50 

Élections présidentielles de 2012 : la démocratie ou la dictature.

Le bal des clowns aux nez de toutes les couleurs, des rouges, roses, oranges, bleus, et bruns touchera bientôt à sa fin. Fin janvier 2012, et les jeux semblent déjà faits, disent les journalistes de grande audience. Tu m’étonnes ! Comme d’habitude, les médias tronquent les débats, fixent le temps de parole, adoubent celui qui fâche le moins les institutions financières et règnent en maîtres sur la dictature de l’agenda. Ils sur-médiatisent les thèmes néolibéraux et leurs porte-banderoles. Et ils censurent et taxent d’extrêmes les antilibéraux (notamment le Front de Gauche), qui sont loin d’être extrémistes. Après, ces mêmes médias s’étonnent presque que les « jeux » soient faits. Enfin, ils parviennent, comme à l’habitude française, à faire de la résignation un mode de vie dont le patronat et les banques pourront apprécier les bienfaits d’une masse de salariés corvéables à merci qui acceptent les attaques récurrentes au droit du travail. En retour, sur le plateau télé, les invités aseptisent les discours et se querellent comme dans une cour de récréation.

Tant et si bien que, à l’instar d’un D. Pujadas servile qui tente de poser des questions intelligentes sans y parvenir, dès qu’un sujet est fouillé dans son fondations, un autre sujet de seconde importance est imposé. Dès qu’une discussion aborde les points névralgiques de la guerre économique, celle qui donnerait aux spectateurs les idées et les armes de la résistance contre la machine, aussitôt, le maître de scène (journaliste) intervient pour scléroser et clore la discussion. Tous les sondages battent la chamade sur leurs études focalisées sur quatre candidats bien connus, et oublient volontairement de sonder les autres (Front de Gauche, Europe Écologie/Les Verts notamment), comme s’ils étaient insignifiants. Et surtout, comme si sélectionner un échantillon de mille personnes était représentatif d’une globalité d’électeurs. Le message de cet article n’est pas la critique des médias, et l’influence de la propagande sur l’opinion publique, on pourrait en écrire des dizaines à ce sujet.

1-Le clivage gauche/droite n’existe plus.

Le message de cet article, le voilà  : n’allez pas voter F. Hollande, ni E. Joly, mais J-L Mélenchon si vous vous reconnaissez comme étant de Gauche. En démocratie, il est mal vu de dire aux gens ce qu’il faut penser, dire, faire et voter. Mais nous ne sommes plus en démocratie, nous sommes en guerre (économique et sociale). Le clivage à l’ancienne gauche/droite n’existe plus. Des crises successives depuis 2008, un seul clivage viable d’analyse politique, à mon sens, a nouvellement émergé : l’antagonisme Relance de l’État/Austérité des marchés financiers, État public/État privatisé géré pour les banques et multinationales.

Et de tous les gloseurs de promesses électorales, seul un se propose de confier le pouvoir aux citoyens s’il est élu, en organisant une Assemblée Constituante, une Sixième République citoyenne, d’économie socialiste et écologique, le tout sans que personne ne soit lésé, laissé sur le carreau. Pas même les plus hauts revenus, puisqu’ils seraient taxés à 100% à partir d’un revenu déclaré de 300 000€ par an, somme qui somme toute, permet encore de bien vivre.

Si Jean-Luc Mélenchon n’est pas élu (et il ne le sera pas), la démocratie en tant qu’idéal et régime politique sera définitivement enterrée dans les pages de l’Histoire au profit d’une dictature financière. En votant en Avril prochain pour les adoubés médiatiques F. Hollande, F. Bayrou, N. Sarkozy ou M. Le Pen, les électeurs vont une fois de plus voter un changement qui n’arrivera jamais, ils donneront leur consentement pour la survie d’une monarchie qui verrouille les possibilités pour le peuple d’avoir du pouvoir face aux gouvernants. La fonction de ces gens est de protéger les intérêts du capital financier. Uniquement. Tous, à l’unanimité, acceptent la politique de rigueur imposée par les néolibéraux de Goldman Sachs et pratiquée par l’Union Européenne, même au FN, dont la candidate proposait, grosso modo, de faire une rigueur lavée de l’immigration. Mais c’est une austérité quand-même, ou plutôt préférons le terme de politique de rigueur (ce qui ni plus ni moins qu’une récession de long terme). Les oppositions qui les fâchent, sur le travail, les cotisations ou les retraites, l’immigration, la sécurité, l’écologie sont la face visible de l’iceberg. En substance, ils ne remettent pas en cause les écarts abyssaux des salaires, ni le rôle de la BCE et des banques, ni l’illégitimité de la dette publique. J’oublie volontairement la critique économique portée par M. Le Pen, car elle a beau critiquer le capital et les lois qui lui ont conférées son pouvoir, son programme xénophobe ne fait rien de plus que de le protéger.

Admettons que François Hollande soit élu : les soixante mesures qu’il préconise au micro auront pour résultat de ne pas fâcher la finance, contrairement à ce qu’il annonce. Les écarts de salaires continueront de se creuser, et les spéculateurs continueront de faire grimper les prix. Il faut aussi s’attendre à ce qu’aucune des coupes franches de la politique néolibérale menée par le tandem sans roues Fillon-Sarkozy, ne soit remise en cause (expulsions, lois sécuritaires, traitement et recrutement des fonctionnaires, carte judiciaire, privatisation des universités, accroissement de la dette publique sans refonte de la fiscalité, etc.). Au pire, le rouage continuera tout pareil. Les mesures fiscales annoncées par le PS auront pour conséquence de taxer les revenus, certes, mais d’une manière que les travailleurs indépendants et les entreprises individuelles devront supporter aussi les coûts d’une économie de casino qu’ils n’ont pas générée. Ce n’est pas au peuple de payer la casse des spéculateurs, et même le PS ne s’insurge pas contre les mécanismes de socialisation des pertes couplée de la privatisation des profits. Enfin, les mesures proposées par Mr. Hollande n’empêcheront en rien les marchés financiers de prendre le contrôle des institutions communautaires de l’Union Européenne. Ce qui risque de se produire, c’est qu’en même temps que le PS taxera les revenus des petits patrimoines, les spéculateurs au chevet des grandes banques, continueront de faire leur commerce sur les intérêts des prêts consentis aux pays pour payer une dette publique illégitime. Et comme le parti élu renâclera à refuser les politiques de rigueurs, les déficits issus de la récession pousseront l’État à souscrire de nouveaux prêts aux banques commerciales, à taux plus élevés puisqu’une bande de gangsters auront encore changé la réputation financière des États (le fameux triple A).

2-Une bonne raison de voter Front de Gauche : mettre un coup d’arrêt au néolibéralisme.

Je ne dis pas qu’il faut voter pour J-L Mélenchon, mais bien pour l’alliance du Front de Gauche. L’homme en lui-même, peut avoir bien des défauts, on lui reproche d’être trop enragé, trop endiablé, trop sectaire ou pas assez calme ou ouvert…on s’en moque, ce n’est pas un homme qui gouverne une Nation. Ce sont en l’occurrence, cinq partis politiques qui se proposent de donner le pouvoir à tous les citoyens qui seraient intéressés pour contribuer à la gestion des affaires publiques.

En novembre 2011, trois figures de proue de la puissante banque d’investissement Goldman Sachs ont fait irruption sur les institutions : Mario Monti en Italie, Loukás Papadà­mos en Grèce, et Mario Draghi à la tête de la Banque Centrale Européenne (BCE). J’ai déjà écrit deux articles à ce sujet, je n’en ferai pas un troisième volet, mais il y a eu un Coup d’État sur l’Europe où, ces derniers mois, une dizaine de gouvernements ont été renversés sans élection, sans motion de censure ni même de mouvement social, juste sous la pression des fameux marchés financiers. Dans le même temps, les agences de notation telle Standards & Poor’s déclaraient quinze pays, sur dix-sept de la zone euro, insolvables. Alors que, raisonnablement, un État n’est pas une entreprise, une entité qui peut faire faillite ou défaut de paiement, surtout lorsque ses dettes sont constituées d’anciennes dettes privées, issues de la crise de 2008-2009.

Sauf erreur, aucun parti si ce n’est ceux du Front de Gauche, n’évoquent cette nécessité de résister, de ne pas céder à la peur et la résignation face aux financiers. Contrairement à mes habitudes de libertaire enragé, j’exhorte mes lecteurs-électeurs qui se sentent de gauche à profiter de cette élection pour cracher enfin à la face de l’Europe et du monde, qu’en France, le peuple n’est pas un troupeau de moutons résignés qui attendent que l’abattoir ne vienne les tailler en gigots pour les festins du dimanche après la messe des bourgeois.

La France arrive à une échéance qui pourrait faire basculer son destin, et incarner dans son sillage le changement à toutes les politiques de l’Union Européenne. Imaginez qu’une bande de bourgeois depuis 54 ans (1958) discutent autour d’une table pour savoir ce qui sera bon à faire dans le royaume. 54 ans, même les régimes dictatoriaux maghrébins n’ont pas duré aussi longtemps ! Imaginez que depuis 1973, ces mêmes hommes mangent à la table de ceux qui vous affament : avec les patrons des multinationales et des grandes banques, ils cèdent à leurs caprices de petits gamins moutonniers. Avec tous le fatras que leur gourmandise a généré, ces élections, répétons-le inlassablement, sont l’occasion de les jeter dehors de notre pouvoir citoyen. Si un seul gouvernement socialiste (de type PG) était porté au pouvoir au sein des pays membres de l’UE, le pari peut être fait, j’en endosse la responsabilité, que la logique et l’exemple se reproduiraient outre-Hexagone, de la même manière que la révolte tunisienne s’est étendue à toute l’Afrique du Nord, puis au Moyen-Orient en 2011. Si cette logique de résignation et d’hypnose collective perdure, tant qu’aucun gouvernement ne porte son courage à deux mains sur la table, en criant son insoumission et sa résistance sur les toits et sur l’air des lampions, nul n’est à l’abri d’un éclatement social débouchant sur la guerre, le racisme et les replis communautaristes. Or, pour une fois, les élections présidentielles pourraient empêcher cela.

La France aux yeux du monde, c’était les grèves, les conflits de classe gagnés du prolétariat, du salariat contre le patronat. C’était la république des Lumières, une terre d’accueil et les Droits de l’Homme. Ce pays, c’était les progrès du Front Populaire (1936), les innovations sociales du Conseil National de la Résistance (1944). C’est grâce à ces innombrables acquis sociaux qui ont été durement conquis, qu’un travailleur, bien qu’il soit l’esclave d’un patron, pouvait se soigner, manger, partir en vacances et payer l’éducation à ses enfants. Bizarrement, on ne fait pas de comparaison européenne sur le nombre d’avancées sociales que les voisins européens ont puisé de droite et de gauche dans ce pays.

En fait, les élites néolibérales ont toléré jusqu’aux années 1975 ce capitalisme social, porté en France par les Gaullistes et qui dura quand-même jusqu’au crépuscule des années 2000. Mais le compromis n’était point souhaitable trop longtemps, alors, médias à l’appui, il a fallu asséner au peuple, sur qui repose tous les impôts injustes, que l’État n’existait plus, et que celui-ci n’avait plus de « marges de manoeuvre » face à la finance. Mais de marges, l’État en a étrangement gardées pour faire les lois sécuritaires, les lois de renflouement des banques en faillite, pour saigner à blanc le « petit » peuple et soigner ses riches. Les néolibéraux ont mis quarante ans à détruire, à l’échelle planétaire, tout ce qui faisait une civilisation progressiste. Et quasiment dix ans après le refus de Mr. Chirac, de s’engager dans une guerre inutile en Irak, il ne reste plus grand-chose, aux yeux du monde, de toutes ces valeurs d’universalisme républicain, de lutte sociale, de résistance. Nous avons une occasion en 2012 de récupérer tout cela, ne ratons pas l’heure en se trompant d’ennemis.

En France, ce n’est pas Nicolas Sarkozy l’unique responsable, comme si une fois son départ très apprécié, les choses iraient soudainement mieux. C’est que les dramatiques causes-conséquences de la globalisation commencent tout juste à se faire sentir, les institutions ayant été malgré tout protégées par le gaullisme et son capitalisme social (1). On peut d’ailleurs se souvenir à ce titre que le Parti Socialiste a toujours été plus enclin à conclure des accords de privatisation des entreprises publiques, que n’en ont fait le RPR et l’UMP du temps de Jacques Chirac. Les années 1980, sous l’ère Mitterrand, ont été marquées par le rapprochement avec M. Thatcher et R. Reagan et les premières grandes privatisations dans l’économie française. A un tel point, que, ironie amère du sort, le programme électoral de Jacques Chirac en 1995 (la fracture sociale) put paraître plus socialiste que celui du PS. En 1997, le gouvernement de Lionel Jospin était prêt à signer l’Accord Multilatéral sur l’Investissement, lequel aurait eu pour conséquences deux régressions importantes : une multinationale pouvait assigner un gouvernement en justice si l’exercice de son activité fut entravée (manifestation, grève, panne de courant, etc.) ; secondement, une même entreprise aurait pu assigner un même gouvernement en justice pour avoir pratiqué du protectionnisme ou bien une concurrence déloyale. En fait, c’était juste pour les entreprises occidentales, la porte ouverte vers l’implantation dans n’importe quel pays, sans que le gouvernement ne puisse s’y opposer, garanties contraignantes de l’OMC à l’appui. Lionel Jospin, sous la pression de la rue, revient sur la signature et l’AMI n’est jamais entré en vigueur. La politique est donc bien à l’origine de toutes les décisions en matière d’économie ou de finance publique. Cette victoire de la rue fut d’ailleurs un symbole fort lors de la création d’Attac (1998).

Bien loin de tirer dans les pattes du socialisme, mon voeu est de montrer qu’en France, avant la création du Parti de Gauche, tous les partis politiques s’agenouillent toujours au lit des marchés financiers, et donc il ne peut y avoir de clivage gauche/droite en ces conditions.

Et pourtant, les quarante millions d’inscrits (base de 2007) s’en vont aller voter par millions pour le PS, l’UMP ou le FN. Parce que les médias leurs ont dit qu’ailleurs, c’était dangereux. Dangereux pour le capital, on se comprend. Alors ils iront voter pour ceux qui vont faire sombrer la cinquième puissance mondiale dans la récession, l’obscurantisme, le chômage, la pauvreté, la misère ou la guerre. Et les électeurs abreuvés de promesses d’ivrognes s’en vont cautionner ce néolibéralisme flamboyant qui achèvera de dilapider tous nos savoirs-faires, toute l’émulation qui fait avancer une société.

A l’électeur peu convaincu qui me lit, j’aimerais lui dire en guise de paraphe, que si nous sommes dans le pétrin à cause de politiques corrompues, irresponsables et bien enracinés dans leurs dominations de classe sociale bourgeoise, c’est parce que la population les laisse faire lorsqu’elle se rend aux urnes et qu’elle se tait dans la rue ou bien à l’entreprise.

Résistons ! Et comme dit l’autre, si l’économie socialiste fâche les entreprises et les riches, qu’ils s’en aillent tous, nous avons largement de quoi nous débrouiller ici !

Samuel Moleaud,
27 Janvier 2012.

http://sam-articles.over-blog.com.

(1) Loin de faire l’éloge de la droite gaulliste, qui possède son petit lot de honte (colonialisme, mise au banc de la société de milliers d’immigrés, paupérisation des travailleurs peu qualifiés, début des délocalisations, etc.), l’on pourrait avoir de quoi regretter le temps où les hauts-fonctionnaires, toutes idéologies confondues, étaient des hommes politiques, et non des businessmen.

COMMENTAIRES  

01/02/2012 09:33 par chb

Bon, d’accord, il faudra voter à gauche selon sa raison. Logique tristounette du moins pire, qu’on gardait autrefois pour le deuxième tour.
Mais ce n’est qu’une étape, au regard notamment de la position, ouvertement belliciste et alignée sur l’OTAN, de ton poulain du Front de Gauche. Il me paraît si à l’aise avec la prédation colonialiste en Libye (où et quand, la démocratie promise à ce pays maintenant dévasté ?) ou contre la Syrie (pas un mot pour le soutien là -bas au "dictateur", seul rempart contre l’impérialisme de nos meurtriers services barbouzes occidentaux) !
Quant à son désistement prévu pour le PS, j’en suis écoeuré d’avance.

01/02/2012 10:22 par Rudolph

Melanchon fait parti du systeme...
en filigrane vous dites que de toute façon il ne peut être élu.
certes, alors pourquoi voter ? allez jusqu’au bout de votre raisonnement et au moins ne soyez pas complice d’un système qui n’a rien à faire de la démocratie.
ne pas voter, c’est redevenir véritablement un démocrate, tant que ce système ne prend pas en compte les aspirations véritables du peuple.
Ah nous serions en Islande, je courrais au bureau de vote. mais ici !
c’est par le refus de ce système et son total changement que viendra une solution...
Mais bien sûr vous n’êtes pas obliger de me croire !

01/02/2012 11:01 par Touzensemble

@Rudolph

Melanchon fait parti du systeme...

C’est drôle comme les puristes qui ne voteront pas Front de gauche parce qu’il n’est pas assez de gauche écrivent tous le nom de son candidat en faisant une faute d’orthographe. Vous avez remarqué, ça ?

en filigrane vous dites que de toute façon il ne peut être élu. certes, alors pourquoi voter ?

La lutte politique est pleine de surprises. En 1995, Balladur était élu par les médias et les sondages, contre Chirac, en 2002, et jusqu’au soir du premier tour, Jospin était élu, en 2007, Ségolène Royal était élue avant le premier tour, en 2011, le président annoncé par tous était DSK et, jusqu’à la veille des primaires du PS, Martine Aubry s’y voyait déjà . Ne sous-estimez pas ce qui suit : da&ns la pire des hypothèses, plus le score du F de G sera fort, plus le PS sera tiré à gauche et non vers Bayrou et plus les élections législatives verront élire des députés à la gauche du PS. Et vous savez que c’est le parlement qui vote les lois.

ne pas voter, c’est redevenir véritablement un démocrate

C’est sans doute pourquoi les gens des beaux quartiers vont tous voter, eux. Puis, ils nous laissent la rue pour protester et les CRS pour nous calmer.

. Ah nous serions en Islande, je courrais au bureau de vote.

Ah l’Islande !

mais ici ! c’est par le refus de ce système et son total changement que viendra une solution...

Bien, vous avez refusé. Bonne nuit : On vous réveillera le soir du Grand Soir pour vous raconter comment on a fait : en gros : on combine la lutte électorale et la lutte sociale.

Et là , pour la prochaine échéance, le candidat ad hoc est Mélenchon (sans "a").

01/02/2012 11:25 par E.W.

Sauf erreur, aucun parti si ce n’est ceux du Front de Gauche, n’évoquent cette nécessité de résister, de ne pas céder à la peur et la résignation face aux financiers.

Nous avons, à ma connaissance, l’UPR et Solidarité et progrès également... Bon, ok ça pèsera pas lourd tout ça puisque nous arrivons aux franges de la marge politique.

Reste qu’il n’y aura pas grand monde sur LGS pour ne pas s’accorder avec le contenu de cet article, au fond on parle à ceux qui savent déjà , qui pour expliquer ce genre de choses aux spectateurs de TF1 ?

AMHA : puisque nous sommes en guerre (pour l’instant démocratique et pacifiste), nous devrions agir comme tel et prendre le temps un dimanche (chaque dimanche jusqu’aux élections ?) de manifester.
Non pas pour nos retraites, pas pour nos salaires, pas pour nos conditions de travail, pas pour nos (légitimes) revendications auto-centrées mais pour signifier aux oligarques que nos troupes sont bien en place, en manoeuvres de communication/dissuasion.

De toutes façons c’est dans la rue que ça finira, nous ne ferions que prendre un peu d’avance.

01/02/2012 12:07 par xav'

Mwais, c’est vrai qu’il y a de bonnes raison de se tourner vers ce FDG. Ca vaut le coup de le rappeler.

Malheureusement comme souligné dans les commentaires, il faut faire l’impasse sur les conneries que Melenchon a dites pour soutenir la guerre illégale de l’OTAN en Libye. Mais il n’a selon lui jamais soutenu la guerre. Seulement la ville propagande de guerre. Si après 40 ans de carrière à gauche, il est pas encore capable de sentir le souffre ni d’entendre le bruit des bottes, je n’en ferais pas un candidat idéal...

Ses positions monétaires sont également d’une faiblesse absolue.

Il pourrait bien devenir ministre à défaut d’être président.

01/02/2012 12:08 par democradirect

Pensez-vous que Mélenchon serait prêt à prendre l’engagement suivant :

« Si je suis élu à la présidence de la république, je m’engage à soumettre en votation populaire durant la première année de mon mandat l’introduction du droit de référendum d’initiative citoyenne suivant : si une proposition de modification de la constitution est soutenue par un million de signatures de citoyennes et de citoyens inscrits sur les listes électorales réunies en 18 mois, alors cette proposition devra obligatoirement être soumise en votation populaire. De plus, toute modification de la Constitution - même voulue par les élus - devra obligatoirement être soumise en votation populaire »

Dans une démocratie, c’est le peuple qui a le pouvoir. Le peuple aura pris le pouvoir lorsqu’il pourra décider lui-même sur les sujets les plus importants. Pour rendre les citoyens encore plus acteurs dans le débat, il faut qu’ils puissent décider. Et pas simplement en sanctionnant lors des élections. Car lors des élections, les citoyens ne peuvent que choisir entre quelques programmes à accepter ou refuser en bloc. Les citoyens doivent être autorisés à décider sur chacun des sujets les plus importants. Ce système fonctionne en Suisse. A cet égard, l’initiative citoyenne européenne ne fait pas davantage l’affaire que le droit de référendum d’initiative partagée français, car un véritable droit d’initiative citoyenne doit permettre au peuple d’imposer un référendum sur le sujet de son choix.

Voir ici une brève motivation de cette revendication, et là  un argumentaire.

Et vous-mêmes, soutenez-vous cette revendication ?

01/02/2012 14:08 par legrandsoir

@democradirect.

Deux remarques :

-  Le principe du referendum d’initiative populaire figure dans le programme du Front de gauche (P . 65). Vous auriez dû le lire avant de lancer un défi. Le même programme propose une modification de la Constitution par une Assemblée constituante et la fin du système présidentiel.

-  Un de vos liens renvoie à la lecture d’un ouvrage de Yann Blot. Est-ce l’ancien député proche des royalistes et du FN, fondateur du Club de l’Horloge, ou un homonyme ?

Si vous critiquez un texte sans l’avoir lu et nous proposez la lecture d’un auteur frontiste, vous allez vite ressembler à un troll et vous risquez de ne plus être publié ici.

01/02/2012 12:09 par g.hadey

Une dictature européenne qui ne dit pas son nom est en train de se mettre insidieusement en place. Il suffit de se tourner vers la Grèce, l’Espagne, l’Italie, la Lestonie... pour comprendre que les recettes du FMI et des agences de notations visent scandaleusement à mettre sous tutelle économique les États et à dépouiller les peuples. Marre d’être gouverné par des hommes d’affaires au service d’une économique répressive et inique ! Ils ont tous des allures de bureaucrates, de PDG ou de parrains mafieux. Ils mentent comme ils respirent, s’en mettent plein les fouilles et se permettent de nous donner des leçons, de nous faire la morale. Soutenus par des médias verrouillés, ils infantilisent et décervellent les populations qui vont aller voter pour ces croque-mitaines au sourire "dent blanches-haleine fraîche" qui n’en feront qu’une bouchée. La politique elle-même n’est-elle pas devenue une agence de publicité internationale ? Ils confisquent nos vie, notre présent, réduisent nos droits et nos libertés, barricadent l’avenir des jeunes générations, nous ordonnent d’être soumis, de fermer notre gueule. Assez de ce cirque de damnés pour débiles mentaux !!!

01/02/2012 13:10 par masterofpuppets

Tout le monde a compris, et comme vous le rappelez, qu’il n’y a plus de droite ni de gauche, puisqu’elles s’effacent devant la puissance bancaire et ses agents infiltrés en coulisse chargés de faire imposer leurs décisions au pouvoir en place, Hollande, Sarkozy, Mélenchon !

Bref votez gauche ou droite, c’est soit la dictature, soit la dictature, à moins que vous croyez vivre en démocratie, comme les bisounours... Mais le message ne prend plus.

01/02/2012 14:43 par Séb

Article long et fastitdieux qui peut être résumé en cinq lignes. Et encore, ce n’est qu’un tissu de bêtise, il suffit d’écouter Mélanchon pour s’en rendre compte. Vous ne remettez rien en cause, Mélanchon roule pour le Système à 200% et le P.S..
Vouloir une sixième République, ce n’est même pas du toilettage cosmétique, juste de la bêtise cosmique (ou comique ?). A Hollywood, on essaie toujours de relancer les vieilles franchises : Rambo 5, Batman 6, République Returns ?
Ah oui, je cherchais le bon terme pour remplacer "bêtise" : démagogie, que vous exploser littéralement dans les tours.
Non, vous n’êtes vraiment pas d’extrême-gauche....Comme il est écrit, seul élément censé, la gauche et la droite n’existe plus. Ca fait longtemps, et les seuls qui le disaient déjà , étaient les gens du FN, dont vous piquez donc le discours en désespoir de cause.
Quel ramasse-miettes...Finalement, j’envie les gens qui s’en fichent et vont à la pêche. Ca revient au même.

01/02/2012 17:07 par Anonyme

Je retiens des propos de Monsieur Moleaud que :

1) « La France aux yeux du monde, c’était les grèves, les conflits de classe gagnés du prolétariat, du salariat contre le patronat. C’était la république des Lumières, une terre d’accueil et les Droits de l’Homme. Ce pays, c’était les progrès du Front populaire (1936), les innovations sociales du Conseil National de la Résistance (1944) »

« après le refus de M. Chirac, de s’engager dans une guerre inutile en Irak, il ne reste plus grand-chose, aux yeux du monde, de toutes ces valeurs d’universalisme républicain, de lutte sociale, de résistance »

La France de l’après de Gaulle en effet, vue de l’extérieur, s’est ratatinée au niveau du petit, si petit, Nicolas. La France de 2012, pays satellite des États-Unis d’Amérique, ne pèse pas plus sur l’échiquier mondial que les pays de l’Est sous l’ex-URSS. La France racrapotée sous le minus habens Sarkozy-à -genoux-devant-Obama-lui-même-prosterné-devant-Wall-street fait partie des pays de l’Axe… du bien qui répandent leurs bontés par l’entremise des bombes de l’OTAN.

Heureusement qu’il vous reste Le Grand Soir ! Par ce journal alternatif, vous reprenez un peu de leadership au niveau international.

2) « nous ne sommes plus en démocratie, nous sommes en guerre (économique et sociale) »

« les électeurs vont une fois de plus voter un changement qui n’arrivera jamais, ils donneront leur consentement pour la survie d’une monarchie qui verrouille les possibilités pour le peuple d’avoir du pouvoir face aux gouvernants »

Toutes les démocraties d’Occident, à commencer par celle des États-Unis d’Amérique, ont été réduites au niveau de pseudodémocraties. La portion consciente des peuples ne peut plus renverser la dictature du capital. Les partis au pouvoir, fussent-ils de pseudogauche, et leurs « oppositions » sont tous au service du capital. La dictature médiatique du capital conditionne l’immense majorité des électeurs à voter pour ses partis fantoches. En France comme ailleurs, la portion consciente des électeurs sera noyée par les zombies qui apposeront leur croix là où Dieu (Capital) leur aura dit de la mettre. Votre élection, selon toute vraisemblance, risque fort de ressembler à celle des É.U. : vous allez remplacer un Bush par un Obama.

Vive la démocratie !

Michel Rolland

01/02/2012 17:23 par democradirect

Ce n’est pas une critique, c’est une question.

Vous me direz que ma question est stupide, qu’évidemment Mélenchon est prêt à prendre cet engagement et qu’en fait il l’a déjà pris. Sauf que ce que j’en ai vu est pour moi un peu trop vague. « Le référendum, ou toute autre forme de consultation populaire directe, pourra être initié par voie de pétition réunissant un pourcentage conséquent de la population », ça veut dire que si les signatures requises sont réunies le référendum aura obligatoirement lieu ? Ou ça veut dire qu’il « pourra » avoir lieu (un peu comme le référendum bidon qui a été introduit dans l’article 11 de la Constitution) ? Et « un pourcentage conséquent », c’est combien ? Etes-vous d’accord que 1 million de signatures réunies en 18 mois c’est conséquent ? Et le référendum pourra porter sur une modification de la Constitution (pas juste une Assemblée constituante qui rédige une constitution que le peuple doit accepter ou refuser en bloc, mais le peuple qui vote pour modifier un article) ?

01/02/2012 18:02 par Rudolph

C’est vrai mea-culpa c’est hyper important melanchon ou melenchon sacrée différence. le correcteur me fait la faute au deux alors... faut croire en tout cas qu’il n’est pas encore reconnu comme "star"

la plupart des gens mettent un e à la fin de mon prénom et je n’en fait pas un "caca nerveux".

c’est sûrement melanchon qui c’est abstenu de voter contre son ex petit "camarades" sénateur dassaut ou d’assaut ou dassault (l’orthographe du non de ce gugusse, n’est pas non plus ma préoccupation principale)
mélenchon lui il savait que ce n’est pas très démocratique d’être un élu du peuple et de recevoir la plus part de sa fortune de l’état. mais il n’a pas voulu faire de la peine.

Et là , pour la prochaine échéance, le candidat ad hoc est Mélenchon (sans "a").

et même sans triple A pour ma part.

continuez à rêver... vous vous réveillerez tout seuls.

01/02/2012 18:38 par act

Merci pour ce texte.
je partage une bonne partie de votre point de vue,
par contre il y a il me semble une ÉNORME contradiction quand vous écrivez :

1-Le clivage gauche/droite n’existe plus.

...tout votre texte dit le contraire !
Et la situation n’a jamais été aussi claire,
c’est classe contre classe, droite contre gauche...

Tandis qu’à gauche on chipote ou tergiverse, à droite -elle- est parfaitement consciente et assume les "clivages" :
"En effet il y a bien une guerre des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre et nous gagnons !" (Warren Buffet au NY Times.)

Pendant ce temps à gauche on cherche des poux à Méluche...ou on vote François,
avanti popolo ?

01/02/2012 18:55 par act

PS :

Mr Moleaud,

Si vous passez par ici,
à la seconde lecture, je comprends mieux votre propos :
le clivage existe mais il n’y aurait plus personne en France pour le représenter, le concrétiser dans les institutions.

Je comprends mieux mais ne partage toujours pas totalement cette approche,
particulièrement quand elle pourrait involontairement servir ceux qui s’emploient à faire croire que "les clivages gauches-droites sont dépassés".

Ce qui est clair c’est qu’il faut soutenir et encourager ce qui se passe dans les gauches qui assument et revendiquent ces clivages.

Bien à vous.

01/02/2012 19:07 par résistant

Mélenchon = moins pire.
Mais à l’instar de Noam Chomski, Michael Moore ou Olivier Besancenot qui ne pouvaient imaginer remettre en doute la version officielle du 11 Septembre 2001, Mélenchon "il est pas encore capable de sentir le souffre ni d’entendre le bruit des bottes" comme l’a bien dit Xav un peu plus haut. Et il n’en sera jamais capable, parce que oui, lui aussi fait parti du système en place, lui aussi tombe dans le piège, comme tous les gens qui ne sont plus tout à fait du peuple, tous les gens qui font parti ’d’un certain milieu’, et même ici au Grand Soir, vous tombez dans ce piège plus souvent qu’il ne faudrait, vous aussi faites parti ’d’un certain milieu’ qui vous ampute d’une partie de votre perspicacité et de votre objectivité. Vous aussi êtes pollués par le ’buzz’ et vous concentrez trop souvent sur les mondanités au lieu de ne jamais lacher l’os du vrai problème de fond.
Ce n’est pas une attaque, je me fous d’attaquer qui que ce soit et lis Le Grand Soir très volontier, parce que c’est moins pire. Mais on peut faire mieux.
Quant à menacer un commentateur de ne plus être publié, c’est petit. Arrêtez vos gueguerres puériles dont tout le monde se fout et restez concentrés sur votre mission O combien importante : informer, le mieux possible.
(Désolé si je n’ai pas mis tous les accents dans mon texte, j’utilise un clavier allemand)

01/02/2012 21:04 par E.W.

@ masterofpuppets

C’est un chouilla plus alambiqué que ça. On va commencer par le point Godwin, ce sera fait :
la résistance n’était pas composée de beaucoup de personnes, la plupart du peuple était neutre et collaborait plus ou moins en fonction des circonstances immédiates, une autre part collaborait.

C’est une époque révolue, certes, mais une guerre reste une guerre : voilà les mêmes qui sont neutres, les mêmes qui collaborent et les mêmes qui résistent.

Ca et ne pas oublier que dans le fond les résistants sont pacifistes, puisque si ce n’est la liberté, qu’est ce qui nous pousse donc à résister ? (Et y a-t-il de liberté sans paix... ... la liberté de l’affrontement ?)

Sans compter que la plupart d’entre nous n’a pas forcément le temps de consacrer à sa réflexion personnelle les soins qu’elle mérite ; et on en a c’est pas des lumières non plus.

Sauf que pour mener la lutte pacifiquement il faut une p****n d’intelligence collective, de cohésion, de vision commune...

On combine la lutte électorale et la lutte sociale.

Nous ne luttons même pas vraiment, "socialement" nous aurions pu (dû ?) créer un outil qui permette de dégager le bon grain de l’ivraie des idées.

Exemple :

si une proposition de modification de la constitution est soutenue par un million de signatures de citoyennes et de citoyens inscrits sur les listes électorales réunies en 18 mois, alors cette proposition devra obligatoirement être soumise en votation populaire. De plus, toute modification de la Constitution - même voulue par les élus - devra obligatoirement être soumise en votation populaire

Partant de là où nous partons, pouvons nous sereinement demander à une population dont la vie, le pouvoir et l’intérêt politique sont anecdotiques ? Faut peut-être concevoir le système (social/économique/politique) qui permettra au citoyen lambda de s’impliquer et comprendre ce qu’il décide, un peu, non ?

Possédons nous un outil démocratique où nous pouvons, tous ensemble, discuter de ça et établir collectivement une position ? (en faisant remonter les éléments de débats importants via un système démocratique -fluide et intuitif, genre web 3.0 hein-)

Cela ne sert à rien si cette position n’est pas défendue électoralement ? Non, pas à rien : savoir ce que nous voulons n’est pas "rien" mais oui il faudra la défendre électoralement, évidemment.

Le message ne prend plus mais la lutte continue, sur tous les fronts, avec ou sans nous.

01/02/2012 21:24 par savinien

Je tiens à vous signaler l’existence de plusieurs partis trotskystes que vous oublier de citer parmi ceux qui ne se couchent pas devant le capitalisme. A l’instar des médias que dont vous condamnez fermement de passer sous silence les organisations politiques qui n’entrent pas dans le jeu du pouvoir bourgeois et de ses médias. Il existe donc une autre alternative que le Parti de Gauche (dont le porte parole fut ministre du célèbre gouvernement Jospin... Célèbre pour ses privatisations) Cette autre alternative que les urnes et le parti de M. Mélenchon pour renverser un système social, économique et politique s’appelle une rupture radicale avec le système.
Révolutionnairement votre.
S

01/02/2012 23:37 par Grévisse

@ Séb

A Hollywood, on essaie toujours de relancer les vieilles franchises : Rambo 5, Batman 6, République Returns ?

C’est bien, vous orthographiez correctement les mots anglais.

Demain, passez donc au français en vous essayant sur un nom facile : Mélenchon. :-)))

02/02/2012 02:22 par Jean-Louis CHARPAL

Tout est dit et remarquablement dit !

Il m’est d’autant plus facile de l’ affirmer que je suis en accord total avec cette analyse. On mesure à quel point on ne vit plus vraiment dans une démocratie, puisqu’ un tel texte, qui ne fait que rendre compte (certes avec beaucoup
d’ éloquence) des réalités du monde actuel ne sera jamais publié dans un journal à destination du grand public.

Les électeurs auront effectivement l’occasion de donner congé à leurs maîtres rassemblés au sein de l’Internationale des accumulateurs de fric. S’ ils ne le font pas, c’est qu’ils veulent continuer à vivre dans la servitude volontaire si bien décrite par La Boëtie !

02/02/2012 08:39 par E.W.

Résumons :

- Voter c’est pour les noobs.
- S’indigner ne suffit pas.
- L’action directe c’est mal.
- L’associatif c’est pas bien.

Le suicide collectif aura au moins le mérite de mettre tout le monde d’accord.

Que se vayan todos, y nosotros con ellos.

02/02/2012 08:47 par D3gl1ng0

Bravo Samuel !
Étant comme toi un "anarchiste enragé", j’en suis arrivé aux mêmes conclusions concernant le Front de Gauche et plus particulièrement le PG.
Car je crois que le temps presse (urge !) et que nous ne pouvons désormais plus continuer à nous offrir le luxe de contempler le monde du haut de notre Aventin, drapé dans nos convictions en béton dans l’attente d’un hypothétique soulèvement des masses.
Le seul (petit) espoir ne peut effectivement venir que du FdG.
Ce sera ça ou, malheureusement plus probablement, le chaos...

02/02/2012 09:11 par Anonyme

Bonjour, merci de votre article qui a le mérite de la franchise. Pour ma part , je voterai JL Mélenchon, et je prétends qu’il peut se retrouver au deuxième tour. Face à quel adversaire ? peu importe. De toute façon il faut oser envisager qu’il gagne ! plus exactement que "Nous" gagnons, que le Peuple de la France et de la Grande Révolution qui a commencé en 1789 et qui n’est pas finie, gagne ! et avec Nous, tous les autres Peuples d’Europe qui souffrent de la tyrannie des oligarchies financières ! c’est comme cela qu’il faut lutter, pour gagner.
Amitié & fraternité
Tryphon

02/02/2012 09:50 par moi

Pardon si je vous ennuie. Je récidive dans l’espoir de mettre tout le monde d’accord : il ne faut pas étouffer cette idée si simple et si juste, qui fut développée il y a longtemps déjà et qui est illustrée avec un si gracieux humour par ce petit film :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Fu2k_IbQ1zw

Juste pour signaler qu’à gauche, en France, il n’y a pas que Mélenchon (à qui la presse vendue ouvre déjà largement ses colonnes). Il y a aussi des petits rats communistes qui rament pour avoir leurs 500 signatures et dont la presse vendue ne parle que pour dire que personne ne les connait.

Je ne sais pas pour qui je voterai, mais je tiens beaucoup à ce que ces petits rats-là puissent se faire entendre dans les médias à l’occasion de cette "campagne" présidentielle : ils disent des choses qui concernent tous les rats.

02/02/2012 11:28 par babelouest

Houlà  ! J’arrive un peu après la bataille.

Le front de gauche n’est aujourd’hui que la gauche toute simple, plutôt modérée même. C’est au point que, bien que je le soutienne, je m’y reconnais mal dans un certain nombre, voire un nombre certain de ses options. Ce matin, je décortiquais sur mon blog ses propositions, concernant le traité de Lisbonne en particulier : ses propositions manquent cruellement de précision, et surtout elles ne détaillent pas certains aspects des possibilités que l’on a (ou pas justement) si un nouveau gouvernement ne le dénonce pas le plus tôt possible, dans son intégralité.
http://bab007-babelouest.blogspot.com/2012/02/front-de-gauche-et-traite-de-lisbonne.html

Il faut soulever aussi la nécessité de sortir complètement de l’OTAN, qui n’a aucune raison d’être aujourd’hui sauf pour les États-Unis. Ils sont aujourd’hui la seule menace planétaire, ne restons pas pieds et poings liés par cet accord.

Voilà pourquoi, vis-à -vis du Front de Gauche, je me tiendrai à un soutien inquiet : osera-t-il appliquer ce que je préconise ? Pour moi, s’il ne le fait pas son programme ne pourra démarrer quelque chose, éventuellement, que trop tard pour beaucoup de citoyens déjà en état de grande pauvreté, ou proches de le devenir.

02/02/2012 11:51 par Michail

En Occident, en Europe et en France en particulier, le problème ce n’est pas l’oligarchie politico-financière et sa machine médiatique propagandiste, le problème c’est le système politique représentatif et donc avant tout l’électorat, soit pour ce qui est de la France : les Français.

Prenons l’échéance électorale hexagonale du printemps prochain par exemple.

Il y a un président sortant au terme de son 1er mandat, la situation devrait être limpide, non ?

De qui s’agit-il donc ?

C’est quelqu’un qui est assez péniblement (y compris financièrement pour ses parents) parvenu à obtenir une maîtrise (pas un doctorat) de droit privé (pas public) et un CAP d’avocat, qui a été maire de Neuilly (ville richissime) à un âge record en poignardant son propre parrain, a été élu député d’une circonscription du département des Hauts de Seine, (département richissime) s’est emparé de la tête d’un parti ultra réactionnaire en poignardant tous ses petits camarades, a été propulsé ministre du budget puis de l’intérieur nul ne sait en vertu de quoi, postes ministériels où il a brillé tant par sa démagogie que son manque de résultats.

Il achève donc 5 ans de mandat..

Qui donc pouvait avoir objectivement intérêt à voter pour un olibrius pareil la dernière fois ? Eh bien au grand maximum 10% de la population, les autres croyaient de toute évidence au père noël, c’est clair !

Aujourd’hui qui donc peut se féliciter de ses prestations et objectivement avoir intérêt à le voir réélu ? Eh bien on pourrait honnêtement dire au moins 1% et au grand maximum 10%, bien que les 10% n’y soient pas compte tenu de sa gestion catastrophique des finances publiques même vu sous l’angle de ceux qui en bénéficient ou devraient tout au moins en bénéficier.

Donc il me semble assez clair que si l’es électeurs français étaient autre chose que des zombis lobotomisés, la question ne devrait même pas se poser, non ?

Bon je m’arrête là avant de me faire insulter…

02/02/2012 13:47 par Neige

Je suis en accord avec votre analyse sur le fond...

Mais je voudrais quand même vous poser une petite question ? pensez-vous que si Sarkozy ressort gagnant ( via l’abstention qui grandit ou la force de Mélenchon ou Le Pen). Croyez-vous vraiment que le quotidien sera le même ?

Je suis désolée mais être gouvernés à ce point par des mafieux, affairistes et menteurs atteint son comble et le sabotage qu’ils ont déjà bien installé, ne pourrait s’accentuer comme sous la vraie droite objectivement.

Bien sûr, ce ne sera pas la panacée du point de vue économique, mais je doute aussi que Mélenchon qui revendique vouloir appartenir à l’Europe puisse la changer à lui tout seul. Pour que ses discours se tiennent , il me semble qu’il faut du protectionnisme français...

_Donc finalement je ne suis convaincue par votre thèse. Et en matière de moeurs n’en parlons pas : l’euthanasie pour moi est une avancée sociétale énorme qui nous concerne tous.

De même, je crois sincèrement qu’humainement la vie sous la droite n’est pas la même qu’avec la pseudo- gauche : il est clair que les flics ont des ailes sous Sarkozy donc les gardes à vue etc ne peuvent avoir la même violence avec les autres.

Quant on constate comment un militant du NPA a été traité, on imagine pour les sans papier et autres sans voix qui ne savent exprimer leur traumatisme. Je reste convaincue que la gauche n’amène pas à ses dérives.

De même je suis convaincue aussi quand dans les têtes, ce n’est pas la même. Quand je vois la déprime de mes amis profs, je me dis que sous la " gauche" qui ne veut pas virer 1 sur 2, il y aura au moins un changement dans les têtes...

Tout ça pour vous dire que jouer à la rééllection de sarkozy et ce gouverneMENT honteux est un danger pour la démocratie et pour ses habitants.

Pour autant, je n’ai pas dit que je voterai Hollande au premier tour ! Mais je ne voterai pas non plus pour Mélenchon, que je ne trouve pas crédible après avoir été jusqu’au bout soutien de Mitterrand et membre du gouvernement Jospin. Poutou me semble plus en phase avec ce que je pense.

Mais si je ressens le danger que sarcom continue son sabotage, je voterai directement oui pour l’euthanasie et quelques avancées, ne t’en déplaise.

02/02/2012 13:55 par D3gl1ng0

Ca me fait rire (jaune), tous ces puristes qui glosent sur le passé, les revenus, le désistement "prévu" (par qui ?) pour le PS ou le coté "roulant pour le système" de Mélenchon.

Un peu comme quelqu’un qu’on pousserait du haut d’une falaise et qui refuserait le parachute qu’on lui propose parce qu’il n’est pas assez rouge à son gout...

Pour ce qui me concerne, même si je ne suis pas d’accord avec tout ce que propose le FdG (mais avec beaucoup de choses quand même), je constate simplement avec pragmatisme que :

1) Le FdG est le seul (groupe de) parti(s) de gauche susceptible de regrouper suffisamment de voix car les autres partis (trotskystes et autres), aussi orthodoxes et purs qu’ils puissent être (et peut être même précisément à cause de cela), n’auront jamais cet impact (ils en ont déjà fait la preuve à de multiples occasions),

2) L’attente du seul "Grand Soulèvement Issu des Mouvements Sociaux" pour changer les choses, ça commence à se trainer un peu trop et y’a plus le temps maintenant.

Alors, oui, les élections, c’est pas bien et tout ("pièges à cons", etc) mais il faut malheureusement jouer le jeu avec des règles imposées, aussi pourries soient-elles, et , surtout, essayer de le gagner !

02/02/2012 15:40 par Ricardo

Dans une logique de stratégie présidentielle ou l’ont s’évertue à convaincre que sa musique et plus belles que les paroles du capitalisme. Il serait suicidaire de développer ses idées sur un sujet aussi méconnue comme l’impérialisme...
Actuellement, j’imagine mal parler JLM au peuple français comme un Chavez, Corea, Moralez ou d’autres Libertadores qui ce sont affranchis des tenants du système capitaliste...
La "révolution citoyenne" que propose le FDG est une lutte ce construisant étape par étape.

A bas l’impérialisme ! A bas le capitalisme !
Vive la révolution citoyenne !

02/02/2012 19:26 par Samuel Moleaud

Lorsque j’écrivais que le FdG est le seul parti de gauche à présenter une alternative, je voulais dire présenter une alternative CREDIBLE. Je m’explique.

Le vote ne sert pas à changer les rouages bien huilés du système, et je ne m’en suis jamais servi jusqu’à présent. Mais c’est quoi aussi, ce putain de système ? Un truc inaliénable ?
A lire les "puristes", jamais rien ne sera changé parce que les candidats ne sont pas assez de Gauche. Cela revient à dire que le système est une chose contre laquelle on ne peut rien, le même non sens que lorsque les libéraux disent que la loi du marché est naturelle.

Donc lorsque j’écris qu’il n’y a que le FdG qui représente une alternative, je dis qu’il est le seul à pouvoir incarner le changement parce que les NPA, LO, et autres trotskistes n’iront jamais faire plus de 10%, si déjà ils remboursent leurs frais de campagne en dépassant 5%, ils ont de la chance.
A mon sens, mais cela se discute, ces partis ne sont pas plus utiles, si ce n’est moins utiles : vous dites le système est corrompu par des règles bourgeoises qui ont tout verrouillé, donc aux chiottes le vote en 2012. Mais alors pourquoi adulez-vous ces partis trotskistes ? Je voudrais rappeler que le rôle d’un parti politique est de prendre le pouvoir politique.
Des anars ou des socialistes puristes style Lénine dans les partis, il y a là une incohérence.

Alors qu’on se le dise, je suis d’accord avec cette idée qui flotte de par dessus les palabres et les atermoiements : le vote est, et a toujours été un instrument au service de l’oligarchie aristocratique, puis bourgeoise pour canaliser les révoltes du peuple paysan et ouvrier. Je l’ai déjà écrit maintes et maintes fois. Un parti est tout ce qu’il y a de plus arrogant et ignoble en politique, puisqu’il incarne une guerre, une lutte fratricide entre des poules et des coqs qui battent de l’aile pour avoir le plus d’aura, le plus de charisme...le plus de tunes et au final, pour faire appliquer à tous le respect des hiérarchies, de la discipline, de la loi, de la propriété, quand ce n’est pas aussi celui des curés et des militaires.
Plus, un parti politique au pouvoir impose sa politique, cela implique une propagande pour la faire accepter, et des gens mécontents, qui soient de classe prolétaire ou de classe dominante...la classe dominante deviendrait dominée dans une "dictature du prolétariat". Donc, il y aurait-là des risques de remplacer une dictature par une autre, mais avec des bottes différentes sous les bureaux, et d’autres mains dans le béton, le froid et la merde.

L’idéal socialiste est-il de faire un putsch pour inverser les pôles + et - ? Pas à mon sens évidemment. Je reviens à mes propos, J-L Mélenchon, C. Autain, et P. Laurent, et tous les autres sont un cartel de partis de gauche pour faire front à la dictature des marchés politiques. On peut gloser sur telle ou telle proposition qui ne serait pas assez socialiste, pas assez à gauche, ou tel homme qui a fait des erreurs dans sa carrière, par opportunisme pour se lancer. Mélenchon, à l’époque de Jospin, cherchait du travail...si on peut dire.

Mais bon, à force de regarder du coin de l’oeil ces gens pas assez à gauche sans que vous ne les supportiez, ce raisonnement revient à faire le jeu des bourgeois puisque vos suffrages ou vos abstentions (hélas) ne feront jamais l’avènement d’une Révolution démocratique. Enfin pas avec 2% par candidat "d’extrême-gauche" de l’extrême-gauche de l’autre gauche du Front de Gauche. Enfin, on place les barrières selon sa guise...
Même N. Chomsky, anar convaincu depuis les années 1960, si on peut le considérer comme un modèle, disons une pièce à conviction dans ce texte, disait que le vote est devenu quelque chose de primordial pour la Révolution. Car il incarne l’acte citoyen et il le ramène à sa devise : "le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent constituer des changements".

Avec la montée en puissance de la BCE, de Goldman Sachs, de la résignation et de la peur collectives, nous avons vraiment franchi un pallier en Europe. Je n’aurais pas écrit cela il y a un an : il faut voter pour une Gauche Unie en avril 2012.
Je pense, pour finir, ne le prenez pas mal, que les puristes qui nient et dénigrent en bloc le FdG et ce qui y gravite autour, ont une lamentable guerre de classes de retard.
Car pendant qu’on glose, W. Buffet peut se dire qu’il a encore plus gagné que lorsque vous avez commencé à lire mon commentaire.

02/02/2012 19:47 par Lulu

« Ceux qui espèrent voir une révolution sociale " pure " ne la verront jamais. Ces gens parlent sans cesse de révolution, sans comprendre ce qu’est une révolution. » (Lénine)

Mélenchon est un homme du système... Oui, et alors ? Qui ne l’est pas ? Dans le Manifeste du Parti Communiste, Marx a écrit :

« Enfin, au moment où la lutte des classes approche de l’heure décisive, le processus de décomposition de la classe dominante, de la vieille société tout entière, prend un caractère si violent et si âpre qu’une petite fraction de la classe dominante se détache de celle-ci et se rallie à la classe révolutionnaire, à la classe qui porte en elle l’avenir. De même que, jadis, une partie de la noblesse passa à la bourgeoisie, de nos jours une partie de la bourgeoisie passe au prolétariat, et, notamment, cette partie des idéologues bourgeois qui se sont haussés jusqu’à la compréhension théorique de l’ensemble du mouvement historique. »

Pour un esprit sectaire, une révolution doit correspondre à un schéma préétabli. Par exemple, elle doit être dirigée par un parti marxiste. Nous sommes loin de sous-estimer, dans une révolution, l’importance vitale d’une direction et d’un parti révolutionnaires. Mais pour construire un tel parti, il est nécessaire d’évaluer de manière réaliste le stade atteint par le mouvement, et le rôle que nous pouvons y jouer. Nous reviendrons là -dessus un peu plus loin. Le problème de l’approche sectaire, c’est qu’elle substitue aux processus vivants des formules toutes faites, des définitions abstraites et des normes universelles. En d’autre terme, il s’agit d’une approche idéaliste et métaphysique - et non matérialiste et dialectique. Elle établit une norme idéale de ce qu’est une révolution, et rejette systématiquement tout ce qui ne correspond pas à cette norme. Pour un esprit idéaliste, c’est parfait. Mais on sait bien, depuis Platon, qu’une telle perfection idéale se heurte souvent à la réalité.

02/02/2012 20:28 par moi

A Samuel Moleaud,

J’ai envie de répondre à votre dernier post : "Samuel Moleaud ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent constituer des changements".

Si vous admettez que JLM peut gagner, malgré les sondages qui "démontrent" le contraire, et qu’en conséquence ceux qui ne votent pas pour lui sont des puristes attardés, pourquoi ne pouvez -vous pas concevoir que, s’ils pouvaient se faire connaitre du grand public, les petits candidats qui ont les mêmes intérêts que le grand public, pourraient peut-être, eux aussi, être élus ?

La question reste, me semble-t-il, pour quoi allons-nous voter, et pas seulement pour qui.

A Ricardo,

Il serait suicidaire de développer ses idées sur un sujet aussi méconnue comme l’impérialisme...

Je trouve pour ma part odieux, insupportable, que des individus, quels qu’ils soient, prétendent me représenter sans m’avoir jamais consulté sur les décisions qu’ils prennent en mon nom, notamment celle de massacrer d’autres peuples !

Je ne crois pas être une exception.
Voyez les commentaires des articles du Figaro qui traitent des menaces du moment vis à vis des Syriens, des Iraniens, des Palestiniens : vous aurez, je crois, un bon échantillonnage de l’intérêt que l’électorat populaire, y compris de droite extrême, porte, en France, aux questions touchant à l’"international".

02/02/2012 21:27 par AARRPR

[ A Monsieur Moleaud

Je partage en grande partie cette description du monde politique. Cependant, vous affirmez qu’un parti politique (en l’occurrence celui du PG) puisse par l’élection prendre l’ascendant sur les instances dirigeantes. Vous croyez donc à la vertu du vote ainsi qu’à la puissance et la légitimité des gouvernements, ce qui me semble antinomique par rapport à ce que vous énoncez au début de votre texte, à savoir que le changement des hommes politiques en France n’a eu aucune incidence sur la direction de la nation. Pour ma part, je considère que tous les politiques et les élus de quelques bords qu’ils soient sont des vassaux obséquieux, qui pour la plupart ont depuis longtemps fait allégeance aux maîtres et pour les autres (s’ils existent) le feront dés leur prise de fonction. En conséquence, la déliquescence actuelle des nations occidentales est certes imputable aux maîtres qui vassalisent les gouvernements mais aussi et surtout à tous les hommes et femmes qui composent la société. Si nous voulons la changer, commençons donc par déterminer les vrais responsables. Pour cela, regardons-nous dans une glace. Conscient de notre propre responsabilité, nous pourrons alors apprendre à changer notre comportement, devenir des êtres libres capables de dire non et de s’engager dans l’action qui n’a d’ailleurs à mon avis point besoin d’être violente. Comme le soulignait La Boétie dés le VXI ème : « ils sont grands parce que nous sommes à genoux ». Il suffit donc simplement de se lever pour mettre fin au pouvoir, car ce n’est ni la force armée, ni la richesse qui fait la puissance du maître mais seulement le degré de soumission de ses adeptes. Seulement je craints que la route soit encore longue car la liberté est pour la plupart des hommes chose difficile à apprivoiser.

Salutations

02/02/2012 21:28 par Lulu

La question reste, me semble-t-il, pour quoi allons-nous voter, et pas seulement pour qui.

Justement, c’est ici que ça se passe :

Programme du FG : l’humain d’abord

D’ailleurs, ce serait intéressant que le texte du programme puisse être accessible en lien permanent dans un coin du GS : les lecteurs est analystes expérimentés du GS auraient alors le temps de de lire et surtout de le commenter, pour que l’on puisse comprendre exactement ce qu’il lui est reproché.

02/02/2012 21:48 par Samuel Moleaud

Je ne dis pas que ceux qui refusent de voter Mélenchon sont des puristes attardés. Je pense par contre, qu’il ne sera pas élu, mais que les sondages minimisent le potentiel de votants pour ce Front.
Je n’ai rien contre ces partis "trotskystes", LO, NPA etc, mais à mon sens ils n’aident pas à l’unification d’une gauche qui ferait barrage à l’impérialisme et à la finance globalisée.
Que Mélenchon soit dans le système, personnellement, ce n’est pas le soucis. Le soucis, c’est il me semble de redonner au peuple le pouvoir que les oligarques lui ont toujours confisqué. Cela ne peut-il pas se passer à l’intérieur du système électoral ? Pas cette année, mais dans cinq ans, ou dans dix ans...Il faut du temps, les gens ne descendent pas dans la rue faire une Révolution du jour au lendemain, ils doivent opérer une révolution dans leur tête avant de sortir. A mon sens.

02/02/2012 23:38 par FAN DE EVO MORALES

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN

- Pour le respect de la présomption d’innocence.
- Pour le respect des droits de la personne et de la défense.
- Contre le prélèvement systématique de l’ADN.
- Contre la justice d’exception qui agit au mépris des droits de l’homme, de la personne et du citoyen.
- Contre la détention provisoire abusive utilisée comme un instrument de pression.

VOICI LE LIEN

http://www.petitions24.net/lisandru-plasenzotti

03/02/2012 00:42 par Anne Wolff

entrevue avec l’AFP où il pousse un "cri d’alarme" pour une gauche de gauche ».

Et voici donc le cri de la Méluche :
C’est le cri d’alarme que je lance : si la gauche ce n’est pas la retraite à 60 ans, l’augmentation des petits salaires et plus de démocratie, c’est quoi au juste ?
No comment

Les systèmes scolaires les plus démocratiques sont ceux qui s’abstiennent de toute mise en concurrence des écoles et des familles, qui bannissent le libre choix de l’école,[…]
Mélenchon 12 points pour l’enseignement et l’école obligatoire dès l’âge de trois ans, c’est au programme
Je vous passe le reste, allez voir ...
Un texte du 26 avril 2010 avant relooking électoral

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/04/23/quoi-de-plus-grec-quun-belge-en-ce-moment/

Où il explique avec un tissu de mensonges révision de l’histoire et méconnaissance absolue de la réalité de la population et des institutions belges pourquoi la Wallonie devrait être annexée à la France. En plus ce texte est insultant pour tous les Belges... pour tous les Belges
Dans le même texte, il fait de la laïcité un synonyme de athéisme universaliste forcené en bon franc-maçon dogmatique, et trouve qu’il serait de bon ton que les peuples originaires d’Amérique Latine abandonnent leurs traditions et oublie Patcha Mama pour devenir enfin rationalistes...
Rectificatif de ce tissu d’insanités vu de Belgique en ce qui concerne mon pays et son histoire dont il semble disposer à sa guise. :
http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-melenchon-bave-a-l-idee-d-annexer-la-wallonie-c-est-lui-qui-le-dit-98459247.html
Il y aurait beaucoup à dire mais je trouve vraiment dommage que des adultes informés ne prennent pas la peine de regarder un peu plus loin que la propagande électorale.
ceci dit, les élections sont une diversion, le vrais problème est la confiscation des gouvernements émanation de la nation au profit de la "gouvernance économique" technocratique des banquiers qui s’installe en Europe.
Un candidat qui prétend aujourd’hui que l’on peut changer les choses par les urnes est soit un menteur, oit un imbécile et dans les deux cas inapte à gouverner.

03/02/2012 08:53 par moi

Je pense par contre, qu’il ne sera pas élu, mais que les sondages minimisent le potentiel de votants pour ce Front.

Je pense de même que les petits candidats (petits rats comme moi, trotskistes ou pas), dont nos médias se gardent de parler au grand public, et auxquels nos fins politiciens de gauche se gardent d’accorder leurs signatures, ne seront pas élus, mais que les sondages, non seulement minimisent, mais ignorent purement et simplement le potentiel de votants pour les idées qu’ils exprimeraient s’ils pouvaient s’exprimer à l’occasion de la prochaine "campagne" présidentielle.

03/02/2012 10:24 par BM

Oui, si l’on est de gauche, on ne peut que voter pour Mélenchon.

Même si je ne l’apprécie que très modérément sur le plan personnel...

Au-delà de la personnalité réelle ou supposée de M. Mélenchon, il y a un autre problème : la constitution de la 5ème république, monument d’autocratie taillée sur mesure par et pour De Gaulle (De avec un D majuscule s’il vous plaît, il s’agit d’un nom flamand ["De", c’est l’article défini en flamand : De Gaulle est né à Lille], et pas d’un titre de "noblesse" [sic] !). Autocratie qui culmine avec les élections présidentielles, où on personnalise à outrance, ce qui permet d’évacuer le débat idéologique (ce dernier mot est à prendre ici avec une connotation positive...).

Les 3ème et 4ème républiques étaient ce qu’elles étaient, je ne les idéalise pas : colonialistes, racistes, bourgeoises, anti-sociales (malgré les brèves expériences Blum et Mendès-France, ainsi que le Conseil National de la Résistance) ; mais sur un plan purement institutionnel, la 5ème république est encore pire.

Depuis 1958, nous ne sommes plus en République, mais dans une forme de monarchie à peine tempérée par des élections tous les 5 ans (avant 2000, tous les 7 ans). Les élections législatives ne comptent presque plus, puisque le parlement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement dénuée de tout pouvoir réel...

Personnellement, je pense qu’il est indigne pour une personne de gauche normalement constituée de voter pour le PS, après la trahison du "tournant de la rigueur" de 1983, et celle de Mitterrand qui s’est coulé avec volupté dans le pouvoir monarchique de la 5ème république après l’avoir dénoncé comme un "coup d’état permanent" (ce qu’elle est en effet...).

03/02/2012 11:11 par E.W.

@ Anne Wolff

J’ai dit ces choses à ma manière et je me doute qu’elles vont choquer.

Source : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/04/23/quoi-de-plus-grec-quun-belge-en-ce-moment/

Je ne connais pas assez l’histoire de votre pays pour trancher (et osef de toutes façon) mais il semble que Mélenchon ai pris le temps de regarder assez loin pour pouvoir anticiper votre réaction.

Et sinon vous proposez quoi vous, pour changer les choses ?

03/02/2012 11:35 par Ricardo

A "moi"

Bonjour,

Votre indignation est tout a fait fondé, mais d’un point de vue du candidat au élection présidentielle car c’est bien de cela qu’il s’agit.
Je redis : ce sont des sujets délicats et donc a traiter avec grande délicatesse... de part les "divergences politique" et surtout l’ignorance endoctrinaire de la plus grande majorité du peuple qui ce contente d’avaler la propagande.
Puis ne soyez pas borgne, si je peut me permettre :) Nous avons une homme riche parlementaire, de bonne famille, quasi bourgeois, aller on ajoute aussi francs maçon. Pourtant il ce dis du coté du peuple. Aspirant à une révolution citoyenne passant par les urnes (ça rappelle un peut Allende tout ça). Il souhaite rendre sa dignité au peuple pour finalement arriver a l’émancipation de l’humain(ité), en créant une rupture radical avec le système des dominants.
Parlons nous pour autant d’un éveil" des consciences ? Ca dépends pour qui bien-sur ... nous n’avons pas tous le même bagage encore moins le bon réflexe de s’informer mieux... (petite dédicace à LGS et tous les tisseurs de toile libérer).
La réponse ce trouve dans la ligne idéologique qu’il c’est fixer : casser le CAPITAL. Rien que ces quelques mots devrait vous faire réfléchir a l’impact international que cette idée pourrais avoir sur les masses dominées.

04/02/2012 10:18 par calame julia

Ce que je constate c’est qu’insidieusement "on" nous indique que le sarkoTchev pourrait être élu.
Oui, j’ai bien écrit "élu", puiqu’aussi bien il devient un candidat en campagne et, donc, sans bilan !

Par contre, aucun des autres candidats n’aurait sa chance, même en le précédant dans les sondages
(un baromètre artificiel pour influencer l’électeur).
Le désarroi des peuples et notamment européens pourrait trouver matière à consolation si dans un
seul pays l’élection donnait "essai" à une entité autre que celles connues, revues et jamais corrigées,
ainsi que proposé dans votre article.
Concernant F. Hollande et tout son cérémonial de porteur de casseroles institutionnelles, je pense
comme l’auteur de l’article qu’il ne se gênera pas pour imposer à tout de bras ; c’est un peu la
spécialité du péesse pour soi-disant "mieux répartir les richesses"... ce qui m’a toujours laissée
rêveuse !
On ne peut pas tout faire ou être cad : collabo et résistant. C’est forcément l’un ou l’autre.
Résister c’est aussi conserver une forme d’intégrité à l’égard de ce qui constitue l’entité nationale et
qui n’échappe jamais à personne ni même aux frontons des administrations.

04/02/2012 15:51 par fmv

« N’oubliez pas : le prix qu’il faut payer pour la liberté diminue à mesure qu’augmente la demande. »
Stanislaw Jerzy Lec

« Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Et bien ! Vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande. »
Anselme Bellegarrigue

Finance, industrie, armement, banquiers, militaires, politiciens, médias et leurs avatars historiques sont autant de propositions à accepter un chef puis à obéir, courber l’échine, se résigner en échange d’un salaire et du droit à consommer. Et vous, où vous situez-vous ? Etes-vous loin de vos aspirations ? Vous est-il demandé de revoir vos prétentions à la baisse ?

Sommes-nous en démocratie directe ou dans un gouvernement pseudo-représentatif à tendance autoritaire ?
Les chiens de garde sont-ils de sortie, les forces de l’ordre prêtent à mordre sur ordre ?
Un peu d’observation, de réflexion, de curiosité, d’imagination et de créativité individuelles et collectives seraient largement suffisantes, à moins que nous en soyons privés...par diversion, divertissement et menace d’en être privés.

Le bonheur ne serait-il plus que la proposition de ne pas voir les barreaux de la prison ?

Nous ne sommes jamais sanctionnés par l’histoire mais par notre manque d’intérêt à son égard.

A voir : Pierre Bourdieu gauche-droite

04/02/2012 18:33 par etiman

à tous ceux qui souhaitent transmettre la petite graine de la vraie démocartie

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

à lire, fouiller, visiter les liens, prendre le temps de digérer, de regarder les conférences et implacablement en conclure à l’évidence....

04/02/2012 19:43 par gérard

Mais bien sûr et sans hésitation même envisageable :
il faut aller voter front de gauche, voter Mélenchon...On va attendre quoi ?....sans jeu de mot, le grand soir !
Si on attend que les gens sortent dans la rue...depuis 1968 c’est la même rengaine : pas assez à gauche mon fils !
Et il faut bien se dire une bonne chose, une bonne fois pour toute, les révolutions dans la rue, en occident....il faudrait vraiment que les choses aillent très très mal, pour que cela réapparaisse !
Et puis ce n’est pas l’intérêt du Système à ce que les situations empirent, c’est pourquoi il a inventé les sociaux-démocrates, les Hollande, les Obama, etc...
Et on est tous à y bouffer dans la gamelle du Système, pour ne pas l’être il faut être dans la Creuse à élever des chèvres...et à la bougie, alors que reprocher à Mélenchon !
C’est bien joli de dire :" ah, ce Mélenchon il n’est pas ceci, il n’est pas cela"...mais en attendant il est bien le seul à avoir clairement défini ses adversaires : le système capitaliste et l’extrême-droite, et en plus c’est un tribun ! Il y en a même sûrement qui écoutent la musique sans bien comprendre les paroles !....Faut pousser à la roue !
Mais paradoxalement, c’est le côté négatif : Si il faut un tribun pour faire passer des idées...c’est dommage !
A une époque c’était Besancenot qui attirait les foules...avec sa belle gueule simplement, faut voir à quel niveau dans l’opinion se situe la LCR maintenant, et depuis des dizaines d’années ça ne bouge pas !
La société humaine apparemment en a besoin...de belles ou de grandes gueules !
Faut bien être conscient du niveau politique des gens...
Navrant, mais ça...c’est un très long débat !
Non, il ne faut pas laisser passer l’occasion Mélenchon, à ceux qui font la fine bouche, je leur dirait simplement, venez dans une petite ville de sud gironde, et quand la salle de cinéma est pleine pour le film "les nouveaux chiens de garde", vous êtes le roi du pétrole !
On a les bonheurs qu’on peut !
Rien que pour voir la tronche des journaleux, je rêve d’un score à 2 chiffres pour Jean Luc...
...et c’est toujours dans la rubrique des bonheurs qu’on peut !

04/02/2012 21:19 par pascal

@chb (premier message)

visionnez ceci et sur la fin vous comprendrez la vacuité de votre commentaire (je sais, ce fut long, mais c’est la première émission où a été abordé la politique étrangère avec JLM).

04/02/2012 21:28 par Jean-Michel Hureau

Excellent article !
Oui, il faut voter Front de Gauche. C’est la seule solution pour dire qu’il faut sortir du carcan des apprentis-sorciers de la finance qui nous ont si bien foutu dans la merde et que le Peuple retrouve ses droits.
Ca ne règlera pas tout, c’est certain, mais ça peut faire considérablement avancer les choses.
JMH

04/02/2012 22:40 par Anonyme

Ca sera même long et difficile de « tout régler »…

Rien que les nationalisations de banques, d’EDF, etc… , ça risque de prendre du temps, compte tenu des résistances et combats auxquels non seulement on peut, mais on DOIT s’attendre.

Ces résistances se manifesteront évidemment par moins de confort pour chaque Français, de manière à faire penser la majorité que « c’était mieux avant »…

Si la solidarité ne compense pas la baisse du « confort individuel » de ceux qui en ont encore un, même petit, et qu’ils sont majoritaires….Ce sera la RESTAURATION DU ROI ou du fantoche cocaïné qui en tient lieu !

Les pays latino américains, qui résistent aux pressions (et aux assassinats) depuis longtemps savent ce qu’il en coûte (non pas en argent, il peut être utile de le préciser ) d’avancer péniblement et trop lentement au goût de certains de leurs citoyens, quand on ne veut pas être l’esclave, pour les Français tout particulièrement, de l’OTAN.

Chacun avec ses particularités. Pour la Bolivie, par exemple, ce seront les paysans qui refusent qu’une route coupe leur forêt, paysans que la droite dressera contre le gouvernement. Pour la France, ça risque d’être pire…Car labourage et pâturage, qui étaient « les deux mamelles de la France » autrefois, et qui sont devenues pesticides, farines animales, et OGM de chez Monsanto et compagnie, entre autres, ont été remplacés par nucléaire et armement (« y a bon ! », dit l’OTAN !).

Mais notre liberté et celle de nos enfants est à ce prix. Notre dignité aussi. Allons-nous encore longtemps avoir honte d’être Français ?

05/02/2012 09:30 par moi

Les pays latino américains, qui résistent aux pressions (et aux assassinats) depuis longtemps savent ce qu’il en coûte (non pas en argent, il peut être utile de le préciser ) d’avancer péniblement et trop lentement au goût de certains de leurs citoyens, quand on ne veut pas être l’esclave, pour les Français tout particulièrement, de l’OTAN.

Y a-t-il des français (petits ou moyens) qui ont l’impression que leur sort s’est amélioré depuis qu’ils sont esclaves de l’OTAN et qui considèrent comme un sacrifice de retrouver leur indépendance de cette organisation criminelle ???

05/02/2012 14:39 par Michail

Dieu sait si je suis avare en compliments s’agissant de l’hexagone et de ses habitants, (qui aime bien châtie bien dit-on) mais j’ai trouvé ce truc bien foutu : On va leur faire un dessin !

(Commentaires désactivés)