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Mayotte, l’île de la mort.

Mayotte de son vrai nom « Jazirat al Mawet » ou « àŽle de la mort », « Mawet » signifiant tout simplement « mort » en arabe. C’est l’une des quatre îles de l’archipel des Comores, entendez « kamar » qui veut dire « lune ». Alors « Jouzor al Kamar » ou « îles de la lune » se trouvent en plein océan indien à plus de huit mille km du territoire français.

« l’àŽle de la mort » porte bien son nom car depuis le visa Balladur-Pasqua introduit en 1995, empêchant la libre circulation entres les îles, bloquant les échanges économiques millénaires, déchirant les liens familiaux, il y a eu six à sept mille morts par chavirage, chiffre qui dépasse de loin le nombre de soldats américains tués en Irak, des milliers de personnes innocentes jetées en pâture aux requins. Régulièrement, des candidats à l’immigration décèdent en tentant de rejoindre Mayotte par la mer. Le scandale est que les grands médias français, lorsque ils parlent de ces gens les traitent d’ « immigrés clandestins », faisant semblant d’oublier la Résolution 3385 de l’ONU qui condamne la présence illégale de la France à Mayotte. S’il y a bien des "immigrés clandestins" ça ne peut être que les français eux-même qui en dépit de toute légalité, viennent à de milliers de km de chez eux estropier un pays.

Aujourd’hui, les immigrés clandestins ne sont plus seulement ces pauvres bougres de maghrébins et de noirs qui viennent buter contre les frontières de l’hexagone, non ! ce sont aussi tous ces métèques qui au delà des océans ne se sont pas encore rendu compte que la France est un territoire à géométrie variable s’octroyant le droit d’expulser les gens de chez eux et de leur interdire leur propre terre.

le 5 Juin 1973, le gouvernement français, sous Pompidou, signe un accord avec le gouvernement d’autonomie interne de l’archipel des Comores concernant l’organisation d’un référendum sur l’accession à l’indépendance des Comores. Cet accord stipule que les résultats de ces élections seront pris en compte globalement sur l’archipel des Comores et non île par île.

Monsieur Valery Giscard d’Estaing président de la république française fraîchement élu, parlant de l’indépendance des Comores, déclare dans le Monde daté du 26 octobre 1974 :

« C’est une population qui est homogène, dans laquelle il n’existe pratiquement pas de peuplement d’origine française, ou un peuplement très limité. Est-il raisonnable d’imaginer qu’une partie de l’archipel devienne indépendante et qu’une île, quelle que soit la sympathie qu’on puisse éprouver pour ses habitants, conserve un statut différent ? Je crois qu’il faut accepter les réalités contemporaines. Les Comores sont une unité ; il est naturel que leur sort soit commun, même si, en effet, certains d’entre eux pouvaient souhaiter - et ceci naturellement nous touche, et bien que, nous ne puissions pas, ne devions-nous pas en tirer des conséquences - même si certains pouvaient souhaiter une autre solution. Nous n’avons pas, à l’occasion de l’indépendance d’un territoire, à proposer de briser l’unité de ce qui a toujours été l’unique archipel des Comores. »

Le 22 décembre 1974, 93% de la population du Territoire d’Outre-mer des Comores se prononce pour l’indépendance. Le TOM des Comores,comprenant les îles de la Grande Comore, de Mohéli, d’Anjouan et de Mayotte va donc devenir une République indépendante.

Mais Valery Giscard d’Estaing n’a pu se faire, comme il le dit, aux « réalités contemporaines », au colonialisme « new look » ; lui, la droite française et même une certaine gauche continuent à être nostalgiques d’un empire français à l’ancienne.

Le 27 juin 1975, à Paris, la majorité parlementaire et le gouvernement giscardien se rétractent : puisque dans une des 4 îles le résultat du scrutin d’autodétermination était différent, un nouveau référendum sera organisé dans les 4 îles, avec une prise en compte des résultats île par île.

Le 6 juillet 1975, rejetant l’attitude du pouvoir français, Ahmed Abdallah déclare unilatéralement l’indépendance des Comores.

Le 12 Novembre 1975 l’Union Africaine, la Ligue Arabe et les Nations Unies ont admis les Comores (Grand-comore, Mohéli, Anjouan, Mayotte) en leur sein selon la résolution 3385 qui affirme la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores.

Les Comores deviennent ainsi un pays indépendant composé de quatre îles, reconnu par les instances internationales.

C’est à partir de cet instant que la France va troubler le jeu :

Le 8 avril 1976 puis Le 11 avril 1976 la France organise deux consultations à Mayotte, alors que juridiquement cette île n’était plus française. Une majorité de Mahorais choisissent le rattachement à la France. Il est toutefois nécessaire de rappeler que l’île de Mayotte a été colonisé cinquante ans avant le reste de l’archipel, elle a toujours bénéficié d’un statut de privilégié de la part du colonisateur. Les Mahorais se sentant supérieurs n’ont jamais accepté que la capitale de l’archipel soit une ville de la Grande Comore et que le pouvoir leur échappe. Bien entendu la France va alimenter ce ressentiment et pousser à la sécession. Le colonialisme a toujours joué sur les clivages ethniques et confessionnels en les exacerbant. Dans les traditions de l’occupant qu’il soit belge, français ou autre, il est courant de privilégier une minorité ethnique en l’imposant au reste de la population. Ce groupe humain se transforme ainsi en délateurs et en hommes de mains au service du pouvoir colonial. Le génocide rwandais n’est que la conséquence tragique d’une telle politique.

Depuis 1974 jusqu’à aujourd’hui, malgré une vingtaine de résolutions de l’ONU qui demandent à la France le respect des frontières issues de la colonisation, jugeant irrégulier le décompte du référendum de 1974 et malgré la prise de position du Conseil exécutif de l’Union Africaine (UA) qui exige l’arrêt immédiat du processus de départementalisation, la France n’en démord pas. Il faut dire qu’il est tout naturel que la France en tant que nomothète, membre permanent du conseil de sécurité soit au-dessus de la loi tout comme les Etats-Unis et Israel sixième pilier tacite du même conseil.

Bien entendu, si la France tient à garder coûte que coûte cette petite île de 374 km2, sans ressources, ce n’est certainement pas pour les beaux yeux des mahorais. Avec la Réunion, Mayotte forme une base avancée en zone sud de l’océan indien forte de 1500 militaires. Mayotte abrite une unité de marine ainsi qu’une unité de légion étrangère. Ces forces permettent entre autre de garder sous contrôle Madagascar, Maurice, les Seychelles et les Comores et de surveiller le commerce par voie maritime qui représente 90% des échanges commerciaux intercontinentaux. Par ailleurs, la France semble vouloir de plus en lus s’incruster dans la région depuis que les États Unis se sont appropriés l’île de Diego Garcia en plein océan indien. C’est à partir de cette base que ces derniers ont bombardé l’Irak pendant la première guerre du golfe et l’Afghanistan après l’attaque du 11 septembre. Depuis quelques années, on assiste au redéploiement des forces occidentales qui ont quadrillé systématiquement les régions pétrolifères de l’Afrique. La France, en parfait vassal, marche cote à cote avec les USA, barrant les routes maritimes et serrant l’étau autour de l’Asie centrale par l’installation de bases militaires à Djibouti, Mayotte, La Réunion, Diego Garcia, Abou Dhabi... Les riches gisements d’hydrocarbure de la mer Caspienne mettent face à face l’OTAN et l’organisation de coopération de Shanghai, annonçant de graves conflits futurs.

Bien des siècles avant la colonisation, la nation comorienne a toujours été une réalité historique fondée sur le même peuplement sans entité raciale ni attaches tribales ou ethniques, parlant la même langue courante apparentée au swahili, répandue d’un bout à l’autre de l’archipel, adoptant la même religion musulmane, du même rite shaféite et de la même école sunnite, pratiquée dans la tolérance par l’écrasante majorité des Comoriens, ayant la même histoire faite d’événements intimement imbriqués, portée avant même la colonisation, par le même système politique de chefferies ou sultanats, qui contrairement à une idée fausse, loin de passer leur temps à se faire la guerre, encourageaient, la polygamie aidant, les alliances et la procréation d’un bout à l’autre de l’archipel. Le tout régi par un système de libre circulation des biens et des personnes.

Depuis sa recolonisation, Mayotte, pareille à une cellule cancéreuse, a semé la zizanie dans le métabolisme de l’archipel. Avec une économie sous perfusion, aidée par la « métropole », cette île prend des airs de riche provoquant l’affluence d’une population pauvre venant des autres îles. En fermant les frontières de Mayotte, la France a provoqué une vraie hécatombe de noyés, sacrifiés sur l’autel de la discrimination, et transformé des dizaines de milliers d’Anjouanais sans papiers en esclaves surexploités par les Mahorais, semant ainsi la haine et le mépris entre les citoyens d’un même pays.

Depuis les années 70, de coup d’état en coup d’état, d’assassinat en assassinat, surtout parmi les chefs d’état qui revendiquaient la décolonisation de Mayotte, les Comores n’ont jamais connu de répit. L’évolution métastatique du mal de Mayotte atteignant les îles de Mohéli et d’Anjouan a fini par disloquer complètement une société jadis solidaire et en parfaite harmonie. Le renversement, il y a une semaine, du dictateur d’ Anjouan, Mohamed Bacar, est certainement une bonne chose, mais tant que le pouvoir français continuera à fomenter les dissensions, à diviser les Comoriens pour régner et à s’agripper aveuglément à un colonialisme anachronique, ce pays aura encore à souffrir.

Fethi GHARBI

COMMENTAIRES  

08/04/2009 11:58 par zama

Monsieur
Connaissez-vous vraiment Mayotte et les mahorais ? J’ai comme l’impression que vous versez dans le théorique ! Les mahorais vous rétorquent qu’ils ont le droit avec eux, "le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !" Et c’est ce qu’on appelle le droit réel cher Monsieur ! Quant au droit virtuel que vous défendez (et c’est votre droit) cela ne nous engage pas !Je vous invite à séjourner sur "Mayotte l’accueillante" et vous évoluerez sûrement dans votre discours ! Mais au fait qu’est-ce qui vous embête tous ? les mahorais se sont toujours librement exprimés sur le devenir de leur île et de leurs enfants ! ils sont peut-être plus pragmatiques que d’autres qui ont préféré le suivisme indépendantiste ! Vous avez beau proféré des contre vérités qui frôlent parfois l’insulte aux mahorais, mais nous sommes là , debout ! Qu’on le veuille ou pas, vous allez devoir respecter notre choix ! Et puis, je vous conjure, adressez-vous directement aux mahorais et vous comprendrez quelque chose !...Savez-vous pourquoi les premiers colonisateurs, c’est à dire vos ancêtres arabes, l’auraient surnommée "mawet" comme vous dites ? Et pourtant nous ne sommes pas des assassins et des poseurs de bombes !

08/04/2009 12:54 par SOISAFA

A Zama,
C’est quoi la définition du mot peuple selon l’usage commun internationalement reconnu ?
Sinon,le peuple français n’existe pas.On doit plutôt dire "les peuples français".Ce qui conviendrait parfaitement pour ce pays encore colonisateur au 21è siècle

08/04/2009 13:11 par bAKO

Mr Zama Calmez vous. le droit du peuple à disposer eux même doit être aplliqué aux Maorais ainsi qu’aux Metropolitains. les mitropolitains eux aussi doivent avoir le droit de s’exprimer si ils veulent ou pas à pousser leurs frontières. qu’est ce qui vous a fait piquez de colère ?? l’auteur n’a fait que relater des faits historiqus vraix, qu’est ce qui vous a mis en colère ?? demandez vous pourquoi les metropolitains ne sont pas consultés comme ce fut le cas lors de la depârtementaliation de l’Algèrie ?? Je vous comprends et je comprends bien votre colère, vous ne voulez que sucer les contribuabls. tout Français que ce soit son origine a le droit de se demander ce qui vous poussent réellement à être aveugle à ce point ?? Mayotte n’ rien avopir avec la France, c’est un fait. si Sarkozy avait demandé tous les misereux du monde s’ils veulent béneficier des avantages de la France, le resultat sera sans equivoque. les 95% ne signifie que vous êtes tous pour sucer les metropolitains. allez jeter un coup d’oeil sur les commentaires des lecteurs de Figaro, liberation et le point sur votre departementalisation. vous compreniez certainement votre statut.

08/04/2009 13:36 par F. GHARBI

Arrêtez avec vos amalgames, c’est bien facile de jouer sur l’" épouvantail arabe ", sauf que vous oubliez que vous vous adressez ici à des lecteurs du Grandsoir et non à ceux du Figaro.
Par ailleurs, entre nous, je préfère des poseurs de bombes qui se battent pour un idéal, pour la justice à des renégats...(excusez le terme mais je n’en vois pas d’autres)

Quant à m’inviter voir Mayotte, des centaines de journalistes de toutes tendances l’ont déjà fait et ce n’est pas l’enchantement !

Je vous propose cet article publié à l’adresse suivante :
http://assisesurletoitdumonde.wordpress.com/2008/07/02/mayotte-la-premiere-fois/

Il en dit long :

" Passage obligé par la Réunion, île relativement civilisée, avant de découvrir ce fameux bout de terre au milieu de l’Océan Indien aux dénominations étranges "l’hippocampe" , "l’île de la mort" ou plus simplement, "l’île au lagon" : Mayotte.
Une île mystérieuse où l’on ne revient pas indemne.

L’avion entame peu à peu sa descente pour laisser deviner le découpage cisaillé de cette île.
Le coeur se serre et le souffle se retient. Le bleu du lagon vous envahie et inonde le sens de la vue. Des couleurs exquises où le ciel et la mer se confondent pour laisser choir cet aéroport au milieu de nul part.

Découpée en deux, l’arrivée de Mayotte se fait par la Petite Terre. Un taxi vous amène ensuite à une barge afin de traverser et rejoindre Grande terre et Mamoudzou, "la grande ville" .

Dans le taxi qui me mène à la barge, un long silence. Un silence précieux qui permet à tout un chacun de prendre conscience de ce qui l’entoure. C’est alors que le regard croise une population errante. Errante de vie dans les ruelles de terre rouge et poussiéreuse. Des enfants fourmillent de part et d’autre et semblent se multiplier devant vos yeux. Les habitations sont fébriles, la population ne l’est pas moins.
Les vies se chevauchent. Une vie de métropolitaine croise une âme en souffrance. Le décor est sauvage, décalé, rouge, vivant et mort à la fois. Vivant de part sa richesse et sa beauté, mort pour sa non-exploitation et ses non-solution.

Comprendre l’histoire d’un peuple en un seul regard est quelque chose de difficile, voir même d’infaisable. Et pourtant, quelques fondamentaux se dessinent, les choses se bousculent dans votre tête. Pas besoin de chercher où sont les erreurs, elles vous paraissent évidentes, pas besoin de chercher la misère, elle est devant vos yeux.

Alors on avance, on fait son chemin, on travaille dans la publicité et on passe toutes ses soirées à la Croix Rouge…pour se racheter une conscience ? Alors le décalage se creuse jusqu’à comprendre que quelque chose ne va pas. Tout arrêter. La publicité, se sera peut être l’apanage de certain mais pour vous… pas besoin d’aller plus loin pour se rendre compte qu’elle manque bien de morale et d’état d’âme.

Vous passez votre chemin pour tenter une autre aventure.
Ce qui compte le plus dans tout cela, c’est bien de se rappeler de la première fois, voir ainsi tout le chemin parcouru jusque là .

Merci à Mayotte et à ces gens qui m’ont ouvert les yeux en ne disant rien, en ne faisant rien, juste en partageant leur quotidien avec le mien."

08/04/2009 18:34 par Malik du Komor

Merci pour cet écrit.

Il est important que les Français sachent de quoi il en retourne sur la question de l’île comorienne de Mayotte.

Un contentieux territorial oppose la France aux Comores. Les Comoriens, Mahorais compris savent qu’il n’y a qu’un peuple des Comores.

Les Comoriens parlent la même langue et prient entre autres le même Dieu. Ils s’habillent et mangent de la même façon.

Dans cet archipel minuscule des Comores, la population est métissée entre Africains, Arabes et Austronésiens (proto-malgaches). Les Comoriens appartiennent à la civilisation swahilie comme à Zanzibar et Dar-Es-Salam en Tanzanie, Lamu, Malindi et Mombasa au Kenya, Mogadishio en Somalie, l’Hadramaout au Yémen, Mascate à Oman ou encore Majunga ou Diégo Suarèz à Madagascar sans parler des autres endroits d’Afrique de l’Est.

Alors que les Mahorais cessent de se mentir, ils sont Comoriens. Point barre.

La France ne dit d’ailleurs pas le contraire, Mayotte est bien comorienne, car sa population est constituée de ressortissant des trois autres îles des Comores (Anjkouan, Mohéli et Grande comore).

Le droit international depuis plus de trente condamne la France pour occupation illégal d’un territoire qu’elle aurait morcelé pour s’y maintenir.

Encore récemment l’Union Africaine par le biais de ses ministres des affaires étrangères et la Lige Arabe, institutions où siègent les Comores ont condamné tout référendum dans cette île occupée.

Donc que les Mahorais cessent de dire qu’ils sont un peuple. Ils seraient 180 000 habitants. Parmi eux, il faudrait enlever les Mzungus (Blancs ou Français venant de France), les Africains (Malgaches, Congolais, Rwandais), les Européens, les Américains, les moitié mahorais et autres (Comoriens, Malgaches, Africains, Français etc...), les Franco-comoriens, les 50 000 Comoriens, les sans-papiers mahorais et des autres îles des Comores et enfin les pseudo immigrés clandestins comoriens.
*
Dites-moi combien y a t-il de Mahorais à Mayotte ?
Y a t-il vraiment un peuple mahorais ?

Non, il y a les Comoriens, basta.

Que les Mahorais veuillent rester français pourquoi pas mais qu’ils cessent de se renier c’est insultant, mesquin et humiliant à la fois pour eux et ceux qui se reconnaient en eux.

Ils ont droit s’ils sont Français de venir en France mais le territoire comorien ne peut diminuer au profit de la France qui s’agrandirait d’un 101e département.

Prendre le quart d’un territoire souverain et indépendant, sous pretexte qu’on décide arbitrairement que les Comores seraient constituées de quatre peuples, c’est inacceptables. Combien y a t-il de peuple français un ou plusieurs ?

Visiblement à Mayotte les ffets positifs de la colonisation sont reconnus. Mais les Comores refusent d’être des étrangers chez eux.

Frères et soeurs de Mayotte respectez cejournaliste car ils vous a rendu service, vous ne le savez pas encore, mais il suscite un débat que lors de la campagne de sensibilisation autour de la départementalisation de Mayotte il n’y a pas eu.

Arrêtez de courber l’échine. Soyez fiers comme vos frères africains du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest.

Ouvrez les yeux arrêtez votre racisme anti-comorien ça ne vous mènera nul part, sachant que tous le monde vous confond avec vos frères des autres îles Comores que vous le veuillez ou non.

09/04/2009 09:36 par soule

Je suis tellement touché par cet article. Surtout que la majeur partie des mahorais ignorent cette partie de leur histoire. Pourquoi ils sont là et quel est leur devenir. Les colons n’ont pas d’amis, ils n’ont que des inretets qu’ils défendent.
Je vous demande mes chèrs amis de mayotte de démander la guyanne, guadeloupe...quels sont les fruits de la départementalisation. Ils vous raconteront de belles histoires.

09/04/2009 13:49 par MarcusH

merci pour cet article
J’ai eu l’occasion de m’intéresser de près à ce sujet. On ne soupçonne pas à quel point l’Etat français a usé de manoeuvres en tout genre pour ancrer Mayotte dans le giron français.
Lisez Pierre Caminda, dossier noir sur Mayotte, édition Agone/Agir ici

Evidemment que les mahorais veulent être français !
les néo royalistes / maurassiens de l’action française (extrême droite) ont tout fait dans les années 60/70 pour faire peur aux mahorais s’ils choisissaient l’indépendance. Ils ont agité l’épouvantail Abdallah qui a parfaitement joué le jeu. Une fois Mayotte volé, la France n’a cessé de déstabiliser le reste de l’archipel avec le fameux bob Denard, le corsaire de la République, qui a fait et défait tous les régimes aux comores, sans hésiter à assassiner. Il a été jugé pour cela, mais les autorités françaises sont venues lui témoigner de la reconnaissance. Il agissait toujours, officieusement bien sûr, pour la France !
Elle est belle la France !
cf. littérature sur tout cela, dans billet d’afrique, survie...
Salut !

09/04/2009 15:59 par BOUTON 93

Merci GHARBI pour votre rappel historique. Nous aurions aimé que ces mises au point soient faites par les autorités comoriennes en prenant à témoin les médias français.Comment expliquer leur silence ? Sambi a beau critiquait ces prédécesseurs mais sur le cas de Mayotte, il est devenu la honte du peuple comorien. Quant aux mahorais qui ne pensent aux avantages des minima sociaux, ils ne vont pas tarder à decouvrir les impôts locaux et fonciers. De plus, quelque soit le statut de l’île de Mayotte, les mohorais seront toujours des français de seconde zone et une terre d’islam.

10/04/2009 16:30 par F.GHARBI

Un commentaire de cet article trouvé à l’adresse suivante :

http://moindjie.centerblog.net/6583353-Comores-Mayotte--l-ile-de-la-mort-#i

zali le 09/04/2009
Signez la pétition pour dire non aux déplacements forcés des comoriens de Mayotte

En organisant une pseudo-consultation dans le territoire comorien pour départementaliser l’île comorienne de Mayotte, la France a montré sa volonté de coloniser éternellement l’île comorienne. Ce qui va accroitre le nombre des victimes dans le bras de mer séparant Anjouan de Mayotte. Il faut vite réagir. Nous n’avons pas le droit d’accepter le fait accompli. Signez la pétition demandant au chef d’Etat de refuser l’accueil des comoriens expulsés de Mayotte. C’est un droit légitime
La France a commis un acte internationalement illégal. Les Comores sont dans la légalité en refusant d’accueillir ces pseudo-clandestins.

Mohamed Said - Montreuil France

Pétition : http://www.mesopinions.com/NON-AUX-DEPLACEMENTS-FORCES-DES-COMORIENS-DE-MAYOTTE-petition-p etitions-30d5fda11a0411a13287f33b3d6c63e6.html

11/04/2009 15:10 par Camille Loty MALEBRANCHE

Salut cher Fethi,

Cet article me ramène à une question dont j’ai débattu, il y a des années avec des amis à la télévision, à savoir quel peut être le poids d’un vote référendaire ou électoral quand il est orienté par ceux qui ont les moyens de communication de masse ? Faut dire que la France est et reste une puissance colonialiste agressive qui freine pour ensuite dénigrer les anciennes colonies ayant proclamé leur indépendance, et qui refuse d’ailleurs de restituer l’argent qu’elle a volé à Haïti par ce que les dirigeants français ont appelé dette de l’indépendance sous prétexte que les intérêts des colons ont été lésés par la révolution haïtienne et qu’il fallait subventionner ces ex colons criminels contre l’humanité, colons qui enterraient vivants les esclaves rebelles à un moment où Saint-Domingue (nom de l’Haïti coloniale de la France) nourrissait 1/6 de la population française et bâtissait par la richesse du travail servile des noirs d’Haïti, de nombreuses villes de France. Et cette France anachroniquement coloniale a trouvé un énergumène philosophare en la personne de Régis Debray pour souscrire à la non restitution de ladite dette de l’indépendance à Haïti.

Vive la France des droits de l’homme !...

11/04/2009 17:36 par F. GHARBI

Bonjour Camille,

A l’opposé des autres prédateurs, la classe dominante française avec ses hommes politiques de service, reste prisonnière d’un eurocentrisme épistémique et ethnique qui frise le ridicule. Cette classe maitrise mal les euphémismes néo-coloniaux et patauge dans une rhétorique boiteuse digne du milieu du 19eme siècle.

Elle aura beaucoup à apprendre de ses pairs anglo-saxons...

05/05/2009 12:37 par Houmadi

Si r la France est là pour un intérêt stratégique,raison de la défiance du monde entier,d’autres solutions existent,notamment une présence d’une base militaire d’un autre pays à Anjouan,une face à face qui risque de mettre le feu

02/10/2009 23:13 par Anonyme

Je vis à Mayotte , je suis un "néo-colonialiste" par goût de l’aventure sans doute, et sans doute aussi par néo-patriotisme (cynisme). Je n’ai jamais entendu un seul Mahorais tenir ce genre de discours pro-musulman enjolivé du terme de "droits de l’homme" toutes les deux phrases. Mon avis de bouseux provincial, c’est que ce serait vraiment mettre ces gens dans la m.... que de "rendre" Mayotte aux Comores.

Des enfants enfants comoriens âgés de cinq à dix ans sont abandonnés chaque jour sur les rivages rassurants de la république française, car des mères pensent que l’avenir de leur progéniture sera ainsi assuré. De méchants propagandistes ont sans doute du leur bourrer le crâne, et leur ont fait renier leur amour et leur confiance dans Anjouan, havre de paix et berceau des droits de l’homme, où l’on compte autant d’ak47 que d’heureux citoyens.

Tout ça ne me semble pas sérieux, si Mayotte a un intérêt géo-politique pour la France, ce n’est ni une honte ni une insulte mais une chance au contraire et il est légitime qu’à ce titre elle bénéficie au plus vite de tout ce qu’une administration efficace peut lui procurer : devises, emploi, santé, culture. Quand aux beaux discours attisés par la jalousie ou par des métro-agitateurs en pantoufles et au ventre plein, je ne crois pas m’avancer en disant qu’ici on s’en fout.

08/10/2009 17:58 par Fethi GHARBI

@ Anonyme

Vous dites :

"Je vis à Mayotte , je suis un "néo-colonialiste" par goût de l’aventure sans doute, et sans doute aussi par néo-patriotisme (cynisme)..."

C’est tellement limpide que ça ne nécessite aucun commentaire...

29/03/2010 15:06 par Alain JEUNET dit Ali Ait Ben JEUNET

Bonjour à tous,

Je sais que je ne vais pas faire plaisir à certains lecteurs et c’est tant mieux.

Toute vérité n’est pas bonne à dire, mais la démocratie et la liberté d’expression existent, du moins en France.

Je trouve l’analyse de M. Fethi GHARBI très complète et pertinente.

Une situation bien ambigüe que celle de Mayotte, valdée par le référendum du 29 mars, concernant son éventuelle départementalisation, historiquement, politiquement et culturellement, Ile des 4 iles de l’Archipel des Comores.

Un référendum qui n’en est pas réellement un au sens de l’article 11 de la Constitution Française, mais qui se rapproche plutôt d’un référendum d’initiative locale (Article 74 de la même constitution).

En tant que Ministre des Affaires Etrangères de "LA REPUBLIQUE ACRATIQUE DE L’ILOT DE M’TSAMBORO", petit bout de terre de 2Kms carrés situé entre Anjouan et Mayotte, autoproclamé libre et indépendant de toute nation et de toute puissance politique, la première question que je me pose est la suivante : Pourquoi ne pas organiser un référendum au niveau national (français), afin de savoir si nos compatriotes seraient d’accord pour que l’Ile au lagon, devienne ou non , le 101ème département français, avec ses droits, mais aussi ses devoirs.

L’expérience serait bonne à tenter, mais le résultat lui, risquerait de réserver bien des surprises avec toutes les leçons à en tirer.

Les français de l’exagone ne savent pas où se trouve Mayotte et s’en moque totalement, sauf et ça pourrait être le cas, si l’on touchait à leur porte monnaie.

Pourquoi accueillir au sein de la France 280 000 individus, des "étrangers" puisque comoriens, qui n’ont qu’un intérêt, l’argent venu de l’extérieur, sans rien offrir en contrepartie.

Plutôt organiser sainement et sans arrière pensée néo colonialiste, une politique de collaboration sociale et de développement de l’ensemble des quatre iles de l’Archipel des Comores. Chacun y trouverait son compte, dans la dignité et le respect mutuel.

En attendant LA REPUBLIQUE ACRATIQUE DE L’ILOT DE M’TSAMBORO, elle, continue son petit bonhomme de chemin, sans faire trop de bruit, mais s’installe contre vents et marées.

Notre système fonctionne déjà avec 12 ministres (de vrais représentants du Peuple et de la Diaspora), 3 Consuls en métropole, un ambassadeur à Madagascar, un autre au maroc et surtout pas de Président.

Nous nous en passons très bien, notre Conseil des Citoyens nous suffit amplement.

Merci d’avoir lu mon commentaire et je reviendrai régulièrement sur le site, pour vous donner mon point de vue sur l’évolution géo-politique de la Région Nord de Mayotte et de nos amis comoriens.

Amicalement et ACRATIQUEMENT à tous...
Alain JEUNET

Site internet :
http://www.republiqueacratique.com

02/08/2010 10:20 par noncompris

Ce que je peux vous dire, c’est que si les comores avaient voté pour rester français, les Mahorais demanderaient l’indépendance. Un mahorais ne c’est jamais senti comoriens même avant l’indépendance, en faite vous nous dites que c’est pour les minima sociaux qu’on a choisit la france, ce que vous savez pas c’est que nous mahorais on veut que la sécuité de nos progéniture, les comores ont toujours été hostile envers le peuples mahorais.

23/08/2010 13:56 par Clandestin chez Moi

Lisez "Mayotte c’est La France" ... Sarko
http://islamislands.webs.com/articles.htm

09/08/2014 02:41 par Laureen

Toujours les même qui débattent :/
Pourquoi vous perdez votre temps à débattre sur nous, notre île, nos choix ?
Même si Mayotte venait à ne plus dépendre de la France, ne pensez pas surtout pas qu’on reviendra vers vous JAMAIS !

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