEZ à Caracas signalée par Viktor DEDAJ....

Les USA sont maléfiques.

03/01/2026 13:33 par va savoir

Trump veut obtenir le prix nobel de la paix

2025, il a bombardé :
- Gaza
- Iran
- Yemen
- Nigéria

2026, il a bombardé :
- Venezuela

je pense que la Somalie va s’en prendre plein la tête, ainsi que le Yemen où EAU et Saoud se disputent le Sud et squattent Socotra depuis quelques années.

La Serbie toujours dans le viseur, la Suisse "coucouche-panier"
Quant à l’Ukraine, toujours les mêmes à la manoeuvre.

J’ai failli oublier Trinquan : "Macron devrait annoncer l’arrestation de TOUS ses opposants politiques"

Bonne année !

03/01/2026 13:35 par diogène

Ce qu’il faut comprendre avec les dirigeants étasuniens, et surtout avec Trump, c’est que leurs justifications genre "démocratie" ou "liberté" s’adressent à l’électorat américain et non pas aux autres peuples, ni aux dirigeants étrangers, qu’ils considèrent soit comme leurs vassaux, soit comme leurs ennemis, et dans les deux cas ils n’ont rien à secouer de leurs opinions.
On pourrait se demander pourquoi ces mafieux ont un tel souci.
La réponse est qu’ils sont tous bien placés pour savoir que les armes à feu, de chasse ou de guerre, circulent librement, qu’ils ont entraîné une kyrielle de têtes brûlées à s’en servir chez les marines, et qu’il suffirait d’une étincelle après l’échauffement des esprits pour provoquer une guerre civile.
Ça couve.

03/01/2026 14:04 par Chklakla

L’arrestation de Nicolas Maduro est une catastrophe pour la cause anti-impérialiste.

@ Martine qui demande avec justesse " Que faire ? "
Et bien peut-être identifier et combattre intellectuellement les " propagandistes" gauchistes ( au sens léniniste) bien de chez nous qui empêchent toute reconstruction d’une ligne d’opposition internationaliste communiste.

Parmi eux : Yoletti Bracho, maîtresse de conférence à l’IEP d’Avignon, franco- vénézuélienne et anti- maduriste, militante omniprésente aux conférences du NPA et sur les ondes des radios d’État bourgeois comme France cul et France inter :
https://lanticapitaliste.org/opinions/international/entretien-trump-lassaut-des-caraibes

03/01/2026 14:07 par Paco_Tyson

Le Venezuela n’est pas un narco-état mais va rapidement le devenir si le coup d’état entamé militairement aujourd’hui aboutit.

J’en peux plus, de ce monde de cinglés. Et pour ce que ça vaut, tout mon soutien au peuple vénézuélien.

03/01/2026 15:00 par Aquarius15

Préparez les sanctions économiques, la saisie des avoirs de Trump et des oligarques US, le boycott culturel et sportif, le gel des comptes des pro-américains, la fermeture des médias propagandistes US.

Bien envoyé, mais, sans surprise, l’empire du mensonge et ses merdias en continu mettent cette fois aussi sous le tapis le droit international. L’hypocrisie va hélas continuer un moment...

On notera l’impuissance des alliés du Venezuela - dont la Russie - et le silence de la Chine à la place de qui j’envahirais sur le champ Taiwan en riposte...

C’est aussi ce que je me suis dit pour la Chine, d’autant que les USA ne s’y attendraient peut-être pas (s’ils se paient le luxe de cette intervention armée), et ça pourrait indirectement participer à désserrer l’étau militaire US autour du Venezuela.

03/01/2026 15:19 par act

Les "forces delta" en action, esperons que Maduro et son épouse soient toujours vivants, autant pour ceux qui imaginaient/phantasment un autre scénario, avec appui russe, etc : il faut redescendre sur terre, rebatir de nouveaux rapports de forces, dans la vie réelle, en commencant par ici : les "réactions de l’europe" sont justes lamentables, quelle honte !!!
Courage, solidarité et force aux Vénezuéliens ! Debout la *Vraie* gauche, maintenant ou jamais ! MOBILISATION ! Rien ne se passera et ne changera sans VOTRE/notre implication réelle !
(desole pour l’orto, encore pire que d’habitude : suis à l’étranger et sur tablette)

03/01/2026 15:34 par Palamède Singouin

Au débat qui il y a quelques semaines opposait sur ce site ceux qui ne croyaient pas aux capacités de résistance du Venezuela à une agression US à ceux qui les traitaient de "pacifistes bêlants" en évoquant un nouveau Viet-Nam, nous allons avoir la réponse.
Pour le moment le kidnapping de Maduro semble indiquer des complicités au plus haut niveau dans l’appareil d’État vénézuélien. Mais ce n’est qu’un début...

03/01/2026 17:24 par RV

Pays bombardés après la seconde guerre mondiale par les États-Unis d’Amérique du nord,
Démocrates et Républicains à le tête de l’Empire.

▪️Indonesia (1958) __ Républicain __ Dwight D. Eisenhower
▪️Cuba (1959-1961) __ Républicain __ Dwight D. Eisenhower
▪️Guatemala (1960) __ Républicain __ Dwight D. Eisenhower
▪️Congo (1964) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson
▪️Laos (1964-1973) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson _ Républicains __ Richard Nixon
▪️Vietnam (1961-1973) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson _ Républicains __ Richard Nixon
▪️Cambodia (1969-1970) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson
▪️Guatemala (1967-1969) __ Démocrate __ Lyndon B. Johnson
▪️Granada (1983) __ Républicain __ Ronald Reagan
▪️Liban et Syrie (1983, 1984) __ Républicain __ Ronald Reagan
▪️Libya (1986) __ Républicain __ Ronald Reagan
▪️Salvador (1980) __ Républicain __ Ronald Reagan
▪️Nicaragua (1980) __ Républicain __ George H. W. Bush
▪️Iran (1987) __ Républicain __ George H. W. Bush
▪️Panama (1989) __ Républicain __ George H. W. Bush
▪️Iraq (1991) __ Républicain __ George H. W. Bush
▪️Kuwait (1991) __ Républicain __ George H. W. Bush
▪️Somalia (1993) __ Républicain __ George H. W. Bush
▪️Bosnia (1994, 1995) __ Démocrate __ Bill Clinton
▪️Sudan (1998) __ Démocrate __ Bill Clinton
▪️Afghanistan (1998) __ Démocrate __ Bill Clinton
▪️Yugoslavia (1999) __ Démocrate __ Bill Clinton
▪️Yemen (2002) __ Républicain __ George W. Bush
▪️Iraq (1991-2003) __ Républicain __ George H. W. Bush - Démocrate __ Bill Clinton - Républicain __ George W. Bush
▪️Iraq (2003-2015) __ Républicain __ George H. W. Bush - Démocrate __ Barack Obama
▪️Afghanistan (2001-2015) __ Républicain __ George W. Bush - Démocrate __ Barack Obama
▪️Pakistan (2007-2015) __ Républicain __ George W. Bush - Démocrate __ Barack Obama
▪️Somalia (2007-2008, 2011) __ Républicain __ George W. Bush - Démocrate __ Barack Obama
▪️Yemen (2009, 2011) __ Démocrate __ Barack Obama
▪️Libya (2011, 2015) __ Démocrate __ Barack Obama - Républicain __ Donald Trump
▪️Syria (2014-2015) __ Démocrate __ Barack Obama
▪️Yemen (2025) __ Républicain __ Donald Trump
▪️Iran (2025) __ Républicain __ Donald Trump
▪️Venezuela (2026) __ Républicain __ Donald Trump

liste publiée par la Chine en 2023 et complétée par mes soins

03/01/2026 17:27 par Geb.

@ Paco Tyson...

Avec 6 millions de Miliciens Bolivaristes ca va plutôt plutôt être le contraire qui devrait arriver.

Les narcos, s’il en reste, ont intérêt à serrer les fesses car ils sont tout désignés pour être dans le collimateur du Populo.

Juste un mot : J’imagines que les Russes et les Chinois n’ont pas simplement importé des systèmes sophistiqués de défense et d’attaque et le personnel qui va avec juste pour faire joli ?

Les Yanquis ont kidnappé le Président, c’est regrettable et non constructif, mais si je vois bien la chose ça a pas décapité le pays pour ça.

Si l’Armée et les Milices, (Ou Maduro), n’ont pas trahis leurs engagements ça va partir comme un nouveau Vietnam.

Et c’est pas demain que les champs pétrolifères vont recommencer à produire en toute tranquillité pour les Yanquis.

En tout cas dès aujourd’hui tout le monde a les mains libres pour faire n’importe quoi n’importe où.

Et quand je sais que dans "tout le Monde" il y a une majorité de notre côté, (ou du côté des intérets des Peuples), qui ont les plus gros bâtons ça a tendance à me rassurer.

03/01/2026 17:37 par act

@Palamède : l’un n’empeche pas l’autre : je suis convaincu de la capactité de résistance d’une bonne partie du peuple Vénézuelien mais je vois peu d’Etats (2 ou 3 et encore : uniquement car ils disposent de capacité nucléaire), à même de contrer une telle opération mennée, avec ou sans complicité, par les forces d’élite de l’empire ; Gaza et ceci confirment que nous sommes bien entrés dans les pires sénarios de SF distopique. Actes de piraterie, génocides, enlèvement de dirigeants, enmenés à Rome pour les exhiber, etc. Et cette truie de Kallas qui "appelle à la modération", ou ces réacs qui jubilent : lire GLB et lui vomir dessus...
@Martine et Chkla : commencer par mobiliser pour contrer le réaction, avant de s’écharper encore à gauche me semble prioritaire...urgent !

03/01/2026 17:46 par legrandsoir

La réaction de Romain Migus : https://www.youtube.com/watch?v=bSn6O1_d91Q

03/01/2026 19:02 par act

Juste un mot : J’imagines que les Russes et les Chinois n’ont pas simplement importé des systèmes sophistiqués de défense et d’attaque et le personnel qui va avec juste pour faire joli ?

De quels systèmes parlez vous ? Ceux qui ont empêché les yankee de poser leurs hélicos à la résidence même de Maduro ? ! !
Et sinon quand comptent t’ils les utiliser ? Quelles sont vos sources svp, merci ?
Certains avaient à l’époque phantasmé sur des systèmes russes en Syrie on a vu le résultat...

Solidarité totale avec le Venezuela bolivarien !
Mais il faut commencer par avoir une analyse sérieuse et fondée sur des faits et non des phantasmes et hoax de réseaux sociaux foireux et putaclics, pour être crédible et pouvoir mobiliser et agir.

03/01/2026 19:04 par Assimbonanga

J’y crois à la volonté de résistance des Venezueliens mais j’ai forcément peur pour eux. Ces pauvres miliciens civils, hommes et femmes du peuple, courageux, déterminés, qu’on nous dit entraînés, d’accord, mais quand on a en face des mercenaires, des soudards , des unités spéciales ?
Je ne suis pas du genre à vouloir les envoyer au casse-pipe pour une révolution romantique à laquelle j’aspirerais depuis mon clavier d’ordinateur. Quand on voit la désolation à Gaza, ce n’est pas l’opérette des conspirateurs. Reprendre le pouvoir aux fascistes sur cette planète va poser un problème colossal qui peut coûter cher en sang et en vies.
Pourquoi cette malice d’opposer les contributeurs selon des supposés camps ? Chacun donne son avis, humainement, voir humanitairement. J’apporte tout mon soutien à Maduro et à sa femme et j’espère qu’ils ne sont pas convoyés par des brutes ignares. Trump leur prévoit sûrement un procès truqué stalinien, ou à la mode de la sainte-Inquisition...

04/01/2026 01:12 par Dominique

Dmitri Medvedev a commenté l’attaque américaine contre le Venezuela :

« 1. Un parfait exemple de "maintien de la paix" américain.
Une opération militaire d’envergure dans un pays indépendant ne représentant aucune menace pour les États-Unis. L’arrestation par les forces spéciales d’un président légalement élu et de son épouse. Bien entendu, tout cela dans le strict respect du droit international et de la législation nationale, en coordination avec le Congrès. Un silence quasi total de la part de l’Europe démocratique. Un accueil triomphal garanti en Amérique latine, où la doctrine Monroe jouit d’une immense popularité. Bref, un pas de plus vers le prix Nobel.

2. Trump aurait dû déployer la même énergie qu’au Venezuela, dans un contexte totalement différent. Les Ukrainiens, dressés et drogués à Kiev, sont devenus incontrôlables. Ils n’obéissent plus aux ordres du maître de cérémonie. L’exemple vénézuélien ne les fera probablement pas changer d’avis. Il serait néanmoins souhaitable que les États-Unis attaquent les bases militaires de Banderastan et que les forces spéciales américaines capturent le gang de toxicomanes de la rue Bankova. Il est peut-être temps, Oncle Sam ?

3. L’opération de Caracas a démontré une fois de plus que tout État se doit de renforcer ses forces armées au maximum, sans permettre à divers acteurs riches et arrogants de modifier l’ordre constitutionnel à la recherche de pétrole ou d’argent. Autre chose. Et le renforcement maximal qui garantit une protection fiable d’un pays ne signifie qu’une seule chose : un arsenal nucléaire ! Vive les armes nucléaires ! »

04/01/2026 01:49 par Made in Québec

Je m’excuse Dominique, mais ça m’étonnerait beaucoup qu’un officiel Russe ait tenu ce genre de propos...

04/01/2026 02:00 par Geb.

@act..

Et pour la route, la situation selon un site "putaclic" comme vous les nommez :

https://histoireetsociete.com/le-venezuela-sous-le-choc-reportage/

En complément de l’intervention de Romain Migus sur le sujet.

04/01/2026 06:40 par legrandsoir

@Geb : commentaire publié parce qu’il contient un lien intéressant. Sinon, on constate chez vous une aigreur de plus en plus présente dans vos commentaires et une agressivité souvent gratuite (d’ailleurs, votre commentaire précédant a été rejeté comme "spam"). Merci de tempérer au moins la forme.

04/01/2026 05:02 par Micmac

Certains comprendront (peut-être...) pourquoi la Russie ne veut pas de l’OTAN à ses frontières.

Ça fait quand même beaucoup de "regime change" dans des pays qui ont du pétrole, ou simplement des ressources naturelles ces dernières décennies. Un de plus.

La propagande occidentale est imparable :

On cible un pays, on envoie plein d’"ONG" pour promouvoir la démocratie, ledit pays promulgue des lois et emprisonne des traitres pour se protéger des ingérences étrangères, et le voilà qualifié urbi et orbi de "régime" antidémocratique. Pile je gagne, face tu perds.

En plus, ça ne suffisait même pas pour le Venezuela, puisqu’il a fallu y ajouter les accusations ridicules de narcotrafique.

04/01/2026 06:24 par legrandsoir

Ils ont ajouté l’accusation de détention d’une arme (une mitraillette, apparemment) interdite par la loi... US.

04/01/2026 07:00 par Viktor Dedaj

Je suis allé consulter une sorcière.

Ben oui, car il me fallait des réponses. Alors, hier soir, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai pénétré la forêt magique pour trouver sa cabane tapie dans les bois. Avec Google Maps, je n’ai pas eu de difficultés (notée 4.5 par les internautes).

Et je lui ait dit : "Madame" (faut toujours être poli avec une sorcière), "j’aimerais savoir quelque chose".
Elle : "Oui, mon fils ?" qu’elle a dit d’une voix rocailleuse.
Moi : "Il paraît que les Vénézueliens se réjouissent de la "destitution" de Maduro. Que dit votre boule de cristal ?"
Elle (en fixant sa boule) : "Hum... c’est vrai... à Miami... à Madrid..."
Moi : "Pouvez-vous me montrer des images de scènes de liesse dans les quartiers populaires du Venezuela ?"
Elle (en me fixant) : "Je fais de la magie, mon fils, pas des miracles".

C’est bien ce qu’il me semblait.

04/01/2026 09:34 par Assimbonanga

Au petit matin du 3 janvier 2026, des troupes états-uniennes ont perpétré une incursion criminelle en territoire vénézuélien. Elles ont bombardé divers points stratégiques du pays, endommagé les infrastructures, assassiné des militaires et des civils, et enlevé le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro Moros, ainsi que son épouse, Cilia Flores.

Cette opération représente l’attaque la plus grave et la plus violente perpétrée par les États-Unis contre un pays des Amériques depuis l’invasion de la Grenade (1983) et du Panama (1989).

Depuis septembre 2025, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue, l’administration de Donald Trump a lancé une nouvelle offensive contre le Venezuela, qui est passée de pressions économiques et d’attaques contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue, au détournement de pétroliers et au plus grand blocus naval et aérien jamais vu, dans le but de renverser le gouvernement de Nicolás Maduro et d’installer un gouvernement fantoche qui livrerait le pétrole, l’eau et les autres ressources du pays à l’impérialisme.

L’offensive contre le Venezuela intervient dans le contexte du lancement par Donald Trump de son corollaire à la doctrine Monroe pour renforcer l’hégémonie impériale affaiblie par les changements géopolitiques au niveau mondial sous la domination médiatique mondiale des États-Unis ; une tentative est faite pour montrer que l’opération criminelle bénéficie du soutien du peuple vénézuélien.

Seules quelques manifestations isolées et marginales de soutien à Trump ont été observées dans certaines villes d’Europe et d’Amérique latine. Aucune au Venezuela. De même, aucune force politique influente au Venezuela n’a réussi à se prononcer en faveur de l’enlèvement du président. Un peu partout, au contraire, des manifestant(e)s sont sorti(e)s dans la rue pour répudier la barbarie : ils et elles étaient des milliers à Paris.

Cependant, ces opérations de terreur psychologique créent le décor idéal pour le « changement de régime » tant espéré par Trump : un Nicolás Maduro, préalablement construit comme « narco-dictateur » par les médias, menotté et vêtu d’une tenue de prisonnier, présenté devant un tribunal new-yorkais comme s’il s’agissait d’un nouveau procès contre El Chapo Guzmán.

Dégrader le président et chef du processus révolutionnaire au Venezuela au rang de criminel ordinaire est nécessaire pour que l’impérialisme puisse progresser dans ce qu’il promet être une « transition pacifique » entre l’actuelle présidente intérimaire de la République, Delcy Rodríguez, et l’oligarque d’extrême droite María Corina Machado ou l’ancien candidat de l’opposition, Edmundo González.

Le soi-disant « changement de régime » n’est rien d’autre qu’une tentative d’imposer un dirigeant « fantoche » qui livrera les ressources naturelles du pays aux États-Unis.

L’enlèvement de Maduro et de son épouse a sans aucun doute été rendu possible par des erreurs des services de renseignement et de sécurité vénézuéliens, ainsi que par une infiltration réussie des États-Unis au sein du cercle rapproché du président. Cependant, un changement de régime est encore loin d’être acquis, comme en témoignent les événements qui se déroulent dans le pays.

Au Venezuela, la grande majorité de la population est rapidement passée de la confusion et du choc des premières heures du matin à l’indignation, au courage et à un esprit combatif. Comme au lendemain du coup d’État des États-Unis de 2002 contre le président Chávez, avec (déjà) l’appui d’une certaine Maria Corina Machado, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exiger le retour sain et sauf de leur président et ont condamné les actions militaires états-uniennes.

Les forces armées ont démontré leur unité et leur loyauté envers le peuple et son président. Au-delà du discours répandu selon lequel le Venezuela vit sous une dictature qui bafoue les libertés civiles, la Révolution bolivarienne, initiée sous la direction d’Hugo Chávez en 1998 et poursuivie aujourd’hui par Nicolás Maduro, propulse un socialisme basé sur la démocratie directe des autogouvernements communards – où les postes de responsabilité sont assumés par 70% de femmes – et a réussi à forger une unité entre le peuple et les forces armées bolivariennes, une unité que l’opération du 3 janvier 2026 ne pourra pas briser aussi facilement.

Une organisation de 5336 communes et circuits communaux, appuyée par des unités de citoyen(ne)s en armes et déployées sur l’ensemble du territoire national, constitue le fondement de la seule force qui, au-delà de l’appareil d’État, puisse mettre un terme à l’occupation néocoloniale : la force populaire.

Aujourd’hui est un moment décisif pour le peuple vénézuélien. Sa capacité à défendre son territoire rue par rue, commune par commune, ainsi que sa détermination inébranlable à résister à toute trahison ou tentative d’un politicien félon se prétendant capable de garantir la transition tant attendue par Trump, seront les facteurs les plus déterminants pour l’avenir souverain de ce pays.

Dès le samedi après-midi, la vice-présidente de la république a réuni le Conseil National de Défense et a indiqué que le gouvernement du pays restait sous l’autorité du chavisme, que Nicolás Maduro était le seul président légitime du Venezuela et que l’union civico-militaire était en place pour défendre la souveraineté nationale. En insistant : « Nous exigeons la libération de Nicolás Maduro. Les forces de sécurité sont mobilisées pour préserver notre intégrité territoriale, sauvagement attaquée aujourd’hui. Nous ne serons plus jamais les esclaves ni la colonie d’aucun empire. Le seul président du Venezuela est Nicolás Maduro Moros », a-t-elle déclaré. Delcy Rodriguez a aussi rappelé à la communauté internationale que si le Venezuela était la cible d’une telle action, ses voisins seraient directement menacés. Trump a déjà menacé le Mexique, la Colombie, Cuba et le Nicaragua.

Accompagnée des ministres, magistrats et chefs militaires, Rodríguez a confirmé le décret d’état d’urgence extérieur signé par Maduro et l’a remis à la présidente du Tribunal Suprême de Justice (TSJ), Caryslia Rodríguez. Ce décret crée un Conseil national de défense, réunissant des représentants des différentes branches du gouvernement. Elle a également cité la Lettre de Jamaïque, un document rédigé en 1815 où le libérateur Simón Bolívar exprime les principes d’indépendance des pays d’Amérique latine : “Le voile s’est déchiré. Nous avons vu la lumière et maintenant ils veulent nous faire retourner dans l’ombre. Mais nos chaînes sont brisées. Nous sommes libres et nos ennemis veulent nous asservir.”

Rodríguez a appelé la population au calme afin que le gouvernement puisse poursuivre le projet politique initié il y a 27 ans. Selon elle, Maduro a montré à plusieurs reprises son souhait de nouer le dialogue avec les États-Unis mais la réponse a été celle de « la violence et de l’agression ». « Ce gouvernement souhaite depuis le début maintenir un dialogue constructif. Or, nous assistons à une violation et à une agression. Nous demandons au peuple vénézuélien de garder son calme afin que, dans une parfaite unité civique et militaire, nous puissions défendre notre souveraineté et notre indépendance, unis comme un seul peuple, pour notre cher Venezuela ». Dans ce discours de 20 minutes, elle a déclaré que les extrémistes de droite « seront jugés par l’histoire et par la justice » et qu’ils seront « relégués aux oubliettes de l’histoire ». « Nous avons ici un gouvernement clairvoyant. Je reprends les propos du président : nous sommes attachés au respect et à la légalité internationale. C’est la seule condition que nous accepterons pour toute relation, après l’attaque militaire dont notre nation a été victime. », a conclu la vice-présidente de la République Bolivarienne. Un peu plus tard, le Tribunal Suprême de Justice l’a nommée présidente par intérim.

Des jours très difficiles s’annoncent pour le Venezuela et pour le monde. Alors que les organisations internationales ont démontré leur incapacité à mettre fin au génocide à Gaza, nous imaginons avec effroi ce qui pourrait advenir. Cependant, vaincre l’horreur, même dans les heures les plus sombres, est possible. La Colombie, le Mexique, le Brésil, la Russie et la Chine ont qualifié cet acte d’« hégémonisme criminel ». Le monde multipolaire observe, et cette agression accélère l’union des pays du Sud contre les actions unilatérales des États-Unis. L’espoir ne peut naître que de la base, du peuple vénézuélien et d’un mouvement mondial qui descendra dans la rue pour vaincre l’indifférence et la terreur.

Sources : Magdiel Sánchez Quiroz pour La Jornada
Traduction : Thierry Deronne

04/01/2026 10:13 par J.J.

Quand on réalise qu’à quelques centimètres près, on aurait pu être débarrassé de ce clown tragique on se dit qu’il n’ y a vraiment du pot que pour la canaille.
Après avoir assisté dans mon très jeune âge, et ça m’a marqué, au retour des déportés (il n’y avait pas que des juifs), aux exactions des occupants (l’emblématique Oradour et autres atrocités) , au combats de la Libération, aux bombardements US (étrangement un très large arrosage autour des objectifs visés, contrairement à la précision des british), à l’occupation du territoire par les forces US sous le fallacieux prétexte de nous protéger, naïvement, je ne pensais pas revivre un jour de telles horreurs.
Ça ne vaut pas le coup de vieillir.
Avec tout mon soutien pour le vrai peuple du Venezuela, c’est un vœu pieux , certes, mais ça permet de rêver un peu dans ce monde de psychopathes.

04/01/2026 18:12 par Fayçal

"Quand on réalise qu’à quelques centimètres près, on aurait pu être débarrassé de ce clown tragique on se dit qu’il n’ y a vraiment du pot que pour la canaille."

non, peu importe la personne, c’est le Système qu’il faut refuser, pas les personnes, tous ces présidents assassins se valent, pas un pour racheter l’autre, tous criminels et bons à pendre (citation libre de Chomsky) ne vous salissez pas à vous mettre à leur niveau criminel, peu importe le président, son nom, son parti, ses façons, je me permets de vous conseiller la video sue Al24news avec JM Bourget...

04/01/2026 20:40 par gilles

Pourquoi les ricains ne sont pas venus enlever le couple Macron ? :-)
Humour mais soutien total au peuple vénézuélien.

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