Crise financière : La faillite du dogme libéral des marchés qui se régulent eux-mêmes

Aux USA, le FBI enquête, relève les empreintes et recherche les traces d’ADN des pirates qui ont arraisonné la finance américaine. Sarkozy fait la chasse aux responsables de la débâcle financière pour leur infliger la punition qu’ils méritent : la mise en torche de leurs parachutes dorés. Tout cela n’est qu’un écran de fumée qui a pour principale fonction de chercher à dissimuler les véritables responsables de la crise : le dogme néolibéral des marchés qui se régulent tout seuls et surtout le patronat et les gouvernements qui s’efforcent d’inscrire ce dogme dans les faits, quelque en soient les coûts sociaux et humains.

Le dogme de l’ « infaillibité » des marchés

Pour les libéraux, non seulement les marchés sont capables de se réguler tout seuls, mais toute intervention de l’Etat ne ferait qu’empêcher cette régulation. C’est le dogme de l’infaillibilité des marchés et de la « main invisible » qui spontanément affecterait les richesses disponibles de façon optimale.

Cela fait bien longtemps que les l’Etat fédéral américain n’hésite pas à intervenir pour soutenir l’économie nationale : subvention aux entreprises, à l’agriculture, protectionnisme sélectif… Mais jusqu’à la crise financière, il agissait ainsi en proclamant le contraire.

Aujourd’hui, la réalité ne peut plus être cachée. Les marchés financiers qui étaient les modèles des marchés qui « se régulaient eux-mêmes » sont en pleine déroute. Sans l’intervention des Etats, la crise serait encore plus grave qu’en 1929.

Cette débâcle des marchés financiers et l’intervention massive des Etats marquent la faillite du dogme libéral. La régulation des marchés par les marchés eux-mêmes mène tout à droit à la catastrophe.

Le rachat des banques par les Etats

Au cours de l’été 2007, les banques centrales (Banque Centrale Européenne, Réserve Fédérale Américaine, Banque d’Angleterre, Banque du Japon…) avaient injecté plus de 400 milliards de crédit pour permettre aux banques de faire face à leurs besoins de trésorerie. Ces crédits ont continué de plus belle en 2008. Mais l’intervention des Etats va maintenant bien au-delà de simples avances de liquidités aux banques (même s’il s’agit de centaines de milliards d’euros). L’intervention des Etats est passée au stade supérieur, celui du rachat des banques par les fonds publics.

Au cours de l’hiver 2007-2008, les risques de faillites bancaires s’étaient multipliés. Pour éviter un effet « domino » qui aurait vu les banques s’écrouler les unes après les autres, la Northern Rock avait été nationalisée par le gouvernement britannique. Les géants américains Merrill Lynch et Citigroup avait du faire appel à des fonds souverains (propriétés de l’Etat du Koweit ou de celui d’Abu Dhabi) pour renforcer leur capital social.

En septembre 2008, l’Etat fédéral américain nationalisait, de fait, deux énormes institutions financières, Fannie Mae et Freddie Mac, pour un montant de 200 milliards de dollars. Ces deux organismes qui garantissent près de la moitié des 12 000 milliards de dollars de crédits immobiliers aux Etats-Unis venaient, en effet, d’essuyer des pertes d’un total de plus de 14 milliards de dollars et la faillite pointait son nez. Le géant de l’Assurance (AIG) était lui aussi racheté par l’Etat fédéral américain pour la modique somme de 85 milliards de dollars.

En Europe, la nationalisation de la Nothern Bank n’a été qu’un prélude. Les marchés sont, aujourd’hui, incapables de faire face à la crise bancaire qu’ils ont déclenché et les Etats doivent racheter des établissements bancaires pour leur éviter une faillite qui pourrait emporter l’ensemble du système bancaire européen.

Le Benelux nationalise partiellement la banque Fortis. Les gouvernements belge, français et luxembourgeois rachètent pour 6,4 milliards d’euros la banque franco-belge Dexia. Le gouvernement français déboursera, à lui seul, 3 milliards d’euros (1 milliard directement et 2 milliard par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignation, organisme public). L’Etat allemand garantit le versement de 26,5 milliards d’euros pour sauver Hypo Real Estate, établissement spécialisée dans le financement immobilier et très engagées auprès de Lehman Brothers, la banque d’affaires américaine qui vient de faire faillite.
Les actifs rentables de la banque britannique Bradford & Bingley sont rachetés par une banque privée espagnole, la banque espagnole Santander, l’Etat britannique, quant à lui, nationalise le restant, c’est-à -dire les pertes.

La Commission européenne pourtant habituellement si implacablement opposée à la moindre injection de fonds publics destinée à sauver des emplois dans l’industrie ou les services ne trouve rien à redire à ces opérations.

Il s’agit bien là de nationalisations puisque dans chacun des cas, les Etats détiennent la totalité, ou (dans le pire des cas), une minorité de blocage du capital social. Mais les libéraux qui nous gouvernent ou qui dirigent les partis d’opposition ne veulent surtout pas prononcer le mot. Il s’agit uniquement, pour eux, de mutualiser momentanément les pertes et de rendre les banques aux intérêts privés aussitôt qu’elles recommenceront à faire des profits.

Le plan Paulson

Le secrétaire américain du Trésor, Henry Paulson, avait mis sur pied un plan de rachat des créances pourries des banques américaines pour un total de 700 milliards de dollars en deux ans.

Ce plan fut d’abord rejeté par la Chambre des représentants, le 29 septembre. Ce rejet était du à la conjonction de deux forces, pourtant diamétralement opposées.
La première force était celle d’une grande partie de l’opinion publique qui ne comprenait pas pourquoi les spéculateurs de Wall Street pourraient s’en tirer à si bon compte. Si leur spéculation avait réussi, ils auraient empoché des centaines de milliards de dollars mais comme elle avait échoué, il fallait les rembourser ! Le cinéaste Michael Moore se fit le porte-parole de cette révolte : « Wall Street et ses affidés ont créé ce gâchis et maintenant ils vont s’échapper comme des bandits ». Il montra également toutes les limites sociales de ce plan en affirmant « Rien dans ce plan ne va faire baisser le prix de l’essence que vous mettez dans votre voiture pour aller travailler. Rien dans cette facture ne va vous protéger contre la perte de votre maison. Rien dans cette facture ne va vous donner une assurance médicale ».

La seconde force qui repoussait ce plan était composée de ceux (Républicains pour l’essentiel) qui dénonçaient l’intervention de l’Etat dans la finance et la transformation des USA en « URSSA » !

Finalement, le plan (passé à 840 milliards de dollars) a fini par être adopté par le Sénat le 1er octobre, puis, lors d’un deuxième vote, le 3 octobre, par la Chambre des représentants.

Miracle sarkozien : les caisses se remplissent !

Les caisses publiques étaient vides nous avertissaient Sarkozy qui avaient d’ailleurs fortement contribué à les siphonner pour remplir les caisses privées. Mais miracle, aujourd’hui, les caisses publiques sont de nouveaux pleines !

Sarkozy vient de retrouver 3 milliards d’euros (le double du financement du RSA) pour financer le rachat de la Banque franco-belge Dexia. Les gouvernements belges et néerlandais financent le restant : 3,4 milliards d’euros.

L’Elysée annonce un plan « en faveur de la construction et du bâtiment » : le rachat de 30 000 logements par les organismes HLM. Un autre plan « en faveur des PME » est mis sur pied : 20 milliards d’euros qui devaient d’abord être pris sur les ressources du financement du logement social (le livret A). Ce plan sera, finalement, financé par une partie de la collecte des livrets de développement durable et des livrets d’épargne populaire dont les banques pourront disposer librement.

Tous ces financements sont faits au nom de la sauvegarde de l’emploi. Mais cela ne peut abuser que ceux qui le veulent bien. La droite n’a pas bougé le petit doigt ni surtout versé le moindre euro quand les entreprises licenciaient ou délocalisaient à la pelle. Pourquoi l’emploi serait-il brusquement devenu son principal souci ? Qui peut croire une telle fable ?

La fondation Abbé Pierre qui voit surtout dans le plan d’aide à la construction un « soutien aux promoteurs ». Quant au Droit Au Logement (DAL) il dénonce une mesure qui « vient secourir des pyromanes responsables de la flambée de l’immobilier ».

Le plan « en faveur des PME » présente, avant tout, l’opportunité d’offrir, selon les chiffres mêmes de l’Elysée « 17 milliards d’euros de dépôts supplémentaires remis dans le bilan des banques… » 17 milliards qui tombent vraiment à pic pour les banquiers. Et quand on sait que plus de 80 % des « grandes » PME (celles de plus de 300 salariés) appartiennent à des grands groupes et que la plupart des « petites » PME sont des sous-traitantes de ces mêmes grands groupes, il n’est guère d’illusion à se faire sur la destination finale de ces milliards d’euros : les profits des grandes sociétés.

C’est toujours derrière le paravent de l’« aide à l’emploi » ou de l’« aide aux PME » que l’Etat fait profiter les grandes sociétés de ses largesses. La crise financière est un excellent prétexte pour continuer de plus belle.

Curieusement, enfin, malgré une assistance de l’Etat de plusieurs dizaines de milliards d’euros, ni Sarkozy, ni Fillon ne s’aventure à traiter d’ « assistés » promoteurs et banquiers. Ce terme semble réservé, pour ces gens de droite, à la stigmatisation de ceux que les politiques libérales ont plongés dans le chômage et la misère.

Une « idée folle »

Oubliant la façon dont il vantait le modèle américain, allant même, en avril 2007, jusqu’à annoncer qu’il réformerait le crédit hypothécaire français pour l’aligner sur le système américain à l’origine de la crise des « suprimes », le président de la République n’hésitait pas à proclamer, lors de son discours de Toulon, que « l’idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle ».

Mais pourquoi, dans ces conditions, persévère-t-il dans l’ « idée folle » de continuer à livrer aux marchés des domaines aussi précieux que le gaz, la poste, les transports ferroviaires ? Pourquoi faire reculer chaque jour d’avantage l’assurance maladie obligatoire devant les exigences des assurances privées ? Pourquoi livrer l’hôpital public à l’appétit insatiable des cliniques privées ? Pourquoi mettre à l’ordre du jour de la prochaine réunion entre le gouvernement et les organisations syndicales la retraite par capitalisation alors que les marchés et leurs fonds de pension viennent de condamner à la misère des centaines de milliers de futurs retraités américains ?

La majorité sortante du Parti Socialiste plus pâle que jamais

François Hollande se pose en gardien du temple, du traité d’Amsterdam et de la limitation des déficits. Bertrand Delanoë aura quelque peine à assumer son « je suis libéral et socialiste » maintenant que les dogmes libéraux sont en pleine débâcle. Quant à Ségolène Royal qui regrettait d’avoir eu à défendre (même si c’était du bout des lèvres) le Smic à 1500 euros et les 35 heures, comment pourrait-elle bien, aujourd’hui, justifier le dogme néolibéral de « d’abord créer des richesses », alors que la solution à la crise est justement de relancer l’économie et donc, d’abord, de redistribuer les richesses ?

A l’évidence, comme l’écrit notre camarade Philippe Marlière dans une tribune libre de l’Humanité « les débats du congrès de Reims n’opposeront pas « révolutionnaires et « réformistes, « audacieux » et « timides », mais des socialistes qui veulent rompre avec deux décennies de complicité avec le néolibéralisme et ceux qui s’y refusent ».

Jean-Jacques Chavigné
06/10/2008

COMMENTAIRES  

07/10/2008 08:01 par Pin Pon

Ne nous leurrons pas, "ils" n’apprendront rien de cette crise.
Ne nous leurrons pas, il n’y aura pas de "régulation".
Pour justifier leurs gesticulations, nos politiciens versent dans le populisme et la démagogie en pointant du doigt les parachutes des patrons et le niveau de salaire des traders. Serait-ce possible qu’ils découvrent cette immoralité ? Et quel est le rapport avec les problèmes actuels ?
Nous noterons que le président lui-même s’adresse au MEDEF pour leur demander jusqu’ou il peut aller, mais avons nous élu le MEDEF ?
Quoiqu’il en soit, tout n’est pas perdu pour tout le monde, et nous assistons quasi-soulagé à la naissance de monstres incontrolables. JP Morgan, Well Fargo, BNP-Paribas entre autres, se taillent les parts de choix, leurs achats sont massifs, à moindre cout, et les entreprises "avalés" n’ont pas que des actifs "nocifs". Ces compagnies deviennent si importante en terme de poids économique, que rien ni personne ne pourra empècher leur effondrement, car les cycles économiques étant ce qu’ils sont, leur tour viendra et ce n’est pas les effets de manches qui oteront la cupidité des salles de marché, la rapacité des donneurs d’ordres. Nous allons payer, une dernière fois. Au prochain krach, les sommes engagés seront si colossales, que ce sera impossible de les renflouer. Actuellement, nous reculons pour mieux sauter, le marché ne sera pas assaini puisque nous le protégeons.
Encore un effort, on arrive au bout. Marx l’avait prévu depuis longtemps.
Bon, assez écrit, faut que j’aille travailler pour sauver le système. Ah oui, mais non, j’ai plus de travail, j’étais intérimaire.

Pin Pon

07/10/2008 10:20 par Travailler-plus-pour-gagner-plus

Pour une fois que les marchés se montraient pour le coup vertueux... vlan, il faut intervenir !

Comme toujours à coup de rhétoriques aussi opportunistes que farfelues, on va s’évertuer à les contourner les marchés... et les braves gens laissent dire parce que les salades, ils en ont par dessus la têtes les braves gens... et c’est pas ça qui fera bouillir la marmite.

Si les économistes savaient résoudre les problèmes, ça se saurait, il n’y aurait plus de misère... ou alors c’est des teigneux les économistes.

Alors dogme ou pas dogme l’abus de crédit a créer de la monnaie de singe... deux ou trois grimaces feront bien passer la pilule.

07/10/2008 17:19 par Travailler-plus-pour-gagner-plus

Les grimaces de Parisot :

Quand Laurence Parisot rappelle les règles du jeu du pouvoir chez les chimpanzés !

... ça méritera bien quelques cacahouètes.

07/10/2008 10:31 par vladimir

Le déplacement va se faire entre pro-classe ouvrière et les aménageurs du capitalisme , les anti-sociaux, tous ceux qui voudront, au nom de la sainte alliance et du destin commun, au travers de somptueux cadeaux à la bourgeoisie et d’une réintervention massive des états dans l’économie, perpetuer le capitalisme et le travailleur-payeur.

La séparation ne se fait plus entre pro-état, pro intervention de l’état et bourgeoisie folle, elle se fait bien entre la classe ouvrière, de nos amis chinois à nos amis de Détroit, et l’état bourgeois, l’état de la bourgeoisie, en ordre de combat pour imposer des mutations effroyables en en faisant payer le menu aux couches populaires.

On ne parle que de la crise dans la rue (titre du Parisien
ce jour) et les revolutionnaires n’ont rien a dire ?

pour un programme commun de la gauche revolutionnaire europeenne :

salaire minimum garanti europeen 1500 €

revenu garanti inconditionnel de 1000 € pour toutes et tous

droits sociaux garantis : santé et education gratuite

echelle mobile des salaires et des revenus

logement loyer 10% du revenu

moratoire sur tous les interets des dettes privées et publiques

souveraineté populaire a tous les niveaux de pouvoir y compris BCE

controle populaire permanent partout

medias publics

etc
 

07/10/2008 22:36 par Archibald Emorej

Si les banques tombent les unes après les autres, les milliards imaginaires sortent de la planche à billet comme les sueurs froides du col des responsables, si les files s’allongent devant les guichets ou fleurissent des restriction de liquidité, si les vieux stockent de l’huile et les riches creusent des trous, c’est que vous vous êtes bien réveillés ce matin de la nuit capitaliste. Le rêve des premiers temps est un cauchemar fini qui enfin agressent le plus grand nombre, disons plutôt le plus grand nombre de gens responsables. Responsable et victime voilà ce qui reste au réveil. La grande classe moyenne occidentale, abusée par le matériel et la vie d’abeille, est responsable d’avoir laissé croitre cette race infernale des capitalistes, et cette branche particulièrement putride des spéculateurs. De spéculateurs a menteurs il n’y a qu’un saut. Et des menteurs aux voleurs. Et des voleurs aux assassins. Le jeu de domino donne le vertige. La crise bancaire est clairement là , quoi qu’en disent les agents du spectacle, et l’agitation folle des politicards est un signe de grande panique. La folie guette puisque, en toute connaissance du plus sombre scénario, voilà que la majorité découvre les soi-disant dirigeants de ces mondes là , ces nababs payés comme des princes par la méritocratie institutionnalisée, et le saccage saute au visage, ils n’ont rien fait d’autre que s’en mettre plein les poches en épuisant la machine sans rien prévoir en rechange. Donc tout était faux. Ou plutôt tout est vrai. Oui, de ces gens-là on ne peut décemment plus rien croire. Quand ils disaient pas un sous pour les misère des autres, pas un écu pour le travailleur, pas un kopec pour améliorer le sort des anciens, pas un roubles pour les services publiques, pas un franc pour le bien être général pris en charge par l’état, pas un bolivar pour payer et non pas voler les matières premières, pas un euro pour empêcher la délocalisation...et bien tout cela était faux, de l’argent il y en a plein, l’or volé au monde entier dégueule de leurs poches, et ils nous font croire que la raison commande une misère contrôlée.
Tout est faux. Courrez retirer l’argent des banques.
Même cela ne suffirait pas, le système monétaire déjà vacille sur les ruines de son compère bancaire, demain il faudra 10 000 000 d’euros pour acheter du pain. Et les usines fermée, les salariés en deuil, les stocks protégés par la flicaille ! Avec ce jeu de massacre et les plus vilaines prévisions sous nos yeux qui n’étaient hier que des braillements de gauchos, la loi et la sécurité ne vont pas tarder à s’abattre sur la classe moyenne. Les pauvres eux savent déjà . Le décor est en carton, et les cris ne viennent pas du jeu des acteurs, non, l’Occident enrôlé au rythme d’une fourmilière se dévore sous le règne de ces gens-là . Et rien ne les détruit. De crises sans fond en affaires de corruption retentissantes, de gardes fous en élections, de guerres en épidémies, eux sont toujours là , les profiteurs de la sueur des autres.
La chute sans fin entraine déjà la chute des gardiens de la raison. Ils se contredisent d’un jour à l’autre. D’un jour à l’autre on passe du rire au larme, du chaos à la stabilité. Combien de temps vont-ils colmater les fuites. Politiciens carriéristes, professeurs de commerce, brailleurs de la pensée unique et philosophes de la guerre de civilisations en perdent leur latin, ce mensonge-là leur paraissait hier bien ficelé. Aujourd’hui le subterfuge prend fin dans un fracas de tonnerre. Une chose étrange est de voir que pour cette fois, le système capitaliste s’effondrant globalement, aucun point géographique ne peut assurer une fuite sans histoires à ces gens là . Tous les collaborateurs vont devoir faire face à leur esclaves. Les milices, sans salaire, retourner protéger leur famille de la vengeance populaire, les responsables sentent, peut être pour la première fois depuis longtemps, l’heure impitoyable des comptes sonnent.
Tout va se jouer dans l’espace publique. Là , grévistes, groupes de chômeur, étudiants, pans entier de la société sans aucun moyen de subvenir à leurs plus nécessiteux besoins se retrouvent de la manière la plus directe. Là s’arme le sentiment commun de la fronde, et sans le soutient des tyrannisés le tyran doit s’en faire. Priver par la loi marchande de nos villes, écrasés par le stress de la vie commerciale, la vente perpétuelle, la soupe horrible ingurgitée toutes ces années, seule carotte des vacances en aveugle dans des bleds appauvris a l’extrême par ce même système. Combien de ces journées vendues à l’infâme, la tête lourde de rancoeur et de la honte de collaborer, combien d’humiliations quotidiennes, combien de ce haut-le-coeur de faire le mal pour le dieu argent, et accepter, toujours, la loi de tous ces gens-là .
Tout est faux. Courrez retirer l’argent des banques !

08/10/2008 07:12 par xéno

... l’argent de qui ?

07/10/2008 23:26 par williamoff

Il y a de nos jour sur la terre des personnes extrêmement riches pour qui le système jusqu’à maintenant n’aura pas apporté que des désagréments.
Ces milliardaires sont connus et recensés chaque année par "Forbes" , un magazine pour riches’ qui réalise même un classement.

Aujourd’hui pour sauver le systéme qui n’a jamais été vraiment généreux avec moi , c’est le moins que l’on puisse dire, l’on prend sans même me demander mon avis mes maigres économies pour alimenter un gouffre financier qui fait passer les déficits cumulés des comptes publics celui de la sécu et enfin celui des retraites , pour de la gnognote, vraiment de la gnognote

Alors ma première question est simple pourquoi les gouvernements ne lisent-ils pas "forbes" ?

La seconde question c’est qu’avec les milliards débloqués si rapidement avec des caisses supposement vide, l’on aurait pu faire des choses bien plus utiles que d’aller sauver les rupins de wall Street avec, alors d’où vient donc tout cet argent ? Y a une cagnotte caché ? Pourquoi nous avoir demandé de faire tant d’efforts si pour finir l’on réussi à trouver de l’argent lorsqu’il faut sauver les riches ?

Tant que les plus grosses fortunes n’auront pas été totalement mises à contribution pour sauver LEUR systéme immorale, il n’y a aucune raison que mon épargne soit confié à cet bande d’escrocs et d’incapables.

Il Faut donc que tous les épargnants menacent de retirer leur salaire de la banque et leurs économies des Livrets D’épargne populaire.
Il s’agit d’un acte politique, revolutionnaire qui aura plus d’effet que les manifs et les jours de grèves !!
En bref, il s’agit de les affronter sur leur terrain celui du pognon !!!

08/10/2008 13:49 par touhami moualek

Cataclysmes financiers : le capitalisme vire au rouge . L’État, si souvent décrié par les ultras libéraux, intervient tous azimuts. Est-ce son rôle ?

Touhami Moualek

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