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Aïe, c’est justement le jour où on en mangeait (un gilet jaune)

Lettre ouverte aux 500 signataires de l’appel à des lundis sans viande

Les lundis sans viande ne sont pas nécessairement verts. Remplacer la viande (industrielle) par des produits encore plus industriels (viande à partir de cellules souches, céréales industrielles, produits OGM) ne fait pas progresser d’un iota.

La seule alternative : retour à l’élevage fermier et à l’agriculture paysanne ! Les Lundis sans viande ne doivent pas être le faux nez des biotech alimentaires et des grandes firmes. Les véritables vandales du climat ne sont pas les « viandales » comme les vomit Eymeric Caron, mais les Bill Gates, Richard Branson (Virgin), Sundar Pichai (Google), tous fans d’une agriculture biotech.

L’année 2019 commence par un appel moralisateur adressé au peuple par 500 personnalités en faveur de lundis sans viande mais ces journées sans viande ne sont pas nécessairement des journées vertes comme l’affirment les signataires. Le petit monde favorable aux biotechnologies alimentaires soutient cette initiative pour imposer ses fausses solutions. Benjamin Netanyahu promeut par exemple ces lundis sans viande pour favoriser l’essor des « fausses viandes » industrielles réalisées à partir de cellules souches. Cet appel qui collectionne les faux-semblants évite de fâcher ceux qui vandalisent vraiment la planète.

Salauds de viandistes qui affamez l’humanité !
Les omnivores seraient responsables de la famine car il faudrait davantage de calories végétales pour produire une seule calorie animale. Cette thèse a pour elle sa simplicité mais elle est fausse. Il n’existe pas de concurrence entre les besoins des animaux et ceux des humains, tout dépend du type d’élevage. Les calories consommées par la vache au pâturage ne sont pas consommables directement par les humains car nous ne pouvons pas manger de l’herbe.

Le vrai scandale c’est que se développe l’élevage industriel qui utilise davantage de productions céréales (notamment du soja) et beaucoup moins d’herbes. Le vrai scandale, c’est qu’une part croissante des productions végétales soit utilisée pour produire de l’éthanol et du bioéthanol afin de nourrir les… voitures. Le vrai scandale, c’est que nos aliments soient devenus des pétro-aliments : en 1940, une ferme produisait deux calories d’énergie alimentaire par calorie d’énergie fossile utilisée ; en 2018, elle en consomme plus qu’elle en produit. La solution qu’on veut nous imposer des biotechnologies véganes est énergivore.

Salauds de viandistes qui causez le réchauffement planétaire !
Les omnivores seraient responsable du réchauffement planétaire car, selon la dernière étude de la FAO, l’élevage représenterait 14 % des émissions de GES (gaz à effet de serre). La suppression de l’élevage n’aurait pas cependant les effets bénéfiques attendus car elle transférerait un petit tiers des émissions sur l’agriculture, puisque si nous ne mangeons plus d’animaux nous consommerons plus de végétaux ; nous perdrions également la possibilité de relocaliser largement notre alimentation puisque l’agriculture est moins relocalisable que l’élevage, pour des raisons de climat, sauf à développer les productions hors sol, en serres chauffées, alors qu’il serait facile d’interdire les transports occasionnés par les centres d’engraissement à l’étranger et de généraliser l’abattage sur place.

L’essentiel est cependant ailleurs puisque l’élevage traditionnel présente un effet positif en termes d’émissions de GES, puisque les prairies constituent des puits et non des sources de carbone, celles de moyennes montages piègent 1 tonne par hectare/an.

Le principal effort doit porter sur l’autonomie alimentaire des fermes d’élevage en privilégiant les mélanges céréales et protéagineux, en sortant les animaux plus tôt, en développant le pâturage tournant, en plantant davantage de légumineuses, en revenant à des types génétiques plus adaptés aux milieux… La solution qu’on veut nous imposer des biotechnologies véganes est celle d’une fuite en avant dans un modèle productiviste responsable des méfaits actuels.

Salauds de viandistes qui assoiffez toute l’humanité !
Les omnivores seraient responsables du gaspillage de l’eau comme semblent le montrer les chiffres : 1 kg de blé équivaut à 60 litres, un kg de viande à 15 000. Ces chiffres sont justes, mais ils nous parlent de ce que les experts nomment l’eau virtuelle qui n’a rien de commun avec une eau gaspillée… On ne « consomme » pas 15 000 litres d’eau pour produire un Kg de bœuf…

Cette notion comptabilise trois types d’eau : l’eau bleue qui correspond à l’eau réellement consommée, l’eau grise qui est celle nécessaire pour traiter l’eau et l’eau verte qui représente la totalité de l’eau de pluie stockée dans le sol… Cette eau grise atteint 94 % du total lorsque l’animal est élevé en pâturage. Les animaux élevés en plein champ consomment plus d’eau verte… donc d’eau virtuelle que ceux élevés industriellement dans des élevages hors-sol… Ces chiffres ne sont donc valables que pour le bétail nourri aux grains ! Sinon le nombre de calories produit par litre d’eau est sensiblement le même pour un kg de blé et de bœuf…

La baisse mondiale de la qualité de l’eau provient d’ailleurs davantage des activités agricoles en raison des pesticides, herbicides, engrais. L’irrigation qui représente 70 % des prélèvements, affiche des taux de perte de 40 à 60 % et engendre une salinisation qui stérilise les sols et tue la faune. La vraie question n’est pas celle de la quantité d’eau virtuelle consommée par l’élevage mais celle de sa qualité à l’issue des multiples activités… Ainsi Coca-Cola ponctionne 30,4 milliards de mètres cubes d’eau, soit plus que le quart de l’humanité et cette eau utilisée industriellement doit être ensuite traitée.

Depuis toujours, je combats pour une réduction de la consommation carnée dans les pays du Nord mais cet objectif salutaire ne doit pas être instrumentalisé ni par l’antispécisme végan ni par les firmes qui promeuvent les biotechnologies et les fausses viandes à partir de cellules souches mais seulement dans le cadre d’une nouvelle alliance entre les animaux, les éleveurs et les mangeurs comme nous le défendions avec Jean Ziegler, Carlo Pétrini et Josef Zisyadis.

Paul Ariès
Politologue,
auteur de : Lettre ouverte aux mangeurs de viandes
qui souhaitent le rester sans culpabiliser
(Larousse, janvier 2019).

COMMENTAIRES  

10/01/2019 13:00 par simon

He ,Paul,
il y a en premier ,dans cette injonction a ne pas bouffer de la viande un seul jour,un petit truc tout simple :qui a les moyens de bouffer un bout d’animal tous les jours ?
Faudrait commencer ,par cette question ,.Ceux qui nous envoient cette injonction partiraient du principe que nous sommes tous logees dans la categorie de ceux qui peuvent en acheter quotidiennement. Mon premier reflexe ,c’est qu’ils parlent d’eux.
Ils devraient descendre un peu ,et parler sur les ronds points (poings) .
Pour le reste,faudrait un peu,vivre dans les endroits ou l’elevage de vaches laitieres,nouries de plus en plus hors sol,genere des champs de mais a perte de vue,avec en hivers le colza.Le tout bien bourre de ICDES,sur un sol mort ou plus rien d’autre ne pourrait pousser.
Je crois que cela est possible de faire autre chose ,autrement ,et qui nous serait profitable a tous.
Comme Marie Antoinette on ne peut pas tous etre des croissants qu’au petit dejeuner...

10/01/2019 13:21 par pedro arrancia

bonjour,
Les legumes secs remplacent la viande facilement...les francais devraient apprendre à manger des haricots. La viande ne se remplace pas par quelquechose qui ressemble à la viande... la viande ne manque pas à un vrai vegetarien (le vegetarien antispeciste et non celui qui le devient pour le bien de sa santé)...la viande le revulse...il est donc stupide de fabriquer des "burgers vegetariens".
Amis viandards : la prochaine avancée humaine sera la fin de la consomation de viande...et correspond à la poursuite irreversible de l’humanité par l’humain : dans la nuits des temps on sacrifiait des humains, des enfants...puis on l’a remplacé par des sacrifices d’animaux puis par aucun sacrifice sauf celui de sa personne (christianisme). Le Christ etait picsivore ; ; il nous a indiqué le chemin. Entre temps, pour justifier l’esclavage nous avons nié l’humanité à certains humains. Aujourd’hui la consomation de viande est generalisé partout sur la planete. c’est une catastrophe sanitaire et spirituelle !

10/01/2019 14:38 par pierre

" la seule alternative " : postulat de départ biaisé.
Quand THATCHER disait TINA c’était réduire le cadre et empêcher la pensée en dehors.
Quand Paul ARIES dit que "la seule alternative c’est..." pour moi c’est la même chose.
Quand on essaie de me convaincre en faussant le débat dès les prémisses alors je me désintéresse logiquement de la suite.

Si on prend ses deux hobbies du moment, c’est viande locale et gratuite pour tout le monde ou bien a-t-on le droit d’envisager une autre alternative ?

10/01/2019 19:47 par Gilles Beaupré

L’idée de s’abstenir de manger les animaux, c’est d’abord pour ne point participer à leurs souffrances et leur mort, et ensuite se donner une meilleure santé sachant que la viande est la principale source des maladies cardiaques et du cancer. Les mauvaises habitudes alimentaires des Français, me font craindre que la France sera sans doute le dernier pays de la planète à virer végétarien, si jamais cela se produit.

10/01/2019 22:04 par Xiao Pignouf

@Pierre, d’ac avec vous.

M. Ariès revient régulièrement à la charge avec propos péremptoires... et enfonçage de portes ouvertes (sur sa lubie anti végan en tout cas). Je ne suis vraiment pas pour que les végans emmaverdavent les mangeurs de viandes et ceux qui brisent les vitrines des artisans bouchers se trompent de cible par excès de connerie. Mais l’inverse est également valable, les viandistes qui portent leur régime en étendard me sortent par l’autre narine. Bien sûr que M. Ariès dit des choses sensées, mais je pense que cela doit être possible sans marcher sur les pieds de ceux qui ne partagent pas vos pratiques alimentaires (qu’on me corrige si je me trompe mais il me semble que le GS n’a pas encore produit dans ses colonnes un texte pro-végan et anti-viande). Bref, on peut et avec raison prôner une agriculture locale et à taille humaine, productrice ou pas de viande, mais qui peut dire qu’il est mal de considérer les animaux comme des êtres sensibles et donc de faire le choix de ne pas user d’une hiérarchie dans laquelle il est cruel de faire souffrir certains animaux et tout à fait normal d’en étriper d’autres ? Les végans se trompent, je pense, dans le fait de vouloir à tout prix un changement radical de pratiques millénaires. Il est tout à fait raisonnable de réfléchir à l’idée que nourrir les chasseurs-cueilleurs de supermarché ne requiert plus obligatoirement le même taux de protéines qu’à l’âge de pierre et qu’un régime viande-bière-téloche est davantage létal qu’un végétarisme frugivore. Toutefois, si changement il y a, ce sera plutôt une évolution lente, générations après générations. Ou pas.

10/01/2019 22:04 par Danael

Le problème le plus fondamental c’est l’accès pour tous à une nourriture saine il me semble ( entre autres, mais restons sur le sujet). Ce qui n’est pas toujours le cas ici et encore moins dans les pays où il y a une plus grande pauvreté. Ceci dit Paul Ariès a une mise en garde tout à fait justifiée à savoir que le productivisme en toutes matières ( c’est la faute au RIC qui m’a foutu ce mot dans la tête) tuera aussi bien les adeptes du véganisme que les omnivores. Quant aux bouffeurs d’insectes ou de vers , c’est encore un mode alimentaire trop jeune chez nous j’imagine pour qui il y ait avant longtemps une once de pétition. Ouf !

10/01/2019 23:44 par Georges SPORRI

Vu que la bio diversité des pâturages est 500 fois plus riche que celle des labourages... / Sachant que pour restaurer les sols bousillés par l’agriculture capitaliste les meilleurs engrais seront les fumiers et les guanos... / Je crois qu’il faut en conclure que les anti viande + lait + œufs + fromage + miel ( jaïnistes ? ) sont stupides. Non ?
Ah bon ! ça alors ! Il y a 15 000 litres d’eau dans 1 kg de steack haché ? Et je suppose que si on ne le mange pas il va pleuvoir sur le Sahel et le Nordeste do Brazil. Non ?
Ces répugnantes niaiseries pourraient m’énerver, mais je vais rester zen car si les GM ne me cassent pas la mâchoire, Dimanche je vais bouffer une cuisse de cabri basquaise !

11/01/2019 06:28 par Xiao Pignouf

Je tiens à préciser que la première phrase de mon commentaire précédent ne concerne que l’opinion anti-végan de M. Ariès, et non pas, entre autre, son combat pour la gratuité que je trouve, pour le coup, juste. Mes parenthèses me paraissent seulement un peu désinvoltes.

11/01/2019 08:42 par ozerfil

Ne vous battez pas : l’idée, la vraie idée, qui est derrière tout ça est de persuader les pauvres qui ne peuvent plus acheter de viande que c’est un bien pour eux !!

Rassurez-vous, il continuera à y avoir de la viande de Kobé, à 70 Euros le kilo, à consommer... pour ceux qui peuvent se la payer !
Pour les autres, les ersatz suffiront !!

Avez-vous vu le même débat sur le pinard, la bière et, plus largement, tous les alcools, tous aussi mortifères que la viande - voire plus dans leurs effets directs, sur la santé, et indirects, tels que violences en tous genres et accidents ?
Non !
Ce n’est pas cher, on peut en produire à volonté, il y a un lobby, ça rapporte des taxes et ça abrutit les masses populaires avec le sport en général, le foot en particulier, les drapeaux qui vont avec, et la télé : le(s) produit(s) parfait(s)...!!

Vive l’alcool (en plus, c’est "culturel" en France...), pas la viande !!

L’Homme est omnivore ?
Où allons-nous si on se perd dans les détails...?!!

Un débat "légèrement" faussé, un peu comme quand nos médias nous expliquent que des ordinateurs allumés provoquent plus de pollution que les avions et paquebots de croisière : qui peut se payer ces déplacements...?!!
Donner la réponse est déjà comprendre le raisonnement : "peuples, arrêtez de polluer, laissez-nous polluer" et "arrêtez de manger de la viande en quantité, ça pollue"... D’abord, vous n’avez pas les moyens !!

Et puis l’ordinateur, ce sont les réseaux sociaux, les échanges sur une large échelle, la divulgation d’informations cachées : l’Enfer !
Heureusement qu’on peut surveiller tout ça.

"1984" ...

Ah, ces bonnes vieilles années décrites par E. Zola pendant lesquelles le peuple savait se contenter de si peu... et où on pouvait lui envoyer la troupe et lui tirer dessus s’il en demandait un peu plus - ça ne vous rappelle rien...?!!

11/01/2019 11:12 par legrandsoir

Peuple, pour ton bien, c’est bien de moins manger de la viande, mais écoute-moi :
- 18° dans ta cuisine-salon-salle à manger, c’est excellent. Pense à mettre un pull.
- 16/17° pour les chambres, c’est parfait, sinon on dort mal, le nez se bouche... Mettre deux couettes.
- Prendre un bain est une aberration écologique. Préfère la douche et ferme le robinet pendant que tu te savonnes.
- Une douche par jour est une aberration médicale : la peau s’irrite et perd ses protections naturelles.
- Cesse de prendre ta voiture pour aller acheter ton pain à 1 km. La marche à pied est excellente pour ta santé et pour la planète.
- Boycotte les restaurants (légionellose, intoxications), les cinémas (dont l’abus affecte la vue), les plages (méduses...) et les apéros au bistrot (traces de matières fécales dans les cacahuètes).
- Evite les manifs où l’on perd un oeil ou une main.

Banané, bonne santé ou fleury (mérogis).

11/01/2019 11:50 par babelouest

Amis du GS, je dois apporter le témoignage d’un ami qui ne s’est jamais aussi bien porté que depuis qu’il ait (après avoir tenté longtemps un régime végétarien) mis en œuvre une alimentation "cétonienne" : beaucoup de fruits à coques, de la viande de préférence grasse, et tous les autres aliments qui ne comportent aucun sucre rapide ou lent : donc plus de fruits rouges, plus de pêches, ni de tomates, ni de haricots blancs, ni de pain, ni de farines, ni bien entendu de pâtisseries. Le manque de glucides que peut avoir l’organisme est compensé naturellement par ce même organisme, qui prélève sur les graisses ingérées de quoi compenser ces glucides, qu’il fabrique. Cet effort du corps, en parallèle à une activité sportive modérée (il a plus de 60 ans), a fait que sans aucun effort supplémentaire, sans aucun additif, il a juste perdu les rares kilos en trop. Il dort beaucoup mieux, n’est plus jamais ballonné sauf quand il s’accorde un rare écart à cette nouvelle façon de vivre. Selon le médecin avisé qu’il fréquente, ce bien-être est fréquent chez ceux qui réussissent à bien appliquer un régime au départ pas forcément évident. Et tant pis pour les végétaliens stricts, qui ne réussissent à tenir la distance qu’à l’aide d’additifs plus ou moins chimiques, ce qui est pour le moins aberrant.

11/01/2019 11:51 par ozerfil

Excellent, LGS  : c’est très exactement ça !!
Sauf pour les riches...

Ça me rappelle un sketch de S. Collaro, il y a bien longtemps, du temps de l’URSS : c’était dans la chambre d’un hôtel de Moscou, le chasseur dit au client "si vous avez besoin de quelque chose, n’hésitez pas à nous appeler", le client lui répond "ah, bon, on peut tout avoir ?" et le chasseur de lui rétorquer "non, mais nous pouvons vous apprendre à vous en passer"...

On s’y croirait revenus, non ?!!
Sauf que c’est sous le capitalisme tout puissant, "producteur de richesses" et de "vrai bonheur libre"...

Cela dit, "on est riche de tout ce dont on se peut se passer" H-D. Thoreau...
Et ça, c’est vrai... si on songe aux faux besoins créés de toutes pièces par la société de consommation !

11/01/2019 12:24 par robess73

effectivement la formule "il n y a pas d alternative" est tres maladroite de la part de paul aries.mais l article tres interessant !l

11/01/2019 13:05 par Xiao Pignouf

Exactement toujours le même type de réactions, c’est sidérant ! Donc, quand M. Ariès publie un article un chouïa anti-végétarien, alors même qu’aucun végétarien ne vient casser les couilles à qui que ce soit dans les pages du GS, et il faudrait qu’on soit entièrement d’accord avec lui ? Et alors ? Aucun droit à la contradiction, même de la part des modos du GS ? Certains ici ont un sauciflard à la place des cordes sensibles...

Que les choses soient claires, je ne suis moi-même pas végétarien, je mange de la viande et de la charcut’, quoiqu’avec modération. Et je me fous royalement de ce que les autres s’enfournent dans le cornet. Et comme vous, je pense que c’est un sujet hors-sol par les temps qui courent. Certes, mais vous mettez sur le dos des contradicteurs à cet article la perte de temps que représente ce débat, à l’instar de Georges qui, comme à son habitude jouant des coudes sur la pointe des pieds, annonce à la cantonade, juste pour le doux frisson qui ressemble à celui que ça procure quand on baisse son froc pour montrer son cul aux CRS, ce qu’il va bouffer comme bidoche dimanche. Georges, avec tout le respect que je vous dois, on s’en cogne. Ce débat a été déclenché par un article, pas par ceux qui le commentent. Les propos de M. Ariès auraient autant d’impact sans qu’il soit approprié de se gausser des choix alimentaires d’une minorité, à l’intérieur de laquelle, c’est vrai, une hyperminorité est un peu remuante, mais à laquelle point n’est besoin de donner l’importance qu’il lui donne. Il me paraît abusif que la simple pratique d’un régime carné donne le droit de tracer les limites de ce dont on peut ou non parler. Ou alors ne publiez pas ce genre d’article si vous ne voulez pas qu’on parle de ça.

C’est à se demander s’il n’y aurait pas chez les consommateurs de viande un petit sentiment d’insécurité, infondé d’ailleurs, quand on voit le tollé que la contradiction amène. Hashtag "touche pas à mon steak", comme disent les jeunes. Ne donnez pas aux végétariens le pouvoir qu’ils n’ont pas, on sera tous morts et enterrés sans savoir ce que notre descendance va consommer dans 100 ans.

@Ozerfil

persuader les pauvres qui ne peuvent plus acheter de viande que c’est un bien pour eux !!

Sauf qu’être végétarien coûte aussi si ce n’est plus cher, et ça demande plus de temps et d’inventivité, donc c’est effectivement un truc relativement isolé... En outre, les pauvres continuent à acheter de la viande de merde dans les supermarchés.

Avez-vous vu le même débat sur le pinard, la bière et, plus largement, tous les alcools, tous aussi mortifères que la viande - voire plus dans leurs effets directs, sur la santé, et indirects, tels que violences en tous genres et accidents ?
Non !

Non, effectivement, parce que ça n’implique aucune souffrance animale, ce qui est la première préoccupation des végétariens.

@modérateur

18° dans ta cuisine-salon-salle à manger, c’est excellent. Pense à mettre un pull.

J’ai un petit 15° chez moi, alors 18° ? Ce serait Miami !

11/01/2019 13:36 par Georges SPORRI

@ Xao P / Tu n’as pas beaucoup de recul ! Et tu es un peu crédule : en vérité, dimanche je vais bouffer des coloquintes à la graisse d’anthracite ! La cuisse de cabri c’est pour lundi !

11/01/2019 14:12 par J.J.

Je me souviens vaguement d’un bout de sketch de Roland Magdane ( ça devait être un truc genre "La cigale et la fourmi) , absolument politiquement incorrect aujourd’hui, pardon pour la citation, qui pourrait conclure ce débat : "ti bouffe, ti bouffe pas, ti crève quand même".

11/01/2019 14:53 par Xiao Pignouf

Georges, ne déplace pas le problème, et puis tu vas t’abîmer la santé avec des saloperies pareilles.

11/01/2019 15:35 par Dragon Halluucinai

@ J.J.
C’est bien le titre du sketch mais il était de Pierre Péchin

11/01/2019 15:54 par Chrls

11/01/2019 à 14:12 par J.J.

Je me souviens vaguement d’un bout de sketch de Roland Magdane :

Il est de réputation que Magdane a beaucoup pioché dans les textes d’un humoriste canadien,pour la cigale et la fourmi voyez du coté de Pierre Pichet (on va voir si vous suivez : ) )

11/01/2019 16:19 par ozerfil

Xiao Pignouf,

Il n’y a donc QUE le bien-être animal et l’écologie dans les motifs de la campagne pro-vegan actuelle - j’ai bien parlé de "campagne", pas de comportements individuels plus ou moins farfelus...

C’est beau, il m’est venu une larme en l’apprenant !

L’économie passe ENFIN au second plan, derrière le bien-être et la santé des êtres vivants, humains ou pas, dans l’esprit de nos gouvernants et de leurs infaillibles et indépendants relais médiatiques à l’irréprochable moralité !!

Il y aurait bien aussi ces usages immodérés d’herbicides, pesticides et antibiotiques, aux effets douteux sur la santé des consommateurs, dans l’agriculture et l’élevage français (la France est le second pays au Monde pour leurs usages), mais je m’égare...

Je pousserais bien jusqu’aux multitudes de vaccins obligatoires aux effets pas plus rassurants... si je n’étais pas sûr de me mettre le corps médical à dos qui couvre pêle-mêle le mélange entre l’indispensable et le commercial !!

Allez, assez de complotisme, tout n’est pas QUE commerce et raisons douteuses...

11/01/2019 18:15 par Georges SPORRI

@ Xiao P / Est ce que la bio diversité des Pâturages est 500 X supérieure à celle des labourages ? Est ce que les meilleurs engrais bio sont les fumiers et les guanos ? Est ce que supprimer les pâturages serait un crime contre la bio diversité ? Les partisans de la disparition des pâturages sont ils des crétins ?
Voilà j’ai censuré la boutade "menu" ...

11/01/2019 19:23 par Gabriel Proulx

Le centre de ce débat devrait être la torture barbare et les souffrances infligées au monde animal pour la satisfaction égoïste du pire parasite de notre planète, c’est-à-dire l’être humain. Certains préfèrent plutôt ramener le tout à une question d’économie et de victimisation des pauvres qui auront de moins en moins les moyens de participer à la souffrance animale, un effet secondaire de la surpopulation humaine. En passant, sur ce front, il y a aussi le chocolat qui ne saura plus accessible à tous, par simple incapacité de la nature de répondre à la demande de tout le monde pour le cacao, qui reste un produit de luxe totalement inutile à de saines habitudes de vie. Il faudrait bien faire face à cette réalité, qui rattrapera un jour l’Occident, au lieu de se contenter de jouer aux trolls en se vantant de ses repas carnivores devant des végétariens biens courageux d’avoir fait ce choix de vie qu’est le régime qui participe le moins à la souffrance des animaux.

11/01/2019 20:45 par BQ

Que je suis décu de Paul Ariès sur ce coup...Tout n’est que faux procès, fausses prémices, mauvaise foi, arguments erronés. Bref, le niveau 0 de l’argumentation scientifique, raisonnée.
Je précise d’entrée que je mange de la viande, j’essaye bien de réduire mais honnêtement j’ai beaucoup de mal tellement je suis conditionné à aimer cela, par habitude et surtout par manque de volonté (préférer ne pas savoir ce que l’on mange). Cela dit cette contradiction ne m’empêche pas de voir que j’ai tort et suis partiellement incohérent, ainsi que l’immense hypocrisie et danger que nous livre Paul Ariès dans ce brulôt. Quelques réflexions donc sur les dires de Paul Ariès :
1) Factuellement, la réduction de consommation de viande est relativement positif : au niveau sanitaire (en moyenne, moins de cancers, moins de maladies cardiovasculaires, moins de diabètes, plus d’espérance de vie..), au niveau de la souveraineté alimentaire (moins de pression sur les surfaces cultivables -3 fois plus de surface que les céréales consommés par les animaux-, moins d’intrants, moins d’eau...), au niveau environnemental (moins de déforestation, plus de biodiversité, moins de conséquences néfastes du réchauffement climatique, moins de ressources consommées...), au niveau éthique (moins de souffrance animale -on tue plus d’animaux chaque année qu’il y a eu de morts durant toutes les guerres de l’humanité, bon ca fait réfléchir un peu quand même non ?-, plus de bien-vivre avec la nature, moins de dégoût et de culpabilité,...).
2) "Remplacer la viande (industrielle) par des produits encore plus industriels (moins de souffrance animale viande à partir de cellules souches, céréales industrielles, produits OGM) ne fait pas progresser d’un iota" -> Faux dilemne (remplacer la viande par . Si je vous dis "Remplacer la croissance par la décroissance de toutes les activités, en se promenant nu dans les bois et s’éclairer à la bougie, ne fait pas progresser d’un iota" ou encore "Remplacer la voiture par l’avion ne fait pas progresser d’un iota" ou mieux "Remplacer l’hétérosexualité par l’homosexualité amène l’humanité à sa disparition" est-ce que je caricature votre pensée et vos arguments ? Assurément. Pourtant, c’est le même type d’argument fallacieux : 1a) prêter une opinion extrême et quasi-inverse à celle proposée pour pouvoir mieux l’attaquer, et, 1b) extrapoler de manière totalement abusive à tous, tout le temps, à tout jamais et de manière exclusive sans prendre en compte la complexité, pour mieux montrer une absurdité ainsi fantasmée. En chapeau d’article, comme disent @Pierre et @Xiao Pignouf on est assuré du désastre argumentatif.
3) Rappelons que la campagne lancée, aussi criticable qu’elle soit et donneuse de lecon si vous souhaitez absolument le prendre sous son angle négatif (là aussi argument fallacieux, car un con peut toujours avoir plus raison que vous sur certains sujets), contrairement à ce qu’entend Paul Ariès, dénonce l’élevage industriel, facteur majeur de la déforestation qui aggrave le réchauffement climatique, la surpêche qui détruit les écosystèmes, les risques de cancer liés à la consommation de viande rouge, ou encore la souffrance animale.. C’est quand même fou que celui qui affirme que la décroissance est un "chemin de crête" pouvant mener au "meilleur comme au pire", s’écrase dans la montagne quand il s’agit de la décroissance de consommation de viande. Ou c’est que la décroissance est une "pensée complexe" et être végétarien non, qu’on peut y aller comme un gros beauf dans les analyses ? Une alimentation non carnée, "relocalisée, resaisonnalisée, moins gourmande en eau, faite sur place, servie à table, assurant la biodiversité" c’est possible Paul Ariès vous en êtes conscients ou alors vous nous contraignez à ne retenir de la décroissance que transhumanisme et malthusianisme ?
4) "Le petit monde favorable aux biotechnologies alimentaires soutient cette initiative...", "Benjamin Netanyahu promeut..." Ben ouais, X=Jean-Marie le Pen (ou n’importe quel immonde personnage) soutient acte/argument Y de Z donc Y ne vaut rien voire dangereux et vous êtes complice des actes de X si vous êtes d’accord avec Y. Nul.
5) "Cet appel qui collectionne les faux-semblants évite de fâcher ceux qui vandalisent vraiment la planète.". Ah, parfait : voici du "Whataboutism" ou sophisme visant à dévier une critique par des références à d’autres griefs réels ou présumés. Dans vos appels à la gratuité, vous ne parlez pas de géopolitique internationale notamment au Venezuela, en Syrie ou en Chine, c’est donc que vous évitez soigneusement des sujets qui fâchent et ceux qui vandalisent la planète. Implacable !
6) "Les omnivores seraient responsables de la famine". Non. source ? Ou alors à ce moment là : "Les consommateurs seraient responsables de la famine, du réchauffement climatique, des guerres dans le monde et de l’épuisement des ressources naturelles comme le prônent les décroissants". "Cette thèse a pour elle sa simplicité mais elle est fausse" Mais ouais parce qu’elle existe pas en fait ! Facile donc d’inventer une thèse abusive prêtée à tous ceux qui refuseraient ou réduiraient leur consommation de viande pour mieux l’attaquer.
7) "Le vrai scandale..." ah mais à partir de là bizarrement tout le monde sera d’accord avec votre diagnostic incluant les végétariens/vegans et ceux qui sont d’accord pour réduire la viande ! Cela n’empêche que la production de viande actuelle est un scandale et tuer des animaux alors qu’on peut faire autrement peut raisonnablement en sembler un aussi !
8) "La solution qu’on veut nous imposer...". Il a quand même bon dos "on", sans ce "on" mais on serait c_ _ à f_ _d ! Mais c’est qui en fait "on" ? Les spectres fantasmés absolument pas représentatifs de ceux qui pensent que réduire sa consommation de viande est positif . Parce qu’à ce niveau là je dis Gilet Jaune = Alain Soral.
9) "La solution qu’on veut nous imposer des biotechnologies véganes est énergivore." Oui d’accord. Mais vous nous annoncez que c’est le fameux gratin dauphinois bio ou la pizza végétarienne qui vont détruire la planète ? Parce qu’en fait personne de représentatif n’a parlé de "biotechnologies véganes". Je vois pas qui parmi le peuple accepterait de remplacer la viande par les délicieux mets de "L’Aile ou la Cuisse".
10) "La suppression de l’élevage n’aurait pas cependant les effets bénéfiques attendus". Une grosse étude britannique (Scarborough et al., 2014) réalisée dans le pays voisin de la France sur divers régimes alimentaires montre que, prenant en compte les principaux co-facteurs, les gros mangeurs de viande ont une diète 2 à 3 fois plus émettrice de gaz à effet de serre que les végans. C’est plus de 3 aux Etats-Unis. Enfin une revue récente (Aleksandrowicz et al., 2016) des études en la matière montre qu’en moyenne une diète végan (végétarienne) réduit de 50% (25%) les émissions de CO2 et de 60% (50%) la pression sur les surfaces cultivables que la diète moyenne actuelle. En vrac : Le boeuf c’est notamment 20 fois plus de surface nécessaire que pour des pâtes et du riz ; En 2050, au rythme actuel et projections de l’industrie, la moitié des céréales produites sur Terre servira à nourrir les animaux et non les êtres humains ; Si tout le monde suivait l’alimentation carnée des Etats-uniens, il faudrait toutes les terres arables de la planète et encore il en manquerait encore 40% de plus ! Voilà, bon là on parle argumentation scientifique et c’est en contradiction avec ce qui est avancé. Et quand bien même ce ne serait que le "petit tiers" des émissions (aucune source à l’appui), ca ferait disons 4-5%, ce qui représente 2 fois plus que l’impact climatique du transport aérien mondial : diriez-vous qu’il ne faut point se soucier des effets négatifs du mode de transport aérien sur le climat et l’environnement ?
11) "puisque les prairies constituent des puits et non des sources de carbone" Absolument faux scientifiquement ! Tout dépend de ce que vous aviez avant, si c’étaient des forêts tropicales vous perdez en séquestration de carbone et en capacité évaporative, deux facteurs essentiels qui contribuent au réchauffement du climat actuel. Et dans l’immense majorité des cas, la végétation naturelle potentielle (celle qu’il y aurait sans anthropisation) refroidit davatange le climat et séquestre davantage de carbone ! Sans compter ce que vous mettez sur les prairies (en l’espèce : des bovidés éructant des quantités substantielles de méthane et des fertilisants très riches en composés azotés, doublement déguelasse pour le climat), sans compter que l’impact néfaste sur le climat a en retour des impacts négatifs sur les systèmes d’alimentation (moins de rendements, plus de pertes sèches saisonnières, plus de surface nécessaire, plus de fertilisants nécessaires, ...) et sans compter toutes les externalités négatives (cycle de vie industriel très gourmand pour la viande, dégradation des sols, érosion de la biodiversité irréversibles,... ) non ce n’est pas un "effet positif" mais un effet vicieux négatif.
12) Enfin concernant l’eau. Voici ce que conclut une étude (Jalava et al., 2014) quantifiant l’impact du changement de régime alimentaire sur l’utilisation de l’eau ("bleue" et "verte") : "Our results show that reducing animal products in the human diet offers the potential to save water resources, up to the amount currently required to feed 1.8 billion additional people globally" soit "nos résultats montrent que réduire les produits d’origine animale offre le potentiel d’économiser des ressources en eau, jusqu’au niveau actuellement requis pour approvisionner 1.8 milliards d’habitants globalement". On gagnerait en Europe presque 40% de plus d’eau de tout type (verte, bleue, grise) en passant à une diète végétarienne. Et l’eau dite verte est très utile aussi pour les sociétés humaines puisqu’elle détermine les niveaux d’évaporation.
13) "Depuis toujours, je combats pour une réduction de la consommation carnée dans les pays du Nord". Non, pas depuis toujours non, vos messages vont très clairement dans l’autre sens, tout le monde peut s’en rendre compte et c’est bien regrettable.

11/01/2019 21:41 par Georges SPORRI

@ BQ / "moins de déforestation" / Je suppose que c’est une blague / Forêts de France = 1912 : 110 000 km2 - 2012 : 170 000 km2. Et, augmentation de la population et donc de la consommation de viande pendant cette même période !

11/01/2019 22:16 par legrandsoir

La France n’est pas en Amazonie.

11/01/2019 21:51 par décroissansbeurre

Les animaux élevés avec amour par nos gentils lobby bios de proximité, passent eux aussi par le couloir ensanglanté de l’abattoir. La terreur marque tout autant le dernier instant de leurs vies écourtées brutalement. Ces animaux élevés pour la viande ou le lait à destination d’occidentaux bobos bien-pensants, toutes proportions gardées, contribuent autant que l’industrie de la barbaque, à la pollution des nappes, des rivières et des océans, ainsi qu’à la déforestation.

Consommer de la viande n’est plus tenable
- du point de vue éthique (anthropocentrisme)
- du point de vue écologique : nous sommes 7 milliards et bientôt beaucoup plus (si tout va bien).

11/01/2019 23:17 par Georges SPORRI

@LeGrandSoir / La forêt de Lilengo (ex grande muraille verte d’Afrique) n’est pas non plus en France ... Mais vous censurez souvent mes interventions sur la résolution à 100 % du problème du CO2 par une afforestation massive des zones chaudes - arides = y planter 980 milliards d’arbres (Je sais que ce n’est pas faisable dans le cadre du marché mondial mais ça m’arrange car ça confirme Marx = essor désirable des forces productives entravé par les rapports de production capitalistes).

11/01/2019 23:28 par legrandsoir

on ne censure pas, on modère vos commentaires répétitives/redondantes...

11/01/2019 23:21 par Xiao Pignouf

@Ozerfil

Il n’y a donc QUE le bien-être animal et l’écologie dans les motifs de la campagne pro-vegan actuelle

Quelle campagne pro-vegan ? Où ça ? Téloche ? Radio ? J’ai pas. Il n’est pas incompatible de se poser des questions sur la condition animale et d’en vouloir une meilleur pour l’humain. Je vous répète que je ne suis pas végan, je trouve juste que leur taper dessus systématiquement, c’est aussi se tromper de cible, de plus tout ce qu’ils disent n’est pas insensé.

@Georges, après plusieurs années dans le béton urbain, je suis enfin revenu à mes racines, c’est-à-dire la bonne vieille campagne française. Mes nouveaux amis sont pour beaucoup des agriculteurs, qui plus est producteurs/productrices de veaux ou de lait. Il est tout à fait possible qu’un jour je devienne végétarien, en attendant j’ai le plus grand respect pour ces travailleurs de la terre, et je me garderai bien de leur faire la moindre leçon. L’endroit où je vis maintenant, et bien figurez-vous que ce ne sont à perte de vue que des pâturages, pour la plupart vide de bétail, et je ne voudrais pas que cela soit remplacé par des labours, c’est très bien et très joli comme ça. Mais enfin, cela montre l’un des problèmes fondamentaux de notre agriculture : la disparition progressive des petits exploitants. Ce ne sont pas les végans qui ont fait le coup, si ?

Les végans sont les têtes de turc de tout ceux qui croient qu’ils ont la moindre influence sur notre façon de manger, quand, et là je suis d’accord avec M. Ariès, les vrais dangers sont ailleurs. Le fond du problème n’est pas de nous convaincre de manger végétarien, mais que nous puissions tous avoir accès à une bouffe de qualité, y compris la viande. Et ça, ça ne peut passer que par la préservation d’un certain modèle agricole et l’abandon d’un autre. Il faudra aussi s’occuper de la grande distribution qui est aux manettes depuis trop longtemps. Mais si l’on doit revenir à une agriculture locale, familiale, alors il faudra forcément manger moins de viande. Ce sont les supermarchés qui nous ont gavés comme des oies.

11/01/2019 23:50 par Assimbonanga

@décroissantbeurre, tu veux te faire croquer ? Miam...
Moi, le truc que j’aime pas c’est ce vocabulaire : bobos bien-pensants. Ça m’agaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaace !

12/01/2019 00:01 par Assimbonanga

Vous savez la dernière de Montebourg, je suppose ? Il a créé sa start-up et il est devenu agent d’apiculteurs. Je ne sais pas combien il leur palpe, peut-être dix pour cent, comme au cinéma. Mais pour moi, c’est un inconséquent de plus. Il s’adresse aux apiculteurs industriels, en fait , sous le prétexte de "sauver les abeilles". Je pense qu’il n’en a rien à foutre des abeilles. C’est juste que son entreprise fasse son miel qui lui importe.
Ce type s’est entiché de vouloir créer une haute école d’apiculture à Lyon. Quel malheur ! Ils feront augmenter les rendements peut-être avec l’aide des scientifiques et surtout, surtout, ils feront voter des lois qui mettront encore plus la pression aux tout petits apiculteurs et imposeront des normes adaptées seulement à la taille industrielle. Je le parierais.
C’est pourquoi je demande qu’on ne croie jamais qu’il s’agit d’écologie quand c’est un Montebourg ou consort qui en cause.

12/01/2019 00:50 par décroissansbeurre

L’auteur mène dans les médias une guerre sans merci contre les végé qui ressemble étrangement à celle que mènent les antifas contre de supposés complotistes. Je ne sais pas où il va, en tout cas il ne sert pas la cause de la décroissance. Il divise. On n’avait pas besoin de cette polémique stérile.

À comploter je le soupçonne d’être aveuglé par une insatiable envie de jouir des plaisirs de la table. Un cas de déni intéressant que je comprends, tant j’ai bagarré et bagarre encore pour éliminer les si bons produits d’origine animale de mon alimentation.

12/01/2019 08:30 par CN46400

Moi je suis plutôt d’accord avec Aries (et Sporri) sur ce coup. Sans doute parce que que j’ai encore de la glèbe sur mes godasses. Et puis, je veut manger et boire ce que je choisis et pas ce que des "dictateurs de pacotille", qui veulent éliminer les artisans-bouchers, voudrait m’imposer !

12/01/2019 09:46 par J.J.

Décroissanbeurre @ Consommer de la viande n’est plus tenable
Allez donc dire ça au lion dans la savane, l’animal réputé cruel.
Mais si le lion ne mange plus de viande, vous pourrez alors chanter "Le lion est mort ce soir".

Ça tourne au burlesque !

12/01/2019 10:40 par Xiao Pignouf

@CN46400

Le problème est que M. Ariès met tout le monde dans le même sac : les végétariens qui ne dérangent personne parce qu’ils ne sont pas prosélytes (la majorité) et les quelques jeunes excités (une minorité) qui s’en prennent aux boucher, parce, ben, il sont jeunes et excités. Remarquez, je leur trouve un mérite : celui de mettre sur la table le problème des abattoirs, pour lesquels il serait bon de revoir le fonctionnement, autant pour les animaux que pour les hommes et les femmes qui y travaillent.

12/01/2019 10:52 par Xiao Pignouf

Allons, J.J., ce qui est burlesque, c’est genre d’argument... C’est vrai que l’homme moderne a tout du lion qui rugit... dans les rayons des hypermarchés. Hé, désolé de vous l’apprendre, mais le lion va mourir de toute façon, et je ne sais pas si l’on peut imputer ça à ces satanés végans.

12/01/2019 13:49 par pierre

@CN46400 : êtes vous sûr que ce que vous mangez est la conséquence de votre choix, que ce n’est pas quelque chose qui vous a été imposé par des dictateurs de pacotille type lobbies, industriels de l’agroalimentaire et autres philanthropes ?
que nos choix alimentaires, quels qu’ils soient, sont libres ?

12/01/2019 14:42 par BQ

@Sporri et @LGS
Effectivement la France a doublé sa surface forestière depuis 1850, grâce â un programme de reforestation après une économie au tout-bois qui devenait catastrophique, grâce aux migrations champs->ville, grâce â la mécanisation et ...grâce â la délocalisation des productions ! Cependant, tout ne se estreint plus à notre territoire géographique, notre consommation affecte la déforestation en amazonie et ailleurs, notamment à cause du triplement de notre consommation de viande comme le dit LGS. Mais cher LGS si, la France est en Amazonie ! La France est aussi un pays sud-américain limitrophe du Brésil et du Suriname, avec des forêts tropicales amazoniennes francaises d’ailleurs en risque et deforestées en partie à cause de l’orpaillage ( et ca ne risque pas de s’arranger avec la grande mine d’or de Guyane approuvée par Macron).
Mais dites sporri avec votre raisonnement, vu que la chute du communisme a entrainé une afforestation massive en Europe de l’Est, c’est donc que le capitalisme est hyper bon pour les forêts du monde ! Sophisme, sophisme...

12/01/2019 23:30 par Geb.

Effectivement la France a doublé sa surface forestière depuis 1850, grâce â un programme de reforestation après une économie au tout-bois qui devenait catastrophique, grâce aux migrations champs->ville, grâce â la mécanisation et ...grâce â la délocalisation des productions !

Vous savez ce qui a réellement ’reforesté" la France au XXèME siècle ? Ou ce qui a "délocalisé" les productions ???

C’est "grâce", (Si on peut dire ainsi), à la Grande "boucherie" de la Guerre de 14/18 et la disparition en masse des petites exploitations familiales. Des milliers de hameaux et villages français ont disparus de la carte, leurs habitants masculins, étant assassinés en masse sur le Front et dans les tranchées, et leurs épouses et enfants rejoignant les villes et les usines du capital, abandonnant leurs terres, pour alimenter l’effort de guerre et tenter de survivre..

C’est à la suite de ça que les Eaux et Forêts et les Domaines ont racheté pour rien les terres et villages, ont rasées les habitations et reboisés les territoires. En fait tout ça c’est la faute à une "boucherie" mais pas à celle à laquelle chaque "végan" pourrait penser.

Pour le reste je m’excuse mais si je peux admettre les notions de "végétalisme" ou de "végétarisme", à condition que ça reste le fait de ceux qui sont volontaires pour le vivre, le terme de "végan" me fait gerber. C’est un terme importé et rien qu’à ça on sait déjà où ça veut nous amener et ce que ça sous-entend. On nous prépare encore une fois du "politiquement correct" anglo-saxon afin de finir par stigmatiser et criminaliser tout ce qui s’opposera ou ne souscrira pas à la vulgate du nouvel Ordre Mondial.

D’ici un an ou deux on commencera par nous dire que nous ne devons pas nous opposer à ce que nos enfants mangent ce que nous avons toujours mangé depuis des générations, sous prétexte de ne pas les traumatiser. Puis on criminalisera le fait de refuser de le faire. On leur demandera même à l’école de nous dénoncer si on leur fait bouffer du saucisson, (Hashtag : Balance ton cervelas). Comme dans bien d’autres domaines où je n’entrerai pas pour éviter les polémiques stériles, ça sera ceux qui ne suivront pas les diktats des Maîtres qui seront criminalisés de vivre comme ils l’ont toujours fait.

Les mêmes que ceux qui nous font bouffer des OGM végétaux à longueur d’année et qui en veulent encore plus prétendent nous imposer de ne plus manger comme nous l’avons toujours fait sous des prétextes allant de la "cruauté envers les animaux" jusqu’à l’"exorcisation du cancer", et, (Excusez moi du peu), de la "Survie de la Planète. Rien que ça. Pas de la "Survie de l’Espèce humaine", ou "de l’Espèce bovine". Non, de la "Survie de la Planète"...

Nous prendre plus pour des cons que ça, ça devient de l’ordre de l’impossible. Ils nous ont fait bouffer du McDo toxique, (Pas à moi), et aujourd’hui ils prétendraient nous faire bouffer du McDo végétarien. Et les mecs qui te balancent ça et servent de parangons de vertus aux gogos locaux viennent d’un pays où 60 millions de leurs concitoyens font les poubelles pour survivre, où le tout-à-l’égout est inexistant, où les infrastructures publiques s’écroulent de partout, et dont le soucis principal du Gouvernement est de piller le Monde et de renvoyer tout ce qui bouge à l’Age de Pierre à coup de bombes.

Alors ça commence à devenir lassant. Y en a à qui ça a pas servi de leçon le phénomène "Gilets jaunes". A trop fermer la cocotte quand elle explose c’est tout le Monde qui en prend....

Les Végans... Et les autres qui en ont ras la casquette se se voir criminalisés pour tout et rien...

Pour la suite on va attendre les résultats de la crise qui arrive à grands pas.

Quand vous en serez réduits à bouffer que de l’herbe, comme nos parents ont été contraints de le faire en 39/45, ou pire 4 feuilles de chou dans 10 litres d’eau chaude pour 20 personnes comme à Büchenwald), on verra si un bout de gras de cochon de temps en temps ça vous semblera pas intéressant à gameler... Et n’oubliez pas de prendre l’avis du cochon d’abord... Pour le cas où !

13/01/2019 11:55 par décroissansbeurre

« @décroissantbeurre, tu veux te faire croquer ? Miam...
Moi, le truc que j’aime pas c’est ce vocabulaire : bobos bien-pensants. Ça m’agaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaace ! »

@Assimbonanga,
Bon ok je retire "bien-pensants" qui faisait redondance. C’est mieux ?
Quant à me dévorer (croissant sans beurre), c’est déjà un pas en avant vers le végétalisme ;-)

@tous, bande de cocos :)
Je suggère d’oublier un peu les méchants végan et d’aborder un instant la question sous l’angle du végétalisme éthique tel qu’il a été cogité de Pythagore à Tolstoï en passant par les penseurs de la désobéissance civile ...

13/01/2019 13:41 par J.J.

Geb : Je souscris à vos arguments et me réjouis de cette colère salutaire. Et tant pis pour ceux qui n’ont pas l’heur de saisir le burlesque de certains arguments développés avec complaisance..

14/01/2019 12:08 par Yom

Personnellement, je suis omnivore. Ceci dit, si certains décident de devenir végétariens, grand bien leur fasse, même si j’ai quelques doutes à émettre (ça vient dans la suite de ce message) sur la possibilité d’atteindre leurs objectifs biens compris.

Je trouve que certains des points avancés par Paul Ariès dans cet article ont le mérite de défaire certains arguments bien trop simplistes des militants végétariens / végétaliens. Je pense en particulier au comptage de l’eau ou des calories végétales « gaspillées ». Les ruminants ont ceci de pratique qu’il convertissent des calories végétales indigestes pour nous, celles de la cellulose de l’herbe, en calories digestes. Et que par ailleurs, les surfaces accordées à ces pâturages pleins de calories indigestes ont, en effet, un autre intérêt écologique que celles employées pour les monocultures.

A ces arguments, je voudrais en ajouter quelques autres :

- L’agriculture, en particulier des céréales, est tout sauf un modèle gratuit en termes de vies animales. Outre la perte des habitats pour de nombreuses espèces, il faut aussi prendre en compte les victimes animales directes de l’exploitation de ces surfaces pour les autres espèces, celles qui en ont malgré tout fait leur habitat. Ainsi, à chaque fois qu’un champ est labouré, c’est une hécatombe de rongeurs qui meurent écrasés dans leurs galeries sous les roues des tracteurs ou hachés par le passage de la charrue. Et à chaque fois que des insecticides y sont pulvérisés, c’est une hécatombe d’insectes (évidemment, c’est le but même).

- Même le plus strict des végétaliens antispécistes ingère son lot d’acariens, qui sont des animaux. Désolé pour ceux qui s’accrochent fermement à des raisons « spirituelles », mais c’est ainsi.

- Si tout le monde abandonnait la consommation de viande et de lait, nos amies les vaches ne vivraient pas heureuses et longtemps, comme se plaisent à l’imaginer les végétariens les plus naïfs avec lesquels j’ai eu l’occasion d’échanger. Au lieu de cela, elles disparaîtraient, tout simplement (et il en serait de même pour les moutons ou les chèvres). Ces espèces sont des espèces artificielles, façonnées par et pour l’élevage, depuis environ 10000 ans. Entendons-nous bien, cela ne signifie pas qu’elles « ne sont rien » (comme dirait l’autre) et qu’il n’y aurait aucunement matière à être sensible à leur souffrance. Mais les gens qui actuellement les élèvent ne continueraient pas à le faire juste pour la beauté du geste (du moins pas à une échelle significative). De la même façon que c’est la boucherie chevaline qui a sauvé certaines races de chevaux, c’est l’élevage bovin qui justifie l’existence même des vaches (les aurochs, espèce sauvage dont elles sont issues, ont disparu depuis belle lurette, bien avant l’avènement de l’industrialisation de l’agriculture).

En ce qui me concerne, je trouve les intentions des végétariens généralement louables. Ce qui me retient cependant, et pas qu’un peu, de les rejoindre, c’est que la mise en œuvre des principes végétariens ne correspond pas à la réalité scientifique de notre biologie (nos ancêtres sont omnivores depuis avant même l’avènement de notre propre espèce) et ne trouve pas une réalisation satisfaisante (qui serait la fin des souffrances animales) dans son application bien étudiée. Louable mais pas réalisable, c’est une utopie.

Comme en bien d’autres matières, tout n’est pas tout blanc et tout n’est pas tout noir. Les différentes nuances de gris sont intéressantes à étudier. Pour omnivore que je sois, je ne suis pas insensible à la souffrance animale. Je suis favorable à sa minimisation, ce qui passe peut être par une surveillance beaucoup plus étroite des abattoirs et certainement, comme proposé dans l’article, par un retour à une agriculture paysanne (élevage au pâturage).

14/01/2019 12:45 par Yom

@babelouest
J’ai moi-même testé un régime cétonique. Je ne puis que mettre en garde votre amis sur le long terme.

Les régimes cétoniques ont des vertues prouvées dans le traitement de l’epilepsie ou de certains cancers. Mais leur emploi à grande échelle chez des gens bien portants est un effet de mode relativement récent (années 1990), qui résulte de ce que l’on pourrait appeler une erreur contrapositive.

Les années 1970 et 1980 ont vu le succès de régimes faibles en graisses (toutes les saloperies « light » ou « 0% »). Mais malgré les belles promesses, ces décennies ont vu l’explosion de l’obésité dans des proportions « épidémiques ». Précisons que tout cela nous viens des USA, évidemment.

Donc, certains nutritionnistes (notamment un certains Robert Atkins), ont proposé l’idée que ce ne sont pas les graisses qu’il fallait bannir de l’alimentation, mais les glucides (aliments sucrées et féculents). Là où cela ressemble à une erreur contrapositive, c’est que tout cela repose sur l’idée, non justifiée, qu’il faut absolument bannir une catégorie d’aliments.

Je crois que c’est dans l’emission à sketch Merci Bernard que j’ai vu (ça remonte !) une séquence dans laquelle Luis Régo joue un candidat des chiffres et des lettres qui ne demande que des consonnes. Evidemment, il ne trouve pas de mot à proposer. Plus tard dans l’emission, s’est à nouveau son tour de jouer et il ne demande alors que des voyelles. Et quand l’animateur lui demande s’il ne veut vraiment pas prendre de consonne, il répond que non, vu comme il s’est fait avoir la fois précédente.

La vilification d’un groupe d’aliment au profit d’un autre constitue une théorie qui est simple à retenir et qui, donc, se vend bien (notamment sous forme de livres de régimes). C’est un concept parfaitement étudié en marketing.

On appelle les régimes extrêmement pauvres en glucides les régimes cétogènes, car il sont caractérisés par la présence dans le sang de corps cétoniques (de la même famille que l’acétone, d’où l’haleine que dégagent ceux qui les suivent), produit par le corps à partir des graisses en l’absence de suffisamment de glucose. Le cerveau humain a un besoin absolu d’environ 120 grammes de glucose par jour. Ce n’est pas la totalité de sa consommation énergétique, c’est la partie que ne peut pas être couverte par la consommation de corps cétoniques, en substitut. Mais notez bien que dès que le glucose est présent en quantité suffisante, le cerveau le consomme préférentiellement aux corps cétoniques et leur production cesse.

Se mettre à dessein en cétose (état dans lequel on produit des corps cétonique), c’est comme prétendre d’une voiture qu’elle roule mieux avec sa roue de secours. Les effets bénéfiques ressentis dans un premier temps, dont certains peuvent être le fruit d’une autosuggestion, finissent par s’estomper et être contrebalancés par des effets négatifs.

Dernière précision : l’organisme sait fabriquer des corps cétoniques à partir des graisses, mais pas du glucose. Il peut en revanche en fabriquer à partir des protéines (néoglucogénèse), en puisant dans la masse musculaire au besoin, ce qui est tout sauf un effet désirable pour la santé.

14/01/2019 14:43 par babelouest

Merci @Yom pour cette mise au point très argumentée et précise.

14/01/2019 15:56 par François de Marseille

@ Pedro arrancia : "Amis viandards : la prochaine avancée humaine sera la fin de la consomation de viande..."
C’est ça votre eldorado, un monde sans viande !
Il y sans doute mille problèmes plus grave pour l’humanité, je trouve ce genre d’ordonnancement des valeurs tout simplement détestable.

14/01/2019 18:48 par Assimbonanga

Les agriculteurs de la FNSEA attendent dans l’ombre qu’on leur augmente leur retraite pour qu’elle soit comparable à celle de l’ouvrier en oubliant que les agriculteurs à la Libération ont refusé de participer à la sécu. Lorsqu’ils y ont finalement été mêlés, leurs cotisations furent fofaitaires et largement inférieures à celles des salariés. Lorsqu’un ouvrier part à la retraite, il ne garde pas son tracteur. Il n’est pas propriétaire de l’outil de travail. Il ne peut pas en revendre une partie pour obtenir des liquidités... C’est pourquoi sa retraite est son seul revenu. Chacun comprend cela, sauf la FNSEA.
La FNSEA pour le moment ferme sa grande bouche, ne trouvez-vous pas ?
Quand elle veut l’ouvrir, on sait le bruit que ça fait et jamais les chiens de garde sur les plateaux de télé ne lui reprochent la faiblesse de ses effectifs comme ils le font sur les chiffres des gilets jaunes qui seraient une minorité au sein du pays... Pourtant, vue la baisse du nombre d’exploitations, la population agricole est des plus marginales... Eux, ils ont encore le droit d’avoir du glyphosate chez eux alors qu’on l’a ôté aux particuliers. J’observe avec amusement quelque petits trafics amicaux, de la main à la main, chez certains Gaulois récalcitrants qui veulent quand même désherber l’allée de leur pavillon à la sortie du village avec un flacon d’1L de Roundup prélevé sympathiquement sur le stock de dizaines de litres de l’agriculteur en titre. L’agriculteur est-il en passe de devenir détaillant clandestin de pesticides ?

17/01/2019 09:56 par CAZA

Le coma acidocétosique est la complication aigue du diabète
Le diabète c’est l’absence pathologique d’insuline qui permet à l’organisme d’utiliser le sucre de l’alimentation
Si on supprime ce sucre on se retrouve dans les conditions du diabète

Ce qui est certain c’est que les conditions industrielles de productions agricoles et d’élevages sont honteuses
et détruisent notre environnement
Il faut chercher évidemment du côté des technocrates pour comprendre comment nous en sommes arrivé là
Après "Adieu Paysans"( Docu de la 2 ) sur le Net vous saurez l’essentiel ( mécanisation endettement chimie remembrement exode rural et comble de la stupidité surproduction)
Dans mon hameau de moyenne montagne ; 40 exploitations agricoles dans les années 50
Aujourd’hui ; 4
.L’eau ,elle part maintenant directement au Rhône sans être utilisée (pour revenir facturée et chimiquement polluée au robinet pour cause de réglementation européenne)
Tout le monde est parti à la ville (faut dire qu’on les a bien aidé) ""manger du poulet aux hormones""
Les anciennes fermes sont des résidences secondaires appartenant aux Européens du nord
Les petits paysans qui restent continuent de se suicider (ou alors comme Gérôme Laronze être tué par la police)

20/01/2019 05:35 par CORDEIL olivier

bonjours,

on est dans se débat dans la même situation que celle sur le réchauffement climatique,
des lobbyistes sorte des contre vérité....

je trouve cela affligeant !!!

cordeil olivier

20/01/2019 11:22 par Assimbonanga

@Caza, il est bon pour le moral de revoir le film Tous au Larzac. On le trouve gratuitement sur Internet désormais et facilement. Ce film démontre que l’agriculteur de souche, droitier, enfermé dans sa logique ancestrale, parvient à s’extraire du carcan intellectuel. C’est possible. Au contact des autres, des échanges et du partage réel sur le terrain.
Réfléchir au système de récompenses proposé par le syndicat majoritaire + chambre d’agriculture + organismes chancres qui rendent des pseudos services mais se gavent au passage + chasse aux primes + marchands de phyto, + marchands d’équipements + banques.
En sortir.
France 3 cette semaine diffusait un film sur NDDL à une heure suffisamment tardive pour que les Français ne le regardent pas.
J’ai vu une image désolante des "cumulards", veules, cupides, incultes, jaloux, sans idées, totalement acquis au système tel qu’il fonctionne et bourrés de préjugés à l’égard des zadistes qu’ils prennent pour des pouilleux, "des crassoux". Ces cumulards ont vendu leur exploitation à l’Etat et maintenant, ils trouvent normal, sans avoir lutté contre l’aéroport, de reprendre ce bien qui ne leur appartient plus et en échange duquel ils ont obtenu des terres prioritairement. Ils veulent le beurre après avoir eu l’argent du beurre.
Ils ne voient pas que les zadistes arrivent à vivre nombreux avec peu en mettant en commun les productions , céréales, pain, légumes. Peut-être les zadistes ne paient-ils pas de taxe d’habitation mais vu la taille des cabanes, c’est conforme aux règles. D’un autre côté, ils ne réclament pas de subventions, ne récupèrent pas la TVA, etc...
Le seul problème du zadisme squatter, ce serait le financement des soins de santé, les cotisations, mais pour ces cumulards Fdsea, c’est pas un problème puisque eux ne veulent pas payer des cotisations comparables aux salariés !

23/02/2019 08:59 par Chris Delarue

Société inclusive : Justice animale avec les autres « justices » !
Puisque l’on évoque désormais toute une série de « justices », pourquoi pas la « justice animale » .
Il y a en effet, que cela plaise ou non, plusieurs types de « justices » revendiquées, notamment par les gilets jaunes mais pas seulement puisqu’il existe d’autres mouvements revendicatifs . On dit haut et fort récemment qu’il importait de combiner "justice sociale et fiscale » avec " justice climatique et environnementale » . La justice territoriale a aussi fait son apparition sous plusieurs aspects : la question des transports (transports collectifs à bas tarifs), celle de l’implantation des services publics de proximité en campagne, la prise en compte des quartiers urbains périphériques abandonnés avec les quartiers ruraux délaissés . Derrière les questions de « justice » c’est l’exigence d’égalité qui est posée.
Quid alors de la justice animale ? Il s’agit aussi d’aller vers plus d’égalité mais pas seulement. La justice animale veut 1) réduire la souffrance animale (barbarie ignoble actuelle), 2) réduire la « mal-bouffe » , 3) articuler justice animale et justice écologique. Ce triptyque se traduit par plusieurs orientations pratiques : 1) Côté production, on trouve d’abord le refus de l’industrialisation de la production de viande avec les « usines à viande » , un meilleur contrôle de cette production sous plusieurs aspects ( ce qui suppose l’embauche de fonctionnaires qualifiés pour aller sur le terrain). 2) Coté distribution : réduire les longs trajets avec des animaux vivants, améliorer la traçabilité sanitaire. 3) Côté consommation : choisir les bons produits à minima et surtout réduction forte de la consommation carnée.

La réduction massive de consommation de viande participe d’un triple souci : il y a meilleure qualité de l’alimentation (la viande même bio n’est pas le meilleur des aliments), moindre souffrance animale, meilleure transition écologique.

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