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L’éco-consommation : misère de l’écologie bourgeoise ou pourquoi pour être un vert honnête il faut être un rouge sérieux !

Louis- JRCF

Avec un intérêt croissant depuis plusieurs années, la bourgeoisie* a découvert en « l’éco-consommation » une nouvelle éthique, laquelle correspond parfaitement à son intérêt de classe et à sa logique idéologique : jouer la carte du progressisme (attrait pour la nature, l’autre, le bien-être général, les conditions de vie (et de mort) des animaux) tout en étant farouchement conservatrice (maintenir sa position de classe). Bref, jouer la carte du changement et de l’innovation, afin que les choses restent les mêmes. Si l’éco-consommation est un subtil moyen pour la bourgeoisie de repeindre en vert ses frontières de classe (§1) et que cette sensibilité contemporaine est aussi l’incarnation d’une nouvelle manière de faire de la politique (§2), il est clair qu’une écologie conséquente ne passera jamais par un réformisme consumériste mais par l’inscription de cet impératif dans le programme révolutionnaire (§3).

§1 L’éco-consommation comme subtil moyen pour la bourgeoisie de repeindre en vert ses frontières de classe

Les pratiques qui marquent les frontières entre les classes peuvent être plus ou moins ostensibles : l’achat d’une voiture d’un certain type le sera plus que le choix d’une filière particulière dans le secondaire ; le choix du lieu de vacances bien davantage que celui où l’on fait ses courses alimentaires. Si peu significatif que soit ce dernier domaine en apparence, il est comme tous les autres le lieu d’une cruelle différenciation sociale : il y a ceux dont le « pouvoir d’achat » – expression terriblement caractéristique du néolibéralisme – permet l’accès à certains produits (sains, frais, de qualité supérieure, etc.) et ceux condamnés au « bas de gamme ». Ainsi d’aucuns peuvent se nourrir de « bio », de « local », de « fait-maison » et d’autres pas. Cependant, dire que les riches achètent ce qu’il y a de mieux – par définition plus cher – et les pauvres ce qui est disponible à moindres frais est une banalité que personne n’ignore. La subtilité de l’éco-consommation en tant que marqueur de distinction entre les classes est ailleurs.

La « consommation verte », à l’instar des autres pratiques bourgeoises de consommation, est le plus formidable moyen – dans le domaine alimentaire – de se penser comme un « individu » (au sens de personne unique, de différenciée de l’autre). Cette logique d’individualisation est rendue possible par un certain « pouvoir d’achat ». De manière générale, la richesse ouvre la possibilité de se distinguer, de se séparer de ses semblables (ou au minimum à les trier sur le volet). Cela est explicite dans de nombreux domaines : le sport (le tennis ou le golf plutôt que les sports collectifs), le logement (la maison plutôt que l’immeuble), le lieu de travail (la « start-up » plutôt que l’usine), le moyen de transport (le taxi plutôt que le métro ou le bus), etc. Ainsi en est-il en ce qui concerne l’alimentation.

La grande surface est le lieu de la masse : clients en masse, produits en masse, travailleurs en masse. Summum de la négation de l’individualité. Le bourgeois se retrouve à l’égal de ses semblables. Réduit à une machine qui ingurgite. Obligé d’interrompre une mère hurlant après sa progéniture indisciplinée pour avoir accès au dentifrice. Contraint de côtoyer le ventre plein de houblon et de malt d’un moustachu en débardeur. Et fréquenter le même lieu que, c’est être identifié à. Que d’efforts pour en arriver là, quel gâchis ! Heureusement, il existe une alternative : l’épicerie « bio », le « petit » producteur. L’honneur est sauf ! Le charme du produit « local », « éco-responsable », c’est qu’il est disponible en quantité limité. Il n’y aura qu’un vendeur ou deux, et quelques clients respectables. Tout cela permet la satisfaction du désir narcissique. A l’image des boutiques de luxe où chaque modèle de sac à main ne sera présenté qu’en un seul exemplaire (pour faire croire au caractère unique de la marchandise – et ainsi de celui qui l’acquiert), le « bio » est (l’illusion de ?) l’émancipation de la consommation de masse, et donc de la masse elle-même. Chez le « petit » producteur on trouve les produits frais, sains, équitables, disponibles en quantité réduite et que seule une minorité peut s’offrir. Et même si parfois, les boîtes de conserve de haricots de l’épicerie locale sont les mêmes – en plus chers – que ceux de la grande surface, on n’en compte pas des centaines en un simple coup d’œil : non, juste quelques-unes, comme si elles étaient là presque simplement pour nous. Et puis des carottes, non pas ramassées en masse par des prolétaires des champs, mais bien plutôt récoltées par un brave paysan local – amoureux de sa campagne. Le vendeur – à la différence du caissier voire de la caisse automatique – est lui aussi un instrument de la volonté de reconnaissance comme individu pour laquelle paye le bourgeois : là est réalisé son désir d’être reconnu comme une personne unique, non pas comme un énième consommateur remplissant son cadi, au sens où ce rapport personnalisé lui permet de se renvoyer à lui-même sa propre image et de ne pas être pris pour monsieur ou madame « tout le monde ». Rendu possible par un certain « pouvoir d’achat », le « bio », l’ « éco-responsable » permet la réalisation du désir narcissique dans le champ de l’alimentation, offre la possibilité d’être reconnu et donc de se penser comme un individu, par la distance instituée avec les masses. Autrement dit, l’« éco-consommation » est l’instrument – inconscient – de la bourgeoisie pour (re)définir les frontières de classe dans le domaine alimentaire : le « consommer éthique » permet de tracer une ligne verte entre elle et le vulgaire.

Cependant, limiter l’interprétation de l’investissement dans le « bio » à un désir narcissique et à un processus distinction de classe est terriblement réducteur. C’est aussi – si ce n’est surtout – le lieu d’un formidable engagement militant (sic !). Cela est ainsi l’illustration d’un « combat » « politique ».

§2 L’éco-consommation, incarnation d’une nouvelle manière de faire de la politique

Si le « consommer local », en tant qu’il est un moyen de repeindre en vert les frontières de classe, relève d’un vécu inconscient, la face consciente de cette pratique, c’est-à-dire sa justification explicite, se veut politique : il s’agit de promouvoir un mode de vie sain, respecter l’environnement, soutenir économiquement les « petits » producteurs et in fine de sauver la planète.

En ce sens, l’ « éco-consommation » est la parfaite illustration d’un nouveau mode d’engagement politique (qui n’est sûrement pas le fait de la seule bourgeoisie, mais elle en reste sa représentation la plus caricaturale). Il fut un temps – que vivent encore un nombre réduit de militants – où le combat politique tendait vers l’investissement désintéressé, en temps comme en énergie. Où il fallait se lever à l’aube pour aller tracter, piétiner pendant des heures dans une manifestation, méditer de lourds ouvrages théoriques, prendre sur ses soirées pour assister à des conférences de haute volée intellectuelle. Le « consommer éthique » est l’incarnation d’une nouvelle manière de faire de la politique. Plus d’engagement contraignant, il suffit d’ouvrir le portefeuille**. La justification théorique de cette « politique » n’est certes pas inexistante. Mais elle peut se contenter d’un documentaire ou deux sur la question, aller au-delà n’est pas nécessaire. Il y a des conférences aussi bien sûr, mais les discussions qui pouvaient porter sur Hegel et consorts sont remplacées par des images de forêts défrichées et d’animaux attendrissants. La profondeur intellectuelle est mise de côté au profit de quelque chose de bien moins fatigant : la « prise de conscience ». Pourquoi cela ? Parce que le nouveau mot d’ordre implicite, c’est de faire de la politique tout en se faisant du bien. Voici donc peu ou prou le nouveau programme politique hebdomadaire (ô combien révolutionnaire) : en semaine, consommer du local et du végétarien ; le weekend, apéro festif et solidaire, où une partie des fonds sera reversés à une association verte ou à un sculpteur de bambous. En revanche, pour les vacances, on jonglera entre les « green » festivals et un voyage à vélo à la rencontre de l’ « entreprenariat alternatif ». Cette modalité de la « rencontre de l’autre » assure de ne fréquenter, dans le pire des cas, que des « marginaux bien intégrés », dont le paroxysme de l’opposition au « système » sera le port du sarouel. De cette façon, manger sainement, garder la ligne, se faire du bien, mais aussi se divertir, faire la fête, partir en vacances, tout cela est devenu un véritable combat politique, l’incarnation de l’altruisme et de la philanthropie bourgeoises. Voici à l’œuvre cette « éthique indolore » dont parle Lipovetsky dans le très inspiré Crépuscule du devoir. Ainsi donc, les pratiques de classes sont préservées, l’entre-soi perdure, mais la bonne conscience est sauvée !

Notons que le triomphe de ce nouveau mot d’ordre : « Se faire plaisir tout en faisant de la politique », n’est pas à proprement parler la négation de la lutte collective***. C’est autrement plus subtil. Il s’agit d’une exhortation à l’effort collectif par imitation de l’individu bourgeois. Ce à quoi ce dernier appel, c’est à faire comme lui. Ce qu’illustre par exemple à merveille l’œuvre du mystico-réactionnaire Pierre Rabhi. Agir dans son coin, à son « niveau », et dire que si tout le monde faisait pareil, tout serait résolu. Ceci est un formidable déplacement sur un terrain soi-disant progressiste de l’éternelle suffisance bourgeoise doublée d’une incroyable bêtise théorique. Fini – ou presque – le « si les pauvres voulaient bien travailler comme moi je le fais, ils auraient de l’argent comme j’en ai ». Maintenant, place au « si les autres (éliminer les pauvres du champ théorique rend les choses plus simples) faisaient comme moi, la planète irait bien ». Sempiternel narcissisme de la bourgeoisie satisfaite d’elle-même qui s’érige en exemple : une société à son image, voilà la solution ! Ce qu’elle feint par-là d’oublier, c’est qu’elle peut être ce qu’elle est, précisément parce que les autres (les classes populaires) sont ce qu’ils sont : des producteurs à qui on arrache le produit pour pouvoir maintenir son mode de vie parasitaire. Elle doit son mode de vie à l’exploitation. Ceci amène justement à la considération suivante : l’écologie bourgeoise n’aura jamais les moyens de ses (prétendues) finalités.

§3 Un éco-réformisme consumériste contre-révolutionnaire

La réalisation des objectifs de l’écologie bourgeoise se font encore attendre. Cependant, dire qu’elle n’a eu jusqu’ici aucun impact positif serait faux et de mauvaise foi. Mais ils sont extrêmement limités. Comme à chaque fois où un projet à des résultats peu convaincants, il y a généralement deux positions divergentes qui émergent : décréter qu’il faille continuer en ce sens jusqu’à ce que les résultats escomptés arrivent, ou bien changer de cap. Ainsi en est-il par exemple du l’Union Européenne : là où certains, depuis maintenant de nombreuses années, expliquent que le problème de l’UE c’est le « pas assez d’UE », et qu’en faisant preuve d’une patiente sujétion ses bienfaits s’en feront un jour – lointain – ressentir, d’autres estiment qu’il est urgent de changer de direction et d’opter pour un choix sérieux et responsable comme le Frexit. Il en est à peu près de même dans le champ de la « consommation bio ».

Certains en appellent à poursuivre dans cette – ô combien idéaliste (au sens philosophique du terme) – « convergence des consciences » : « la prise de conscience généralisée » signerait le déclenchement de la régénérescence verte. Certes le marché du bio s’est largement développé ces dernières années : signe que les choix des consommateurs ont un effet sur la production. Cependant, comme il l’a été dit plus haut, ce mode de consommation est un privilège de classe. Même si les classes populaires le voulaient – et rien ne prouve qu’elles ne le veuillent pas – son capital ne sera jamais, dans les conditions actuelles, à la hauteur de cette « nouvelle éthique bourgeoise de consommation ». De cette façon, contrairement à ce que prétend souhaiter la bourgeoisie, le champ de la consommation ne sera jamais une vraie réponse aux défis écologiques, environnementaux et climatiques actuels.

Ainsi, pour d’autres, c’est dans le champ de la production que les choses doivent évoluer. Si, en effet, parmi les propriétaires des moyens de production, certains ont estimé rentable de se tourner vers le marché du bio, pour la majeure partie le profit se fait, au contraire, au détriment de la qualité des produits. Si poussée que soit la « convergence des consciences », peu de propriétaires renonceraient à des millions (voire des milliards) au mot d’ordre de l’amélioration de la qualité de vie de ses compatriotes ou du respect des générations futures. Ce qu’ils peuvent s’offrir sera toujours plus intéressants à leurs yeux que des considérations sur le bien-être animalier, et l’on peut bien polluer des rivières si c’est le prix à payer pour léguer un vaste capital à sa progéniture. On peut affirmer que dans notre société chacun a un minimum de considérations, à la fois sociales mais aussi environnementales : la sensibilité écologique n’est assurément pas une exclusivité bourgeoise. Simplement, s’il faut choisir entre celles-là, et des millions, probablement peu choisiraient les premières aux dépens des seconds. Ainsi, si l’on veut attaquer le problème à la racine, c’est à la propriété privée des grands moyens de production et d’échange qu’il faut s’en prendre. Personne (ou presque), en tant que citoyen, n’osera se prononcer contre des mesures visant à généraliser un mode de vie sain et un respect sérieux de l’environnement. En tant que propriétaire, il n’en va pas de même. C’est pourquoi l’écologie aussi rend nécessaire la propriété collective (qu’elle soit directe ou par l’intermédiaire des nationalisations) des grands moyens de propriété et d’échange. Car seulement ainsi sera dépassée le choix – vite pesé – entre qualité des produits (pour tous) et profits matériels (pour soi). Les normes nécessaires à la préservation générale de la qualité de vie, impossibles à exiger d’un patronat milliardaire, seront aisément instaurées quand la propriété sera collective : là il ne sera plus question de choisir entre l’enrichissement personnel et le respect de l’environnement dans lequel vit la population. Mais bien plutôt, puisque c’est cette dernière qui sera – collectivement – détentrice des recettes émanant de son travail, elle ne pourra jamais condamner elle-même son cadre de vie, polluer ses rivières et détruire ses forêts, contre un maigre profit matériel – puisque collectivement réparti. Ainsi seule l’abolition de la propriété privée des grands moyens de production et d’échange abolira l’antagonisme qui existe actuellement entre profit individuel et qualité de vie générale.

Cependant, se tourner vers ce genre de considérations est particulièrement difficile pour le bourgeois, essentiellement pour trois raisons.

Premièrement, le champ de la production ne peut occuper une place sérieuse dans ses réflexions car il en est matériellement éloigné. Concentrée dans les métiers du tertiaire où, quand elle ne produit pas des services à faible valeur ajoutée, elle est le simple gestionnaire de la valeur produite par autrui, ce qui relève de la production matérielle est bien loin de l’univers social de la bourgeoisie. C’est pourquoi sa vision du monde, produit de sa situation matérielle, délaisse l’aspect « production » pour s’inscrire presque exclusivement dans le cadre de la « consommation » – à l’exception de la considération accordée au « petit » producteur qui, comme il a été dit plus haut, permet la réalisation de son désir narcissique mais surtout ne sera jamais le prélude à une réflexion globale sur la production parce que précisément on aime le « petit » producteur parce qu’il est « petit » et tant qu’il le reste (alors qu’il serait autrement plus efficace de s’occuper des « gros » producteurs).

Deuxièmement, malgré sa position de classe, la prise en compte de l’aspect fondamental que constitue la production n’est pas forcément inatteignable. Nombreux sont – a fortiori depuis Marx et Engels – les penseurs permettant de dépasser un jugement de surface qui ne juge possible les évolutions politico-économiques qu’au moyen de la consommation. Cependant, comme vu ci-dessus, ceci renvoi à une « vieille » manière de faire de la politique. La politique doit dorénavant être le lieu du « cool », de l’agréable. Et il est intellectuellement moins contraignant et surtout beaucoup plus attrayant d’aller à un festival ou à une vente (sic) écolos que d’aller lire Lukacs et Goldmann dans une austère bibliothèque. Politique-bien-être, Politique-plaisir, politique-festive, politique de l’entre-soi préservé.

Troisièmement : si la bourgeoisie peut donc difficilement prendre en compte le champ de la production, il n’est même pas souhaitable pour elle qu’elle le fasse. Il a été expliqué plus haut que si l’on souhaite faire évoluer les choses sérieusement, c’est aux rapports de production (et plus exactement aux rapports de propriété dans le domaine de la production) qu’il faut s’attaquer. Seulement voilà, soutenir un tel propos serait pour la bourgeoisie renoncer à ses privilèges. Elle qui, même quand elle n’est pas « possédante », a un rapport extrêmement privilégié dans le rapport production-consommation, comprend bien qu’une mutation des rapports de propriété et qu’une évolution de la répartition des fruits du travail mettrait à mal ses beaux salaires et ce qui va avec. Tout comme le grand patron ne sacrifiera pas ses milliards, la classe bourgeoise ne sacrifiera pas ses revenus et ses privilèges de classe pour l’environnement et la qualité de vie générale.

Conclusion

Ainsi son « écologie de la consommation » est une réelle aubaine (pour elle, pas pour l’environnement) : s’éloigner des lieux de consommation de masse, donc du vulgaire, prendre soin de soi (« bien dans son corps, bien dans sa tête (vide ?) ») en se donnant une bonne conscience (politique) : tout cela sans jamais toucher à ses privilèges. Même plus : cette écologie de surface destiné à la bourgeoisie se développe à toute allure sur le marché du travail (à destination d’elle-même bien sûr !) : ingénieurs environnementaux, start-up écolos, agence de « com’ » vertes, les Bac +5 peuvent même y trouver un emploi. On comprend donc le développement à vitesse grand V de cette nouvelle sensibilité. A l’inverse, un écologisme conséquent consisterait – comme c’est d’ailleurs parfois le cas – à inscrire l’impératif écologique dans le programme révolutionnaire, à l’articuler avec la nécessité de recouvrir une souveraineté nationale pleine et entière et d’abolir la propriété privée des grands moyens de production et d’échange. Ainsi seulement, les questions environnementales ne seront plus prisonnières de leur appropriation bourgeoise. Le réformisme consumériste doit céder la place à une politique révolutionnaire dans le mode de production (et donc de propriété). C’est ainsi que pour être un « vert » honnête, il faut être un « rouge » sérieux.

Louis, militant JRCF.

*Il s’agit essentiellement de la nouvelle bourgeoisie de services, celle que dénonçait déjà naguère dans ses ouvrages Michel Clouscard.

**Voir notre article sur l’engagement associatif ou engagement politique. Sujet qui n’est pas anodin, car le militant type macroniste est un engagé associatif.

***Nous notons que c’est aussi une certaine forme de militantisme revendiqué par le journaliste et député François Ruffin, mais dans un sens opposé à celui exposé ici : il ne s’agit pas tant pour lui d’un militantisme hédoniste petit-bourgeois que de redonner de la ferveur militante au combat ouvrier, en y rajoutant une dose d’humour et de pathos. Ce point de vue est bien sûr critiquable sur bien des points, mais ce n’est pas le sujet ici.

 http://jrcf.over-blog.org/2018/07/l-eco-consommation-misere-de-l-ecologie-bourgeoise-ou-pourquoi-pour-etre-un-vert-honne

COMMENTAIRES  

20/08/2018 22:23 par Georges SPORRI

Pour être vraiment ROUGE il faut surtout foutre à la poubelle tous les concepts écologistes ! A commencer par la notion imbécile d’équilibre naturel et en continuant avec les très débiles concepts de " dette écologique " et " règle verte " . Il faudrait ensuite pouffer de rire chaque fois qu’un sauveur de planète nous raconte que la croissance est un phénomène spatial et que l’espace disponible est " fini " ( 2 âneries dans une seuls phrase , j’ai du mal à ne pas m’énerver car j’ai l’impression qu’on me prend pour une bille ! ) . Enfin , ne pas confondre " anthropocène " et "capitalocène"me parait vital si on veut comprendre réellement la nature et la relation entre l’humanité ( = sciences + techniques + industries ) et la nature , ce qu’est cette relation et ce qu’elle devrait être ...

20/08/2018 22:34 par AF30

Il me semble qu’il faut insister sur le rôle pervers des partis écologistes. Depuis Dumond qui pointait les causes structurantes dans les déficits écologiques et jusqu’à nos jours le parti vert à été et reste le refuge des électeurs qui se donnent un vernis progressiste tout en épousant pour l’essentiel l’idéologie libérale. Ainsi cet électeur indiquera sans problème son choix marquant implicitement et démagogiquement le rejet des partis traditionnels et convaincu, à tort, de manifester une forme de courage politique. Sauf que ce choix est à l’opposé de ce qu’il prétend être. L’électeur écologiste ne remet pas en cause le monde tel qu’il est. Quant au parti lui-même le défilé des responsables et leur parcours démontrent objectivement qu’il reste le substitut des partis traditionnels de droite et un moyen efficace pour neutraliser nombre de voix qui viendraient grossir naturellement le rang dès électeurs de gauche.

21/08/2018 09:28 par AF30

À G. Sporri, effectivement on peut se marrer ou s’énerver en entendant les alertes écologistes mais voilà il y a des réalités objectives. Les ressources du sol, charbon, pétrole ont une limite. Il est possible que le terme de cette limite soit plus éloigné que celui annoncé. Elle demeure néanmoins. De même pour la pêche dont la technique a démultiplié l’efficacité et ainsi de suite. La foi en la technique pour résoudre ces contradictions est semblable à celle des libéraux qui prétendent que le progrès technique et scientifique réduira mécaniquement la pauvreté.

21/08/2018 10:06 par Assimbonanga

(Spécialement pour Georges qui semble ne pas réaliser ce que se passe.) Marais poitevin, reportage de 2 minutes, JT 20h de France 2 hier : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/marais-poitevin-la-bataille-de-l-eau_2904219.html
Depuis 30 ans, "les agriculteurs" y travaillent. Ils ont façonné le paysage de façon à obtenir des surfaces à exploiter pour le rendement. Le résultat est désormais visible : ces grandes bassines à ciel ouvert s’évaporent gentiment et arrosent sans entraves une culture de maïs. C’est ça l’avenir radieux ? Tachez d’imaginer les conséquences suivantes sur les sols, la végétation naturelle. Encore dix ans et on crèvera tous de faim. Grâce à l’agriculture !

21/08/2018 10:14 par Assimbonanga

..." inscrire l’impératif écologique dans le programme révolutionnaire, à l’articuler avec la nécessité de recouvrir une souveraineté nationale pleine et entière et d’abolir la propriété privée des grands moyens de production et d’échange. Ainsi seulement, les questions environnementales ne seront plus prisonnières de leur appropriation bourgeoise."
Vachement bonne idée. Mais je crois pas que Macron ait envie. Il suffit de voir à NDDL les moyens qui ont été mis en oeuvre pour chasser des gens qui ne réclament que la propriété collective de la terre. 2500 hommes d’arme , hélico, blindés, brigade cynophile, espionnage par drones, fichage, contrôles, gazage et tirs.
Je ne sais pas ce qu’en pensent les militants JRCF ? Ont-ils soutenu les zadistes ? Par contre, une chose est sure : les agriculteurs, eux, ils tiennent beaucoup à la propriété privée de leurs terres !!!

21/08/2018 10:36 par Marc

Il me semble qu’il y a déjà pas mal de contradictions difficilement supportables dans le « bio » :
ignorer le bio collectif qui a fait ses preuves : Cuba et les expériences russes- soviétiques,
accepter une chaîne bio « Monsanto »,
accepter dans le label bio A une dose minime d’OGM.

21/08/2018 11:31 par Philippe

"Socialismo o muerte", comme l’a expliqué Hugo Chavez au Forum social mondial de Caracas en 2006.

21/08/2018 11:39 par Jean Yves LEBLANC

Bravo pour cet article et bravo aux deux commentaires de Georges SPORRI et et AF 30.
Il manque seulement une dimension à mes yeux très importante, bien plus importante encore que l’éco-consumérisme et ses implications de classe. Le fait que l’écologie, devenu le crédo officiel du capitalisme, des gouvernements et de tous les partis, est le moyen le plus formidable jamais inventé pour justifier et faire accepter les politiques d’austérité, de recul des acquis sociaux, la diminution des salaires et le glissement vers la dictature.
Veut-on tripler le prix du gaz et de l’électricité ? Pas de souci, tout le monde est d’accord si c’est au nom de la "transition énergétique".
Veut-on baisser le salaire ? On invoque la "décroissance" afin de sauver la planète.
Veut-on réduire l’accès au soins ? Curieusement, on découvre, grâce aux lanceurs d’alerte écolos, que les deux tiers des médicaments et la totalité des vaccins sont inutiles ou nocifs.
Veut-on faire marcher le peuple au pas, le faire rouler à 80 à titre de brimade, lui interdire de circuler un jour sur deux en ville, barrer l’accès à toutes les routes forestières, mettre des péages urbains, multiplier les normes contraignantes ? C’est encore et toujours au nom de l’écologie (et de la sécurité, autre sésame fourni par la "philanthropie bourgeoise").
Quelqu’un ose-t-il parler de progrès et de développement ? Aussitôt on lui explique que ces notions sont périmées et que le sauvetage de la planète exige un retour en arrière.
Quelqu’un ose-t-il parler socialisme et nationalisations ? Là encore on lui rétorque que le socialisme et le capitalisme c’est pareil puisque les véritables ennemis sont la science, la technique et la production ... qui tuent la planète.
Qui est donc ce "on" dont je viens d’abuser ? Des gouvernants, des élus, des politiciens (de tous bords, hélas), des capitalistes (tous repeints en vert), les médias bien sûr mais ce qui est grave, c’est que se sont aussi beaucoup de mes amis, militants de gauche sincères, qui se sont laissés séduire par la "nouvelle frontière" écologique et qui se sont faits subrepticement recycler en soutiens du système.

21/08/2018 11:58 par Georges SPORRI

@ AF 30 ... En ce qui concerne le pétrole , il n’y a pas de limite / Avec des réacteurs Steinfeld nos industries pourraient en fabriquer ad vitam aeternam ... Pour l’hydrogène et l’oxygène liquides c’est pareil ... Pour les poissons c’est kif-kif ...etc.
@ Assimbonanga ... Je n’ai pas dit que le capitalocène est sans problème ni que la centrale de Tchernobyl n’a pas explosé ...etc. Je dis juste , précisément , que l’idéologie écologiste est basée sur des foutaises / Après , si sur tel ou tel sujet précis certains écologistes ont raison ( glyphosate , gaz de schiste ...etc. ) ça ne me pose aucun problème de l’admettre / Par contre vu qu’ils ne proposent pas les vraies solutions ( réacteurs Steinfeld - production massive d’hydrogène liquide par des très grandes hydroliennes ...etc. ) je les classe dans les nuisibles ...

21/08/2018 14:17 par AF30

Pour ceux qui s’interrogent à propos des assertions de G. Sporri, voici un article ancien dans LGS : https://www.legrandsoir.info/l-anthropocene-ca-vous-fait-flipper.html. La partie la plus intéressante est, à mon avis, dans les commentaires.

21/08/2018 17:30 par Georges SPORRI

@AF30 / J’ai aussi écrit " Le sophisme du club de Rome " et " Casseroles pour les pauvres , vrais véhicules pour les riches " - Ma pensée a donc un peu évolué grâce aux critiques et aux objections ... Cependant je ne retire pas 1 ligne et je dénonce les réponses putassières / Par exemple je pense que les réacteurs Steinfeld prouvent que la notion de dette écologique est fausse en ce qui concerne le pétrole puisqu’avec du CO2 atmosphérique on peut en produire à l’infini ... Par contre je ne dis pas qu’il faut forcément utiliser cette technique ni que les hydrocarbures sont la meilleure solution ni qu’il faut utiliser cette technique pendant plusieurs siècles ...etc.
Au fait , l’anthropocène a bien commencé entre 2500 et 1100 av. JC et le capitalocène au 18ème siècle , ça me parait important car cela correspond aux thèses marxistes ... et donc aux solutions marxistes !

22/08/2018 11:07 par Jean Yves LEBLANC

Grâce au lien fourni par AF30, je découvre l’article de G. SPORRI "l’anthropocène ça vous fait flipper". Effectivement, les commentaires sont intéressants tant dans leur fond que dans leur ton agressif car ils révèlent les ressorts profonds de la pensée de nos écolos : une haine recuite de la science, de la technologie et du progrès. Une attitude religieuse qui accorde à la nature un statut de perfection originelle qu’aucune transformation humaine ne doit entacher doublée d’une fixation sur des objets symboles qu’ils criminalisent comme la voiture par exemple. Un refus, là encore religieux, de la Raison, du réel et des leçons du passé.
La réalité de l’Histoire, c’est que si la misère, la famine, la maladie, l’épuisement physique dans de durs travaux et la mort précoce ont pu reculer, c’est grâce aux sciences et techniques, c’est grâce aux grands travaux d’infrastructure et c’est grâce aux progrès de l’agriculture et à sa mécanisation.
Rien de ce que nous mangeons n’est "naturel" puisque, du pommier au blé en passant par les animaux d’élevage, rien ne pousse tel quel à l’état sauvage et tout est le fruit de sélections, d’améliorations et d’hybridations. Rien ne se présente spontanément à l’homme : ni l’eau potable, ni l’énergie, ni les moyens de transporter, ni même la fertilité des sols.
Le capitalisme exploite le peuple et le prive des richesses qu’il produit mais l’industrie (créée par ce capitalisme ou bien par le secteur public) a permis de sortir du Moyen-Age. Elle a même contribué à améliorer l’environnement : les filtres et stations d’épuration font de nos villes et de nos rivières des lieux bien plus propres que ces cloaques empuantis par les fumées de houille et le crottin au 19ème siècle
Le socialisme REEL (pas le socialisme d’opérette des Bobos ou des hippies-ZADistes au RSA), celui de nos camarades cubains, soviétiques ou chinois, a visé à l’appropriation collective des moyens de production et au développement de l’industrie, de la science et des techniques, à la modernisation de l’agriculture, précisément pour éradiquer la misère et créer les conditions du bien-être matériel, éducatif et médical.
C’est à ce socialisme là que j’adhère et c’est pourquoi je soutiens SPORRI (même si je ne le suis pas forcément dans ses priorités techniques futuristes) car lui, au moins, a le regard tourné vers l’avant et vers notre seul atout pour apporter des réponses à nos problèmes : la science. Inversement, et de plus en plus, je me refuse à considérer les écolos comme des gens de gauche car, pour moi, la gauche (la vraie, c’est à dire le socialisme) est indissolublement liée à la raison, au réel, à la science et au progrès.

22/08/2018 14:51 par Georges SPORRI

@ J-Y LEBLANC / Merci pour ce soutien ... Quelques nuances entre nous cependant / La sociologie est aussi une science et elle préconise ( quasi unanimité ) de créer des zones réservées à l’architecture vernaculaire voire bricolée , donc les ZADistes qui ont construit des édifices intéressants , dont un dôme géodésique modifié par un " pont Léonard de Vinci " , ont mon soutien , même si je n’ai rien à voir avec eux / Sur mai68.org l’article " Abjecte , débile et brutale : la FRANCE sous Macron ... " m’inspire même un profond respect ... La notion de progrès est polysémique et fait l’objet d’un débat , la pire approche du progrès est sûrement celle des écolos , mais on doit examiner , dossiers par dossiers , ce qu’ils disent car ils ont parfois raison ...

22/08/2018 15:47 par irae

Libéralisme et écologie sont incompatibles et nos ministres successifs des pièges à ploucs voire des imposteurs comme l’actuel.
Un système économique fondé sur l’indicateur de croissance du pib (fourre-tout aveugle agrégeant activités utiles comme les plus malsaines) où tout pousse au renouvellement accéléré des consommations y compris sous la contrainte (remplacement des bon vieux compteurs électriques inusables par du linky de merde ou encore renouvellement contraint du parc automobiles sous des prétextes écolo fallacieux avec des véhicules dont les tests sont bidonnés) ne peut qu’aboutir à la destruction de tout l’écosystème.

Le libéralisme est un système organisé de prédation/destruction auquel ne survivra pas grand monde.

22/08/2018 15:55 par Assimbonanga

On pourra répondre à JYLeblanc que le crottin de cheval est très utile pour fertiliser les jardins à la différence de la fumée d’usine. Par contre, son petit refrain " le socialisme d’opérette des Bobos ou des hippies-ZADistes au RSA" a un petit relent raciste de derrière les fagots, raciste au sens où on catégorise les gens dans un profond mépris et méconnaissance. Le fait que les ZAD parviennent à "ingérer" dans leur fonctionnement des déclassés, des marginaux ou des inclassables est l’une de ses réussites exemplaires et nombre de squatters refusent les "aides" comme le RSA , par idéologie. Il y règne une atmosphère spirituelle et de recherche politique au sens large que je lui souhaite de rencontrer lui-même pour pouvoir se sortir un peu de ses préjugés...
Je ne suis jamais allée sur ZAD. Mais je lis, je me tiens au courant. Avec internet : c’est un des privilèges du progrès technologique bien qu’il contribue à faire monter la température extérieure !

22/08/2018 16:02 par irae

Cet article me renvoie à ce reportage où dans une brasserie très parisienne la boite de sardines millésimée (j’vous jure) après avoir fait l’objet de retournements réguliers comme les meules de fromage était pompeusement présentée retournée dans une assiette pour 15 euros par tête.

Outre qu’on touche là au summum du foutage de gueule gastronomique un peu comme les tartines (préparation proche du néant cuisson zéro et 3 fleurs comestibles en déco tout ça aussi pour 15 euros) à part les exclamation répétées sur le "fondant" on n’en saura pas plus sur ce qui les distingue de celles qu’on s’ouvre faute de courage ou d’imagination pour un coût 10 fois moindre.

Quant il s’agit de montrer son altérité sur le plan alimentaire on atteint réellement des sommets de sottise.

22/08/2018 16:41 par babelouest

@ Jean-Yves Leblanc
Je vous désapprouve à peu près entièrement.

https://ti1ca.com/t8oqg46m-Anarchie-A5-2018-08-Anarchie-A5-2018-08.pdf.html

22/08/2018 20:05 par Annabel Lee

On peut ajouter aux commentaires judicieux de Georges Sporri et Jean Yves Leblanc que, (oh, surprise !) les grands médias des milliardaires sont eux, tous des chantres inconditionnels de cette doctrine de la foi écologiste dont ils nous rebattent les oreille en permanence. On peut ajouter également que la mise en oeuvre de cette doctrine se traduit pas des mesures qui vont presque toujours à l’encontre des intérêts des citoyens les plus pauvres. Un exemple parmi tant d’autres : le SMIC n’est pas un revenu suffisant qui permette de s’acheter un vélo électrique et de profiter ainsi de la prime de 200 €, prime qui est donc réservée aux plus riches.

Une petite anecdote amusante en passant. Il y a quelques jours l’émission du Téléphone Sonne sur France Inter célébrait le jour de l’année où l’humanité aurait soit-disant consommé toutes les ressources renouvelables, quoi de plus écologiste ? Et la veille, le sujet de cette même émission concernait le traffic aérien. Tous les interlocuteurs s’interrogeaient alors sur les graves problèmes techniques posés par le doublement du traffic aérien dans les 15 ans à venir, doublement du traffic présenté comme inéluctable. Ici, foin de l’écologie, il faut que les classes les plus aisées puissent profiter de la vie à fond et voyager, pendant que ceux qui n’ont pas de revenus suffisants pour remplacer leur véhicule diesel se voient interdits de circulation.

22/08/2018 20:58 par irae

Moi si j’adhère.
Si je comprends bien en substance il s’agit de faire bonne contenance écolo en investissant une voie inaccessible à la plèbe en lui donnant des leçons stigmatisantes (comme les anti voiture mais pro blablacar qui crament plus de co2 dans un voyage en avion que le gueux en un an dans sa dacia), en veillant soigneusement à ce que, de ce système destructeur rien ne bouge pour que la prédation à leur profit puisse se poursuivre.

Bref, toujours salops de pauvres !

23/08/2018 01:22 par Georges SPORRI

@ Tous ! C’est encore pire que ça / Entre 7000 et 9000 cargos polluent comme 55 millions de bagnoles en particules fines toxiques et entre 9000 et 11000 , plus modernes , polluent comme 20 millions de bagnoles / Idem pour les 2000 super porte-containers , pour les 1200 navires frigorifiques / Et enfin les 18000 super tankers qui polluent comme 25-30 millions de bagnoles ... Dans un tel contexte montrer du doigt les deux chevaux Citroën rescapées de la casse c’est vraiment se foutre de la gueule du monde ! D’autant plus que 80 % de la pollution totale d’une bagnole est produite pour la fabriquer , 20 % pour la faire rouler et la détruire , donc les bagnoles les plus " écolos " sont les Toyota Land Cruiser et autres Dodge Ram conçues pour vivre 1 millions de km ...Leur longévité évite de produire des merdes électriques dont la production pollue plus que celle des bagnoles banales ( extraction du lithium et des métaux rares ... ) .

24/08/2018 19:17 par Feufollet

Seigneur, ayez pitié, moi je ne peux pas
Non. je ne peux prendre en pitié les bouffe-merdes et heureux de l’être
Heureux de bouffer leurs aliments dégénérés empoisonnés
Quand on a la tête dans le sable de l’idéologie du progrès
C’est clair que c’est impossible de voir arriver la catastrophe écologique
Ici on atteint le sommet du déni d’intelligence

25/08/2018 15:44 par Assimbonanga

Comme chacun le sait désormais, les bonnets rouges bretons sont très intelligents. On peut voir les résultats dans ce bref reportage de la télévision publique française, France2 : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/lait-la-fin-du-miracle-chinois_2906833.html
Durée 1,40 minute. On peut se douter que des subventions publiques ont dû alimenter ces usines prometteuses d’emplois. Concernant le projet de l’agricultrice dont la ferme a été modernisée pour un modique budget de 800 000€, on est quasi certain que des fonds publics y ont été injectés par subvention agricole européenne et peut-être par plusieurs autres "acteurs institutionnels" régionaux . Certains préfèrent ce type d’assistanat ! Personne ne bronche aux sommes énoncées par les journaleux alors que la critique est prompte lorsqu’on plaint les 5000 € annuels qui font vivre une personne au RSA...
Les bénéficiaires de ces projets auront été les fabricants de machines et les marchands de bâtiments... Quand le bâtiment va tout va et les élus de tous étages, maires, conseillers généraux, régionaux, chambres de commerce, d’agriculture et tutti quanti auront soutenu ce beau gâchis. Quel pays de pieds nickelés comme le confirme cette intervieuw de la préfète de Loire Atlantique dénonçant la violence black-bloc par raquette de tennis. Ça vaut son pesant de cacahuètes : *

*On m’indique que ce lien est classé suspect. Je l’ai retiré. Cherchez sur Youtube en tapant l’intitulé : Ils ont fait l’événement-Notre-Dame-des-Landes "m’a occupée jour et nuit", raconte Nicole Klein. Je précise qu’il s’agit d’un extrait de BFMTV donc rien de subversif !

26/08/2018 05:22 par Dominique

Entièrement d’accord avec Feufollet.

La civilisation est non durable. La civilisation est un concept suprématiste qui place l’humain mâle et civilisé sur un piédestal par rapport aux autres êtres vivants, qu’ils soient humains ou non humains. Ceci est valable dès la première civilisation en Mésopotamie.

ä celles et ceux qui ne voient pas ou ne veulent pas voir l’étendue du désastre en cours (ce que les médias appellent sixième extinction de masse est en fait la solution finale appliquée au vivant, c’est à dire l’assassinat de masse du vivant par notre mode de vie), je ne peux que vous inviter à lire les articles de Le Partage. Le cauchemar, c’est aujourd’hui. Le nier ne sert qu’à le faire empirer. Gilgamesh, un des premiers rois de la première civilisation, a traversé la Mésopotamie pour aller dans la forêt des dieux. Il a tué le gardien de la forêt pour pouvoir la couper et ramener les troncs de cèdres millénaires chez lui pour construire le progrès, une ville. Cette histoire est le premier mythe connu. Il exalte le progrès et nous en sommes toujours là aujourd’hui, sauf que ce progrès, après avoir été globalisé par le crime et la terreur pendant les colonisations, est devenu industriel, ce qui l’a rendu insoutenable pour la planète. Et à celles et ceux qui croient que plus de progrès va sauver ce progrès qui nique la planète, de grâce suicidez-vous, cela fera de la place pour celles et ceux qui croient encore qu’une utopie est possible et qui sont prêt à la réaliser s’ils en ont l’opportunité !

La réalité de tout ça est que par définition notre concept de civilisation n’est pas soutenable. Mais elle est aussi que la majorité des gens ont pour évangile la publicité. Comme dans la pub, ils veulent pouvoir consommer plus, ils veulent avoir une voiture qui engraisse une des pires filières industrielles qui soient et qui pollue l’air de leurs enfants (mdr !) et même quand ils parlent de révolution, ce n’est que pour sauver la civilisation industrielle et leur petit confort qui puent la mort et qui assassinent le vivant en masse ! Ils ne réalisent même pas que clamer ainsi Vive le progrès est contre-révolutionnaire.

26/08/2018 12:20 par Georges SPORRI

@ Dominique / L’arbre est un progrès par rapport à l’herbe et les animaux qui ne sont pas assignés à résidence par des saloperies de racines sont un progrès par rapport aux arbres , les carnivores sont par contre un luxe de la nature / Mais le phénomène humain est encore plus fascinant / Notre espèce est strictement inapte à la vie dans la nature préservée = nous sommes condamnés à produire et reproduire nous même les conditions de notre survie et de notre essor ( Marx dixit ! ) / L’anthropocène ne saurait donc être remis en cause sauf si on considère qu’ils faut rendre la planète aux êtres à petits cerveaux incapables de comprendre et modifier la nature ...
Mais quand la caldéra de Yellowstone explosera ces créatures imbéciles sans industrie seront tout à fait incapables de réparer les.. conséquences de ce cataclysme sur la nature et sur elles mêmes . Nous : nous y parviendrons !

26/08/2018 14:27 par Assimbonanga

@Georges, qu’est-ce que vous prenez ?

26/08/2018 15:57 par Georges SPORRI

@Assimbonanga / Je prend des leçons de réalités en observant le chat de ma copine / d’abord il a plusieurs noms : Garibaldi , Fromzy , Kikikk , Poussin ... / ensuite il nous utilise pour manger du bœuf , de l’agneau , du thon , de la dinde ... / par ailleurs il parvient à sauter sans élan sur mon plan de travail à 94 cm , ce qui représente 2 fois sa taille en comptant 10 % de sa queue / il monte l’escalier 4 X plus vite que moi alors que les marches sont plus hautes que ses pattes . / Vu qu’en plus j’ai lu quelques traités d’éthologie , " l’homme dans le fleuve du vivant " et " ratopolis " , j’aide Garibaldi à chasser les souris et les oiseaux en mettant des miettes vers ses affûts ... J’espère que ma réponse est claire et limpide !

26/08/2018 22:01 par Assimbonanga

@Georges, du coup c’est pas de l’herbe, mais du liquide, clair et limpide !

27/08/2018 11:21 par Titine

Que de mépris pour les "êtres à petits cerveaux" !
Les fourmis elles, ont inventé l’élevage (de pucerons) bien avant l’humain, l’agriculture (des champignons) bien avant l’humain, et elles survivront certainement à tous les accidents nucléaires du monde, tout comme les arbres imbéciles et leurs racines débiles (pourtant capables de communication entre eux).

La beauté est dans les yeux de celui qui regarde, de toute évidence cela est aussi vrai de la bêtise.

27/08/2018 11:41 par Titine

Histoire d’enfoncer le clou de la supériorité humaine et au passage de montrer que les prédateurs ne sont pas un "luxe" de la nature, mais une partie d’un tout qui a sa place et son utilité.
un exemple de la modification des petits cerveaux sur l’ecosystème : vidéo
Maintenant, un exemple de la modification des gros cerveaux humains sur l’écosystème vidéo

27/08/2018 12:11 par Dominique

@ Georges

Vos leçons de réalité ne vous ont pas appris l’humilité. Leçon 1 : Sans la nature nous n’existons pas. Les êtres vivants qui selon vous ont des "saloperies de racines" ont une longévité bien supérieure à la nôtre, ceci évidemment si un cataclysme comme notre mode de vie ne les anéantit pas. Car si vous lisez ce que je dis, le cataclysme dont je parle n’est pas un phénomène naturel, il est causé par le suprématisme inhérent à notre concept de civilisation, et celui-ci est bien plus vieux que le capitalisme. Et ça c’est la leçon numéro 2 de réalité, si le capitalisme est le moteur économique de notre mode de vie qui nique le vivant, c’est notre concept de civilisation suprématiste qui rend possible à la fois le capitalisme et ce mode de vie mortifère et guerrier.

Après vous pouvez interpréter l’histoiree comme bon vous semble, mais ce n’est pas en prenant exemple sur le pire du genre humain que vous changerez quoi que ce soit, si ce n’est pour le pire. L’utopie est sans importance pour des arbres ou des chats, mais elle est centrale pour tout être humain un tant soit peu révolutionnaire. Donc jamais je ne considérerais comme un progrès un mode de vie suprématiste qui s’est transformé en un cancer généralisé pendant les colonisations et qui avec l’industrialisation est rentré dans sa phase terminale. Et jamais j’apporterais le moindre crédit dans les tentatives des médias et des politiques de ce cancer pour minimiser cette catastrophe ou dans leur faux optimisme. Leurs nouvelles technologies ne sont en pratique que de nouvelles métastases de ce cancer qui viennent seulement se rajouter aux anciennes.

Donc à la place de nous parler des arbres et de votre chat, parlez-nous donc de comment vous allez combattre ce cancer généralisé en phase terminale qu’est notre mode de vie pour le vivant ? Et de grâce ne me parlez pas de fausses solutions technologiques, industrielles et globalisées qui ne sont en pratique que de nouvelles métastases, je ne suis pas assez naïf et mal informé pour gober de telles sornettes !

27/08/2018 14:10 par Georges SPORRI

@Dominique / Tout ce que tu dis n’est pas faux ... Il semblerait , selon des thèses sur le climat , que les températures terrestres étaient supérieures à ce qu’elles sont aujourd’hui en 1100 avant le petit Jésus / moins 1100 = début de l’âge du fer + création de prairies , de liens entre communes et de points stratégiques par des incendies volontaires + cultures sur brûlis + multiplication des villes / Badiou affirme aussi que la sédentarité et les villages du néolithique sont les 2 premières grosses conneries de l’humanité ...
Cependant je ne crois ni au jardin d’Eden , ni à la Jérusalem céleste ... Et je ne souhaite pas que la révolution mondiale qui vient soit dirigée ou orientée par la petite bourgeoisie millénariste-écologiste . Et le prolétariat n’est pas utopiste , il agit de manière hyper rationnelle en fonction de ses intérêts immédiats qui sont souvent des urgences . La crise générale du Mode de production capitaliste va provoquer une crise sociale mondiale telle que seules les idées marxistes pourront guider l’action de masses énormes ( des centaines de millions de travailleurs et de chômeurs se mettrons en mouvement ) . Pour ceux qui croient que je radote je signale qu’en France les célébrissimes grèves de juin 1936 c’était 500 000 grévistes soutenus par une majorité sociale de la population ( NB : une minorité statistique peut être une majorité sociale ) , et , les non moins célèbres grèves de mai68 c’était au moins 10 millions de grévistes pendant quelques jours ...

27/08/2018 15:47 par Georges SPORRI

@Titine / Si les humains disparaissaient cela n’inquièterait pas les ours de Kodiak , ni vos fourmis vaccinées contre la pollution nucléaire / Par contre Rémy FRAISSE s’est fait fracasser par la GM pour sauver 3 brins d’herbe et 2 insectes dans une flaque de boue , donc : il était très inquiet ! Et très conscient des crimes contre la nature que j’appelle capitalocène ... Relisez l’ensemble de mes interventions : Assimbonanga m’ayant envoyé une vanne , j’ai répondu par une grosse blague provocatrice , le dimanche on a peut être le droit de se marrer , non ? Contrairement à vous Assimbonanga a parfaitement compris que le chat " Garibaldi " et moi même , nous buvons la même eau minérale non gazeuse en bouteille plastoc ( c’est en tout cas ce que j’ai essayé de faire croire / et j’avoue qu’avec mon pote Marc Arakiouzo on prend l’eau sous forme de glaçons dans les boissons anisées ) //

27/08/2018 19:07 par babelouest

Allons, @Georges, une révolution ne peut être "mondiale", donc démarrer partout à la fois. Seuls des demeurés perfusés au trotskisme tous les matins peuvent y croire. En revanche une révolution peut être internationale, avec des prémisses différences selon les contrées, des chronologies différentes et des points d’orgue plus ou moins synchronisés.

Déjà il est évident, me semble-t-il, que rien ne pourra avancer s’il n’y a pas suffisamment de personnes réellement convaincues que le productivisme fait le lit des horreurs. Pour le moment peu de personnes en ont pris conscience. Même sur LGS je le crains. Il est déjà un peu plus facile de démontrer que les banquiers sont un élément déterminant de nos maux. Ils "possèdent" la planète, selon ce qu’ils laissent entendre ? Ils se contentent de posséder l’arme du crédit, qui selon eux en serait la clef. D’où la nécessité de déclarer la monnaie (la scripturale en premier) inexistante et inutile. Tout le reste s’écroulera.

N’est-ce pas Saint-Exupéry qui rappelait « La planète, ce sont nos enfants qui nous la prêtent » ?

27/08/2018 19:38 par Georges SPORRI

@Babelouest / La définition du capitalisme étant " marché mondial " et celle du stade inférieur du socialisme étant " économie mondiale planifiée " il faudra bien que la révolution commence quelque part , puis s’internationalise , puis se mondialise , non ?
Par contre l’anti productivisme est une idéologie réactionnaire de la petite bourgeoisie décomposée des pays développés .

28/08/2018 01:45 par Dominique

Gauche et droite sont les deux faces de la même pièce car toutes les deux sont progressistes, ce qui implique que toutes les deux ont besoin de la monnaie et ses inégalités ainsi que du productivisme et son aliénation pour construire la société industrielle qui nique la planète. Le marxisme s’inscrit comme le capitalisme dans la marche de la civilisation vers plus d’efficacité. Le capitalisme devient de plus en plus insupportable et le marxisme s’offre pour le remplacer. Pour cela il promet de rendre plus supportable les souffrances causées par les inégalités et l’aliénation. Je comprend sa popularité car comme le capitalisme il promet tout le confort moderne. Un des slogans de campagne de Correa fut "Plus d’extractivisme pour moins d’extractivisme." Les syndicats ne peuvent qu’applaudir, les travailleurs avec et l’armée est envoyée dans la forêt pour essayer de réduire à néant la résistance des peuples locaux aux mégas projets miniers canadiens, européens et chinois. On est en plein Gilgamesh marxiste, on tue le gardien de la forêt pour la détruire avec les mines nécessaires à la construction du progrès. On supprime des milliards d’années d’évolution en quelques millénaires et avec l’industrialisation on devient assez tarés pour croire que 300 ans de science rationnelle dont la réalisation principale est une machine de guerre industrielle qui nique la planète et ne cesse de multiplier ses métastases pourront remplacer ces milliards d’années d’évolution et nous assurer une survie artificielle au milieu d’un monde où la merde minérale technologique aura remplacé la vie, ou le vivant sera obsolète. L’homme ne pouvant devenir éternel, il a créé la machine et cette machine est en train de faire retourner la Terre au stade minéral.

28/08/2018 02:43 par Georges SPORRI

Petite correction : en juin 1936 il on a quand même compté 1,5 millions de grévistes pendant quelques jours ...

28/08/2018 13:54 par Georges SPORRI

@ Dominique / Tes imprécations sont amusantes mais leur fausseté mérite une réponse / 1- Si une irruption majeure de la caldeira du Yellowstone advenait comme prévu cela serait pire pour la nature que toutes les catastrophes et pollutions industrielles constatées depuis le 18ème siècle . Si un météorite géo-croiseur de la même taille que celui qui a fait disparaître les dinosaures déboulait cela re-détruirait la vie à 99 % - Dans ces 2 cas il y a des solutions scientifiques - techniques - industrielles qui nous permettront de sauver la nature contre son pire ennemi = elle-même ! / 2- La nature met des millénaires pour fabriquer du pétrole brut , un réacteur Steinfeld produirait du pétrole raffiné en 5 minutes . La nature n’a laissé vivre que 30 pins Wollemi sur un seul continent , nos pépiniéristes en ont produit plusieurs milliers ...etc. / 3- L’espèce humaine , donc la science , les techniques et les industries , sont un résultat des millénaires d’évolution aussi légitime que les autres .

28/08/2018 14:03 par Guillaume

C’est rafraîchissant de se sentir remis à sa place à sa place de "petit bourgeois" avec des idées gauchistes écolos...
Je me reconnaît dans pas mal de situations, seulement, je n’essaye pas de me sentir au dessus du lot, j’essaye de mieux m’en sortir par des choix.

Et si, manger bio n’était pas une conviction, mais un simple choix, une affaire de goût, un luxe que l’on se permet quand on n’achète pas de voiture neuve, quand on n’a pas le dernier samsung / iphone, et quand on ne claque pas son pognon dans la cloppe ?
Je ne gagne pas de fortune (même si, pour certains...), je choisis où je met ce que je gagne (justement ou injustement, le débat n’est pas là).
Qui veut aller loin, ménage sa monture, et je préfère manger moins mal que la masse, pas pour faire le mariole, pour éviter des problèmes qui arriveront peut être (quand même).

Maintenant, je reste foncièrement d’accord avec la conclusion, la qualité sera (sauf exceptions) toujours un moment sacrifiée sur l’autel du profit.

Pour finir, sur quelle échelle nous basons nous pour définir cette "petite bourgeoisie" de l’article.
Française ? Européenne ? Mondiale ?
Ne sommes nous pas les petits bourgeois de l’Europe (rappel, smic en Bulgarie : 260,76€) , et les Gros bourgeois de la planète ?

28/08/2018 15:54 par Assimbonanga

A la vérité, j’ai un muse et ce muse souvent me souffle des idées inspirantes. Ce matin, il m’a soufflé que Hulot allait monter un "mouvement" pour les européennes, de façon à couper l’herbe sous les pieds de Jadot et de Mélenchon et qu’une fois la comédie terminée, il reviendrait dans les jupes de Macron, ce bienveillant génie politique.
Je me demande si je prends les paris avec mon muse : Hulot va-t-il participer aux européennes (malgré ses dires) ?
Certes, il faudrait que tout citoyen digne de ce nom écoute les discours dans leur intégralité et chronologiquement, en particulier icelui, prononcé aux amphis d’été 2018 : https://lafranceinsoumise.fr/2018/08/24/amfis2018-suivez-les-conferences-diffusees-en-direct/
Mais quel citoyen moderne est encore en capacité de rester concentré 2h de temps ?

28/08/2018 16:34 par Made in Québec

Certain meurt de leur cancer au cerveau, d’autres vivent avec une tumeur à la place du cerveau…

Rémi Fraisse doit se retourner dans sa tombe !

29/08/2018 02:05 par Dominique

@ Georges :
Je vous ai demandé de répondre sur la menace que notre mode de vie fait peser aujourd’hui sur le vivant, pas sur des menaces fantasmées.

Je parle de la réalité d’aujourd’hui : ce que les médias appellent la sixième extinction de masse n’est pas causée par des si mais par notre mode de vie scientifique, technique, industriel et guerrier. Par conséquent ce mode de vie, au lieu de nous sauver de dangers fantasmés est en train de niquer le vivant. C’est donc lui le danger mortel. à partir du moment où vous préférez ignorer les alertes de ces gens - les scientifiques - que vous devez admirer tant vu votre enthousiasme à célébrer la science et la technologie, et ignorer ainsi la menace existentielle que notre mode de vie représente aujourd’hui pour l’ensemble d’un vivant dont, quelque soit notre attitude à son égard, nous faisons intégralement partie, et préférez à la place entretenir des menaces fantasmées, cette discussion ne m’intéresse pas car elle n’a aucun intérêt.

29/08/2018 10:52 par Assimbonanga

Faut juste pas tout mélanger, amalgamer, ni faire des approximations. Bien sûr que Wauquiez doit manger bio ! Et ceux qui remplissent le caddy à la biocoop sont tous les notables et les bourgeois de la ville. Eux, ce qu’ils veulent, c’est ce qu’il y a de mieux pour leur bec fin et leur petite santé, c’est évident. Ils bénéficient des engagements et des luttes menés par leurs adversaires politiques. Ils sont les éternels récupérateurs, c’est immuable, dans les siècles des siècles. Les autres, ils font de la bio autrement, tant bien que mal, et à l’économie, et ils tachent d’être vertueux. Toutefois, beaucoup de gens se complaisent à n’apporter qu’une goutte de colibri, laissant Wauquiez ( ou Macron, ou Retailleau, tous du même acabit) arroser à pleins tubes de subventions toutes les grosses entreprises de la région, industrielles ou agricoles, qui vont dévaster la nature et le tissu économique, qui feront fermer toutes les petites entreprises locales car elles ne feront plus le poids face aux scieries mastodontes (par exemple). Et pour détourner l’attention de leurs méfaits récurrents, accuser les immigrants. C’est tellement facile !
Il faut ouvrir les yeux et observer ce qui change dans votre paysage local. Les décisions signées au conseil régional, au conseil départemental, à la communauté de commune ont des répercutions directes et très concrètes autour de vous. Et c’est pas des gouttes de colibri. Ça change tout.

29/08/2018 13:22 par Feufollet

L’intérêt d’un débat, c’est d’essayer de faire bouger les lignes de l’obscurantisme
Après, quand l’obscurantisme est scellé dans le marbre
Vous pouvez rappeler toutes sortes d’évidences, rien n’y fera
Que vous soyez de gauche ou de droite, mangez bio et éthique, mais ne mangez pas idiot
Actuellement, la vrai révolution est dans nos assiettes
Ceux qui ne l’ont pas encore compris ne sont que des petits agents du système
Des soutiens à Monsanto, Nestlé et toutes ces saloperies de multinationales capitalistes
Alors ne cherchez plus d’excuses pour vous justifier de vos incohérences
Vos mauvaises postures intellectuelles ressemblent à vos défécations quotidiennes
Elles puent

29/08/2018 13:38 par Georges SPORRI

@Dominique / Tu accuses les sciences , les techniques et les industries / Moi , j’accuse le capitalisme / Ce débat peut durer des siècles ... Je pense que la cupidité abjecte des bourgeois et la mégalomanie des empereurs , la guerre économique permanente et la priorité donnée aux dépenses militaires , ...etc. , aboutissent à une irresponsabilité environnementale ... Des industries de réparation de " la planète " et même d’amélioration sont pensables et réalisables / Par exemple , en SUISSE , vous devriez fabriquer 41 000 km de buttes de permaculture chaque année pendant 10 ans et planter des noisetiers robustes partout , remplacer 40% des conifères par des feuillus et construire 2 lean-linear-city ( arterial arcology ) sur les crêtes du Jura ... Je te laisse regarder le reportage " the lessons of the loess plateau " sur YouTube ...

29/08/2018 16:25 par Assimbonanga

construire 2 lean-linear-city ( arterial arcology ) sur les crêtes du Jura  ? Non, Georges, le Jura ne te remercie pas. Tu dis des conneries, ce n’est plus très marrant. La terre n’est pas une petite maquette où tu peux construire des jolis prototypes peints avec ton petit pinceau. Chaque nouvelle construction repose sur la destruction de l’état des lieux précédent et nécessite des masses de matériaux et de transports de ces matériaux. A chaque fois les équilibres des sources, des cours d’eau, des animaux, des forêts, des prairies, des liens sociaux antérieurs sont bouleversés. Faut au contraire faire une pause. Ta foi dans le progrès technique t’aveugle. Tu es coincé dans une époque passée, tel la belle au bois dormant derrière sa barricade de ronces dans son palais où le temps s’est arrêté depuis 100 ans.

29/08/2018 17:07 par Georges SPORRI

@Assimbonanga / Vu que je souhaite que soient détruites toutes les résidences secondaires avec jardins privés et tous les quartiers résidentiels au bord des lacs ... il faut bien que je propose une alternative ! Idem en France où les rives du Léman , du lac d’Annecy , et de bien d’autres plans d’eau sont privatisés et surpeuplés .

29/08/2018 20:04 par Feufollet

Non Georges, tu n’est pas obligé de proposer quelque chose
Soigner le mal par le mal, ça a assez duré
Vas donc à Hollywood, prêcher ton prêchi prêcha
Ils adorent ce genre de rêveries
Si tu n’est pas encore américain, tu n’auras pas de mal à te convertir

29/08/2018 20:07 par Georges Damour

Georges SPORRI connu aussi l’appellation local : le taré de la Charente.

L’ homme qui veut arrêter les plaques tectoniques, commander : le vent, l’eau, le soleil, asservir le vivant et son évolution pour le seul bénéfice de la race qu’il considère comme exceptionnellement supérieur et seul digne d’intérêt, l’Homo sapiens .
Et pour se divertir faire construire plus de ponts à Bordeaux (comme s’il n’y en avait pas déjà suffisamment) pour gagner du temps en allant jouir à moins cher au Pas de la Case.

29/08/2018 22:10 par Georges SPORRI

Wouaw ! Faut se calmer un peu ... Je suis pour un pont entre Meschers sur Gironde et le Verdon sur Mer : c’est grave ? c’est indécent ? / Je pense aussi que lorsque la dérive des continents aura fermé le détroit de Gibraltar l’humanité devra trouver des solutions forcément techniques et industrielles pour retarder le plus longtemps possible l’évaporation à 90 % de la Méditerranée : c’est grave ? c’est porno ? c’est nazi ? c’est subventionné par Monsanto ? c’est du wauquiéro-lepenisme ?/ Je pense aussi que la nature n’a rien à voir avec le jardin d’Eden des bigots et des écolos , que les dinosaures n’ont pas disparu à cause de l’industrie du tabac et que l’explosion du Yellowstone il y a 640 000 a presque fait disparaître les archanthropes : alors là je reconnais que c’est grave car en blasphémant ainsi contre les délires de la secte millénariste je fais de la peine aux adeptes !

29/08/2018 23:15 par Dominique

Je l’ai déjà vu ce documentaire. à l’échelle de la Chine, c’est comme chez nous les écos. quartier : un truc pour les bobos haut de gamme qui ont les moyens de se les payer. Après sur le capitalisme, je suis entièrement d’accord qu’il faut le critiquer, mais encore faut-il le critiquer pour ce qu’il est : l’outil économique de notre mode de vie depuis le début des colonisations. Mais il n’est rien de plus que cela : un outil économique, ce qui implique que l’accabler de tous les maux revient à tomber dans le piège du fétichisme des moyens, piège dénoncé par Marx. Il est tout autant illusoire de croire que changer l’outil économique d’une société au concept de civilisation suprématiste (comme je l’ai expliqué plus haut) pourrait suffire à la rendre vertueuse. Au contraire, ce remplacement de l’outil économique ne ferait que s’inscrire dans le cycle historique de ces civilisations suprématistes qui régissent nos vies depuis le début de l’antiquité vers plus d’efficacité.

C’est aussi Saint Exupéry qui, dans sa Lettre au général "X", demande que le problème de fond soit réglé. Il ne faisait pas plus confiance au marxisme qu’au capitalisme pour cela, et avec raison. Le capitalisme comme le marxisme sont des alliés de l’industrie, c’est-à-dire de l’extrême-droite. En Amérique latine Correa à oser envoyer l’armée dans la forêt pour écraser la résistance des habitants de ces forêts à des mégas projets miniers, projets qui de plus sont tous étrangers, l’Europe, le Canada et la Chine ayant remplacé les USA. Au Venezuela, ils essaient au moins de se débarasser des compradores, c’est en tous cas le discours officiel, mais en pratique c’est seulement pour livrer le pays à des capitaux d’autres pays que les USA. Et ce sont toujours les mêmes qui trinquent, les peuples autochtones et la Nature. Comme dans Gilgamesh, le premier mythe connu de la première civilisation de l’histoire. On a aussi vu lors de Mai 68 ce que vaut la gauche européenne : Les slogans des premiers jours furent récupérés par la gauche. Le "Non à la guerre" par les syndicats et le "Non à la société de consommation" par des braillards opportunistes à la Kohn Bendit. Dans les 2 cas, Business as usual et No future.

Depuis 68, de l’eau à couler sous les ponts mais le désastre environnemental que représente notre mode de vie n’a fait qu’empirer. Quand ils ne peuvent nier ce désastre, médias et politiques s’enferment dans un optimisme béat qui ne sert qu’à masquer le fait que pour eux, comme G. Bush l’a affirmé, notre mode de vie n’est pas négociable. Ils sont donc bien tous d’accord sur l’essentiel : la tuerie finale doit continuer. La nature a mis plusieurs milliards d’année pour se développer et produire l’être humain, et ce dernier est en passe, en seulement 3 siècles de "révolution" industrielle, de la faire retourner au stade minéral. En route c’est du minéral, un pont c’est du minéral, une voiture, un avion, un smart phone, c’est du minéral. Un orgue électronique c’est du minéral. Nos maisons sont du minéral à 99 %. Nous ne pourrons pas plus manger nos smart phones que nos cartes de crédit. Du fond des océans au sommet de l’Everest, 3 siècles de "révolution" industrielle ont suffit pour assassiner la moitié des espèces vivantes, et les illuminés de ce système mortifère et suprématiste, quand ils n’en réfère pas à dieu pour le justifier (Tu domineras la terre et toutes ses créatures - bible page 2), nous parlent de comètes et de Yellowstone... mdr !

Georges nous parle de noisetiers, un arbre utile (le sale mot) qui nous donne des fruits que nous pouvons manger sans rien exiger de nous en retour. En Suisse, il y avait 4000 espèces différentes de pommiers il y a 1 siècle. Aujourd’hui il n’y en a plus que 2000. Cette disparition comme ils appellent cet assassinat de masse par notre mode de vie, a été constaté pour toutes les autres variétés de fruits. La ville de Lausanne veut donc, dans une tentative pour enrayer cela, planter des arbres fruitiers dans les espaces publics. C’est bien, mais pendant le même temps la municipalité rose-verte ne pense qu’à continuer à développer la ville, et face aux intérêts économique, la Nature ne fait pas le poids quand il s’agit de signer un contrat ou une autorisation de démolir la Nature pour la remplacer par notre civilisation du minéral. Il y a 2 ans dans un squat à Renens, j’étais sur place quand le propriétaire est venu avec la municipale communiste. Cela a pris 30 seconde pour qu’ils se mettent d’accord : Vous pouvez couper tous les arbres, même les 2 sapins de 30 et 35 mètres de haut, mais attention ce petit frêne rabougri et mal foutu, gardez-le. Le résultat des courses est que cela a pris une semaine à l’entreprise mandatée pour raser jusqu’au dernier brin d’herbe de la parcelle, mais l’honneur de la commune était sauf car en se trompant d’arbre à protéger, elle peut donner le change dans les médias.. Cela pour construire une résidence pour riches étudiants étrangers.

Cet exemple montre bien que le capitalisme est un problème majeur, mais qu’il s’inscrit dans la logique d’un système suprématiste qui méprise totalement la Nature et la rabaisse à un statut utilitaire semblable à celui de ces godemichets en plastiques censés remplacer le contact humain.

30/08/2018 02:33 par Georges SPORRI

@ Dominique / Un peu de sérieux STP ! Entre 1978 et 2016 les chinois ont planté 66 milliards d’arbres et de buissons / D’abord c’était de la reforestation pour réparer des " erreurs " du passé , puis c’est devenu de l’afforestation pour détruire les écosystème pauvres , laids , chiants ou tristes ( the lessons of the loess plateau est le documentaire qui décrit cette magnifique œuvre dirigée par des scientifiques et rendue possible par des industries ) / Le programme actuel prévoit 11 milliards d’arbres supplémentaires et l’afforestation partielle du désert de Taklamakan avec de l’eau qui sera acheminée par plusieurs tunnels et aqueducs ... Les franchouillards méprisent ça , préfèrent donner des leçons de morale ... Tant pis pour eux , ils ne représentent que 1 % de la population mondiale , alors c’est pas grave ...

30/08/2018 02:55 par Georges Damour

Par exemple , en SUISSE , vous devriez fabriquer 41 000 km de buttes de permaculture chaque année pendant 10 ans et planter des noisetiers robustes partout , remplacer 40% des conifères par des feuillus...

Sauf erreur, la Suisse : fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ographie_de_la_Suisse
Frontières :1852 km
Côtes : 0 km
Donc un contour de 1852 km (enseignants, enseignantes, lectorat du GS à vous de jouez, merci)

le Doc.Georges Sporri écrit bien en km, pas en km².
41 000 km x 10 = 410 000 km de permaculture, etc.
soit
410 000 km / 1 852 km = 221,38 km donc ….221 fois le contour de la Suisse.

D’accord c’est une erreur et le Doc. Georges Sporri voulait écrire 41 000 km2
la Suisse = 41 285 km²
41 285 km² x 10 = 412.850 km² de permaculture, etc.
Soit
412 850 km² / 41 000 km² = 10,06 fois la superficie de la Suisse

Mais pourquoi pas, la permaculture c’est très bien une frontière verte naturelle, c’est plus agréable qu’une frontière de fric et de flics et puis des noisetiers robustes, bonne idée à mettre partout même dans le chocolat et les conifères sont magnifiques,
les remplacer ? Non ! C’est que du bonheur, les feuillus ? On rajoute...Enfin de l’air frais, pur.
Par contre vu la grandeur du projet que va devenir l’Homo sapiens suisse ou les banques ?
Immigrer en France pardi !
Qui les Suisses ou les banques ?
Ben, l’ Homo sapiens français et accueillant par nature, non ?
Alors, pourquoi choisir les suisses lorsqu’on peut avoir les banques.

Ah ! Damour t’as vraiment rien pigé en plus de faire des calculs douteux.

Ce que je veux dire par 41 000 km de buttes de permaculture pendant 10 ans c’est de défoncer les Alpes à coup de dynatonique effervescente, écraser le Jura, aplanir la Suisse, la niveler à coups de bulldozers, la défoncer avec des tractosaurus incandescents à réacteurs shotgun et ressorts stroboscopiques, la laminer avec ..

Enfin quoi ! De l’écologie réaliste, la vraie pas celle des niaiseux aux jus de pissenlit.

30/08/2018 04:14 par Georges Damour

Je pense aussi que lorsque la dérive des continents aura fermé le détroit de Gibraltar l’humanité devra trouver des solutions forcément techniques et industrielles pour retarder le plus longtemps possible l’évaporation à 90 % de la Méditerranée : c’est grave ? c’est porno ? c’est nazi ? c’est subventionné par Monsanto ? c’est du wauquiéro-lepenisme ?

- Pas du tout c’est du 100% Georges SPORRI comme on l’aime -

Quand le détroit de Gibraltar sera fermer nous serons tous avec vous pour voir les africains, les africaines le traverser à pied tranquillement ou bien en ailes volantes protéiformes sans craindre la mort par noyade, dans un monde sans frontières pendant que des européens ou des asiatiques pourront grâce à la téléportation, à cheval ou à dos de chameau flottant sur des tapis volants se balader en Afrique.
Sur ce même et unique continent L’Afroeurasie ou le nom que vous voudrait bien lui donner.

Du moins si avant, Homo sapiens n’a pas fais sauter ou crever la planète terre pendant que les riches et cruels coupables capitalistes en ricanant s’enfuyaient dans l’espace sur… Merde ! Boum, bien fait pour eux !

30/08/2018 06:36 par Georges Damour

Je pense aussi que la nature n’a rien à voir avec le jardin d’Eden des bigots et des écolos

Effectivement vous faites bien de penser car l’Eden est une invention de certains humains regroupés dans divers sectes
multi-millénaristes devenues des religions officielles.
Contrairement à la nature qui vous permet de respirer ou d’avoir un rhume des foins.
La nature n’est ni votre amie ni votre ennemie, elle existe tout comme vous.

30/08/2018 07:54 par babelouest

Hi hi Georges... les sporri me font éternuer ! ces globalistes, tout de même, quels irréalistes ! Comme si les mêmes recettes pouvaient fonctionner partout, de Laponie en Ecuador... en passant par le Tchad et la Suisse ! La mondialisation, qu’elle soit "de droite" comme "de gauche", est bien non une solution, mais un sacré problème ! J’attends avec impatience (oui, impatience) la fin du trotskisme. Celui de Soros, comme celui du POI....

30/08/2018 13:15 par Georges SPORRI

@Dufour , vous êtes amusant ! 100m X 100m = 10 000m2 = 1 hectare . Si c’est une prairie de terre meuble et si on y construit des buttes de perma de 100m de long X 1m de large , séparées par 1m de chemin + herbe , on peut en construire 50 , non ? Or, 50 fois 100m = 5000m . Conclusion : dans un hectare on peut foutre 5km de buttes de perma - Helvétie = 41 000 km2 = 4 100 000 hectares .
DONC : " mes " 410 000 km linéaires de buttes = 410 000 m2 = 41 hectares / Avec de très bons conseils scientifiques cela pourrait cependant booster la production de fraises des bois bio , ce qui amusera les promeneurs ! Si la suisse voulait devenir le premier producteur mondial de fraises des bois bio et exporter elle pourrait commencer par 500 000 km de buttes de perma chaque année pendant 20 ans ...

30/08/2018 15:43 par Assimbonanga

@Georges, si tu veux délirer sur "toutes les résidences secondaires avec jardins privés et tous les quartiers résidentiels au bord des lacs ...ou sur les rives du Léman , du lac d’Annecy , et de bien d’autres plans d’eau privatisés et surpeuplés ", tu ferais mieux de prôner la dictature du prolétariat et la nationalisation de ces lieux idylliques et déjà construits où on irait se reposer grâce à des congés payés de 3 mois, histoire de faire le trajet à pied pour se passer de bagnoles. On ferait des listes de rationnement vacancier où chacun prendrait son tour avec suffisamment de temps pour en profiter pleinement. Moins mais mieux et plus long.

30/08/2018 17:31 par Georges Damour

@Georges SPORRI je vous retourne le compliment, vous également vous êtes amusant et possédez un sens de l’humour ensorceleur à l’égal de vos contorsions calculatoires.

Mais pour des fraises, vu la maigre récolte de cette année 2018 je suis d’accord !
vous pouvez même svp m’en envoyer 1 ou 2 kilos.
Merci.

30/08/2018 17:41 par Assimbonanga

Peut intéresser : https://zad.nadir.org/spip.php?article6092&var_mode=calcul Extrait :

Camarades, nous sommes des internationalistes venu.e.s du monde entier, vivants et travaillants actuellement dans le domaine de l’écologie au Rojava, dans le Nord syrien. [...]
En coopération avec les entités responsables du travail écologique de l’auto-administration, nous avons lancé au début de cette année la campagne : "Make Rojava Green Again". Notre premier grand projet dans ce cadre et notre travail pratique en cours consiste en l’établissement d’une pépinière. Sous le régime Baath syrien, les kurdes de Syrie ont subis une violente politique d’assimilation et de répression. Le régime a également essayé de garder la région dans une dépendance économique de style coloniale. Cela s’est traduit par une déforestation de masse pour développer une monoculture de blé, tout autre culture était alors interdite.
Notre pépinière a pour but de soutenir les efforts de l’auto administration locale dans la reforestation d’une réserve naturelle dans le canton de Cizire. Nous essayons en même temps d’entrer en contact avec des experts du monde entier pour résoudre différents problèmes écologiques dans les domaines du recyclage, de l’énergie et de la réutilisation des eaux usées. Plusieurs de ces experts viendront dans les prochains mois au Rojava pour travailler avec nous.
Ici, dans la Commune Internationaliste, nous essayons d’établir un village écologique modèle. Nous allons travailler sur différents projets pilotes : construction d’une éolienne, expérimentations avec des systèmes de réutilisation des eaux usées, biogaz à partir de composte et développement de petits projets de recyclage. Ces projets pourront être plus tard répliqués dans la région.
A côté des travaux pratiques, nous discutons la signification de l’écologie pour la révolution du Rojava et ce à quoi une société écologique et démocratique pourrait ressembler. Nos discussions ne sont pas que théoriques, nous avons aussi fait des récherches sur la situation écologique au Rojava et mené des reflexions sur des perspectives et des solutions basées sur notre expérience dans la région.

04/09/2018 09:52 par Dominique

Il n’y a qu’à lire l’histoire de Gilgamesh, un des premiers rois de la première civilisation qui, dans sa quête ratée pour devenir immortel, n’a rien trouvé de mieux à faire que de tuer le gardien de la forêt pour pouvoir la couper et construire une ville pour savoir que ce que nous appelons civilisation n’est que l’histoire d’une bande de ratés car totalement inadaptés à la vie naturelle. Nous en faisons tous partie à des degrés divers. Le problème aujourd’hui est qu’avec le capitalisme et les colonisations, le mode de vie de cette bande d’inadaptés a été globalisé et qu’avec son industrialisation, il est devenu un cancer en phase terminale pour le vivant. Les marxistes nous disent "Plus d’extractivisme pour moins d’extractivisme". Autrement dit "Plus de cancer pour moins de cancer". C’est sur qu’au point où nous en sommes, plus de ce cancer qu’est notre mode de vie militaro-industriel ne peut signifier que la mort du patient. Après cela, il ne restera que le minéral.

Quand au Rojawa, la CIA qui les sponsorise doit être bien dépitée pour nous faire le coup des bobos marxistes écolos. mdr !

04/09/2018 18:53 par Assimbonanga

La CIA les sponsorise ? Tu as des noms précis d’organisations sponsorisées ?

05/09/2018 23:17 par Georges SPORRI

Erreur / Mon post du 30-08 à 13:15 a été écrit très vite ... 1m X 41 000 Km = 41 000 000 de m2 = 4100 hectares = 41 km2 = 0,1 % de la superficie de la Suisse / Proposition hyper modeste voire minimaliste ... ( En fait c’est ce qu’ils pourraient faire sur la Suisse Romande ou alors dans les 3 cantons les moins bien dotés ... ) . Il faudrait que je rapporte ça au nombre de communes en Helvétie ...etc. mais j’ai pas envie ...

09/09/2018 02:03 par Dominique

Historiquement, il semble que le Rojava a effectivement été une expérience libertaire très intéressante. Voir BARNUM2017 ; Si on étudiait le Confédéralisme Démocratique et l’exemple du Rojava Kurde, plutôt ? par jbl1960

Malheureusement, avec la guerre en Syrie, ils ont été incorporés dans les Forces Démocratiques Syriennes, créées et armées par les USA. "Le « Rojava » héberge de nombreuses installations et bases militaires étasuniennes, concrètement le « Rojava » permet aujourd’hui aux États-Unis d’occuper la Syrie et de lui voler sa région la plus riche en pétrole et en gaz. J’utilise des guillemets pour « Rojava », car c’est un mot nouveau qui désigne pour le PYD l’ouest du Kurdistan, alors même que les Kurdes n’ont quasiment aucune présence historique dans cette région ! Afrin est un territoire kurde, mais dans quasiment tout le reste du « Rojava » Il n’y avait pas de Kurdes avant la guerre." Syrie : Libération de la Ghouta . . . et « pschiiit » du mythe « Rojava » ! ( Vidéo ) par Luniterre

De plus, les kurdes sont minoritaires dans de nombreuses parties de ce qui est aujourd’hui le Rojava. "On voit que cela correspond encore aux limites du « Rojava » à l’époque de la bataille de Kobané, époque à partir de laquelle l’instrumentalisation de cette « nation » a été officialisée par l’impérialisme US lui-même, bien au delà d’un simple « soutien tactique » face à l’ « État islamique ».
Au fil des années suivantes, et au fil des opérations militaires commanditées par l’occident et l’impérialisme US en particulier, ce « Rojava » s’est étendu au point d’englober pratiquement un tiers de la Syrie…" Tout ça pour ça... ?! Ou les éternels démons kollabos de la petite bourgeoisie maoïste par Luniterre

Aussi : "En plus d’abriter dans leurs rangs d’anciens membres de l’Etat islamique et d’autres organisations terroristes, les FDS collaborent également régulièrement avec l’Etat islamique dans le nord-est de la Syrie en s’attaquant à des cibles syriennes et russes. Bien qu’apparemment « ennemis », les Kurdes et l’Etat islamique se sont déjà montrés circulant les uns parmi les autres en toute connivence ; et il est même arrivé que les Kurdes coopèrent avec l’Etat islamique sous la coordination des forces spéciales américaines." Chomsky signataire d’un appel « progressiste » pour la poursuite de l’implication militaire américaine en Syrie

Ou : "Il faut absolument garder en tête que les habitants du nord de la Syrie ne sont pas majoritairement Kurdes. Le Rojava est en dehors du Kurdistan, les Kurdes se trouvant essentiellement en Turquie. En Irak les Kurdes sont soutenus par Israël. On peut penser que la Turquie est opposé à la création d’un Kurdistan mais on peut aussi penser qu’il pourrait en profiter pour y déporter ses Kurdes tout en en repeuplant le sud de la Turquie avec les Syriens. Et effectivement les YPG/YPJ sont soupçonnés de procéder à des déplacements de population.

Pour brouiller les cartes, les États-Unis ont créé les Forces Démocratiques Syriennes qui regroupent les Kurdes avec des combattants arabes, mais concrètement les YPG/YPJ sont largement majoritaires et procèdent à une « kurdisation » forcée de la région. Le pouvoir est au parti, le PYD. Le paradis libertaire est censé régner dans des zones organisées depuis toujours de manière tribale, en guerre, sous le contrôle de soldats armés et commandés par les États-Unis.
...
Les États-Unis ont implantés une bonne dizaine de sites militaires au sein des communes libres du Rojava, ils ont pu envoyer des milliers de soldats : ils ont donc envahi la Syrie, en toute discrétion. Les derniers événements montrent clairement que les Kurdes sont actuellement plus en guerre contre l’État syrien que contre Daech. Ils ont réussis à reprendre de vastes territoires riches en pétrole à Daech sans que ceux-ci ripostent, afin d’empêcher l’armée syrienne d’en reprendre possession. Daech a ensuite lancée une grande offensive contre l’armée-syrienne, permettant aux Kurdes de s’emparer d’encore plus de puits de pétrole et de gaz. On a vu un chef de tribu auparavant daechiste se mettre au service des Kurdes. Il est encore trop tôt pour savoir ce qui se passe vraiment au Rojava, mais il y a de quoi se méfier et être prudent. ..." Gauche révolutionnaire : la grande manipulation par Vincent Lenormant

Ou ce qu’en dit Robert Bibeau. Je ne crois pas en ses théories économiques car le problème de fond est bien plus profond que le seul capitalisme, il s’agit de notre concept suprématiste de civilisation qui fait de nous des inadaptés à la vie naturelle, mais dans cet article il a raison de dire "que les Forces démocratiques syriennes (FDS), les YPG et les YPJ, diverses milices kurdes, [ont été] affrétées par ces mêmes puissances impérialistes pour démembrer la Syrie et l’Irak" TERRORISTES PROMUS GARDE-FRONTIÈRES EN SYRIE (!)

Voir aussi Les leçons d’Afrin : Pour en finir avec le « McDo-marxisme » ! par Luniterre

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