Les présidents d’université et le flouze

Pendant la lutte contre le passage de la loi LRU par le gouvernement, combat auquel, malheureusement, 80% des enseignants du supérieur ne se sont pas associés (voir ma note http://blogbernardgensane.blogs.nou...), je me suis retrouvé, par hasard, un midi, dans un restaurant parisien, à côté d’une table où déjeunaient (je le compris au bout de quelques minutes) quatre présidents d’université. J’étais, à l’époque, professeur à l’université de Poitiers. Je choisis de garder l’anonymat. L’exiguïté des restaurants parisiens aidant, je n’eus pas même à tendre l’oreille pour suivre leur conversation. Pendant une heure, ils ne discutèrent, en détail, que de deux choses : le renforcement de leur pouvoir grâce à cette nouvelle loi, et l’augmentation de leurs émoluments.

Je lis ce jour dans une lettre circulaire de mon syndicat que les primes des présidents d’université vont passer de 18000 à 40000 euros.
Ceci est une insulte à tous les personnels des universités et, en particulier aux personnels ouvriers et administratifs à qui l’on impose désormais couramment des contrats à 80% du temps de travail pour des salaires nets de moins de 1000 euros par mois.

Rappelons pour la bonne bouche qu’un maître de conférences (Bac + 8) débute à 1680 euros net par mois.

COMMENTAIRES  

22/10/2008 02:07 par williamoff

Pour que les mesures antisociales et inégalitaires de nos gouvernements successifs puissent être appliquées il leur faut des collabos. Ils sont le rouage essentiel puisque sans leur participation active toutes ces politiques de casse du service public ne pourraient être menées à bien.
Ils sont donc bien recompensés par leurs maîtres !

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