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Municipales : les raisons d’espérer

Le député des Hauts de Seine et Secrétaire national du Parti socialiste au travail et à l’emploi Jean-Marc Germain était parmi les personnalités invitées par Pierre Laurent au stand du Comité central du PCF à la Fête de l’Humanité. Il a réagi aux critiques du Secrétaire national du PCF à l’encontre de la politique économique et sociale du gouvernement.

Certes, pour le PCF, faire liste commune avec le PS aux prochaines élections municipales ce n’est pas encore participer au Gouvernement.

Cependant les promoteurs les plus ardents de cette option en son sein et les suiveurs sont ceux qui dans l’entre deux tours de l’élection présidentielle auraient voulu que l’éventualité ne fût pas écartée.

Si l’on veut avoir autant qu’eux de la suite dans les idées, il faut donc considérer que, leur déconvenue de 2012 passée, ils ont remis le pied à l’étrier ; qu’il ne s’agit que d’une étape précédant un remaniement ministériel qui viendra bien un jour, dans lequel ils n’auront que la place qu’ils méritent, mais toute cette place.

L’argument massif avancé pour justifier le choix des listes communes, à savoir que le peuple a besoin de ses élus communistes pour que ses intérêts puissent être défendus, pourra resservir ensuite à l’échelon gouvernemental.

Parce que si l’autre choix avait été fait, celui d’aller courageusement à la bataille du premier tour en tant que Front de Gauche, (à propos, où est-il donc passé le FdG pour ces élections, sur quelles affiches figurera-t-il ?) quitte à s’arranger entre les deux tours pour aboutir quand même à des listes communes face à la droite labellisée, il aurait été difficile de caresser les mêmes espérances d’obtenir le moment venu quelques strapontins pour des communistes au gouvernement.

Il s’agit donc simultanément de se garder de toute outrance verbale à l’égard des responsables socialistes et, en allant un tout petit peu plus loin, de toute outrance tout court et, avec un petit effort supplémentaire qui a déjà été fourni, d’avancer que la gauche se présente unie à ces élections.

Ce qui aboutit à un paradoxe peu banal : pour certaines municipalités, cette union de la gauche reconstituée mais qui n’avoue ni son nom ni les desseins de certains, aura à compter avec la liste du Parti de gauche comme rivale. Tout devant s’arranger entre les deux tours par quelques incorporations d’éléments de ce Parti, afin de ne pas perdre de voix... avec reconstitution du Front de gauche dans le Conseil des dites (et rares) Municipalités où cela se produira.

Dans ce cas, il y aura donc la nouvelle union de la gauche et le Parti de Gauche siégeant dans le même conseil avec des élus appartenant à chacune des deux principales forces du Front de Gauche. Tout ce beau monde pourra certainement s’entendre sur les questions de gestion municipale, mais quel Front de Gauche se reconstituera-t-il après ces retrouvailles forcées par les circonstances ? Certainement qu’il le fera, car nécessité oblige, mais à quel prix aux yeux de l’électorat ? Et au prix de quelle bifurcation sur l’attitude à adopter devant le problème posé par le PS ? La question se trouvera-t-elle pour autant réglée ?

Comme il ne s’agit pas de lire dans le marc de café, quels seront les résultats ici ou là de ces scrutins municipaux et d’en tirer des prévisions aventureuses sur la suite, il suffira en conclusion de s’arrêter sur deux phrases cueillies au vol et par hasard sur les lèvres de deux responsables, lors de la Fête de L’Humanité en ne les citant que de mémoire.

Le Secrétaire national du Parti de gauche, François Delapierre :

« Le Front de gauche est dans un entre-deux. »

Le Secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent (qui n’aime pas les outrances verbales) :

« Il ne s’agit pas d’écrabouiller le PS... »

... Peuchère !

COMMENTAIRES  

17/09/2013 10:47 par Solidaire27

Le sujet est complexe et ne se résume pas à deux options : "liste Front de Gauche" ou "liste avec le PS".
Dans nombre de communes (5 000, 10 000, 20 000 habitants,...), des listes à majorité communiste comprennent de nombreux non communistes. Il peut s’agir d’élus encartés. Mais souvent, il s’agit de citoyens choisis pour leur dynamisme, leur implication locale. Il s’agit de listes de rassemblement large.
Dans ces communes, décider soudainement de constituer des listes Front de Gauche, c’est finalement réinventer la roue. Voire même faire des listes plus restreintes si on se met à écarter des conseillers sortants "socialisants" !
Le Front de Gauche a été créé pour rassembler, pour "ouvrir" y compris vers les militants et sympathisants socialistes "critiques". Et, bien sûr, remobiliser l’électorat populaire.
La question de la liste localement, avec ou sans socialiste, est avant tout une question de programme. Refuser par principe les militants locaux du PS, c’est faire preuve de dogmatisme, de fermeture, c’est refaire l’erreur du NPA.

17/09/2013 15:54 par Dwaabala

Je sais bien tout cela, qui se résume dans le fait qu’il n’y aura que localement des listes communes.
Cependant la question est posée à l’envers, pour la plupart des cas me semble-t-il, et peut se résumer ainsi : est-ce que ce sont les communistes qui admettent des socialistes sur leur liste, ou bien ne serait-ce pas plutôt des listes socialistes qui le feront pour les communistes ? Le rapport de forces électoral, sauf exception locale notoire, me semble répondre à la question.
Alors, ce n’est pas parce que le Parti compte beaucoup d’élus qu’il faut jouer les gros bras sur ces élections : c’est rêver, ou vouloir se mettre le doigt dans l’œil. Ce n’est pas lui qui mène le jeu, et pour dire la chose crûment il cherche avant tout à sauver les meubles ; dans l’intérêt immédiat des administrés, bien sûr !
Ce sont d’ailleurs les socialistes qui ont posé une première condition, avalée et reprise sans gêne, sur les dénonciations jugées trop vigoureuses de leur politique générale par JL Mélenchon. Comme P. Laurent ne veut pas rester en arrière, et heureusement ! sur ce point, et multiplie les propos sur la nocivité de leur politique, j’attends patiemment de voir quelles seront à terme les réactions chez nos alliés pour ces élections.
Enfin, local ou pas local, il reste une question de fond que nous nous gardons bien d’évoquer. Ce Gouvernement comme les précédents, accable les instances régionales et locales en se défaisant de ses responsabilités sur les Régions et les Municipalités, ce qui entraîne pour les élus locaux une gestion sur la base de ce que consent le gouvernement. Ce n’est pas rien sur le plan des principes, aussi bien que des pratiques, comme couleuvre à avaler avec discrétion... afin de pouvoir être élu !
C’est pour cela que mon hypothèse de ministres communistes, pour provocante qu’elle paraisse, n’est pas dénuée d’un fond de vérité : tant qu’on y est, pourquoi ne pas tout gober, en essayant des faire de son mieux dans son coin avec le peu qui nous est accordé ? Il suffirait alors pour les ministres à titre personnel de la boucler et tout serait arrangé.

Il est clair que ne pas se présenter sous la bannière (FdG) alors qu’elle a été précisément déployée pour permettre de mettre le drapeau (communiste) dans sa poche quand cela arrange, ne peut qu’être qualifié d’opportunisme électoral.

Si je me trompe sur ces questions, ce sera tant mieux pour l’avenir du mouvement.

17/09/2013 16:19 par Dwaabala

Encore un mot, pardon.
Il ne s’agit évidemment pas de tomber dans la caricature que dresse @Solidaire27 : les listes d’union, à majorité FdG (le Parti est une composante de ce front, oui ou non ? Ou bien quand on est élu, on reste communiste, un point c’est tout ?) cela existe et doit être pratiqué, y compris avec des individualités socialistes, quelle que soit l’étiquette qui serait donnée et qui serait facile à trouver pour ces listes. Et ce n’est pas le Parti de gauche qui s’y opposerait, je crois.
Ce n’est pas le problème, et chacun le sait : sauf erreur, il s’agit ici des listes à majorité socialiste auxquelles s’incorporent dès le premier tour les communistes ( donc non FdG pour la circonstance) en tant que tels.
Maintenant, si "rassembler" consiste en ces petits jeux, le risque est grand de plutôt s’y désunir soi-même.

17/09/2013 17:20 par eric

Monsieur Dwaabala,
Encore une fois et suite au commentaire précédent le votre, c’est plus compliqué et à la fois non ! Et donc encore une fois vous caricaturez une situation basée sur des données verbales...
Si demain les communistes s’allient avec les solfériniens, non seulement ils se sabordent mais ils sabordent aussi le front de gauche...
Mais ce que vous ne connaissez pas ou que vous ne voulez pas comprendre est que ce genre de stratégie à deux balles que vous semblez considérer comme acquises, les gens du front de gauche l’ont dépassé et je rappelle que le front de gauche est déjà une union de la gauche progressiste et républicaine, tout ça ça fonctionne depuis 2009 et beaucoup mieux connu en 2012...Par conséquent de part sa construction il est unique(fdg) et surtout il est en action avec ses composantes ;
Sur les municipales les listes autonomes proposées ont le mot d’ordre suivant : ceux participant à cette liste sont contre la politique d’austérité, européenne,atlantiste, néolibéral de ce gouvernement, sont ouvertes à ceux qui se retrouvent dans les arguments du fdg...point barre.
Le fdg n’est pas un parti hein ? par conséquent ses composantes sont libre d’agir à eux de gérer leurs militants...
J’en attend mieux d’un article publié sur LGS, si c’est de cet acabit autant me coller sur tf1, les petites phrases nian.nian nian !bla bla !" il a dit ça alors donc il va se passer ça" c’est pas de la politique pour moi non ! je dirai que c’est d’un haut niveau de petitesse...
Fraternellement

17/09/2013 19:12 par Dwaabala

@ eric
Les aménités contenues dans votre propos mises à part (mais je fais que humblement proposer mes articles et la rédaction dispose), ce que vous ne voulez pas voir, c’est qu’il ne s’agit pas des décisions prises localement par des sections auxquelles les dirigeants laisseront la bride sur le cou (ce qui ne se décidera dans le Parti qu’en octobre), mais de la ligne de ces derniers, habile pour noyer le poisson : si elle ne pose aucune question, alors effectivement pourquoi en discuter ?

17/09/2013 21:22 par CN46400

Les présidentielles sont les présidentielles et les municipales sont les municipales. Ici on vote pour un(e) individu dans une seule configuration, là on vote pour 36000 listes dans 36000 situations.

Le plus sûr moyen de remettre la droite en ligne est de rompre les municipalité d’union de la gauche en expliquant aux électeurs qu’on a fait le meilleur boulot possible pour la commune , mais que maintenant, les ordres venus de Paris font que nous ne pouvons plus vivre ensemble.....

Le résultat prévisible c’est :
1-perte de municipalités PS ou PC au profit de la droite
2- Perte de municipalités PC ou FdG au profit du PS avec appui tacite de la droite

Bilan : Glissement général vers la droite. Le PG ferait bien de revoir les classiques en particulier de méditer sur : Prolétaires, unissez-vous !

17/09/2013 21:36 par Dominique

Je n’ai rien compris à l’article, et les commentaires précédents ne m’aide pas beaucoup non plus.
Par contre, il y a beaucoup de français en Suisse qui viennent y travailler, et les discussions que j’aie eu avec eu montre que beaucoup d’entre eux ont été vaccinés des socialisme pendant les années Mitterrand, principalement en raison de la tendance à la centralisation et au contrôle absolutiste de ce parti, et que s’ils sont revenus au pouvoir, c’est avant tout parce qu’ils (vous, les français) ne voulaient plus de Sarkozy, ni d’une copie. Quand je vois que Hollande continue exactement la même politique, peut-être en pire car la droite qui n’en demande pas plus ne fait aucune opposition, je me dit que les déçus du socialisme doivent être nombreux et que Hollande risque bien d’être pour le PS ce que Marchais avait été pour le PCF : le fossoyeur de son parti.

Donc, si j’étais de gauche et non socialiste, je ne m’acoquinerai certainement pas avec les socialistes dans les élections à venir. C’est mon impression, elle vaut ce qu’elle vaut, et vous connaissez certainement mieux la réalité de la gauche française que moi.

17/09/2013 23:26 par Dwaabala

CN46400
Pensez-vous sérieusement que le Parti de gauche a pris l’initiative navrante, pour lui et pour tous, de présenter ses propres listes au premier tour, en l’air, comme cela, simplement par sectarisme parce que lui, contrairement au nôtre, n’a rien à perdre dans ces élections et ne sait pas ce qu’est l’effort de rassemblement ?
Je vois plutôt dans ce fait le résultat d’une conduite à son égard qui, pour être masquée, n’en n’est pas plus reluisante ni réaliste, malgré les apparences.
Au fond, cela n’a pas grande importance, puisque tout le monde se retrouve, ce petit nuage n’est rien... mais n’annonce rien de bien convaincant, d’un côté comme de l’autre.
Une fois de plus, il ne s’agit pas plus de décourager les bonnes volontés -elles sont les plus fortes- que de se résoudre à porter des œillères.

17/09/2013 23:43 par Dwaabala

à Le Grand Soir : si j’interviens trop, je compte sur vous pour me modérer en m’excusant.
@ Dominique On sort du sujet, mais :

ce que Marchais avait été pour le PCF : le fossoyeur de son parti.

Il faut être Suisse pour oser le dire. Sauf que L. Althusser, en 1967, épluchant le projet de résolution du n-ième Congrès du Parti dans une longue tribune de l’Humanité, une pleine page, avait clairement démontré qu’il allait à la liquidation. Cela plus de vingt ans avant la chute de l’URSS.

18/09/2013 11:15 par Dédé

Les élections municipales (sans parler des autres...) sont une farce burlesque, j’observe que dans les toutes petites communes (encore très nombreuses dur les 36 000 et des banannes) le PS, l’UMP et même le FN s’entendent comme larrons en foire pour mener une politique locale antisociale et servir les plats aux nantis du cru. Il y a moultes petites communes où ils font sans aucune pudeur équipe commune avec par exempe un maire PS un 1er adjoint UMP limite FN, alors laissez-moi rire ! Vous allez voter pour ces escrocs et ces fumiers ? Sans moi !

18/09/2013 13:51 par Dwaabala

Dédé ! vous allez trop loin...
Pour le peuple il vaut mieux vivre dans une commune administrée par « la gauche » qui prend ses besoins en compte dans les limites que lui imposent une politique venue d’en-haut, même si siègent en minorité au conseil des représentants de la droite, que par la droite qui s’intéresse à d’autres.

18/09/2013 18:10 par eric

Monsieur Dwaabala,
Permettez de vous informer d’une constitution de liste fdg où les solfériniens ne figurent pas, pour être plus précis la ville concernée est CHOLET(je ne suis pas de là bas)
Cette décision a été acté par les militants des différentes composantes car l’on fait de la politique et l’on attend pas qu’une direction nationale valide parce que le boulot des militants mais aussi de sympathisants comme par exemple les assemblées citoyennes(AC) permettent une reflexion de fond et donc de partir groupés en campagne.
Je crois que vous ne croyez pas en une nouvelle alternative qui veut se sortir justement de ce que vous dénoncez c’est à dire, en gros hein ?, des postures au niveau national(la bride sur le cou) et qui une fois fait ne serai que pour une image de "com" non ! voyez vous le monde est en train de changer et je pense que si ce genre de trucs arrivent dans une organisation comme le fdg,c’est plus la peine de faire de la politique, cette liste dont je vous parlais plus haut n’est pas un cas isolé pourquoi ???
Tout d’abord la première prise de conscience a été de dire que certes les élections municipales sont par définition locales mais surtout de bien préciser que les décisions prises par ce gouvernement impactent directement les communes du point de vue de leurs gestions notamment économique car comment administrer une commune lorsque des coupes franches sont effectuées dans les budgets alloués, comment gérer alors que des suppressions de postes de fonctionnaires sont en cours,comment faire fonctionner un service de santé, comment faire des infrastructures,des services à la personne,des logements...etc...etc...
Tout ça est idéologique, l’on veut faire prendre à l’ensemble du pays un virage néolibéral(concurrence libre et non faussée) heu...soi-disant...actuellement la plupart des communes empruntent(celles qui peuvent)sur les marchés extérieurs,de plus surveillées par des agences de notation ; vous trouvez ça normal !!! moi non ! parce que d’une part ces communes s’endettent de plus en plus et d’autre part engendre la corruption dont les petits barons locaux connaissent bien les rouages...

La lutte contre le capitalisme se joue à tous les niveaux et donc si une liste fdg gagne une ville c’est en rupture totale avec ce que je viens d’énoncer, la ligne principale est l’intérêt général et croyez bien que les potes à cahuzac le savent bien...
Libérez les initiatives et vous verrez comment la tendance(heu..."tous pourris") peut s’inverser, l’on peut critiquer et pour moi c’est un bien car cela doit rester constructif, ne pensez pas que les initiatives de ces militants soit dans le vent, tout ça est construit, cohérent avec pour fondement l’écosocialisme c’est à dire un regard vers l’avenir et donc cette élection est d’une grande importance et ne doit pas être prise à la légère car ce sont les petits ruisseau qui font les grands fleuves...

Une dernière chose et désolé pour la longueur, permettez que je nuance quelque peu mes propos de mon dernier post, j’avoue que j’y ai été un peu fort mais que voulez vous, on ne se refait pas...
Fraternellement

18/09/2013 19:09 par Dédé

Non je n’exagère pas Dwabaala, tous ceux qui vivent dans des petites communes en France le savent et le vérifient cruellement tous les jours, sans parler des conseils généraux et régionaux prétendument de gauche qui dilapident le pognon des contribuables en laissant les classes laborieuses et des exclus dans une merde sombre, c’est ça la réalité, pas des slogants de campage à la con pour des gogos qui seront toujours les didons de la farce, avec ce genre "d’espoir" qui ne mène nulle part malheureusement.

18/09/2013 19:33 par Dwaabala

Eric,
je ne suis même pas pour l’exclusion des socialistes des listes s’il veulent coopérer dans la gestion municipale. Ce qui poserait problème, ce sont les listes du premier tour (parmi lesquelles Paris ? ce qui n’est pas rien du point de vue symbolique) emmenées par le PS, auxquelles seraient associés les communistes. Il paraît finalement que nous n’en sommes pas là. Si j’ai compris, c’est ce qui coince avec le Parti de gauche.
Enfin, qu’il y ait une dynamique, c’est indiscutable et ce qu’il faut souhaiter c’est qu’elle s’élargisse au-delà du cercle des plus motivés.

18/09/2013 20:38 par CN46400

A Paris les derniers sondages mettent les socialistes nettement au dessus de 30%, pourquoi ? Surement pas gràce à Hollande et consort qui plafonne 10% en dessous, mais parceque les parisiens, dont la majorité vote pourtant à droite lors des élection nationales, ne veulent pas du retour de la droite chiraquienne ou tibériste à l’Hotel de Ville. Je souhaite bien du plaisir à ceux qui prendront le risque d’ouvrir la porte à ce retour......

19/09/2013 00:29 par eric

Mauris,
Permettez que je vous appelle par votre prénom(eric étant le mien)
Pour ce qui concerne Paris, pour moi la question est réglée, une candidate désignée(Mme Simonet à vérifier) et des débats avec je crois Mr Boissat (communiste) concernant la stratégie de la campagne mais l’échange au sein du fdg a lieu rien n’est figé c’est ce qui fait en quelque sorte sa nouveauté et son intérêt.

L’idée principale de cette campagne est de se démarquer le plus possible(là où c’est possible) du parti socialiste car compte tenu du comportement de ce gouvernement toujours désigné de "gauche" par les médias généraux, ça serai un cas de suicide politique de s’allier,surtout aux plus représentatifs de ce gouvernement, parce que vous ne pouvez pas savoir(en fait si ! vous savez) comment les gens sont totalement désorientés par ces agissements, ou ont la rage c’est selon...
Donc concernant de dépasser le cercle des plus motivés, nous sommes évidemment là confrontés à une triple interaction ; d’une part le parti solférinien qui se dit de "gauche" en pratiquant une politique de droite(comment s’y retrouver hein ?) d’autre part les médias qui cherchent à rendre invisible le discours du fdg préférant mettre en avant les idées du fn bien relié par la place Beauvau et enfin la population qui a besoin de personnalisé, oui elle en a besoin, soit pour adulé, soit pour dézingué ; or par le fait elle (la population) identifie le front de gauche par Mélenchon, ce qui est une erreur à mon avis car certains diront que la politique n’intéresse pas les gens ce qui à mon avis est faux et pour en avoir discuté avec toute sorte de gens, je peux vous dire que fdg c’est "méluche" et l’on entend :"c’est un franc-maçon,il soigne sa carrière,la voiture balai du ps..." il n’y a pas longtemps lors du défilé contre la réforme des retraites, je discute avec une délégué cgt qui me dit :"ho Mélenchon,il nous a fait voter pour hollande...alors lui hein ?!!"
Vous comprenez donc l’énorme chemin à parcourir, que pour vraiment remettre tout ça dans le sens de la marche vers le progrès social, il faudra un bon coup de main et que donc il faut dire et redire qu’une autre manière de faire de la politique existe ;
Mon rêve serai que les intellectuels s’en mêlent, qu’ils s’engagent s’ils croient en quelque chose de possible...

@cnc....
Les sondages fait par qui ? quel était la question par exemple ? il faut faire attention aux sondages qui orientent de manière subjective l’opinion des gens...
Certes les gens veulent de la stabilité et Paris est intéressant du fait de son pôle visible au niveau national mais quel est le nombre qui vit le plus mal à Paris ? et si on demandai un sondage...

19/09/2013 10:09 par Dwaabala

Il y a quelques autres questions qui se posent, mais comme elles tendent vers la politique fiction, je n’avais pas voulu les aborder pour me borner à celle de la constitution des listes.
En fin de discussion, il est quand même loisible de le faire.
J’ai écouté P. Laurent. Il fait de ces élections une étape du rassemblement populaire qui doit conduire à la proposition d’une politique alternative à celle menée actuellement. Ce qui paraît très sage.
Il ne s’agit pas de le critiquer.
Je donne simplement mon avis sur ce que je crois voir.
Jusqu’à présent le mouvement peine à s’élargir au-delà des déjà convaincus. Entre se trouver à la tête d’un large mouvement porteur que l’on doit orienter et mener des actions qui mèneront ce mouvement porteur à l’existence, il y a une grande différence. De l’aveu du Secrétaire national, nous sommes plutôt dans le second cas : le mouvement est à construire et ces élections constituent une étape. Très bien.
C’est reconnaître que l’enthousiasme spontané ne se trouve guère au rendez-vous.
Il faut admettre ensuite avec P. Laurent que, si la politique menée par F. Hollande est une politique de droite, l’homme, lui, reste un homme de gauche et qu’une autre ligne peut lui être imposée par le mouvement populaire. Ce n’est qu’une thèse volontairement optimiste, et doublement optimiste, puisqu’elle suppose le mouvement de grande ampleur d’un côté et la possibilité d’un renversement complet de comportement de l’autre.
Thèse à laquelle peut aussi bien être opposée celle d’abord que F. Hollande est foncièrement à droite, que rien ne peut l’arracher à ce qu’il est, et que tout ce qu’il y aurait à espérer du succès d’un mouvement populaire de gauche, ce serait une sorte de nouvelle cohabitation paradoxale.
Il est évident que nous n’en sommes pas là, et c’est le deuxième volet de cette autre thèse : le mouvement est introuvable.
Enfin, et ce n’est pas ce qui se découvre aujourd’hui sur les effets de la nouvelle fiscalité, 1 millions de nouveaux assujettis à l’impôt sur le revenu, ni sur le budget 2014 qui va inverser la tendance des prochains suffrages, le pédalo socialiste est en train de prendre l’eau.
Or les propos tenus par P. Laurent supposent que le pouvoir socialiste est fort d’un soutien populaire qu’il s’agit d’éclairer et d’orienter dans la bonne direction.
Je n’ai pour ma part aucune proposition à avancer dans cette conjoncture, que je me borne à constater, sauf erreur de ma part.
mauris

20/09/2013 08:33 par CN46400

"Thèse à laquelle peut aussi bien être opposée celle d’abord que F. Hollande est foncièrement à droite, que rien ne peut l’arracher à ce qu’il est, et que tout ce qu’il y aurait à espérer du succès d’un mouvement populaire de gauche, ce serait une sorte de nouvelle cohabitation paradoxale."

L’équation éternelle à résoudre pour la gauche est encore et toujours celle que Marx a posé en 1848 : "prolétaires, unissez-vous !" . Hollande n’est pas plus à droite que Blum, Mitterand, Jospin et consort ; ce sont des blocs de conservatisme sous camouflage qui ne bougent que lorsque le mouvement populaire (des prolétaires...) le leur impose. Et ils sont les plus heureux des politiciens quand les éléments les plus remuants (FdG...) se coupent volontairement du mouvement........ Ils y a des exemples par milliers pour étayer ce raisonnement ! Le train n’avance que si les wagons restent attelés à la loco.

20/09/2013 11:07 par legrandsoir

Le train n’avance que si les wagons restent attelés à la loco.

Et si la loco recule ?

20/09/2013 17:52 par Dwaabala

@ CN46400
Ce qui est étonnant... non rien n’est étonnant dans cette histoire.

Si la loco recule, il se peut fort bien que quelques wagons se détachent. JL Mélenchon va jusqu’à évoquer cette éventualité.

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