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Discours du Président de la Fédération de Russie - 24 février 2022

Président de la Russie Vladimir Poutine :

Citoyens de Russie, amis,

Je considère qu’il est nécessaire aujourd’hui de parler à nouveau des événements tragiques dans le Donbass et des aspects essentiels pour assurer la sécurité de la Russie.

Je commencerai par ce que j’ai dit dans mon discours du 21 février 2022. J’ai parlé de nos plus grandes préoccupations et inquiétudes, et des menaces fondamentales que les politiciens occidentaux irresponsables ont créées pour la Russie de manière constante, grossière et sans ménagement d’année en année. Je fais référence à l’expansion vers l’est de l’OTAN, qui rapproche de plus en plus ses infrastructures militaires de la frontière russe.

C’est un fait que, au cours des 30 dernières années, nous avons patiemment essayé de parvenir à un accord avec les principaux pays de l’OTAN concernant les principes d’une sécurité égale et indivisible en Europe. En réponse à nos propositions, nous nous sommes invariablement heurtés soit à des tromperies et des mensonges cyniques, soit à des tentatives de pression et de chantage, tandis que l’alliance de l’Atlantique Nord continuait à s’étendre en dépit de nos protestations et de nos préoccupations. Sa machine militaire est en marche et, comme je l’ai dit, elle s’approche de notre frontière.

Pourquoi cela se produit-il ? D’où vient cette manière insolente de parler du haut de leur exceptionnalisme, de leur infaillibilité et de leur toute-puissance ? Comment expliquer cette attitude méprisante et dédaigneuse à l’égard de nos intérêts et de nos demandes absolument légitimes ?

La réponse est simple. Tout est clair et évident. À la fin des années 1980, l’Union soviétique s’est affaiblie et s’est ensuite effondrée. Cette expérience devrait nous servir de bonne leçon, car elle nous a montré que la paralysie du pouvoir et de la volonté est le premier pas vers la déchéance et le néant complets. Nous n’avons perdu confiance qu’un court instant, mais cela a suffi à perturber l’équilibre des forces dans le monde.

En conséquence, les anciens traités et accords ne sont plus opérationnels. Les supplications et les appels ne servent à rien. Tout ce qui ne convient pas à l’État dominant, le pouvoir en place, est dénoncé comme archaïque, obsolète et inutile. Dans le même temps, tout ce qu’il considère comme utile est présenté comme la vérité ultime et imposé aux autres coûte que coûte, de manière abusive et par tous les moyens disponibles. Ceux qui refusent d’obtempérer sont soumis à des méthodes musclées.

Ce que je dis maintenant ne concerne pas seulement la Russie, et la Russie n’est pas le seul pays à s’en inquiéter. Cela concerne l’ensemble du système des relations internationales, et parfois même les alliés des États-Unis. L’effondrement de l’Union soviétique a conduit à une redécoupage du monde, et les normes de droit international qui se sont développées à cette époque - et les plus importantes d’entre elles, les normes fondamentales qui ont été adoptées après la Seconde Guerre mondiale et qui en ont largement formalisé l’issue - ont fait obstacle à ceux qui se sont déclarés vainqueurs de la guerre froide.

Bien sûr, la pratique, les relations internationales et les règles qui les régissent devaient tenir compte des changements survenus dans le monde et dans l’équilibre des forces. Mais cela aurait dû être fait de manière professionnelle, sans heurts, avec patience, et en tenant compte des intérêts de tous les États et de sa propre responsabilité. Au lieu de cela, nous avons assisté à un état d’euphorie créé par le sentiment de supériorité absolue, une sorte d’absolutisme moderne, associé à des normes culturelles médiocres et à l’arrogance de ceux qui ont formulé et fait passer des décisions qui ne convenaient qu’à eux-mêmes. La situation a pris une autre tournure.

Les exemples sont nombreux. Tout d’abord, une opération militaire sanglante a été menée contre Belgrade, sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU, mais avec des avions de combat et des missiles utilisés au cœur de l’Europe. Le bombardement de villes paisibles et d’infrastructures vitales s’est poursuivi pendant plusieurs semaines. Je dois rappeler ces faits, car certains collègues occidentaux préfèrent les oublier, et lorsque nous avons évoqué l’événement, ils préfèrent éviter de parler du droit international, soulignant plutôt les circonstances qu’ils interprètent comme ils le jugent nécessaire.

Puis vint le tour de l’Irak, de la Libye et de la Syrie. L’utilisation illégale de la puissance militaire contre la Libye et la déformation de toutes les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Libye ont ruiné l’État, créé un énorme foyer de terrorisme international, et poussé le pays vers une catastrophe humanitaire, dans le tourbillon d’une guerre civile, qui s’y poursuit depuis des années. La tragédie qui s’est créée pour des centaines de milliers, voire des millions de personnes, non seulement en Libye mais dans toute la région, a entraîné un exode à grande échelle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord vers l’Europe.

Un sort similaire était également préparé pour la Syrie. Les opérations de combat menées par la coalition occidentale dans ce pays sans l’approbation du gouvernement syrien ni la sanction du Conseil de sécurité des Nations unies ne peuvent être définies que comme une agression et une intervention.

Mais l’exemple qui se distingue des événements ci-dessus est, bien sûr, l’invasion de l’Irak sans aucune base légale. Ils ont utilisé le prétexte d’informations prétendument fiables disponibles aux États-Unis sur la présence d’armes de destruction massive en Irak. Pour prouver cette allégation, le secrétaire d’État américain a brandi publiquement, à la vue du monde entier, une fiole contenant de la poudre blanche, assurant à la communauté internationale qu’il s’agissait d’un agent de guerre chimique créé en Irak. Il s’est avéré par la suite que tout cela n’était qu’un faux et une imposture, et que l’Irak ne possédait aucune arme chimique. Incroyable et choquant mais vrai. Nous avons été témoins de mensonges proférés au plus haut niveau de l’État et exprimés du haut de la tribune de l’ONU. En conséquence, nous constatons d’énormes pertes en vies humaines, des dommages, des destructions et une recrudescence colossale du terrorisme.

Dans l’ensemble, il apparaît que presque partout, dans de nombreuses régions du monde où les États-Unis ont instauré la loi et l’ordre, cela a créé des plaies sanglantes qui ne guérissent pas et la malédiction du terrorisme international et de l’extrémisme. Je n’ai mentionné que les exemples les plus flagrants, mais loin d’être les seuls, de mépris du droit international.

Cet éventail comprend les promesses de ne pas étendre l’OTAN vers l’est, même d’un pouce. Je le répète : ils nous ont trompés, ou, pour le dire simplement, ils se sont joués de nous. Bien sûr, on entend souvent dire que la politique est un sale métier. C’est possible, mais elle ne devrait pas être aussi sale qu’elle l’est maintenant, pas à ce point. Ce type de comportement d’escroc est contraire non seulement aux principes des relations internationales, mais aussi et surtout aux normes de moralité et d’éthique généralement acceptées. Où sont la justice et la vérité ici ? Que des mensonges et de l’hypocrisie partout.

Soit dit en passant, des politiciens, des politologues et des journalistes américains écrivent et disent qu’un véritable "empire du mensonge" a été créé à l’intérieur des États-Unis ces dernières années. Il est difficile de ne pas être d’accord avec cela - c’est vraiment le cas. Mais il ne faut pas être modeste à ce sujet : les États-Unis restent un grand pays et une puissance formatrice de systèmes. Tous leurs satellites non seulement leur disent humblement et docilement oui et répètent leurs paroles au moindre prétexte, mais ils imitent aussi leur comportement et acceptent avec enthousiasme les règles qui leur sont proposées. On peut donc affirmer avec raison et assurance que l’ensemble du soi-disant bloc occidental formé par les États-Unis à leur image constitue, dans son intégralité, le même "empire du mensonge".

En ce qui concerne notre pays, après la désintégration de l’URSS, étant donné l’ouverture sans précédent de la nouvelle Russie moderne, sa volonté de travailler honnêtement avec les États-Unis et d’autres partenaires occidentaux, et son désarmement pratiquement unilatéral, ils ont immédiatement essayé de nous mettre la pression, de nous achever et de nous détruire complètement. C’est ainsi que les choses se sont passées dans les années 1990 et au début des années 2000, lorsque le soi-disant Occident collectif soutenait activement le séparatisme et les bandes de mercenaires dans le sud de la Russie. Quelles victimes, quelles pertes nous avons dû subir et quelles épreuves nous avons dû traverser à cette époque avant de briser le terrorisme international dans le Caucase ! Nous nous en souvenons et nous ne l’oublierons jamais.

À proprement parler, les tentatives de nous utiliser dans leurs propres intérêts n’ont jamais cessé jusqu’à tout récemment : ils ont cherché à détruire nos valeurs traditionnelles et à nous imposer leurs fausses valeurs qui nous éroderaient, nous, notre peuple, de l’intérieur, les attitudes qu’ils imposent agressivement à leurs pays, des attitudes qui mènent directement à la dégradation et à la dégénérescence, car elles sont contraires à la nature humaine. Cela ne se produira pas. Personne n’a jamais réussi à le faire, et ils ne réussiront pas non plus maintenant.

Malgré tout cela, en décembre 2021, nous avons fait une nouvelle tentative pour parvenir à un accord avec les États-Unis et leurs alliés sur les principes de la sécurité européenne et de la non-expansion de l’OTAN. Nos efforts ont été vains. Les États-Unis n’ont pas changé de position. Ils ne croient pas nécessaire de s’entendre avec la Russie sur une question qui est critique pour nous. Les États-Unis poursuivent leurs propres objectifs, tout en négligeant nos intérêts.

Bien entendu, cette situation soulève une question : quelle sera la prochaine étape, à quoi devons-nous nous attendre ? Si l’histoire est un guide, nous savons qu’en 1940 et au début de 1941, l’Union soviétique s’est donné beaucoup de mal pour empêcher la guerre ou du moins retarder son déclenchement. À cette fin, l’URSS a cherché à ne pas provoquer l’agresseur potentiel jusqu’à la toute fin en s’abstenant ou en reportant les préparatifs les plus urgents et les plus évidents qu’elle devait faire pour se défendre d’une attaque imminente. Lorsqu’elle a finalement agi, il était trop tard.

En conséquence, le pays n’était pas préparé à contrer l’invasion de l’Allemagne nazie, qui a attaqué notre patrie le 22 juin 1941, sans déclarer la guerre. Le pays a arrêté l’ennemi et l’a vaincu, mais à un coût énorme. La tentative d’apaiser l’agresseur avant la Grande Guerre Patriotique s’est avérée être une erreur qui a coûté cher à notre peuple. Dans les premiers mois qui ont suivi le déclenchement des hostilités, nous avons perdu de vastes territoires d’importance stratégique, ainsi que des millions de vies. Nous ne commettrons pas cette erreur une seconde fois. Nous n’avons pas le droit de le faire.

Ceux qui aspirent à la domination mondiale ont publiquement désigné la Russie comme leur ennemi. Ils l’ont fait en toute impunité. Ne vous méprenez pas, ils n’avaient aucune raison d’agir de la sorte. Il est vrai qu’ils disposent de capacités financières, scientifiques, technologiques et militaires considérables. Nous en sommes conscients et nous avons une vision objective des menaces économiques que nous avons entendues, tout comme de notre capacité à contrer ce chantage effronté et sans fin. Permettez-moi de répéter que nous ne nous faisons aucune illusion à cet égard et que nous sommes extrêmement réalistes dans nos évaluations.

En ce qui concerne les affaires militaires, même après la dissolution de l’URSS et la perte d’une partie considérable de ses capacités, la Russie d’aujourd’hui reste l’un des États nucléaires les plus puissants. De plus, elle dispose d’un avantage certain dans plusieurs armes de pointe. Dans ce contexte, il ne doit faire de doute pour personne que tout agresseur potentiel sera confronté à la défaite et à des conséquences inquiétantes s’il attaque directement notre pays.

En même temps, la technologie, y compris dans le secteur de la défense, évolue rapidement. Un jour, il y a un leader, et demain un autre, mais une présence militaire dans les territoires voisins de la Russie, si nous permettons qu’elle se poursuive, se maintiendra pendant des décennies, voire pour toujours, créant une menace toujours plus grande et totalement inacceptable pour la Russie.

Aujourd’hui encore, avec l’expansion de l’OTAN vers l’est, la situation de la Russie se dégrade et devient plus dangereuse d’année en année. De plus, ces derniers jours, les dirigeants de l’OTAN ont déclaré sans ambages qu’ils devaient accélérer et intensifier les efforts pour rapprocher l’infrastructure de l’Alliance des frontières de la Russie. En d’autres termes, ils ont durci leur position. Nous ne pouvons pas rester inactifs et observer passivement ces développements. Ce serait absolument irresponsable de notre part.

Toute nouvelle expansion de l’infrastructure de l’Alliance de l’Atlantique Nord ou les efforts continus pour prendre pied militairement sur le territoire ukrainien sont inacceptables pour nous. Bien entendu, la question ne porte pas sur l’OTAN elle-même. Elle sert simplement d’outil à la politique étrangère américaine. Le problème est que dans le territoire voisin de la Russie, qui, je dois le noter, est notre terre historique, une "anti-Russie" hostile prend forme. Entièrement contrôlée de l’extérieur, elle fait tout pour attirer les forces armées de l’OTAN et obtenir des armes de pointe.

Pour les Etats-Unis et leurs alliés, il s’agit d’une politique d’endiguement de la Russie, dont les dividendes géopolitiques sont évidents. Pour notre pays, c’est une question de vie ou de mort, une question d’avenir historique en tant que nation. Il ne s’agit pas d’une exagération, mais d’un fait. Il s’agit non seulement d’une menace très réelle pour nos intérêts, mais aussi pour l’existence même de notre État et pour sa souveraineté. C’est la ligne rouge dont nous avons parlé à de nombreuses reprises. Ils l’ont franchie.

Cela m’amène à la situation dans le Donbass. Nous pouvons constater que les forces qui ont organisé le coup d’État en Ukraine en 2014 ont pris le pouvoir, le conservent à l’aide de procédures électorales de pure forme et ont abandonné la voie d’un règlement pacifique du conflit. Pendant huit ans, huit années interminables, nous avons fait tout ce qui était possible pour régler la situation par des moyens politiques pacifiques. Tout a été vain.

Comme je l’ai dit dans mon allocution précédente, on ne peut pas regarder sans compassion ce qui se passe là-bas. Il est devenu impossible de le tolérer. Nous devions mettre fin à cette atrocité, à ce génocide de millions de personnes qui vivent là-bas et qui fondent leurs espoirs sur la Russie, sur nous tous. Ce sont leurs aspirations, les sentiments et la douleur de ces personnes qui ont été la principale motivation de notre décision de reconnaître l’indépendance des républiques populaires du Donbass.

Je voudrais également souligner les points suivants. Concentrés sur leurs propres objectifs, les principaux pays de l’OTAN soutiennent les nationalistes d’extrême droite et les néonazis en Ukraine, ceux qui ne pardonneront jamais aux habitants de Crimée et de Sébastopol d’avoir choisi librement de se réunir avec la Russie.

Ils essaieront sans aucun doute d’amener la guerre en Crimée comme ils l’ont fait dans le Donbass, de tuer des innocents comme l’ont fait les membres des unités punitives des nationalistes ukrainiens et les complices d’Hitler pendant la Grande Guerre patriotique. Ils ont également revendiqué ouvertement plusieurs autres régions russes.

Si l’on considère la séquence des événements et les rapports qui nous parviennent, l’épreuve de force entre la Russie et ces forces ne peut être évitée. C’est une question de temps. Elles se préparent et attendent le bon moment. De plus, ils sont allés jusqu’à aspirer à acquérir des armes nucléaires. Nous ne laisserons pas faire.

J’ai déjà dit que la Russie a accepté la nouvelle réalité géopolitique après la dissolution de l’URSS. Nous avons traité tous les nouveaux États post-soviétiques avec respect et nous continuerons à agir de la sorte. Nous respectons et respecterons leur souveraineté, comme le prouve l’aide que nous avons apportée au Kazakhstan lorsqu’il a été confronté à des événements tragiques et à un défi en termes de statut et d’intégrité de l’État. Toutefois, la Russie ne peut se sentir en sécurité, se développer et exister tout en faisant face à une menace permanente provenant du territoire de l’Ukraine actuelle.

Permettez-moi de vous rappeler qu’en 2000-2005, nous avons utilisé notre armée pour repousser les terroristes dans le Caucase et avons défendu l’intégrité de notre État. Nous avons préservé la Russie. En 2014, nous avons soutenu le peuple de Crimée et de Sébastopol. En 2015, nous avons utilisé nos forces armées pour créer un bouclier fiable qui a empêché les terroristes de Syrie de pénétrer en Russie. Il s’agissait de nous défendre. Nous n’avions pas d’autre choix.

Il en va de même aujourd’hui. Ils ne nous ont pas laissé d’autre option pour défendre la Russie et notre peuple, que celle que nous sommes obligés d’utiliser aujourd’hui. Dans ces circonstances, nous devons prendre des mesures audacieuses et immédiates. Les républiques populaires du Donbass ont demandé l’aide de la Russie.

Dans ce contexte, conformément au chapitre VII, article 51 de la Charte des Nations unies, avec l’autorisation du Conseil de la Fédération de Russie, et en exécution des traités d’amitié et d’assistance mutuelle avec la République populaire de Donetsk et la République populaire de Lougansk, ratifiés par l’Assemblée fédérale le 22 février, j’ai pris la décision de mener une opération militaire spéciale.

Le but de cette opération est de protéger les populations qui, depuis huit ans, sont confrontées à l’humiliation et au génocide perpétrés par le régime de Kiev. À cette fin, nous chercherons à démilitariser et à dénazifier l’Ukraine, ainsi qu’à traduire en justice ceux qui ont perpétré de nombreux crimes sanglants contre des civils, y compris contre des citoyens de la Fédération de Russie.

Nous n’avons pas l’intention d’occuper le territoire ukrainien. Nous n’avons pas l’intention d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit par la force. Dans le même temps, nous entendons un nombre croissant de déclarations venant de l’Ouest selon lesquelles il n’est plus nécessaire de respecter les documents énonçant les résultats de la Seconde Guerre mondiale, tels qu’ils ont été signés par le régime totalitaire soviétique. Comment pouvons-nous répondre à cela ?

Les résultats de la Seconde Guerre mondiale et les sacrifices que notre peuple a dû consentir pour vaincre le nazisme sont sacrés. Cela ne contredit pas les hautes valeurs des droits de l’homme et des libertés dans la réalité qui a émergé au cours des décennies d’après-guerre. Cela ne signifie pas que les nations ne peuvent pas jouir du droit à l’autodétermination, qui est inscrit dans l’article 1 de la Charte des Nations unies.

Permettez-moi de vous rappeler que l’on n’a pas demandé aux personnes vivant dans les territoires qui font partie de l’Ukraine d’aujourd’hui comment elles voulaient construire leur vie lors de la création de l’URSS ou après la Seconde Guerre mondiale. La liberté guide notre politique, la liberté de choisir indépendamment notre avenir et celui de nos enfants. Nous pensons que tous les peuples vivant dans l’Ukraine d’aujourd’hui, tous ceux qui le souhaitent, doivent pouvoir jouir de ce droit de faire un choix libre.

Dans ce contexte, je voudrais m’adresser aux citoyens ukrainiens. En 2014, la Russie a été obligée de protéger les habitants de Crimée et de Sébastopol contre ceux que vous appelez vous-même les "nats" [erreur de retranscription ? - NdT]. Les habitants de Crimée et de Sébastopol ont fait leur choix en faveur de leur patrie historique, la Russie, et nous avons soutenu leur choix. Comme je l’ai dit, nous ne pouvions pas agir autrement.

Les événements actuels n’ont rien à voir avec une volonté de porter atteinte aux intérêts de l’Ukraine et du peuple ukrainien. Ils sont liés à la défense de la Russie contre ceux qui ont pris l’Ukraine en otage et tentent de l’utiliser contre notre pays et notre peuple.

Je le répète : nous agissons pour nous défendre contre les menaces créées pour nous et contre un péril pire que ce qui se passe actuellement. Je vous demande, aussi difficile que cela puisse être, de le comprendre et de collaborer avec nous pour tourner au plus vite cette page tragique et aller de l’avant ensemble, sans permettre à quiconque d’interférer dans nos affaires et nos relations, mais en les développant de manière indépendante, afin de créer les conditions favorables pour surmonter tous ces problèmes et nous renforcer de l’intérieur comme un tout, malgré l’existence de frontières étatiques. Je crois en cela, en notre avenir commun.

Je voudrais également m’adresser au personnel militaire des forces armées ukrainiennes.

Camarades officiers,

Vos pères, grands-pères et arrière-grands-pères n’ont pas combattu les occupants nazis et n’ont pas défendu notre Patrie commune pour permettre aux néo-nazis d’aujourd’hui de prendre le pouvoir en Ukraine. Vous avez prêté le serment d’allégeance au peuple ukrainien et non à la junte, l’adversaire du peuple qui pille l’Ukraine et humilie le peuple ukrainien.

Je vous exhorte à refuser d’exécuter leurs ordres criminels. Je vous exhorte à déposer immédiatement les armes et à rentrer chez vous. Je vais vous expliquer ce que cela signifie : les militaires de l’armée ukrainienne qui font cela pourront quitter librement la zone des hostilités et retourner dans leurs familles.

Je tiens à souligner à nouveau que toute la responsabilité d’un éventuel bain de sang incombera pleinement et entièrement au régime ukrainien au pouvoir.

Je voudrais maintenant dire quelque chose de très important à l’intention de ceux qui pourraient être tentés de s’immiscer dans ces développements de l’extérieur. Peu importe qui tente de se mettre en travers de notre chemin ou d’autant plus de créer des menaces pour notre pays et notre peuple, ils doivent savoir que la Russie répondra immédiatement, et les conséquences seront telles que vous n’en avez jamais vues dans toute votre histoire. Quelle que soit la façon dont les événements se déroulent, nous sommes prêts. Toutes les décisions nécessaires à cet égard ont été prises. J’espère que mes paroles seront entendues.

Citoyens de Russie,

La culture et les valeurs, l’expérience et les traditions de nos ancêtres ont toujours constitué une base solide pour le bien-être et l’existence même d’États et de nations entiers, pour leur succès et leur viabilité. Bien entendu, cela dépend directement de la capacité à s’adapter rapidement aux changements constants, à maintenir la cohésion sociale et à être prêt à consolider et à convoquer toutes les forces disponibles afin d’aller de l’avant.

Nous avons toujours besoin d’être forts, mais cette force peut prendre différentes formes. L’"empire du mensonge", que j’ai mentionné au début de mon discours, procède dans sa politique essentiellement par la force brute, directe. C’est à ce moment-là que s’applique notre dicton "tout en muscles et pas de cervelle".

Nous savons tous qu’avoir la justice et la vérité de notre côté est ce qui nous rend vraiment forts. Si tel est le cas, il serait difficile de ne pas être d’accord avec le fait que c’est notre force et notre volonté de combattre qui sont le fondement de l’indépendance et de la souveraineté et qui fournissent les bases nécessaires pour construire un avenir fiable pour votre foyer, votre famille et votre patrie.

Chers compatriotes,

Je suis certain que les soldats et les officiers dévoués des forces armées russes accompliront leur devoir avec professionnalisme et courage. Je ne doute pas que les institutions gouvernementales à tous les niveaux et les spécialistes travailleront efficacement pour garantir la stabilité de notre économie, de notre système financier et de notre bien-être social, et il en va de même pour les dirigeants d’entreprise et l’ensemble du monde des affaires. Je souhaite que tous les partis parlementaires et la société civile adoptent une position consolidée et patriotique.

En fin de compte, l’avenir de la Russie est entre les mains de son peuple multiethnique, comme cela a toujours été le cas dans notre histoire. Cela signifie que les décisions que j’ai prises seront exécutées, que nous atteindrons les objectifs que nous nous sommes fixés et que nous garantirons de manière fiable la sécurité de notre Patrie.

Je crois en votre soutien et en la force invincible ancrée dans l’amour de notre Patrie.

SOURCE : http://en.kremlin.ru/events/president/news/67843

Traduction "pour servir votre droit de savoir" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

COMMENTAIRES  

24/02/2022 11:32 par ozerfil

Afin qu’il ôte ses œillères, j’invite JL Mélenchon à lire attentivement ce discours, qui explique cette intervention russe, pour que son jugement le porte au-delà des apparences simplistes...

Je me permets de mettre en avant ceci, qui s’adressait aux soldats ukrainiens :

« Vos pères, grands-pères et arrière-grands-pères n’ont pas combattu les occupants nazis et n’ont pas défendu notre Patrie commune pour permettre aux néo-nazis d’aujourd’hui de prendre le pouvoir en Ukraine. » V. Poutine.

En tant qu’homme de Gauche, j’y suis plus sensible qu’une rhétorique antirusse et anti-Poutine éculée !

La vérité est que l’Occident et les USA n’ont jamais pardonné à V. Poutine d’avoir repris la main de son pays que Eltsine était en train de leur offrir, d’avoir accueilli Edward Snowden, d’avoir récupéré la Crimée (alors que c’est une conséquence du coup d’état du Maidan qu’ils ont fomenté !), et de s’être interposé en Syrie pour protéger B. El Assad des islamistes armés en sous-mains par eux... Le reste est de la poudre aux yeux !!

24/02/2022 11:55 par mourad

du grand Poutine , le meilleur président du monde !

24/02/2022 12:38 par babelouest

Je viens de réécouter la chanson dont les paroles d’Étienne Rhoda-Gil, et la musique du patrimoine slave. Les dernières paroles sont tellement justes, et dures !

Makhnovtchina, Makhnovtchina
Armée noire de nos partisans
Qui voulait chasser d’Ukraine
A jamais tous les tyrans.

C’était il y a un siècle. On a l’impression que cela s’est exacerbé, alors que les simples personnes n’y sont pour rien. C’est aussi vrai aujourd’hui : des tarés sûrs de leur supériorité autoproclamée née de leur FOLIE se réservent le droit de régler la vie des bien portants.
https://www.qwant.com/?client=brz-moz&t=videos&q=la+makhnovtchina&o=0%3Ac_47GxDSF5c
(en a-parte : c’était aussi il y a un siècle en 1923 que le mondialiste Richard Koudenhove-Kalergi allait promouvoir l’invasion d’autres civilisations, que Nostradamus avait lui aussi pressenti provenant grosso modo de l’origine des abords du sud-est de l’europe.)

.Bon. On verra.

24/02/2022 12:49 par Mazig

Jusqu’à preuve du contraire , c’est l’OTAN qui fout le désordre et menace la paix mondiale. Les USA se voyant sur le déclin et incapable de s’engager seul pour maintenir leur pseudo suprématie , s’attèle à détruire et empêcher toute velléité d’indépendance européenne , en forçant les européens à adhérer , financer et se maintenir dans cette organisation terroriste , sans laquelle les américains cesseront d’exister et de continuer leurs pillages.
Poutine n’est pas Saddam Hussein , la Russie n’est pas l’Irak , la Syrie ou la Libye que les ricains et leurs vassaux otaniens ont détruit en toute impunité , et c’est tant mieux. Les rapports de force se déplacent et le monde occidental dans sa panique et le risque de voir cesser sa domination illégitime , cherche à dénigrer , stigmatiser et éliminer quiconque ose s’opposer à cette hégémonie , sauf que là , il s’agit de la fédération de Russie qui n’est pas nabot contre lequel ils peuvent gonfler le thorax , intimider ou piller impunément.

24/02/2022 13:22 par robess73

discours qui résume clairement et fermement la position russe .c est le moins que l on puisse dire !Encore une fois cependant il me semble que Poutine tord un peu l histoire:en effet le pacte germano sovietique (postérieur aux infames accords de Munich) signé par Staline permet a l URSS de gagner 2 précieuses années qui vont lui permettrent de se réarmer (par exemple en chars performants qui vont faire une nette différence sur le terrain).En 1939 l URSS,seule, n est pas prete a la guerre ;en 1941 elle le sera !!!!

24/02/2022 13:34 par mourad

@Mazig
oui exactement, le faut calcule de l’occident mais surtout des ricains c’est qu’ils peuvent tout faire indéfiniment a n’importe qui sans en subir les conséquences, certes c’est une théorie qui marche tant qu’as coté , tu t’attaque a plus faible que toi , mais le GROS hic dans ce conflit actuelle , c’est que de l’autre coté , c’est la Fédération de Russie, et pas celle de Boris Eltsine mais de Vladimir Poutine , une Russie qui as surgit des cendres après que ces deux dernier chefs d’état ait accepté de la roulé dans la farine pour satisfaire leur copains Américains , elle était en ruines , mais voila que Poutine en une génération a refait d’elle ce contre poids puissant a l’hégémonie Atlantistes , et on parle de la Russie , personne d’autre que lui n’aurais pue faire un tel miracle , c’est pour cela que les Néo Nazi de Azov qui compose le contingent Ukrainien avec la petite armée américaine de Black Water vont ce faire annihiler , c’est une question de jours , et si les pays-chien de l’OTAN persiste dans ce suivisme aveugle de Washington , et bien je crois qu’en peut dire qu’ils leur faudra renouvelé leur armement (le complexe militaro-industriel Américain s’en frotte déjà les mains) car tout va être détruis et réduis en poussière avec leur soldats en prime , la Russie a donc décidé de passé a l’action et c’est pas plus mal.

24/02/2022 14:25 par DEADMOCRACY

Cela faisait sans doute des années, sinon des décennies, que l’on attendait, enfin, une action concrète de la part de la Russie, qui prenait des coups sans broncher, semblant indifférente à tout, sûre de sa force tranquille, mais cette passivité a finit par encourager l’impérialisme des Yankees et de leurs vassaux européens, convaincus que rien ne les arrêterait dans leur folie de domination mondiale, ambitionnant de placer leurs ogives nucléaires aux frontières de la Russie, ce qui non seulement est inutile, mais surtout dangereux, tant pour les peuples européens que pour la paix mondiale.

Comment réagiraient les Yankees si la Russie plaçait ses ogives au Canada et au Mexique, ou à Cuba...

Reste à savoir comment le Kremlin va gérer l’Ukraine sur le long terme ? La destruction de son infrastructure militaire n’a de sens qui si Moscou empêche toute remilitarisation de l’Ukraine par la suite, soit en occupant cette vacance, soit en établissant un pays neutre, ce dont il est fait allusion dans le discours de Poutine.

Le message du Kremlin devient enfin audible : on arrête de jouer maintenant !

24/02/2022 14:30 par rouge

En attendant prions qu’aucune des parties actuellement à l’oeuvre en Ukraine n’ai la stupide idée de frapper les centrales nucleaires telle celle d’energodar pres de Zaporija (6 reacteurs de 1000 MW) ce serait effectivement un desastre dont ’’’ les conséquences seront telles que vous n’en avez jamais vues dans toute votre histoire ’’’

24/02/2022 14:35 par rouge

@ robess73
Le pacte dit germano sovietique ne fut pas signé par Staline en personne mais par Molotov.

24/02/2022 15:01 par ozerfil

Merci Mazig de me rassurer un peu, en vous lisant, sur les responsabilités partagées de la "crise ukrainienne", après m’être gentiment fait "allumer" sur l’éditorial "un clou en enfonce un autre" de Théophraste pour avoir reproché à JL Mélenchon d’avoir condamné sans discernement la Russie pour le déclenchement de cette guerre contre l’Ukraine, emboîtant presque le pas, au moins dans la terminologie, des USA et de leurs larbins nationaux et internationaux...

24/02/2022 15:08 par mourad

ce n’est pas de moi , mais c’est une lecture intéressante qui démontre que Poutine EST le meilleur élève de Sun Tzu
L’art de la guerre de Sun Tzu demande de la rigueur et de la ruse

L’art de la guerre consiste à la préparer avec beaucoup de rigueur. Selon Sun Tzu, le principe phare de la stratégie réside dans la préparation rigoureuse de la guerre et dans l’évaluation précise de la situation. Le bon stratège n’attaque que quand toutes les conditions de la victoire sont réunies. « Le commandant habile, écrit Sun Tzu, prend une position telle qu’il ne peut subir une défaite ; il ne manque aucune circonstance propre à lui garantir la maîtrise de son ennemi. Une armée victorieuse remporte l’avantage, avant d’avoir cherché la bataille ; une armée vouée à la défaite combat dans l’espoir de gagner » (L’art de la guerre). Le stratège doit plus précisément se mettre en situation de déterminer les circonstances des combats (notamment le lieu et l’heure), afin de s’assurer un rapport de forces favorable là où la bataille aura lieu. Dans le détail, cinq conditions permettent de lui conférer cet avantage : la sanctuarisation de sa propre base logistique ; l’entraînement des troupes au mouvement, qui sert aussi à brouiller les pistes de l’adversaire ; la connaissance des données du combat (troupes, logistique, terrain, etc.) sur le bout des doigts ; un réseau d’espions et d’informateurs ; des simulations pour tester les réactions de l’adversaire. Enfin, Sun Tzu insiste sur la nécessité d’entretenir la cohésion des troupes en se montrant juste et en y excitant la haine de l’ennemi.
L’art de la guerre a pour finalité idéale de vaincre sans combattre. Sun Tzu ne conçoit pas la victoire totale dans laquelle l’ennemi est anéanti comme le sommet de l’art de la guerre. Si le stratège à l’opportunité de détruire l’ennemi, il peut le faire ; mais le soumettre par la ruse est bien préférable. « Ne cherchez pas, prévient Sun Tzu, à dompter vos ennemis au prix des combats et des victoires […]. Il faut plutôt subjuguer l’ennemi sans donner bataille : ce sera là le cas où plus vous vous élèverez au-dessus du bon, plus vous approcherez de l’incomparable et de l’excellent » (L’art de la guerre). Idéal difficilement réalisable, la soumission de l’ennemi sans combat signifie toutefois que le stratège doit optimiser ses ressources en cherchant surtout à nuire à l’adversaire. Il doit ainsi rester insaisissable dans ses intentions et dans ses actions, tout en intoxiquant la réflexion adverse avec de fausses informations. La propagande est effectivement pour Sun Tzu une dimension cruciale de l’art de la guerre, car elle a le pouvoir de rendre l’ennemi incapable de combattre. Dès lors, aucune manipulation n’est trop immorale pour le stratège génial : instiller la détestation des chefs au sein de l’armée adverse, propager des rumeurs de trahison dans l’entourage du commandement, envoyer des espions, recruter des espions et des traîtres ennemis, etc.....

24/02/2022 15:28 par Tchapaïev

Poutine a beau jeu de rappeler aux officiers ukrainiens la lutté à mort contre les nazis-fascistes.
Il serait plus convaincant sur la question de la dénazification, et du combat contre les nazis d’hier et d’aujourd’hui,s’il arrêtait de recevoir Bolsonaro qui admire publiquement Hitler, et s’il se démarquait clairement des forces de l’extrême droite en Europe, et singulièrement de Zemmour et Marine Le Pen qui l’encensent dans leurs discours
Ses rapports avec ces forces, à l’échelle partisane ou étatique, brouillent totalement ses positions contre les Otaniens, qui soutiennent eux aussi les nazis d’Ukraine et d’ailleurs.

24/02/2022 17:29 par robess73

rouge .oui effectivement signé par MOLOTOV avec accord de STALINE ?enfin je présume !
et d accord avec l intervenant qui rappele les accointances douteuses de Poutine avec l extreme droite francaise et bresilienne .

24/02/2022 19:17 par Geb.

@Robess...
Rsassurez vous, l’extrême droite la vraie vous allez l’avoir pour de bon.
À force de gueuler "au Loup" sur des merdeux qu’on vous désigne vous allez vous les prendre les "larmes de sang".

Vous irez demander à Roussel ou JLM de venir à la rescousse quand les vrais nazis viendront vous chercher. Demandez aux camarades d’Odessa ce qu’ils en pensent de vos frayeurs de vierge effarouchée.

Quant à l’extrême droite française vous pouvez être rassuré.
Elle est toute sur la même position : Contre le méchant dictateur russe. Avec toute la simili gauche officielle.

Au moins quand on fera le menage ça permettra de pas se tromper.
Et en attendant il y a 4 millions de Novorusses qui voient un coin de ciel bleu qui leur était refusé par tous les lâches et les traîtres qui ont usurpé le nom de Camarades pour leur bien être personnel depuis 8 ans.

Merci à cet enfoiré de VVP de m’avoir permis de voir ça.

Et plus si affinité.

24/02/2022 21:06 par la paix pour les dominés

En position virtuelle la guerre c’est comme un jeu vidéo...
Et cela en fait bander certains...
Massivement les victimes des guerres capitalistes et de tous états hiérarchiques sont les dominés.
Les ennemis de classe sont les dominants de tous pays.

24/02/2022 21:44 par Danael

Je me permets de reprendre des extraits de cette analyse de Xavier Moreau :

« Cela fait donc sept ans que la Russie patiente et demande à Kiev de respecter les accords de Minsk, réclame à la France et à l’Allemagne de les faire respecter par Kiev puisqu’elles en étaient garantes. En outre, comme il y a une décision du Conseil de sécurité de l’Onu, personne ne peut en sortir. Ni l’Ukraine, ni même la France, les États-Unis ou l’Angleterre et les membres des Nations unies qui étaient signataires de cette résolution et qui devaient obliger l’Ukraine à les appliquer. Cela n’a pas été fait !...

Pour moi, il y a bien sûr la responsabilité du gouvernement ukrainien. Cela dit, lorsque Zelenski s’est fait élire Président, il est arrivé sur un programme de réconciliation avec la Russie et de réconciliation avec les russophones. Il a fait exactement comme son prédécesseur Porochenko qui, lui aussi, en 2014, est arrivé avec un programme de réconciliation. Il a au contraire fait un programme de persécution de la langue russe, de persécution des Russes, de mise en avant des soi-disant héros de la Deuxième Guerre mondiale qui étaient des collaborateurs nazis, comme Stepan Bandera ou Roman Choukhevytch. Il a fait absolument le contraire de ce pour quoi il a été élu.

Malgré tout, si la France et l’Allemagne avaient fait leur travail, c’est-à-dire de faire pression sur Kiev pour l’application des accords de Minsk, il n’y aurait pas eu d’autre alternative pour Kiev que d’obéir à ces injonctions sous peine de perdre l’aide européenne. Même les plus radicaux de l’entourage de Zelenski auraient dû se soumettre et enfin appliquer les accords de Minsk…
Rendez-vous compte qu’Emmanuel Macron est rentré de Kiev sans même un échange de prisonniers, ce qui avait été le cas il y a quelques années. Par ailleurs, à aucun moment dans cette conférence de presse il n’évoque avec Zelenski les points des accords de Minsk. Ils sont pourtant très précis, avec une chronologie. Il doit y avoir un échange de prisonniers, une amnistie, un changement dans la Constitution ukrainienne, la prise d’un statut d’autonomie du Donbass, des élections locales et ensuite seulement la restitution à l’Ukraine de ses frontières. Emmanuel Macron n’a évoqué aucune de ces questions !
Je pense qu’il porte une responsabilité particulière, davantage que Scholz, qui vient d’arriver et qui récupère les dossiers au débotté.

Article complet :
https://fr.sputniknews.com/20220224/operation-ukraine-eviter-russie-plan-1055349992.html

24/02/2022 22:09 par Feufollet

Poutine (la Russie avec lui) nous a sauvée la Syrie
Poutine (la Russie avec lui) va sauver L’Ukraine
Des griffes de l’OTAN et de ses affidés
En deux temps et trois mouvements les Ukro-nazis
Vont plier bagages et se réfugier chez Trudeau
Merci pour les canadiens, bon courage pour les supporter
Cette guerre ne va pas durer longtemps
Juste le temps d’un rééquilibrage des forces
Dommage que BHL n’est pas au front avec une balle dans le front
Les russes ne vont pas se perdre dans une guerre sans fin
Mais juste un moment de guerre nécessaire
Pour remettre les choses en place
Pour renvoyer l’OTAN et ses caniches dans leur niche
Et plus si possible
Bravo Poutine, tu auras tout essayé,
Ils n’auront rien su entendre

24/02/2022 22:33 par robess73

Geb. Du calme vous n avez pas bien saisi le sens de mes propos. Ni lu mes interventions sur le sujet.

24/02/2022 22:49 par taliondachille

Avez-vous remarqué que Poutine ne dit pas "Nous sommes en Guerre" toutes les 2 phrases comme notre nain-en-diplomatie ?

C’est tellement plus facile d’être en guerre contre son peuple que d’être à la hauteur à l’international. Faut dire que depuis la déclaration de la guerre de 70 la diplomatie française fait rigoler même les pingouins des Kerguelen...

24/02/2022 23:18 par Merlin

Discours magistral, voila comment parle un véritable leader non inféodé à une puissance de l’ombre ou de l’étranger.
Le camp Occidental, l’Empire du Mensonge, comme l’a si bien nommé Poutine, à trop abusé de sa position dominante héritée de la chute de l’URSS et Poutine viens peut être de sonner la fin de cette période, qui est peut être arrivé à son paroxysme avec cette histoire de Covid et maintenant avec cette crise provoquée aux portes de la Russie. C’était la provocation de trop.
On assiste peut être à quelque chose de positif au fond. La fameuse "bonne guerre" dont les nations ont parfois besoin pour recommencer sur des bases saines.
Seul l’avenir nous le dira, mais "l’Occident" et sa fameuse "Communauté Internationale", sont clairement du mauvais coté de l’histoire et pour la première fois depuis des décennies en position momentanée de faiblesse.

25/02/2022 00:57 par Gege

LA BUTTE ROUGE
Sur c’te butt’-là y’avait pas d’gigolettes,
Pas de marlous, ni de beaux muscadins ;
Ah ! c’était loin du Moulin d’la galette
Et de Panam’, qu’est le roi des pat’lins.
C’qu’ell’ en a bu, du beau sang, cette terre !
Sang d’ouvriers et sang de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres,
N’en meur’nt jamais, on n’tue qu’les innocents !
REFRAIN
La Butt’ Roug’ c’est son nom, l’baptêm’ s’fit un matin
Où tous ceux qui montaient roulaient dans le ravin...
Aujourd’hui y’a des vign’s, il y pouss’ du raisin
Qui boira ce vin-là, boira l’sang des copains !
2. Sur c’te butt’-là on n’y f’sait pas la noce
Comme à Montmartre où l’champagn’ coule à flots ;
Mais les pauvr’s gars qu’avaient laissé des gosses
Y f’saient entendr’ de terribles sanglots !
C’quell’ en a bu des larmes, cette terre,
Larm’s d’ouvriers, larmes de paysans,
Car les bandits qui sont cause des guerres
Ne pleur’nt jamais, car ce sont des tyrans !
REFRAIN
La Butt’ Roug’ c’est son nom, l’baptêm’ s’fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin...
Aujourd’hui y’a des vign’s, il y pouss’ du raisin,
Qui boit de ce vin-là boit les larm’s des copains !
3. Sur c’te butt’-là on y r’fait des vendanges,
On y entend des cris et des chansons ;
Filles et gars doucement y échangent
Des mots d’amour qui donnent le frisson.
Peuv’nt-ils songer, dans leurs folles étreintes,
Qu’à cet endroit, où s’échang’nt leurs baisers,
J’ai entendu, la nuit, monter des plaintes
Et j’y ai vu des gars au crân’ brisé !
REFRAIN
La Butt’ Roug’ c’est son nom, l’baptêm’ s’fit un matin
Où tous ceux qui grimpaient roulaient dans le ravin...
Maintenant y’a des vign’s, il y pouss’ du raisin
Mais, moi, j’y vois des croix portant l’nom des copains !

Musique Georges Krier Parole Montéhus

C’est ma réponse à tous les va-t-en-guerre admirateurs de Poutine.

25/02/2022 04:17 par CN46400

L’argumentaire de Poutine est solide, mais les principaux responsables de la situation ne sont pas tous dans le viseur de son armée. Je crains que le résultat de cette aventure, dégâts humains et autres compris, ne soit pas complètement garanti et que finalement cette guerre ne soit que le prélude de la suivante. Je n’ai pas osé contrarier un voisin, dont la mère était "russe de Karkov", dans son soutien inconditionnel à Poutine. "La moitié des ukrainiens de souche sont russes, parlent russe, et sont traités comme des immigrés pitoyables" m’a-t-il précisé. Enfin,,, j’attends le résultat....

25/02/2022 09:17 par Grégory

Romain Bressonnet - "On a laissé faire le régime de Kiev et on va le payer très cher"

https://www.youtube.com/watch?v=Qv1-s0IYHeE

25/02/2022 10:50 par Avlula

Visiblement l’élément de langage consacré, par Le Monde qui est le faiseur de guerre en France, c’est "face à la Russie". On discute comme on veut mais "face à la Russie".

25/02/2022 11:21 par desobeissant

Les généraux ukrainiens ont menti à leurs soldats en prétendant que l’OTAN allait créer une no flight zone au dessus de l’Ukraine :

OPÉRATION MILITAIRE EN UKRAINE 24 FÉVR., 09:41
Les troupes ukrainiennes abandonnent leurs positions et larguent des armes - Ministère russe de la Défense
Le ministère a souligné qu’aucune frappe n’était menée sur les positions des unités des forces armées ukrainiennes qui ont déposé les armes.

MOSCOU, 24 février. /TASS/. Les troupes ukrainiennes quittent leurs positions en grand nombre, laissant tomber leurs armes, a déclaré jeudi le ministère russe de la Défense dans un communiqué, citant des renseignements.
"Selon les renseignements, les troupes et les militaires des forces armées ukrainiennes quittent leurs positions en grand nombre, laissant tomber leurs armes. Aucune frappe n’est menée sur les positions des unités des forces armées ukrainiennes qui ont déposé les armes", lit la déclaration.
Selon le ministère, des armes de précision sont utilisées pour désactiver les infrastructures militaires, les défenses aériennes, les aérodromes militaires et les avions.
Jeudi, le président russe Vladimir Poutine a annoncé une opération militaire spéciale basée sur une demande des chefs des républiques du Donbass. Le dirigeant russe a souligné que Moscou n’avait pas l’intention d’occuper les territoires ukrainiens.

https://tass.com/politics/1409609

25/02/2022 14:13 par CAZA

Bonjour Grégory .
Complication en vue pour la propagande des merdias avec le ralliement de Sud Radio .
RT , Spoutnik , LGS et aussi Sud Radio c’est que de l’ élite de la contrepropagande qui risque d’ être bâillonnée sur ordre de la CIA .
Le bobocave des chaînes d’infaux en continu lui il va payer perdant perdant pour acheter du gaz de schiste US .
Il va dénoncer quand , le candidat écolo , cette aggravation du sinistre global ?

25/02/2022 14:35 par Iris

A désobéissant :
Je vois que votre commentaire est bien le reflet de ceux qui suivent de très près la situation ukrainienne. Je vous propose le lien ci-dessous : Bruno Drewsky, historien et spécialiste de l’europe de l’est.

https://www.youtube.com/watch?v=Nyh...

25/02/2022 15:25 par MICHEL MAUGIS

Poutine vient de déclencher la paix chaude

Merci Poutine !!

25/02/2022 17:04 par Vania

Force est d’admettre que la Russie est encerclée par l’OTAN depuis longtemps ! (malgré la promesse écrite faite à Gorbatchev et à l’ivrogne de Yeltsin par les occidentaux)et que les accords de Minsk n’ont pas été respectés par l’Ukraine. Le pays occidentaux qui ont signé cet accord étaient au courant et savaient très bien que l’Ukraine ne les respectaient pas et ils n’ont rien fait ! D’autre part, les habitants du Donbass et de Lugantsk subissaient des bombardements et un harcèlement permanents, interdiction de parler le russe, plusieurs familles devaient vivre dans des sous-sols (abris) pour se protéger des possibles bombardements et cela dure depuis 8 ans. Les médias dominants occidentaux n’ont jamais montré les déclarations des leaders de Donetsk et de Lugansk, ni la souffrance de ses habitants, ni la dernière évacuation de 50 000 personnes vers la Russie, ni la présence des milices néonazis en Ukraine, ni le fait que les EEUU et l’Ukraine n’ont pas voulu signer une résolution de l’ONU contre le nazisme et le racisme (1). Il faut essayer de comprendre la situation, de demander le dialogue et la résolution de ce conflit par les voies diplomatiques (et sans hypocrisie, ni mensonges), au lieu de continuer de jeter de l’huile sur le feu, de présenter Zelensky comme un vrai leader quand il est seulement un menteur, une marionnette des EEUU , de cacher des informations , d’utiliser la méthode manichéenne. En réalité le seul gagnant de cette situation est les EEUU, les perdants sont les peuples frères ukrainien et russe et les Européens seront les dindons de la farce.
(1)https://www.youtube.com/watch?v=SpIQa06J9dE
J’ai trouvé l’intervention de cet historien britannique très intéressante
https://www.youtube.com/watch?v=A-aoDZcfpws
Ou encore celle d’Atilio Boron (intellectuel et sociologue argentin) en espagnol
https://www.youtube.com/watch?v=5UHc68sQyS0
D’autre part, j’ai trouvé exemplaire la réactions de certains présidents : préoccupation sans ingérence et résolution du conflit par dialogue et voies diplomatiques Par exemple le Mexique , la Bolivie ou encore les pays qui ont toujours reçu de l’aide humanitaire permanente par la Russie (pour contrer le blocus, la pandémie) comme le Venezuela, Cuba, le Nicaragua

25/02/2022 17:14 par Tassedethe

Et pendant ce temps, :la pauvre Tian Wei se fait "piquer la parole" par ...

https://www.youtube.com/watch?v=RWFmgI8iq04

25/02/2022 18:35 par Geb

@ Robess...

Mais je suis calme, et même très calme.

Simplement j’en ai marre des gens qui bottent en touche avec du "en même temps" sur la vue des étiquettes sans aller au fond de la qualité du contenu .

Vous pensez quoi ? Que Staline quand il a envoyé Molotov signer le pacte de non agression Germano-soviétique, l’aurait violé le premier si les Nazis avaient attaqué ceux qui en Occident avaient mis en place le IIIème Reich pour assassiner la jeune République des Soviets ? Et s’ils n’avaient pas lancé l’Opération Barbarossa ?

Il aurait regardé les Anglais et les Français se faire démolir et dépecer en rigolant. Comme Churchill aurait rigolé en imaginant le tour de con qu’il avait organisé contre les Soviets si Staline n’avait pas pris les devants. Les Anglais, mais aussi la France issue du Front Populaire qui avait laissé assassiner la République espagnole malgré les accords bilatéraux anti-agression sans bouger un doigt alors que Russes envoyaient des armes aux Brigades internationales que les flics Français et les Cagoulards copains de François la Mite saisissaient en assassinant les passeurs.

Apparemment vous semblez ignorer que le président Bolsonaro est Président du Brésil, comme l’étaient Lula ou Dilma Roussef, lors de la création des BRICS. (Brésil, Russie, Inde. Chine, South Africa).

En géopolitique internationale les accords conclus n’ont pas à être dénoncés si le nouveau leader a des tendances politiques ou sociétales différentes du moment que ça ne rejaillit pas négativement sur les intérêts de l’Ensemble de l’organisation. Depuis que les BRICS ont été créés même si les tendances politiques des dirigeants ont changé, le fond reste. Vous pensez que Modi est plus "démocratique" ou plus "woke" que Bolsonaro ??

Il n’y a que les USA et les Britanniques, et leurs larbins, pour violer des accords conclus multilatéralement sur simplement la tronche du nouveau leader qui ne leur obéit pas en refusant de trahir les intérêts de son pays.

26/02/2022 06:24 par carlito

Bien content que LGS ne participe pas à la vague pétainiste actuelle,
merci donc.

Le "pacte de Minsk" j’espère restera dans l’histoire pas trop loin du " pacte de Munich" comme exemple de la soumission à plus costaud que vous, même si la distribution des röles est un peu changée.
mais bon entre l’UE et l’Otan ça suit les ordres de mission de Washington

La responsabilité des garants de son exécution : la France et l’Allemagne est totale dans ces 7 années de déception, d’hypocrisie et de permanente propagande anti- Putin.

ps :

26/02/2022 12:56 par MICHEL MAUGIS

IL est faux de prétendre que le droit international n’autorise une intervention étrangère qu’avec l’accord du Conseil de Sécurité de l’ONU, comme le prétend la totalité des personnalités politiques françaises, dont les candidats à l’élection présidentielle.

Car il y a une exception de taille à cette prétendue loi internationale : LE DROIT DE VETO des trois belligérants dans cette affaire de l’"invasion" de l’Ukraine. Il y a de plus la jurisprudence imposée par les USA depuis la création de l’ONU qui sabote ce droit international, particulièrement depuis la fin de l’URSS.

La France et la Russie étaient des pays garants des accords de Minsk
La Russie n’ a cessé depuis 2014 d’insister sur l’application des accords de Minsk.
De même la France n’ a cessé d’encourager les successifs présidents de l’Ukraine à ne pas les respecter.
Les USA et l’UK encouragèrent ces mêmes présidents à ne pas respecter les accords de Minsk

Qu’aurait dû faire la Russie en sachant que la France, la GB et les USA auraient voté contre une autorisation donnée à la Russie pour obliger Minsk à respecter les accords de Minsk.?

Intervenir en Ukraine CONTRE la résolution du conseil de sécurité ? La situation eut été bien pire pour la Russie !! Elle aurait enfreint ostensiblement le droit international.

En intervenant en Ukraine, elle respecta la jurisprudence de ce droit imposé par la France, la UK et les USA par leur intervention en guerres illégales depuis la fin de l’URSS.

Il est très clair que la Russie ne pouvait absolument pas respecter cette prétendue loi internationale bafouée depuis des décennies par ces 3 membres permanent du Conseil de Sécurité que sont les USA, la GB et la France

La Russie a donc reconnu les républiques du Donbass, qui lui ont demandé d’intervenir pour stopper les massacres contre sa population civile par la clique nazie au pouvoir à Kiev depuis plus de 7 ans,

Si la fin de l’URSS a été un bouleversement géopolitique qui aurait prétendument mis fin à la guerre froide, cette intervention russe en Ukraine crée un bouleversement heureux en déclenchant la PAIX CHAUDE en Europe.

26/02/2022 16:54 par mandrin

Il est plausible que l’opération militaire en cour ai aussi pour objectif de supprimer une menace nucléaire que les yankee et rosbif étaient appliqué à mettre dans les mains des ukrop’s... J’ai découvert après coup que sa commence à remonter sur le web...

28/02/2022 07:57 par CN46400

@ tous
Poutine est pris dans un engrenage, la peur ne marche pas, il va falloir doubler, tripler....la mise, et le résultat sera , quoiqu’il arrive, lourd pour la Russie. Une bonne idée de Dany le Rouge, l’Allemagne va, enfin, doubler le militaire dans son industrie et la course au gaspillage, avec la France va se rééquilibrer, par le bas...

02/03/2022 12:35 par Geb

@ CN...

la dernière fois que l’Aallemagne a doublé sa puissance militaire ça a très mal fini pour le Monde en général et pour elle en particulier.

Alors j’espère que les Russes n’attendront pas comme la dernière fois que leur pays et l’Europe soit détruit pour réagir à fond.

De même que les Peuples européens.

Ils ont les moyens. Qu’ils les emploient. Si c’est pas pour nous, au moins pour le reste du Monde.

De toute façon "l’image" on sen fout. Et eux aussi. C’est les vainqueurs qui écrivent l’Histoire.

Que ça soient les Russes qui l’écrivent ça nous changera un peu des conneries d’Hollywood.

04/03/2022 16:39 par mandrin

et c’est pour la bonne raison que Poutine et les russes dans leur grande majorité interviennent maintenant pour ne pas reproduire les défaites de 41 comme il l’a dit lors de son discours à Munich dans les années 90 pour mémoire donc nul besoin du pacte Ribbentrop-Molotov. la Russie a quelque coup d’avance forte de son histoire...

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