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L’apocalypse pour très bientôt - (The New York Times)

The End - The Doors

Soudain, il est devenu facile de voir comment l’euro - cette grande expérience défectueuse d’une union monétaire sans union politique - peut rompre au niveau des coutures. Nous ne parlons pas d’une perspective si lointaine. Les choses pourraient s’effondrer à une vitesse étonnante, dans un terme de mois, pas d’années. Et les coûts - à la fois économiques et, sans doute encore plus importants, politiques - pourraient être énormes.

Cela ne doit pas se produire ; l’euro (Ou du moins sa plus grande part) peut encore être sauvé. Mais il faudra que les dirigeants européens, en particulier en Allemagne et à la Banque centrale européenne, commencent à agir très différemment de la façon dont ils ont agi ces dernières années. Ils doivent cesser de moraliser et traiter avec la réalité, ils ont besoin d’arrêter de temporiser et, pour une fois de redresser la courbe.

Je voudrais pouvoir dire que j’ai été optimiste.

L’histoire jusqu’ici : Lorsque l’euro est entré en fonction, il y a eu une grande vague d’optimisme en Europe - et il s’est avéré que ceci, c’était la pire chose qui pouvait arriver. L’argent versé en Espagne et d’autres nations, qui étaient alors perçus comme des placements sûrs ; cette inondation du capital a alimenté une énormes bulle immobilière et d’énormes déficits commerciaux. Puis, avec la crise financière de 2008, la crue a séché, causant de graves récessions dans les pays mêmes qui avaient auparavant explosé.

A ce moment-là , le manque d’union politique de l’Europe est devenu une responsabilité grave. La Floride et l’Espagne ont toutes deux connu des bulles immobilières, mais lors de l’éclatement de la bulle en Floride, les retraités pouvaient encore compter sur l’obtention de leurs chèques de sécurité sociale et de Medicare de Washington. L’Espagne n’a pas reçu un soutien comparable. Donc, la bulle a éclaté se transformant aussi en une crise financière.

La réponse de l’Europe a été l’austérité : des réductions sauvages des dépenses dans une tentative de rassurer les marchés obligataires. Pourtant, comme n’importe quel économiste sensé aurait pu vous le dire (et nous l’avons fait, oui, nous l’avons fait), ces réductions ont aggravé la dépression dans les économies en difficulté de l’Europe, en minant à la fois la confiance des investisseurs et en conduisant à une instabilité politique croissante.

Et maintenant vient le moment de vérité.

La Grèce est, pour l’instant, le point focal. Les électeurs qui sont naturellement en colère contre les politiques qui ont produit 22% de taux de chômage - plus de 50% chez les jeunes - se sont retournés contre les partis ayant appliqué ces politiques. Et parce que la totalité de l’establishment politique grec a été, en effet, victime d’intimidations pour approuver une orthodoxie économique vouée à l’échec, le résultat de la révulsion des électeurs a été la montée en puissance des extrémistes. Même si les sondages sont mauvais et la coalition au pouvoir gagnait péniblement en quelque sorte une majorité dans le prochain tour de scrutin, ce jeu est fondamentalement en place : la Grèce ne poursuivra pas, ne pourra pas poursuivre les politiques que l’Allemagne et la Banque centrale européenne exigent.

Alors quoi maintenant ? A l’heure actuelle, la Grèce connaît ce qui est appelé une "banqueroute à petites foulées" - quelque chose comme une banqueroute au ralenti, car les déposants sortent de plus en plus leur argent en prévision d’une éventuelle sortie grecque de l’euro. La Banque centrale européenne assure, en effet le financement de cette banque gérée par les prêts des euros nécessaires à la Grèce ; si (et probablement) lorsque la banque centrale décidera qu’elle ne peut plus prêter, la Grèce sera contrainte d’abandonner l’euro et d’émettre à nouveau sa propre monnaie.

Cette démonstration que l’euro est, en fait, réversible conduirait, à son tour, à mettre sous pression les banques espagnoles et italiennes. Une fois de plus la Banque centrale européenne devrait choisir de fournir ou pas un financement sans limite, si elle devait dire non, l’euro dans son ensemble exploserait.

Cependant, un financement n’est pas suffisant. L’Italie et, en particulier l’Espagne, doivent se voir offrir un espoir - un environnement économique dans lequel ils aient des chances raisonnables de sortir de l’austérité et de la dépression. En réalité, la seule façon de fournir un tel environnement serait pour la Banque centrale d’abandonner son obsession de la stabilité des prix, d’accepter et même de favoriser plusieurs années d’une inflation de 3% ou 4% en Europe (Et plus que cela en Allemagne).

Tant les banquiers centraux que les Allemands détestent cette idée, mais c’est la seule façon plausible par laquelle l’euro pourrait être sauvé. Dans les derniers deux ans et demi, les dirigeants européens ont réagi face à la crise avec des demi-mesures qui n’ont acheté que du temps, mais ils n’ont pas fait usage de ce temps. Maintenant le temps est écoulé.

Alors l’Europe va-t-elle finalement se redresser à cette occasion ? Espérons-le - et pas seulement parce qu’une défaillance de l’euro aurait des répercussions néfastes à travers le monde. Les plus grands coûts d’un échec de la stratégie européenne seraient probablement politiques.

Pensez-y de cette façon : un échec de l’euro équivaudrait à une défaite énorme pour l’ensemble de la construction européenne, la tentative de ramener la paix, la prospérité et la démocratie sur un continent avec une histoire terrible. Il devrait tout aussi bien avoir le même effet qu’en Grèce où l’échec de l’austérité a discrédité un courant politique et légitimé des extrémistes.

Pour chacun d’entre nous, alors, le succès européen est un enjeu important - pourtant c’est aux Européens eux-mêmes de s’offrir ce succès. Le monde entier attend de voir s’ils sont à la hauteur.

Paul Krugman, le 17 mai 2012.

Source : Apocalypse Fairly Soon

COMMENTAIRES  

21/05/2012 07:18 par Yannik

"Je voudrais pouvoir dire que j’ai été optimiste."

"Pourtant, comme n’importe quel économiste sensé aurait pu vous le dire (et nous l’avons fait, oui, nous l’avons fait), ces réductions ont aggravé la dépression dans les économies en difficulté de l’Europe, en minant à la fois la confiance des investisseurs et en conduisant à une instabilité politique croissante."

Paul Krugman

Voila en effet des années que Paul Krugman appelle les dirigeants et décideurs européens à la raison - en vain - autant pisser dans un violon comme l’on dit. Une de ses longues interview a pourtant encore récemment été publiée dans le grand magazine papier en langue allemande Der Spiegel, et reprise en ligne en libre accès sur leur site anglophone, outre sa chronique régulière dans le New York Times. Angela Merkel serait une personne dotée de capacités intellectuelles très au dessus de la moyenne, nous dit-on, c’est très problable, c’est en effet une ancienne joueuse d’échecs de très haut niveau. Que fait-elle de son intelligence ? Ne lit-elle ni la presse étrangère, ni la presse allemande ? Serait-elle affectée du syndrome d’Asperger ? Peut-on être supérieurement intélligent et ne rien comprendre à rien à ce point ?

La réalité est pourtant que l’Europe est de facto dirigée par des crétins cupides, cruels, brutaux, monstrueusement égoïstes et cyniques. Leur médiocrité et leurs vices les conduisent tout droit dans le mur, mais ce qui est tragique, c’est qu’ils y conduisent - comme toujours - leurs peuples avec eux, et même peut-être au delà ... Ce n’est pas une tragédie grècque que nous vivons aujourd’hui, c’est bien pire que cela, c’est au mieux une tragédie de ce vieux continent maudit !

21/05/2012 08:18 par oldfart

Le titre est bon ,
quant à l’analyse , ce n’est qu’un " rabachage" de tout ce que l’on peut lire sur les médias alternatifs comme LGS (n’y voyez surtout pas un quelconque dénigrement à votre endroit LGS).
Le NYT voudrait il se donner bonne conscience ?
Une analyse d’ailleurs completement à coté de la plaque car l’apocalypse ne viendra pas d’une quelconque crise financière , on s’en fout de leur pognon ! qu’ils en crèvent , et ils en crèveront...........
Attendez encore un peu de voir se qui va se passer au Japon , et là , la crise financière ne sera plus qu’un lointain souvenir ............... On se demandera meme pourquoi on s’est tant pris la tete avec ça !
Et je me rend compte qu’aucun parti politique ( et je souligne bien "aucun") ne sera capable d’influer sur la médiocrité d’une grosse , grosse , mais vraiment très très grosse partie de l’humanité qui ne pense plus qu’à se remplir "sa" panse et celle de "sa " projéniture quitte à vendre son ame au diable............ Elle (l’humanité) l’a vendu ,elle en payera le prix !
Vos dirigeant l’on voulu ainsi , et ce qui me console c’est que ça leur retombera de toute façon sur leur gueules !
Personne n’y échappera , le seul instant ou la "justice" sera égale pour tous ! Que du bonheur !.............
Elle est pas belle la vie ?
Alors à tous ceux qui ne sont pas "lobotomisés" par la société , à tous ceux qui ne se sont pas mis au "palangre"
à tous ceux qui n’ont ni dieu ni maitre ;
"enjoy" vos proches qui vous aiment et ceux que vous aimez , "enjoy" l’eden , que nous a offert GAIA , qui ne se remettra jamais des souillures que nous sommes, pendant qu’il en est encore temps..........
C le pire que je puisse vous souhaiter .

21/05/2012 08:44 par oldfart

Il est parti, le sarkonazi
Et même, si de ma vie
Jamais, je n’ai voté
J’étais content qu’il fut chassé
Satisfait qu’il fut dégradé
Mais d’autres le remplaceront
Mais d’autres l’imiteront
Vous ne m’aimez pas
Je ne vous aime pas
Cela tombe bien !
Vous me méprisez
Je vous méprise
Cela tombe bien !
Pour vous, je n’existe pas
Pour moi, vous n’existez pas
Cela tombe bien !
Et le nombre n’y fait rien
En plus ou en moins
Cela tombe bien !
Il est parti le sarkonazi
Et même, si de ma vie
Jamais, je n’ai voté
J’étais content qu’il fut chassé
Satisfait qu’il fut dégradé
Mais d’autres le remplaceront
Mais d’autres l’imiteront
Il est parti le sarkonazi
Et je ris, je ris, je ris
De vos têtes de confettis
Vous avez peur pour votre argent
Qui transforme tout en bain de sang
Vous avez des têtes à claques
Vous avez des têtes de matraques
Je voudrais vous gifler
Je voudrais vous cracher
Il est parti le sarkonazi
Mais d’autres le remplaceront
Mais d’autres l’imiteront
L’argent c’est dégueulasse
Cela rend tout chlasse
Vous ne m’aimez pas
Je ne vous aime pas
Cela tombe bien !
L’argent du pouvoir
Le pouvoir de l’argent
Ou tout est gigantesque mouroir
Sans un réel savoir imaginant
Il n’y aurait plus d’idéologie
Mais plus que des pipis
Il faut gérer ses intérêts
Il faut ménager ses méfaits
Nous attendons le grand effondrement
De l’économie, de la culture
Nous attendons la grande catastrophe
De la vie, de la nature
Plus rien ne vaudra rien
Déjà , plus rien ne vaut rien
Tout sera, intégralement, dément
Pourtant, il est parti, le sarkonazi
Mais les puissances d’argent
Sont toujours avec lui
Et d’autres le remplaceront
Et d’autres l’imiteront
Nous attendons la grande catastrophe
Nous attendons le grand effondrement
Nous ne nous aimions pas
Nous nous méprisions
Nous les humains, c’est certain !
Patrice Faubert ( 2012 ) pouète, peuète, puète, paraphysicien, Pat dit l’invité sur "hiway.fr"

21/05/2012 10:17 par Roger Lafosse

Paul Krugman dit "cette inondation du capital a alimenté une énorme bulle immobilière et d’énormes déficits commerciaux". Ici il accuse les capitalistes de s’être comportés en extrémistes ?
Puis il dit "La réponse de l’Europe a été l’austérité : des réductions sauvages des dépenses dans une tentative de rassurer les marchés obligataires". Donc il accuse les politiques européennes de s’être comportées en extrémistes.
Il passe rapidement sur la crise financière qui aurait été induite par la crise immobilière. En fait il l’énorme bulle monétaire n’ayant plus aucun rapport avec la masse monétaire nécessaire au système productif s’est constituée avant la bulle immobilière. Cette bulle monétaire est tellement énorme qu’injecter 1000 milliards pour relancer l’économie des US n’a plus aucun effet. Ceux qui ont créé cette situation sont des extrémistes.
Enfin Paul Krugman ne dit rien sur l’énorme bulle militaro-industrielle qui risque de nous faire très mal quand elle explosera. Cette bulle est le fait d’extrémistes, voire même peut-être de débiles mentaux. En attendant elle mine toute les économies.
Finalement Paul Krugman a l’air de dire que tout est parti de la bulle immobilière, causée sans doute par les petits épargnants qui stupidement voulaient être propriétaires de leur logement. Les voilà les vrais extrémistes, ceux qui aujourd’hui votent mal en Europe, selon Paul Krugman, cet économiste épris de paix, prospérité et démocratie.

21/05/2012 10:36 par Michail

21/05/2012 à 07:18, par Yannik
....
La réalité est pourtant que l’Europe est de facto dirigée par des crétins cupides, cruels, brutaux, monstrueusement égoïstes et cyniques...

Sa comparaison du même phénomène de bulle financière en Espagne et en Floride est à ce propos particulièrement cruelle et pertinente, quand Uncle Sam fait fonctionner la solidarité confédérale, les Européens précipitent sans sourciller certains de leurs membres tout droit en marche arrière vers le Moyen-Age.

Faire pire que ne le font eux-mêmes les apôtres du capitalisme pur et dur, il faut le faire non ?

21/05/2012 à 08:18, par oldfart
...
Le titre est bon ,
quant à l’analyse , ce n’est qu’un " rabachage" de tout ce que l’on peut lire sur les médias alternatifs...

Ouais... Mais maintenant que l’on a la votre on est sauvés !

21/05/2012 10:43 par Yannik

21/05/2012 à 10:17, par Roger Lafosse

Finalement Paul Krugman a l’air de dire que tout est parti de la bulle immobilière, causée sans doute par les petits épargnants qui stupidement voulaient être propriétaires de leur logement.

Si ce n’est qu’il n’a jamais dit ça, ce ne sont bien évidemment pas des petits épargants qui ont spéculé en Espagne, en Grèce ni nulle part ailleurs !

21/05/2012 11:00 par Michail

@21/05/2012 à 10:17, par Roger Lafosse

Ce ne sont pas les pauvres types qui achètent une maison à crédit qui créent les bulles financières, ce sont les spéculateurs et les banques qui leur vendent et leur prêtent du pognon, c’est un truisme ! Vous confondez tout simplement les coupables avec leurs victimes...

21/05/2012 12:45 par Yannik

21/05/2012 à 08:18, par oldfart

Le NYT voudrait il se donner bonne conscience ?

Est-il utile de préciser que Paul Krugman s’exprime à titre tout à fait personnel dans la rubrique "Opinion" du New York Times et qu’il n’a bien entendu rien à voir avec la direction éditoriale ni même le journal, qu’il n’est pas journaliste mais professeur d’université ?

21/05/2012 13:42 par Annie Stasse

Durant les années 28/29 c’était la première fois, ils n’avaient pas d’excuses de leur voracité pour autant, mais enfin il n’y avait pas eu de précédent…
Cette fois si. Nous avons un précédent. C’est tout à fait irréel quand nous lisons les faits qui se sont succèdés, les positions des politiques, des économistes, de tous les gens qui savent et nous gouvernent : c’était exactement pareil que maintenant. Ils savent ce qu’il en est résulté.
Nous y retournons droit : partis fachos partout en Europe, ou gouvernement pour certains, ou pas loin pour d’autres. Il en est résulté la plus grande catastrophe possible pour l’humanité : une guerre mondiale effrayante.

Ils n’ont aucune mémoire, ils ne tirent aucune leçon de l’expérience, connaissent-ils même l’Histoire, on se le demande.

La voracité de quelques-uns mène le monde entier vers une nouvelle catastrophe… je n’ose imaginer laquelle.
Ils avaient choisi Hitler.

21/05/2012 17:47 par Anne W

(...) il faudra que les dirigeants européens, (...)
Il faudrait déjà que les élus européens cessent de se comporter en dirigeants pour revenir au rôle pour lequel ils ont été élus, celui de mandataires, de représentants.(on peur rêver ou il faudra leur imposer ce changement de comportement)
Et alors pour en venir à la conclusion de l’article, peut-être pourra-t-on parler de démocratie.
Un grand courant se lève en Europe pour imposer une démocratie participative, comme celui qui s’est levé en Islande. Et qui sanctionne les outre-passements de mandats de certains élus.
Un monde avec des dirigeants et des dirigés, des décideurs et des décidés, un monde dans lequel les élus passent outre aux résultats de référendums, signent des traités qui reflètent la volonté d’une caste dirigeante à laquelle ils sont inféodés en faisant fi non seulement des aspirations des peuples, mais leurs besoins les plus essentiels, c’est de fait, une dictature, peu importe la façade sous laquelle elle se présente.
Et l’article cautionne non seulement ce rôle de dirigeant mais le renforcement d’une Europe dont les peuples européens démythifiés ne veulent plus.
Audit des dettes, assemblée constituante, arrêt de l’escalade (des dépenses) militaires et construction (ou non) de l’ Europe sur d’autres bases... Et cela ne se décide pas seul(s) mais nécessite de grands débats publics qui rendent au peuples la parole confisquée, les moyens de créer ses propres expertises.
Et la Grèce semble prendre les devants (à suivre) puisqu’il est question que s’y déroule un référendum sur la question de "rester ou sortir de la zone Euro."

21/05/2012 18:12 par Michail

21/05/2012 à 17:47, par Anne W
...
Et la Grèce semble prendre les devants (à suivre) puisqu’il est question que s’y déroule un référendum sur la question de "rester ou sortir de la zone Euro."

Ah bon ?

Tsipras : ce n’est pas à Merkel de décider d’un référendum en Grèce

Le leader du parti grec de gauche Syriza Alexis Tsipras a déclaré lundi à Paris que ce n’était pas à la chancelière allemande Angela Merkel de décider d’un référendum en Grèce.

La Grèce est un pays souverain (...). Ce n’est pas à Mme Merkel de décider si nous allons avancer vers un référendum ou non, a déclaré M. Tsipras, lors d’une conférence commune avec Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement de la gauche radicale française Front de gauche.

Il n’y a rien à négocier dans le memorandum (le plan d’austérité de l’UE, du FMI et de la BCE pour la Grèce, ndlr) car on ne négocie pas avec l’enfer, a affirmé également M. Tsipras.

Ce qu’il s’agit de rediscuter, ce n’est pas le mémorandum, mais la dette publique, a-t-il fait valoir.

Le porte-parole de la chancelière allemande, Georg Streiter a une nouvelle fois démenti avec force que Mme Merkel ait suggéré d’organiser un référendum sur l’euro en Grèce, et souligné qu’elle n’était pas disposée à fournir des ingrédients à la cuisine politique grecque.

Mme Merkel doit comprendre qu’elle est un partenaire comme les autres (...) dans une eurozone sans locataire ni propriétaire, a déclaré M. Tsipras.

21/05/2012 18:26 par gérard

@ Yannik
Entièrement d’accord avec toutes tes analyses, sauf que je ne pense pas que l’article de Paul krugman soit passé "par hasard" dans la rubrique "opinion" du NYT. Mon avis est que même à l’intérieur du Système il y en a qui commencent à se rendre compte que le Système par son hyper-puissance est tout simplement devenu fou et incontrôlable...
Cela vient de très très loin dans le temps, et notamment d’un certain Cecil Rhodes, voir l’analyse de Pierre Hillard :http://www.voltairenet.org/Histoire-du-Nouvel-ordre-mondial
(Un livre indispensable à lire : "l’Amérique que nous voulons "de P. Krugman)

L’article est on ne peut plus pertinent, sauf que Paul Krugman ne peut pas aborder ( et ce n’est pas le moment de le faire), le fond du problème, c’est à dire sa source : les Néoconservateurs américains, le complexe militaro-industriel et la Finance Anglo-saxonne...
Les "racines du mal", mais on les comprend aisément par son livre...

Ce qui a été enclenché sur tous les fronts au moins depuis le 11 septembre inclus, est devenu hors de contrôle.
C’est l’Allemagne qui détient le pouvoir de s’y opposer, mais....avec Angela Merkel ?
Quant à l’intelligence supposée supérieure de Angela Merkel, c’est fort possible, mais il ne faut pas confondre "intelligence" et "bon sens", les deux peuvent ne pas aller de concert, ce qui est d’ailleurs très souvent le cas ! Quant à son "énergie"...de qui parlait-on en tant que "capitaine de pédalo", c’est à mon avis encore plus son cas, c’en est un.... balloté par les courants et les vagues des Länder...
Apocalypse ?
J’espérais pourtant ne pas être d’accord avec ça, mais malheureusement....
Petite lueur positive, et elle vient, j’ose à peine le dire, surtout sur LGS, de Hollande !
La nomination de Fabius , partisan du NON, en tant que Ministre des Affaires Étrangères, par Hollande, et en plus de celui qui a été à l’origine de qualificatifs bien peu sympathiques...sur ce même Hollande qui, soit il n’est vraiment pas rancunier, soit il a voulu envoyer un message à l’Allemagne...
Étonnant non ?

21/05/2012 18:42 par Yannik

21/05/2012 à 17:47, par Anne W

Et l’article cautionne non seulement ce rôle de dirigeant mais le renforcement d’une Europe dont les peuples européens démythifiés ne veulent plus.

Je ne comprends pas ce qui pourrait vous faire penser cela, actuellement l’UE est dirigée par le Conseil européen, c’est à dire les chefs d’Etat, c’est un fait, l’auteur ne cautionne rien et bien au contraire il les accable en affirmant qu’ils se sont comportés en dépit du bon sens jusqu’à présent et en aplliquant des restrictions sauvages ?

21/05/2012 22:45 par Disjecta

@ Yannik et Michail

Je vous conseille de bien relire Roger Lafosse (avec un peu de sens du second degré), qui ne fait que dire ce que vous pensez.
C’est intéressant quelque part d’avoir ce point de vue "éclairé" de Paul Krugman et pour bien connaître le Grand Soir, je crois savoir pourquoi ils l’ont mis ici.
En vérité, Paul Krugman fait partie de ces moules demi-éclairées qui semblent croire que l’idiotie dont font preuve les dirigeants européens ne résulte que d’un aveuglement passager - idiotie pourtant enseignée par les écoles dites "d’élite" dont proviennent ces dirigeants (et Krugman lui-même). Il s’agit d’un combat de classes, auquel participe Paul Krugman mais dans le mauvais camp (probablement sans s’en rendre compte, accordons-lui ça). Réduire Syriza à un parti extrémiste du même ordre que l’Aube dorée néo-fasciste, c’est ne rien comprendre aux dernières possibilités que semble encore en mesure d’offrir le jeu démocratique européen (pseudo-démocratique, cf. Etienne Chouard). L’extrême droite n’est que le chien de garde en dernier recours de la classe des nantis. Auparavant cette classe dispose des supposés modérés de la droite libérale et de la sociale-démocratie pour faire le boulot. Voilà les extrémistes.
Paul Krugman, dont le pouvoir dans son pays de "haute démocratie" se partagent entre les "modérés" démocrates et les "modérés" républicains, n’a évidemment aucune chance de percevoir cela.

22/05/2012 03:38 par ADSKIPPY

@ Disjecta 21/5/’12
et les "fans" de Paul Kruger.

Disjecta semble avoir compris. Dans un monde de mediocrite, l’aspect "voila un Americain pas trop con" semble impressionner quelques lecteurs du LGS. Mais en verite, Paul Krugman fait partie, de ce qu’on appel chez nous, "a moderator" ou "a fence sitter", c.a.d., qui ne s’engage pas, qui hesite, sans conviction. Les "economistes" comme Kruger sonts une distraction plus qu’autre chose. En voulant critiquer certaines aspects "micro-economiques", tout en se guardent bien de ne pas mettre le "system" en cause, mais les "hommes".

Le sport preferes du media "Anglo Saxonne" et certains "economistes" de choix, c’est d’attirer l’attention sur l’Europe, car ca les evitent de parler de leur propre crise economique. Derriere le "mumbo Jumbo" (bla..bla.. bla..) du "specialiste", Paul Kruger est le complice consentant du "system", qu’il n’ose pas condamner, au risque de perdre son status et credibilite.

En ce qui concerne la notion de "la droite" ou "la gauche", pour un anglo saxon en general, surtout un Americain, ca se limite essentiellement, a savoir de quel main se tient le couteau et la fourchette.

22/05/2012 06:41 par Yannik

21/05/2012 à 18:26, par gérard
@ Yannik

Entièrement d’accord avec toutes tes analyses, sauf que je ne pense pas que l’article de Paul krugman soit passé "par hasard" dans la rubrique "opinion" du NYT. Mon avis est que même à l’intérieur du Système il y en a qui commencent à se rendre compte que le Système par son hyper-puissance est tout simplement devenu fou et incontrôlable...

Bah vous savez, moi-même je n’ai pas analysé grand-chose, je me suis contenté de donner mon sentiment sur ce texte et son auteur que je lis régulièrement..

Mais enfin, pour le reste je ne suis pas friand des visions manichéennes ni des interprétations spéculatives des événements basées sur un supposé plan concerté et orchestré secrètement par quelque puissance occulte malveillante toute puissante. Je suis un rationaliste, je préfère me contenter des faits que de spéculer. Alors bien évidemment les propositions telles que "des événements qui ne surviendraient pas par hasard", un "système" qui régirait le monde, ou les références à une date magique du "11 septembre 2001" ont peu de chances de soulever mon enthousiasme et mon approbation. Mais enfin chacun voit midi à sa porte comme l’on dit.

S’agissant de la traduction en français du livre de Paul Krugman : "The Conscience of a Liberal", je ne suis pour ma part déjà pas convaincu que le titre choisi par le traducteur soit très judicieux. Il est vrai que le titre anglais lui-même est un peu complexe faisant référence à une livre antérieur du même titre répondant à un premier travail intitulé "The Conscience of a Conservative"… Mais tout comme il existe quelques "Red Neck" néanderthaliens texans qui dès qu’ils entendront prononcer le mot "France" le traduiront instantanément par "pays de singes capitulards mangeurs de fromage", il existe ailleurs sur la planète leurs pendants qui dès qu’ils liront le mot "Amérique" vont se mettre à voir rouge et à adopter le même type de poésie et de "raisonnements" intellectuels stratosphériques. Alors à mon avis quand on peut tenter d’éviter ce type de réflexe pavlovien, ce n’est pas plus mal. Ceci étant dit nous sommes tout à fait d’accord sur le fait qu’il s’agit d’un livre super intéressant !

Pour ce qui est d’Angela Merkel je crois que nous disons également la même chose, il est clair que ce n’est pas malheureusement le bon sens qui l’étouffe.

22/05/2012 07:16 par Yannik

@21/05/2012 à 22:45, par Disjecta

Hé, hé ! Quand on parle du loup…

N’étant pour ma part pas un fanatique des talk-shows, je vous avoue laisser cette gymnastique à la mode du "2ème degré" aux amateurs du genre…

S’agissant de Paul Krugman, libre à vous de ne pas le trouver sympathique, c’est votre droit le plus strict, mais se contenter de lui reprocher d’être citoyen étasunien, d’avoir suivi ses études et de vivre dans ce pays, me semble tout même assez peu convainquant et pour le moins léger, pardonnez-moi. Ceci dit on pourrait effectivement éventuellement - je vous l’accorde - l’inviter à émigrer en République populaire démocratique de Corée, pourquoi pas ?

Toutefois pour ce qui me concerne je préfère - plutôt que lui faire des procès d’intention - me contenter d’apprécier (ou pas le cas échéant) la pertinence de ce qu’il argumente.

22/05/2012 07:50 par oldfart

@ Michail
Cher michail , je n’ai jamais pensé sauver qui que ce soit mais si vous croyez que votre "prose" nous sauve alors je vous répondrai :"Jesus , sors de ce corps !"
@disjecta
le meilleur des coms sur cet article

ps : incroyable qu’il eu fallut attendre le quatorzième coms sur LGS pour tout résumer !

22/05/2012 09:26 par vandetta

un peu de bon sens chers amis.
Quand quelque chose paraît trop stupide, c’est que c’est fait exprès.
Quand Krugman dit naivement que Merkel est très intelligente et qu’il ne comprend pas son attitude stupide, et bien c’est évidemment parce qu’elle fait exprès d’attiser le feu de la crise avec l’austérité. Le but est très simple : que les puissants s’emparent encore un peu plus du monde en rachetant tout à prix cassé. Comment arrive une crise économique selon vous ? C’est la faute à "pas de chance" ? Mais réveillez-vous, tout est fait exprès pour que le monde soit dominé par ce caste de psychopathes riches et puissants.

22/05/2012 10:21 par gérard

@ 21/05/2012 à 22:45, par Disjecta
Vous ne savez pas lire ni analyser ce que dit Paul Krugman, vous l’interprétez partialement, vous dites qu’il

Réduit Syriza à un parti extrémiste du même ordre que l’Aube dorée

alors qu’il n’a absolument jamais écrit cela , mais uniquement :

le résultat de la révulsion des électeurs a été la montée en puissance des extrémistes.

Il ne faut pas oublier en premier qu’il s’adresse à un public américain.
C’est un auditoire pour qui le mot de "gauche", signifie immédiatement communiste, avec celui de "Front de gauche" par exemple, et c’est le "couteau entre les dents" qui apparait immédiatement !
Il ne parle que "des extrémistes". Il ne cite jamais Syriza.
Partant d’une affirmation fausse.. le reste déjà ne peut plus "tenir la route"...mais continuons :

- Il y a en plus de votre part une perversion du langage : Syriza comme le Front de Gauche ne se déterminent pas comme étant extrémistes et s’en défendent même...Ils sont montrés comme tels...par toutes les droites y compris..."socialistes"...

- Si vous aviez lu de lui par exemple "l’Amérique que nous voulons" (je vous le conseille vivement !), vous auriez su qu’une bonne partie de son livre est la dénonciation de la montée en puissance des néoconservateurs américains, de l’Extrême droite, et de l’augmentation exponentielle des inégalités aux USA..., ce n’est pas du tout l’analyse que vous en faites :

"l’idiotie dont font preuve les dirigeants européens ne résulte que d’un aveuglement passager"

Ce n’est pas "un aveuglement passager" seulement, que Krugman dénonce dans son livre, mais bien au contraire, c’est la "reprise en main" de grande envergure, après un "New Deal" (que les conservateurs n’avaient jamais digéré), avec des Thatcher, Reagan et Cie..., et il en fait la démonstration...et aussi qu’elle se continue !

- Si vous aviez bien lu cet article, et d’autres de lui qui sont passés sur LGS, vous vous seriez aussi aperçu que beaucoup d’analyses de Krugman se retrouvent chez Jacques Généreux, l’Économiste du Front de Gauche...notamment sur ce qu’il importe de faire en premier et de toute urgence sur le rôle que la BCE devrait avoir, ce n’est pas ouvertement dit, mais celui de faire tourner "la planche à billet", avec l’inflation salutaire (!) qui devrait en résulter...

Je ne résiste pas à faire passer un simple petit passage du livre de Krugman, sur les "inégalités" :

"Les riches d’aujourd’hui ont créé leur propre pays virtuel, [...] Ils se sont construit un monde auto-suffisant bien à eux, où ils ont tout : leur propre système de santé, leur réseau de voyage, leur économie séparée [...]. Les riches ne se contentent pas de s’enrichir ; ils deviennent financièrement des étrangers, parce qu’ils créent leur pays dans le pays, leur société dans la société, leur économie dans l’économie "

Quelqu’un qui dénonce ça, ne peut pas être foncièrement mauvais...

22/05/2012 15:01 par Michail

@21/05/2012 à 07:30, par Yannik

Les Talk Shows, ce n’est pas mon truc non plus !

@21/05/2012 à 22:45, par Disjecta

Moi, quand on me qualifie extrémiste de gauche, j’en conviens volontiers, et je prends ça pour un compliment, pas vous ?

Sinon vous connaissez ça ?

Ceci étant associer Paul Krugman à un système économique ou politique me semble pour le moins curieux, car sa notoriété vient précisément du fait que bien que d’un profil académique très conventionnel, il avance des idées tout à fait innovantes et pas du tout orthodoxes dans la discipline qui est la sienne et le monde dans lequel nous vivons.

C’est un peu comme si l’on voulait reprocher à Noam Chomsky - dans un autre registre - les tendances plus que rémanentes de la politique étrangère US pour l’impérialisme : tout le monde admettra j’imagine que même si l’on peut lui reprocher certaines choses, (& moi le premier) lui reprocher cela ce serait tout de même grotesque, non ?

22/05/2012 à 09:26, par vandetta

Quand Krugman dit naivement que Merkel est très intelligente et qu’il ne comprend pas son attitude stupide…

Ah, ah ! Pardon mais ce n’est pas Paul Krugman qui dit ça, c’est Yannik !

@22/05/2012 à 10:21, par gérard

Une fois n’est pas coutume, mais nous sommes parfaitement d’accord en l’occurrence !

22/05/2012 15:58 par SAMY

M. Krugman semble oublier que dix pays de l’UE n’ont pas l’euro, et qu’ils ne sont pas prêts de changer d’avis. Alors que les pères de l’Euro avaient tablé sur le raliement tardif de ces Nations, pensant que le succès de l’Euro finirait par convaincre les récalcitrants. On peut toujours attendre... Je ne vois donc pas par quelle logique la perte de l’Euro remettrait en cause le projet européen dans son ensemble. A moins de vouloir exclure de l’UE tous les pays qui n’adopteraient pas l’Euro. Je ne crois pas que c’est prévu...

Par ailleurs, le projet de l’euro n’est pas viable. Les anglais qui ont inventé la Banque centrale avaient prévenu : une Banque centrale sans État ni gouvernement ça ne peut pas fonctionner. En fait, ce serait une bonne chose que l’Euro explose, cela permettrait de tout remettre à plat. Continuer sur cette voie-là n’est pas tenable et coûtera finalement beaucoup plus cher, en termes financiers et politiques.

L’option de la monnaie commune paraît la solution la plus sage et la plus efficiente, la plus réaliste aussi. Car contrairement à Paul Krugman, j’ai plutôt tendance à croire que les erreurs du passé reproduiront toujours les mêmes échecs... Et qu’une fuite en avant fédéraliste n’est tout simplement pas possible -ni souhaitable !-, pour la simple raison que ce bon fédéral reviendrait à exclure de fait les dix pays qui ne font pas partie de la zone euro.
D’un point de vue juridique et dans la vraie vie, ça ne peut pas exister. Ou alors il faudrait que M. Krugman nous fasse part de ses talents cachés de constitutionnaliste.

Quant à la paix sur le vieux continent, ça se saurait si elle tenait à l’Euro ; ce genre d’argumentaire est juste pathétique. On est en plein delirium...

22/05/2012 16:48 par Michail

@22/05/2012 à 07:50, par oldfart

Je ne sais pas dans quel monde effrayant vous vivez, mais dans le mien - bien qu’il soit loin d’être paradisiaque - il n’y a grâce à Dieu pas les épouvantables personnages que vous évoquez ; pas de Satan, Jésus ou autre pape pervers sadique dans mon voisinage jusqu’à présent, tout un chacun peut vivre tant bien que mal mais paisiblement...

23/05/2012 08:54 par oldfart

@Michail
tiens , un "extrémiste de gauche" , fier de l’ètre et ne reconnaissant pas la valeur symbolique des mots ?
alors , michail , quand je parlais de vendre son ame au "diable", j’aurai pu parler :
*des 80% des profs (allez , 95% meme) qui finalement ne sont que des presses purée faisant passer les petits gnenfant dans les trous calibrés de la grilles
*ou des 100% de douaniers pret a faire chavirer des bateaux de migrants ou à foutre de pauvres bougres dans des centres*
*ou de tous ces militaires aux "ordres" de je ne sais quelle m.....e
*ces 99% de flics controlant au faciés
*ces 99,999 % de gens qui bossent dans le nucléaire
.
.
Bon , ça commence à faire une bonne partie de l’humanité ça non ?
vous en voulez encore ?
ah c vrai , tous ces gens ont une famille , des gosses à nourrir vous comprenez.......alors........
ben fallait y penser avant voyez vous !
vous m’avez catalogué , étiqueté , un peu vite Michail........
Mais auriez vous préféré un "BHL , sors de ce corps ! " ?
Et puis le titre "bon Dieu" (je le met entre guillemet parce qu’avec vous...) , le titre : APOCALYPSE !
c pas moi qui l’ai inventé !..............
Krugman est il bigot ?
tenez moi au courant.
dans l’attente , have a good day .

23/05/2012 12:20 par Michail

@23/05/2012 à 08:54, par oldfart

Je ne vois pas bien le rapport entre votre propos et le sujet du fil, je n’ai pour pas part pas l’intension d’ergoter sur des questions annexes qui n’ont rien à voir et n’intéressent assurément personne.

23/05/2012 13:26 par Yannik

22/05/2012 à 15:58, par SAMY

M. Krugman semble oublier que dix pays de l’UE n’ont pas l’euro, et qu’ils ne sont pas prêts de changer d’avis

Il semble ? De très loin alors ? Si l’on jette par exemple un oeil sur la situation de la deuxième économie de l’UE - le Royaume uni en l’occurrence - il ne semble pas du tout évident qu’il s’en sorte mieux, ni distinctement des économies de l’eurozone, comme l’Allemagne, la France ou l’Italie par exemple, me semble-t-il, non ? Je crois savoir que le RU est officiellement en récession, non ? Je crois savoir que les chiffres du chômage, les indices internationaux de pauvreté, d’illettrisme, de précarité de la santé, sont particulièrement affligeants chez nos amis sujets de la Couronne britannique, non ? Je crois savoir que l’industrie britannique n’a plus grand-chose de britannique -à force de délocalisations massives et de cessions de capital à des grands trusts internationaux - à l’image par exemple de feu leur industrie automobile, non ?

J’ai cru aussi remarquer récemment une déclaration très commentée de notre ami David Cameron, dans laquelle il affirmait sans rire que le prochain scrutin législatif grec serait à ses yeux un référendum sur l’euro, (Amen !) non ? Déclaration saugrenue qui lui a bien évidemment attiré les foudres aussi bien des dits eurosceptiques locaux, que des Grecs déjà excédés par les diktats de Berlin, Francfort, Bruxelles, Strasbourg, Paris, Amsterdam et Viennes.

Vous pensez sérieusement qu’un professeur d’économie a fortiori du niveau de Paul Krugman pourrait ignorer ce type d’éléments dans ses analyses ?

D’autre part quand vous écrivez :

Par ailleurs, le projet de l’euro n’est pas viable. Les anglais qui ont inventé la Banque centrale avaient prévenu : une Banque centrale sans État ni gouvernement ça ne peut pas fonctionner. En fait, ce serait une bonne chose que l’Euro explose, cela permettrait de tout remettre à plat. Continuer sur cette voie-là n’est pas tenable et coûtera finalement beaucoup plus cher, en termes financiers et politiques.

Puis- sans rire - juste après :

L’option de la monnaie commune paraît la solution la plus sage et la plus efficiente, la plus réaliste aussi. Car contrairement à Paul Krugman, j’ai plutôt tendance à croire que les erreurs du passé reproduiront toujours les mêmes échecs... Et qu’une fuite en avant fédéraliste n’est tout simplement pas possible -ni souhaitable !-, pour la simple raison que ce bon fédéral reviendrait à exclure de fait les dix pays qui ne font pas partie de la zone euro.

Vous m’excuserez, mais j’ai du mal à saisir la cohérence de l’ensemble !

Quand aux postulats tout à fait surprenants que vous lancez on ne sait trop en vertu de quoi dans cette dernière proposition, ils sont tout à fait désopilants ! En vertu de quoi donc devrait-on vous acheter l’idée saugrenue selon laquelle la monnaie unique européenne serait une panacée (Après avoir affirmé que si l’euro explosait ce serait la meilleure des choses !) et le fédéralisme une atrocité ?

Alors pour ce qu’il s’agirait "d’argumentaire grotesque" ou de "delirium", permettez-moi de sourire…

23/05/2012 16:19 par SAMY

Réponse @ Yannik

Je parlais des 10 pays qui ne sont pas dans la zone euro et non pas seulement du Royaume Uni. Or, les 9 autres pays s’en sorte bien mieux que la France, que la Grèce, que l’Espagne... et même que l’Allemagne si on retient pour seul critère la dynamique économique (le taux de croissance). C’est factuel (voir le site de Eurostat). D’ailleurs, il est de notoriété publique que la zone euro a été la zone économique la plus impactée par la crise.

D’autre part, mon propos était de dire que ces 10 pays ne souhaitaient pas rejoindre la zone euro ! (Et je maintiens cette affirmation.) Votre remarque est donc hors sujet.

2. "En vertu de quoi donc devrait-on vous acheter l’idée saugrenue selon laquelle la monnaie unique européenne serait une panacée (Après avoir affirmé que si l’euro explosait ce serait la meilleure des choses !) et le fédéralisme une atrocité ?"

Sur ce point, vous me faites dire ce que je n’ai pas dit... "L’incohérence" vient peut-être du fait de votre difficulté à comprendre ce que vous lisez.

23/05/2012 18:44 par Michail

22/05/2012 à 15:58, par SAMY
...
L’option de la monnaie commune paraît la solution la plus sage et la plus efficiente, la plus réaliste aussi. Car contrairement à Paul Krugman, j’ai plutôt tendance à croire (...) qu’une fuite en avant fédéraliste n’est tout simplement pas possible -ni souhaitable...

Vous ne devez vraiment pas être nombreux sur la planète à soutenir une telle position ! On ne peut pas dire que les faits appuient cette thèse et c’est peu que le dire... Pourquoi il y a-t-il donc une crise de l’eurozone et de l’UE, si c’était un système si parfait ?

Je ne vois pas bien en outre ce que l’on pourrait reprocher à une solution fédérale. Est-ce le fait que dans un tel système les états riches contribuent au bénéfice des états plus pauvres ? Est-ce-ce le fait que l’on puisse l’organiser comme un système démocratique plutôt qu’une oligarchie technocratique antisociale ?

23/05/2012 19:25 par Yannik

Une interview de Paul Krugman parue dans Der Spiegel du 21 mai : "Right Now, We Need Expansion"

24/05/2012 03:50 par ADSKIPPY

@ Michail 23.05.’12

"Pourquoi il y-at-il donc une crise de l’eurozone et de l’UE..." ?

D’abord, il n y a pas une crise QUE dans l’eurozone et de l’UE.

Il faut tout de meme se rappeler que l’eurozone est une idee d’economistes et technocrates emanent d’une ideologie du "marche libre", donc principalement, au benefice de grands puissances d’argent et speculateurs. Maximum de profits a court terme et peu importe les consequences a long terme. Les pays membres ne se sonts pas imposes de force pour y adherer, mais etaient invites, en toute connaissence de cause. Maintenant, les citoyens, qui a priori ne sont responsables en rien, sont demandes de se sacrifier et renflouer les caisses. D’ou l’expression "privatiser le profits et socialiser les pertes".

Pendant ce temps, les vautours font mains basses sur le peu que les citoyens possedent encore. C’est que, meme dans la misere des autres, il y a boucoup de profits a faire ; essentiellement par privatisations et ventes de toutes biens publiques, et la creation des marches de services speculatives.

L’endettement individuel et collective a pour effet principale de rendre les gens dociles, donc maleables. Le chomage (env.12% en France, constamment depuis longtemps) est une reserve de sous-proletariat plus facilement exploitable et servant de rappel a tous ceux qui voudront faire trop de zele.

Bien sur, une relance economique est preferable. Ma question a qui peut me repondre (Paul Kruger ?) est : Peut-on relancer l’economie de maniere VIABLE, sans modification fondamentale de ces memes structures, qui sont la raison principale de nos difficultes actuels ? Ou bien va-t-on encore se contenter d’une rafistolage temporaire en attendant la prochaine crise ?

24/05/2012 09:41 par Yannik

"La sortie de la zone euro de la Grèce et un plan de sauvetage pour les banques espagnoles sont deux possibilités de plus en plus probables. Si elles se réalisent et que nous n’assistons pas ensuite à une impulsion considérable sur les marchés de la part de la BCE, ainsi que de Berlin, de Paris et des autres institutions européennes, avec des mesures claires afin de parvenir à une forme d’union politique, il y aura des files d’attente dans les banques, des sorties de capitaux à la périphérie de l’UE et un flot de pays en faillite.

Soit l’Allemagne accepte l’inflation (hausse des salaires, relance, BCE à l’américaine), soit il y aura des défauts de paiement, des cadavres politiques, et même pour eux [les Allemands] ce sera très dur."

Ken Rogoff (05/2012)

26/05/2012 00:29 par Michail

@24/05/2012 à 03:50, par ADSKIPPY

Je suis assez d’accord avec votre argumentation. Je ne pense pas non plus que globalement les difficultés se limitent à l’eurozone et l’UE, cela semble en effet une évidence.

Je vois mal qui pourrait ignorer ou contester le fait que depuis 2008 c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui est gravement affectée par cette crise du capitalisme économique et financier dont on est très loin d’être sorti, si tant est que l’on puisse en sortir, ce dont je ne suis pour ma part pas du tout convaincu, et qu’il ne s’agisse pas des prémisses de l’explosion terminale du système économique, financier et social capitaliste global, ce qui me semble tout à fait possible.

27/05/2012 00:56 par kreuztannen@hotmail.com

@ oldfart...

Vous avez raison...l’echec est collectif, nous ne meritons rien de meiux...

il serait grand temps de mettre la civilisation occidentale dans la poubelle de l’histoire...

ele

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