Le voyou du monde a décidé : cette fois, Cuba doit sombrer !

Combien de temps survivrions-nous en Europe si États-Unis appliquaient ne serait-ce qu'une petite partie du blocus qu'il imposent à Cuba ?

On dit que les comparaisons sont mauvaises. Je dis qu’elles sont parfois très nécessaires pour comprendre beaucoup de choses.

« C’était comme être en guerre », ont déclaré les plus âgés. Une panne d’électricité a touché une partie d’une grande ville européenne. Ce « problème technique imprévu », selon les termes de l’entreprise, a duré près de quatre heures : les personnes handicapées et celles très âgées n’ont pas pu gravir les marches de leur immeuble ; les bureaux et les entreprises ont vu leur travail paralysé ; ceux qui n’avaient plus de gaz n’ont pas pu préparer de biberons ; on ne pouvait plus pomper d’eau ; et pire encore : une infirmière a vu mourir une dame sous assistance respiratoire. Une fois la situation revenue à la normale, beaucoup d’aliments ont dû être jetés car ils étaient décongelés.

En apprenant cette situation qui se répète dans de nombreux endroits en Europe et aux États-Unis, je me suis demandé : que nous arriverait-il en Europe si Washington était mécontent parce que nous ne coupons pas nos relations commerciales avec la Chine, ou que nous nous opposons fermement à l’annexion du Groenland, et qu’il nous interdisait alors l’utilisation du dollar pour nos transactions ? Qu’il nous empêchait d’avoir des comptes bancaires dans cette devise, d’accéder aux crédits des banques étasuniennes ou de leurs filiales, mais aussi à ceux de la Banque mondiale ou du FMI ? S’il interdisait à ses laboratoires et filiales de partager les éléments de base nécessaires à la production de médicaments ? Et, pour couronner le tout, s’il décidait également de ne plus nous vendre de gaz ou de pétrole, directement ou indirectement, et que l’Europe ne puisse compter sur la Russie parce que nous avons coupé cette source ?

Combien de temps survivrions-nous ? Malgré les ressources dont elle dispose encore, j’ai calculé que l’Europe serait totalement à genoux en une quinzaine de jours, car Trump la tient déjà à sa merci. Alors des millions de personnes apprendraient à cultiver, et à cuisiner au bois dans les rues.

C’est cela, et bien plus encore, que le peuple cubain a dû endurer depuis 1960, lorsque les États-Unis ont commencé à lui imposer un blocus économique parce qu’il s’était permis de faire une révolution, d’échapper à son pré carré et de se déclarer souverain. Blocus qui s’est transformé en agression acharnée après la disparition de l’Union soviétique, avec laquelle Cuba échangeait un bateau de sucre contre un autre de pétrole. Il s’agit de la guerre économique la plus longue de l’histoire de l’humanité. Tout simplement.

Il est devenu presque normal que Cuba achète clandestinement des médicaments, jusqu’à de l’aspirine, comme si elle était un délinquant, car presque tous les laboratoires du monde entier ont des capitaux étasuniens. En Inde, il en existait un qui collaborait avec Cuba pour la production de médicaments contre le cancer : une entreprise étasunienne l’a racheté et tout a pris fin. L’une des plus grandes démonstrations de la perversité du régime étasunien a eu lieu pendant la pandémie de Covid : Trump a interdit la vente d’oxygène médical et de ventilateurs pulmonaires, poursuivant les pays et les entreprises qui osaient le faire.

Depuis 1959, Cuba est devenu cet esclave qui s’est enfui pour être libre : poursuivi sans relâche, avec ordre de le capture pour le faire frire dans de l’huile bouillante. Et les alliés de Washington, principalement européens, soutiennent les Etats-Unis ou détournent le regard. Parfois ils appellent à la compréhension entre les deux parties, comme si c’était Cuba qui agressait son agresseur. Le pistolero du « Far West » ne veut pas de dialogue : il veut seulement imposer ses intérêts. Et Cuba n’a aucune envie d’accepter parce que cela bafoue sa souveraineté : un dialogue d’égal à égal, avec respect, sans mettre les principes sur la table, c’est ce que ne se lassent pas de répéter les dirigeants révolutionnaires. L’objectif du voyou le plus puissant du monde est la reddition de la révolution.

La révolution a été tenace. Et ce n’est pas à cause de la « répression » tant décriée exercée par la « dictature des Castro » qu’elle s’est maintenue : toutes les Cubaines et tous les cubains ont une formation culturelle et militaire de haut niveau, ce qui faciliterait un soulèvement populaire si la grande majorité n’appréciait pas le système politique.

Et ce 29 janvier, le comble de la perversité a été atteint : Trump, poussé par son secrétaire d’État, Marco Rubio, dont les parents sont cubains, a signé un décret déclarant que Cuba constituait une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale de son pays, proclamant ainsi l’état d’urgence national. Ce n’est pas une blague. La raison principale : Cuba coopère avec des rivaux stratégiques : la Russie, la Chine et l’Iran. Et dans cette région, que les Etats-Unis considèrent comme leur « arrière-cour », cela n’est pas possible.

Par conséquent, tout pays qui fournit du pétrole à Cuba, directement ou indirectement, sera sanctionné par des droits de douane. Et la quasi-totalité des pays du monde, y compris l’Europe, en ont une peur panique.

Trump et Rubio pensent qu’en lui refusant la possibilité de l’obtenir, la révolution finira par s’effondrer en raison de l’aggravation de la crise énergétique que connaît déjà Cuba. Ils savent que l’effet immédiat sera la paralysie du réseau électrique, ce qui affectera encore plus les hôpitaux, les écoles et la vie quotidienne. Sans carburant, tout s’arrête en chaîne : du transport à la distribution des produits agricoles ; sans eau, rien ne pousse dans les champs ; sans eau, tout en en péril, et pour qu’elle arrive, il faut des machines qui fonctionnent au pétrole... Bien que Cuba s’efforce d’obtenir de l’électricité à partir de sources alternatives, il reste encore beaucoup à faire.

Ils calculent, comme ils le font depuis des décennies, que le peuple affamé et malade se soulèvera définitivement contre les dirigeants de la révolution et demandera une « intervention humanitaire ». Et qu’à ce moment-là, le régime considéré comme la « plus grande démocratie du monde », responsable de tout cela, viendra à sa rescousse.

C’est une démonstration de la misère humaine de ses dirigeants, d’aujourd’hui et de toujours, et en particulier de cette classe corrompue et pédophile. Tous ont répété que l’objectif était de renverser les dirigeants du gouvernement pour permettre une transition, sachant pertinemment qu’ils s’en prenaient directement à la population. Ils ne voient pas que leurs mesures perverses ne font que renforcer l’unité du peuple, y compris de nombreux opposants, car la patrie et la vie des Cubains à Cuba sont ce qu’il faut défendre. Et en Amérique latine, la patrie, cela veut tout dire.

(Trump et ses partisans ont-ils l’intention de construire, sur les ruines et les morts, un immense complexe immobilier et touristique comme ils prévoient de le faire à Gaza ?)

Pour conclure. Aujourd’hui, je vois Cuba avec peu de soutien réel, solidaire. Certains de ceux qui étaient ses plus proches alliés, pour lesquels Cuba s’est investie corps et âme en les soutenant dans des moments très difficiles, peuvent à peine balbutier en lui disant : « désolé, mais celui du Nord nous l’a interdit ».

Il est vrai qu’aujourd’hui, presque tout le monde est paralysé par la peur de Trump et de son système. Il est vrai que les protestations et les actions contre le génocide du peuple palestinien n’ont pas réussi à mettre fin à la barbarie, semant la désillusion et, surtout, l’impuissance : rien ne peut être fait contre le pouvoir des assassins.

Le plus ironique, c’est que l’empire hait la révolution cubaine, mais la respecte en tant qu’ennemie parce qu’elle est digne, indomptable et n’essaie même pas de s’agenouiller devant lui.

Hernando Calvo Ospina

( Ceci est une version augmentée de https://www.humanite.fr/en-debat/blocus-de-cuba/le-voyou-du-monde-a-pris-sa-decision-pas-une-goutte-de-petrole-pour-cuba )

COMMENTAIRES  

12/02/2026 11:51 par Lumineux

Le soutien réel de la Russie et la Chine et de la Chine semble tarder, en effet...

12/02/2026 12:10 par legrandsoir
12/02/2026 13:27 par act

@LGS, certes mais où sont les pétroliers (escortés si nécessaire) ?!
En aide humanitaire, le Mexique, qui n’est pas une puissance nucléaire, ferait mieux que la Chine ?
Si, cette fois, la Russie ou la Chine n’agissent pas plus décisivement, ils perdront toute crédibilité au niveau de la coopération internationale, de l’internationalisme et -dans le cas de la Chine- de la défense du socialisme.
Courage et force aux Cubains.

12/02/2026 15:42 par Assimbonanga

Par conséquent, tout pays qui fournit du pétrole à Cuba, directement ou indirectement, sera sanctionné par des droits de douane. Cet extrait répond-il aux questions ?
Sinon, pour apporter son aide, il y a l’association Cuba si que j’ai eu la chance de rencontrer au mois de janvier dans ma petite sous-préfecture. Apparemment, malgré leurs efforts, ils ont les pires difficultés pour faire parvenir le moindre conteneur de matériel médical, seringues, fauteuil roulant, etc. Si le conteneur se retrouve bloqué en route à St-Domingue, il faut payer en supplément jusqu’à trois mois de location en plus de ce qui était prévu...
Dans la revue qu’ils m’ont offerte, j’ai pu constater que les bénévoles des comités locaux ont bien des têtes chenues...
La critique est aisée mais l’action est difficile. Et faut pas compter sur le panache de notre Président for sure Macron pour voler au secours de cette île martyrisée mais fière. La Macronie me semble de plus en plus vile et les médias français de plus en plus veules, France Inter en première ligne.

13/02/2026 01:47 par Safiya

Ils savent que l’effet immédiat sera la paralysie du réseau électrique, ce qui affectera encore plus les hôpitaux, les écoles et la vie quotidienne. Sans carburant, tout s’arrête en chaîne : du transport à la distribution des produits agricoles ; sans eau, rien ne pousse dans les champs ; sans eau, tout en en péril, et pour qu’elle arrive, il faut des machines qui fonctionnent au pétrole.... Avec quel mots dénoncer ÇA..... Comme je l’ai écrit dans le post de l’article précédent le monde s’est laissé piégé par le dollar, monnaie basée sur du vent mais qui colonise la plupart des pays.

13/02/2026 07:51 par jacques-françois bonaldi

Ce genre de choses, par les temps qui courent, ne sont pas de celles qu’on peut crier sur les toits. La Chine insiste de son côté qu’elle n’abandonnera pas Cuba à son sort.

Information du journal Granma, donc tout à fait officielle :

Rusia mantiene conversaciones con Cuba para concretar el envío de petróleo y derivados
La Russie maintient des conversations avec Cuba pour concrétiser l’envoi de pétrole et dérivés

En traduction automatique Microsoft, ça donne ça :

Le Kremlin a confirmé jeudi qu ’il tient des pourparlers avec Cuba pour effectuer des livraisons de pétrole et de dérivés vers l’île, dans un contexte marqué par le resserrement du blocus économique imposé par les États-Unis depuis plus d’un demi-siècle.
Le porte-parole de la présidence russe, Dmitry Peskov, a déclaré que Moscou évaluait différentes options de soutien énergétique, bien qu’il ait évité de donner des détails publics pour des « raisons compréhensibles ».
« Pendant tous ces jours, nous avons été en contact avec nos amis cubains et nous avons discuté des options pour les aider », a réitéré Peskov, soulignant que la coopération énergétique avec La Havane fait partie d’une relation historique de solidarité.
L’ambassade de Russie à Cuba avait déjà annoncé qu’un prochain envoi de pétrole et de produits dérivés était en préparation à titre d’aide humanitaire, visant à atténuer la crise énergétique que traverse le pays caribéen.
La situation de Cuba est critique
Le blocus américain a sévèrement limité la capacité de l’île à accéder aux carburants sur le marché international, provoquant de longues coupures de courant et affectant la vie quotidienne de millions de citoyens.
Pour ajouter à la pression, l’occupant de la Maison-Blanche, Donald Trump, a menacé d’imposer des droits de douane aux pays qui fournissent des hydrocarbures à Cuba, ce qui constitue un nouveau mécanisme de pression contre la nation caribéenne.
Peskov, cependant, a exclu que la Russie cherche une confrontation directe avec les États-Unis sur cette question.
« Nous ne voudrions aucune escalade. Mais, d’un autre côté, pour l’instant, nous n’avons pratiquement aucun commerce avec les États-Unis », a-t-il déclaré, rappelant que les relations bilatérales sont déjà pratiquement paralysées en raison des sanctions précédentes. À cet égard, le porte-parole a insisté sur le fait que Moscou s’engage à un « dialogue constructif » pour résoudre les différends.
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a été plus ferme en qualifiant les mesures de Washington de « blocus énergétique » contre Cuba.
Selon Zakharova, la politique américaine vise à étouffer le pays caribéen et à punir sa population, dans une stratégie qui viole les principes fondamentaux du droit international et la souveraineté des peuples.
L’annonce de Moscou s’ajoute à d’autres gestes de soutien international à Cuba, qui a reçu ces derniers mois le soutien de pays tels que la Chine et le Venezuela face à l’offensive américaine.
Pour La Havane, la coopération énergétique avec la Russie représente non seulement un soulagement immédiat, mais aussi une réaffirmation de sa politique étrangère indépendante et de ses alliances stratégiques.
Ce scénario soulève des questions sur la réaction des États-Unis, qui ont promis de sanctionner ceux qui soutiennent Cuba dans les questions énergétiques. Cependant, l’absence de relations commerciales significatives entre Washington et Moscou réduit la marge de pression directe sur la Russie, ce qui pourrait faciliter la réalisation des expéditions.
Alors que l’île fait face à une crise sans précédent, le Kremlin montre sa solidarité avec la Russie pour atténuer les effets de la politique étouffante des États-Unis contre l’île.
(Extrait de Granma)

13/02/2026 11:21 par act

Comme vous j’ai lu cet article avec intérêt et espoir que cela se concrétise, et que les mesures soient prises pour empêcher une interception comme celles déjà observées récemment. A ce sujet, j’ai remarqué, sur Granma, que, les bateaux envoyés par le Mexique sont logistiques mais militaires et comptaient quelques commandos de leur marine à bord...puisse la Russie s’en inspirer, idem pour la Chine.

13/02/2026 18:49 par jacques-françois bonaldi

« La Russie continuera à fournir à Cuba un soutien politique et matériel », déclare l’ambassadeur russe à Cuba

TRADUCTION AUTOMATIQUE MICROSOFT

L’ambassadeur russe à Cuba, Viktor Koronelli, a accordé une interview exclusive à RT en Español, au cours de laquelle il a abordé un large éventail de sujets liés au développement des relations bilatérales entre La Havane et Moscou, aux menaces des États-Unis contre l’île, à l’importance du soutien des autres États à la nation caribéenne, entre autres sujets.
Le diplomate russe a partagé sa vision de l’intérêt poursuivi par Washington dans sa politique agressive contre l’île, qualifiant de « totalement absurde » la décision du président américain Donald Trump de déclarer une « urgence nationale » face à une prétendue « menace inhabituelle et extraordinaire » que Cuba représenterait pour la sécurité du pays nord-américain et de la région, une déclaration rejetée à plusieurs reprises par La Havane.
« Eh bien, je pense que le seul intérêt [des États-Unis] est d’étouffer la révolution cubaine et de changer le gouvernement », a déclaré Koronelli, soulignant que Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio l’ont déjà exprimé ouvertement à plusieurs reprises.
« Cuba ne représente aucune menace pour les États-Unis ni pour aucun autre pays », a déclaré le diplomate de haut rang.
De même, il a qualifié le prétexte américain pour recourir à une telle mesure en raison des relations étroites entre La Havane et Moscou d’« argument ridicule ». « La Russie entretient des relations amicales avec des dizaines de pays, mais seule Cuba veut aujourd’hui étouffer Washington », a dénoncé Koronelli.
Engagement dans un « dialogue égalitaire »
Koronelli a souligné que Washington et La Havane maintiennent des contacts sur des « aspects techniques », tels que la migration, bien que Cuba ait avancé une « proposition » pour étendre ces informations à d’autres régions et attende la réponse du gouvernement Donald Trump.
« La proposition cubaine est faite, laissez-les l’analyser, laissez-les répondre depuis Washington », a déclaré le diplomate principal. « La balle est dans le camp américain », a-t-il ajouté, réitérant que la demande de La Havane est d’engager un « dialogue égalitaire ».
Malgré sa volonté de dialoguer, l’île ne baisse pas sa garde face à la possibilité d’une répétition d’un scénario d’agression militaire américaine similaire à celui survenu au Venezuela début janvier.
« Tout peut arriver par la tête [des États-Unis], mais, comme nous le savons tous, le gouvernement cubain n’exclut pas cette possibilité d’une agression militaire ouverte », a-t-il déclaré, assurant que « le peuple, l’armée et le gouvernement s’y préparent et sont bien préparés. »
« La grande majorité des pays sont du côté cubain »
Le diplomate russe a souligné le soutien que « la grande majorité » de la communauté internationale a témoigné au peuple cubain. « Eh bien, le soutien politique, le soutien d’autres États, d’autres pays, est toujours important. Et, en réalité, la communauté internationale dans cette situation complexe a montré que, eh bien, la grande majorité des pays sont du côté cubain », a-t-il déclaré.
En ce sens, Koronelli a souligné que « évidemment, en plus du soutien politique, Cuba a besoin d’un soutien matériel. » « Comme je l’ai dit, nous étudions les possibilités de fournir ce soutien au niveau bilatéral, mais, de plus, nous le faisons par le biais d’organisations internationales », a-t-il ajouté.
En même temps, l’ambassadeur a rappelé que chaque année, grâce à sa contribution au programme alimentaire mondial, la Russie fournit à Cuba divers produits alimentaires « et continuera de le faire. »
Koronelli a indiqué que les projets conjoints avec Cuba sont maintenus, malgré les dommages causés par le carburant. « Il est clair que cette situation très complexe avec le combustible, etc., affecte certains d’entre eux [projets conjoints], mais nous les maintenons à notre ordre du jour », a-t-il déclaré, notant qu’une réunion de la Commission intergouvernementale russo-cubaine sur le commerce, la coopération économique, scientifique et technique est prévue pour avril.
« Aujourd’hui, non seulement aujourd’hui, mais pendant plusieurs décennies, Cuba a été, est et continue d’être notre partenaire le plus important en Amérique latine », a souligné Koronelli.
L’ambassadeur a déclaré que les relations entre Moscou et La Havane « sont au sommet de la coopération stratégique ». « Nous allons continuer ensemble sur cette voie, surmontant les difficultés », a-t-il déclaré.
(Extrait de RT en Español)

Les présidents du Conseil des droits de l’homme de l’ONU condamnent le blocus du carburant américain contre Cuba
http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/02/12/titulares-del-consejo-de-derechos-humanos-de-la-onu-condenan-bloqueo-de-combustible-de-estados-unidos-contra-cuba/

TRADUCTION AUTOMATIQUE MICROSOFT

Plusieurs titulaires de mandats du Conseil des droits de l’homme de l’ONU ont publié aujourd’hui conjointement une déclaration publique condamnant le décret exécutif émis le 29 janvier par le gouvernement américain, autorisant l’imposition de tarifs commerciaux aux pays qui fournissent du pétrole à Cuba
Les experts ont qualifié cette action de « grave violation du droit international ». Ils ont souligné qu’« il s’agit d’une mesure de coercition unilatérale extrême avec des effets extraterritoriaux, par laquelle les États-Unis cherchent à faire pression sur Cuba et à contraindre les États tiers souverains à modifier leurs relations commerciales légales. »
De même, les experts de l’ONU ont exprimé que le décret exécutif « viole directement les principes d’égalité souveraine, de non-ingérence et d’autodétermination des peuples. »
Ils ont souligné que l’allégation selon laquelle Cuba représente une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis et qu’elle soutient des « groupes terroristes transnationaux » manque totalement de crédibilité. De telles accusations, indiquaient-ils, n’ont pour seul pour but que de justifier l’imposition d’un blocus énergétique à la nation cubaine.
Les experts ont exprimé une profonde inquiétude quant aux conséquences humanitaires de ces mesures extrêmes, qu’ils assimilent à un acte de punition collective, en violation des droits humains du peuple cubain.
Les Rapporteurs spéciaux de l’ONU et les experts indépendants ayant publié la déclaration ont exhorté le gouvernement américain à révoquer immédiatement le décret exécutif et à mettre fin à l’utilisation de mesures économiques extraterritoriales.
Enfin, ils ont appelé tous les États à ne pas reconnaître ni valider ces actions du gouvernement américain contre Cuba.
(Avec informations de la Mission cubaine à Genève)

13/02/2026 20:11 par Made in Québec

« Le soutien réel de la Russie et la Chine et de la Chine semble tarder, en effet... » — Lumineux

« certes mais où sont les pétroliers (escortés si nécessaire) ?!
En aide humanitaire, le Mexique, qui n’est pas une puissance nucléaire, ferait mieux que la Chine ?
Si, cette fois, la Russie ou la Chine n’agissent pas plus décisivement, ils perdront toute crédibilité au niveau de la coopération internationale, de l’internationalisme et -dans le cas de la Chine- de la défense du socialisme » — act

C’est la nouvelle mode en vogue depuis quelques temps. Les uns agressent (les sempiternels États-Terroristes d’Amérique et son pirate du jour, Moumoute Jaune, premier du nom), les autres accusent la Chine et la Russie : « Chine bla bla, Russie bla bla bla », « Chine bla bla, Russie bla bla bla ». Alors que la Russie est empêtrée dans une guerre par procuration (synonyme de guerre directe en tenue de camouflage) depuis quatre longues années contre l’OTAN et que la Chine, à 13500 kilomètres en ligne droite de là, elle-même cernée et harcelée de toutes parts et avec 1,4 milliard de bouches à nourrir, en a fait plus pour Cuba dans les dernières décennies que ce que le Mexique n’en fera jamais à à peine 200 km de ses côtes... Oublions le reptilien brésilien, il est trop occupé à poignarder Nicolás Maduro dans le dos !

Les uns agressent (les hordes de l’OTAN avec à sa tête l’Éternel Exceptionnel d’Amérique, espèce envahissante extrêmement agressive), les autres accusent les BRICS (comprendre ici la Chine et la Russie...) de ne rien faire et d’être un échec sur toute la ligne, feignant d’ignorer que les BRICS sont une organisation de coopération économique, pas une organisation militaire hégémonique.

Les uns agressent (L’État suprémaciste juif et tous les suppôts de Satan qui le soutiennent, le financent et l’arment jusqu’aux dents), les autres y vont tous en choeur de leur éternel passion : « Chine bla bla, Russie bla bla bla », « Chine bla bla, Russie bla bla bla »...

Je prends pour exemple une vidéo publiée par une connaissance de longue date, un ancien prétendant à la chefferie d’un parti politique canadien ayant participé à une flottille pour Gaza et son interlocuteur, monsieur L.M. (L.M. a fui la Syrie pour se cacher au Canada, pour ensuite quitter le Canada, pas pour retourner défendre sa patrie assiégée par une horde de trancheurs de têtes, mais pour se réfugier au Liban parce que selon lui, les KKKanadiens Français sont tous des racistes dégénérés). Donc, dans une longue diatribe accusatoire de plus d’une heure contre la Chine, perché dans les hauteurs d’une colline libanaise, sieur L.M. y va de sa chanson à répondre favorite (c’est touchant de voir qu’il a conservé un p’tit quelque chose du KKKébec, quand même !) : « Chine bla bla, Chine bla bla bla », « Chine bla bla, Chine bla bla bla ».

Pour résumer, L.M. voudrait que la Chine s’implique davantage militairement pour défendre la veuve et l’orphelin agressés par les vilains, plus précisément, que la Chine envoie une armada de navires de guerre pour défendre le Liban contre Israël ! Prenant mon courage à deux mains, je lui demande dans les commentaires de me donner une bonne raison pour laquelle la Chine devrait sacrifier des vies, du temps, de l’argent, de l’équipement militaire et même risquer un conflit majeur pour défendre un pays dont le gouvernement et l’armée, assujettis aux États-Unis, ne font strictement rien pour se défendre eux-mêmes et surtout défendre leur population sans défense contre les agressions israéliennes ? Puis, je lui ai demandé de me faire parvenir une photo de lui, fusil mitrailleur à la main pour barrer la route aux terroristes israéliens à la frontière libanaise. Questions restées sans réponses, niet, nada, nothing ! Inquiet, je lui ai ensuite demandé s’il avait succombé à l’explosion de son bipeur, commentaire censuré par Google/Youtube...

Maintenant, questions pour deux champions (act et in Lumineux Patris...) : Seriez-vous prêts à risquer de vous sacrifier vous-même pour venir en aide à Cuba comme certains s’apprêtent à le faire avec la flottille « Notre Amérique » ? Ou à defaut, de défrayer vous-même les coups générés par des dons généreux de pétrole (de plusieurs pétroliers chargés à bloc) avec la protection militaire qui s’impose, on n’est jamais trop prudent, sans rien attendre en retour ?

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