Des ouvriers cassés, humiliés, en perdition ont voté pour une milliardaire xénophobe.

Cours Mirabeau, Aix-en-Provence

Il y a une vingtaine d’années, à l’occasion d’un colloque scientifique, je déambulais par une belle soirée de printemps le long du Cours Mirabeau, à Aix-en-Provence, en compagnie d’un collègue et ami juif, pur produit du pavé parisien, dont c’était la première visite en cette belle ville. Je douchai l’émerveillement de mon ami en lui faisant observer qu’à chaque fois que nous croisions cinq personnes, une au moins votait pour le Front National. Hier, Aix n’a accordé que 15% de suffrages à Marine Le Pen, mais on retrouve désormais les 20% de votes d’extrême droite à l’échelle du pays tout entier.

Un ami belge m’envoie ce matin cette brève analyse : « Je crains fort que l’extrême-droite avec 20 % (du jamais vu, mais du prévisible) soit l’arbitre du 2e tour. Or, l’UMP compte un très fort courant dit "droite populaire" qui pourra servir de relais avec Le Pen. Et alors, contrairement à ce que beaucoup affirment, l’électorat "lepéniste" pourra suivre ces gens-là et voter le 6 mai pour Sarkozy. Mélenchon l’a parfaitement compris, c’est la raison pour laquelle il a appelé sans fioritures à un rassemblement à gauche. » Il faut dire que, le 10 mars dans les pages de son blog (http://uranopole.over-blog.com/), ce même ami belge se montrait pessimiste quant à la victoire de François Hollande :

« Ensuite, la stratégie de Sarkozy commence à porter ses fruits. Depuis sa première campagne présidentielle, il a oeuvré pour qu’il n’y ait personne à sa droite. Il s’inspire ainsi dans l’ancien chancelier allemand de droite dure Strauss et de Rove le conseiller électoral de George W Bush. C’est ainsi qu’il fait reprendre pour son compte et sans vergogne par ses sbires les thèmes les plus nauséabonds de l’extrême droite. Ce sont ses collaborateurs qui sont éclaboussés et ainsi, le petit Nicolas peut tenir des discours réactionnaires sur la question de l’avortement, le mariage homosexuel, etc. Il a fait détourner l’attention par cette grotesque affaire de la viande halal. Dans tous les cas, la gauche est tombée dans le piège (sauf Mélenchon qui a parfaitement compris qu’il ne faut pas s’enferrer là -dedans) par ses indignations aussi vaines que temporaires. Dans la stupide polémique sur les « civilisations », la gauche s’est laissée prendre : elle s’est attaquée à Guéant, un sous-fifre. Il fallait frapper le vrai patron, c’est-à -dire le kleiner Mann en personne. »

J’observe que, simplement dans mon entourage très immédiat, je connais trois personnes qui, samedi, votaient Mélenchon et qui, dimanche, ont voté Hollande. Deux d’entre elles, socialistes de toujours, voulaient "gauchir" Hollande. La troisième, plutôt de tradition communiste, a pensé que Le Pen était sous-estimée dans les sondages et qu’il fallait assurer. De fait, elle l’était. A Florange, elle a drainé 26% des électeurs. Des ouvriers cassés, humiliés, en perdition ont voté pour une milliardaire xénophobe. Aux yeux de ces prolétaires (pour beaucoup d’origine italienne), l’ennemi est « l’immigré ». Pas l’exploiteur Mittal. Il y a encore beaucoup de travail devant nous, sinon nous nous retrouverons dans l’Allemagne des années vingt.

Le Pen a joué sur deux tableaux, et elle a gagné (contrairement à Sarkozy qui a voulu être à la fois « protecteur » et cogneur). Elle a, à la fois, normalisé son parti en le dédiabolisant, en le désulfurisant, et elle est revenu aux fondamentaux de l’extrême droite française depuis Drumont (http://fr.wikipedia.org/wiki/Édouard_Drumont) : la peur de l’autre, l’ennemi intérieur. Elle est parvenue à se présenter en même temps comme une candidate « antisystème » et comme un chef de parti politique qui va jouer et profiter des institutions pour progresser.

Quelques lieux qui me sont chers et où l’avancée de Le Pen me donne le bourdon :

-  Hénin-Beaumont, où je suis né. Une ville de tradition socialiste, mais où les socialistes ont beaucoup magouillé. Le Pen (qui tente de conquérir la municipalité depuis des années) caracole en tête avec 36% des voix. Dans cette ville autrefois minière de 25000 habitants, la droite totalise plus de 55 des suffrages.

-  Monclar : le village de mes grands-parents dans le Lot-et-Garonne. Une forte population de harkis et de leurs descendants (quatre générations). Le Pen récolte 21% des voix. La droite 55%. Dans un village en déshérence qui ne survit que grâce à la troupe des Baladins en Agenais de l’admirable Guy Louret.

-  Castelsagrat : petit village du Tarn-et-Garonne, de tradition radicale-socialiste (Jean-Michel Baylet y fait la pluie et le beau temps). 550 habitants. Pas un Arabe à l’horizon (sauf les saisonniers qui ramassent les melons l’été pour trois francs six sous), pas un chômeur, des retraités britanniques plutôt friqués. Le Pen est à 26%. La droite à plus de 60%.

Chacun voit midi à sa porte. Pour moi qui ne suis ni juif, ni arabe, ni chômeur et qui bénéficie d’une pension décente, l’extrême droite, ce fut d’abord l’irruption de l’OAS dans ma quotidienneté en 1962 (http://bernard-gensane.over-blog.com/article-guerre-d-algerie-souvenirs-101999821.html) alors que j’étais ado. Aujourd’hui, l’extrême droite a pour moi le visage de vieilles bonnes femmes frustrées (encartées ou pas) qui ont viré un employé de ma résidence pour des raisons inavouées et inavouables. Le pauvre homme et un de ses enfants a mis deux ans à s’en remettre. Le visage du fascisme rampant chez des gens « bien ».

PS qui n’a rien à voir : Hier, sur la chaîne italienne Rai News 24, le sociologue Alain Touraine plastronnait. Bien sûr, en soc-dem bon teint, il disait du mal de Mélenchon, mais en plus il traitait Hollande de très haut, en voyant en lui un homme politique de seconde zone. Qu’en pense sa fille Marisol, épouse Reveyrand de Menthon ?

http://bernard-gensane.over-blog.com/

COMMENTAIRES  

24/04/2012 09:28 par le renard

je crois que les français deviennent ignare en politique ils n’ont rien compris au lieu de lutter contre la finance véreuse en mettant cap à gauche ils reste dans leur giron nous allons donc dans peut pleurer aussi fort que les grecs

24/04/2012 09:41 par calame julia

Le score de la fifille à son papa a ceci de bon qu’il situe une tendance de la société française.
Ici où je vis, où rien ne manque et où personne ne s’intègre vraiment même après des
décennies de présence parce que la souche soutient la souche les pourcentages sortant des
urnes sont plus que favorables à la droite, droite extrême et vive-versa...!
Les Italiens qui voient l’immigré comme ennemi revivent ce qui a été l’attitude à leur égard dans
les mines comme en Lorraine ou ailleurs sur les terres de la France agricole. C’est regrettable.
Cependant, d’une manière plus générale entre l’Italie du Nord et celle du Sud il existe le même
déni et la même peur qui rend ce pays borderline pour l’expression d’une forme de raisonnement
raciste et/ou xénophobe. Tenir tête, rester debout quoiqu’il en coûte et se souvenir de ce que
l’on a veçu pour ne pas le faire subir aux autres devient un chemin de vie qu’on ne peut que
souhaiter aujourd’hui.

24/04/2012 10:52 par CN46400

Je suis d’accord avec ce texte sauf peut-être cela :

Aux yeux de ces prolétaires (pour beaucoup d’origine italienne), l’ennemi est « l’immigré ». Pas l’exploiteur Mittal. Il y a encore beaucoup de travail devant nous, sinon nous nous retrouverons dans l’Allemagne des années vingt.

1-Je ne croit pas que les prolos qui votent LP exonèrent tous les capitalistes (Mittal), c’est plus grave, il croient que LP va mettre Mittal au tapis, comme d’ailleurs tout le "système" pour reprendre leur phraséologie !

2- "L’Allemagne des années 20" ? attention aux simplifications historiques. L’impérialisme actuel c’est pas la France+la GB avec une Allemagne et un Japon qui voudraient leur part de gâteau, c’est, avant tout et encore, les USA, les autres sont, désormais, dans la remorque. Les bourgeoisies suivent toujours la pente du plus grand profit. MLP, comme Hitler, présente deux faces, pile, le "national", face, le social, peut-on croire que les capitalistes peuvent trouver du profit dans cette équation ? (marchés réduits à une nation, social déconnecté des zones ou le travail est "low cost")

En fait, les bourgeoisies ne sont sont interéssées par les extrème droites que dans la mesure où celles-ci peuvent, sous des formes diverses (droite ou SD), les aider à maintenir leur pouvoir sur les sociétés. Toutes les acrobaties de Sarko entrent dans cette analyse.

De même, la négligence (euphémisme) des socialistes devant le nécessaire combat contre MLP devrait alerter tous ceux qui, encore, pensent que le PS serait quelque peu anti-capitaliste. Les "médiacrates" socialistes, qui occupent pas mal de plateaux dans ce pays ont, pour la plupart, terminé la campagne du premier tour sur l’air de "plutôt MLP que Mélenchon" (avec mention spéciale à l’Obs...). Entrant, du même coup, comme suplétifs, dans la campagne "dédiabolisante de Sarko".

L’honneur de la gauche française (Poutou et Artaud mis à part) a été sauvé dans cette élection par le Front de Gauche et son candidat qui ont attaqué le problème LP en face. S’ils n’ont pas totalement réussi, en tout cas ils ont démontré que si une organisation politique pouvait, en 2012, se réclamer de l’antiracisme et de l’anti-xenophobie, c’était bien le FdG. Ceci dit je vais, sans trainer les pieds, voter pour virer Sarko, sans, pour autant, m’illusionner sur le "socialisme" hollandais !

24/04/2012 22:49 par patrice sanchez

Cher monsieur Gensane,

J’ai hésité pour ma part à voter pour Mélenchon le franc maçon qui fut membre du ps durant trente ans faut-il le rappeler !
Le vote blanc et l’abstention n’ont aucune incidence, eh bien je me suis vu, en désespoir de cause et pour la première fois, voter fn par rejet du systéme et non par adhésion aux thèses défendues par madame
Le pen et je pense que je ne suis pas le seul dans cette situation !

Nos institutions sont totalement vérolées, comment expliquer que nos dirigeants font tous parties des groupes bilderberg, cfr et autres, que la cia les cornaque et qu’ils sont aux ordres de la finance internationale !

Ce n’est pas de gaieté de coeur que j’irai voter Hollande au second tour, tout en sachant qu’à plus ou moins court terme la catastrophe financière submergera l’europe et que nos libertés ou du moins ce qu’il en reste seront réduites comme peau de chagrin ...

Cordialement,

Patrice Sanchez

25/04/2012 07:36 par Bernard Gensane

A Patrice Sanchez
Cher Patrice,
Je ne suis pas, et n’ai jamais été "frère", mais sachez que votre expression "Mélenchon le franc-maçon" me glace. Comme me glaceraient "Sarkozy le Hongrois", Trouchmuc le rosicrucien ou Tartempion le supporter du PSG. Il y a 36000 sortes de FM, de l’extrême droite à l’extrême gauche. Des croyants, des athées, des agnostiques. Des pratiquants, des dilettantes. On sait - car il s’en est expliqué (ce qu’il n’était pas obligé de faire) - les raisons précises pour lesquelles Mélenchon a intégré une loge à un moment précis de sa vie. Parmi les causes qu’ont fait avancer, de manière déterminante, les FM progressistes (pas les réacs) : la contraception, le droit à l’avortement, l’abolition de la peine de mort. Ils jouent aujourd’hui un rôle important pour le droit à une mort choisie (Mélenchon s’est prononcé clairement la-dessus).

Bien à vous.

Je profite de ma présence ici pour dire deux mots sur le débauchage par Sarkozy de l’électorat de Le Pen qui "souffre".

Dans les colonnes d’Arrêt sur Images, Judith Bernard a répondu à Sarkozy que « C’est mal nommer les choses parce que le FN n’a évidemment pas le monopole de la souffrance. La France qui souffre (du chômage, du mal logement, des inégalités, de l’exclusion, etc) est une très vaste réalité couvrant tout le territoire français, et tout le panel des sensibilités politiques. Des gens qui sont "malheureux", "en colère", et qui ont "peur" », on en croise dans d’autres familles politiques, et notamment dans l’électorat du Front de Gauche : là aussi on est malheureux devant un monde suffoquant d’injustice, très en colère contre des propositions politiques absolument pas à la hauteur des enjeux, et on a peur que tout ça finisse par exploser dans le sens du pire. »

J’ajouterai à cette analyse très lucide que je suis un peu fatigué par tous ceux qui assimilent le vote lepéniste à un vote de protestation. Qu’ils soient ouvriers, marchands de cacahuètes ou chirurgiens, les électeurs de Le Pen ne sont pas des minus habens de la politique. Cela fait trente ans que le lepénisme fait partie du paysage politique au niveau national. Les électeurs FN savent parfaitement ce qu’ils font. Ils n’appartiennent évidemment pas tous au noyau dur du fascisme à la française, mais leur vote est tout aussi réfléchi et motivé que celui des autres électeurs. En 1941, Bertolt Brecht clôturait sa pièce La résistible ascension d’Arturo Ui par cette phrase passée à la postérité : « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». Ce qui signifiait que les pulsions fascistes peuvent se retrouver en chacun de nous (ce que développerait un peu plus tard Orwell avec son personnage du tortionnaire O’Brien dans 1984). A noter, car c’est tristement drôle, qu’Arturo Ui tournait autour d’une histoire de choux-fleurs dans la ville mafieuse de Chicago. Or nous avons eu un début de campagne kleinermanienne centrée sur la viande halal !

J’ai rencontré mon premier couple d’électeurs lepénistes en 1978. Lui, ouvrier, plutôt de droite. Elle employée, longtemps compagnonne de route du parti communiste. Ils vivaient dans une petite rue tranquille des faubourgs d’une ville du Nord. Je leur demandai, surpris, pourquoi ils s’apprêtent à voter FN : « Deux familles d’Arabes viennent de s’installer dans la rue. » « Et alors ? », demandai-je. « Ca va faire baisser le prix de nos maisons. » J’ai rencontré mon premier collègue universitaire lepéniste (avoué) en 1982. Lui qui, comme moi, avait été étudiant en mai 68, trouvait qu’il n’y avait plus assez d’ordre dans les facs. « Tu souhaites donc un ordre nouveau ? » « Oui, pas comme l’Ordre Nouveau des fachos, mais un ordre nouveau. De l’ordre, quoi. » Ils étaient passés de l’autre côté du miroir. Ils y sont toujours.

Hollande ne parviendra à remporter nettement l’élection présidentielle, ce qui amènera un succès franc aux législatives, que s’il explique et dénonce les mensonges populistes de Sarkozy. Je lui offre gracieusement (« sans conditions ») mon aide. Comment a-t-on voté Le Pen dans les banlieues à problèmes ?

Seine Saint-Denis : 13,5%
Mantes-la-Jolie : 11,5%
Les Mureaux : 13,7%
Trappes : 9,7%
Chanteloup les Vignes : 13,7%

Ne parlons pas de Paris intra muros : 6,2%.

Mais à Hautefage-la-Tour, petit village du Lot-et-Garonne de 600 habitants, Le Pen a réalisé 27% et la droite est à plus de 60%. A côté, à Auradou, 350 habitants, Le Pen récolte 32% et la droite est à 65%.

Moralité : là où il y a des pauvres et de « l’insécurité », Le Pen se plante. Comme tous les populistes à la Peron, Sarkozy tente d’abuser le peuple et d’inciter le garde champêtre d’Auradou à exiger une autochenille blindée furtive pour faire ses rondes.

Puisqu’on est dans les petits villages, terminons sur une note d’optimisme : une amie résidente d’Antraigues-sur-Volane (le village ardéchois de Jean Ferrat et d’Allain Leprest) se désole que Le Pen ait obtenu chez elle 14% des voix. Mais Mélenchon y est arrivé en tête avec 33% des suffrages, et la gauche totalise pas loin de 70% du total !

26/04/2012 04:01 par patrice sanchez

@ Bernard Gensane
L’expression a pu vous heurter, tel n’était pas mon but !
J’ai beaucoup lu sur la franc maçonnerie et les loges secrètes et force est de constater que le complot de la finance aux mains des puissants qui dirigent le monde n’est plus à démontrer !
Alors certes je ne doute pas des motivations de la majorités des francs maçons d’améliorer le devenir de l’humanité, mais au sommet de la pyramide se trouvent des êtres animés d’intentions maléfiques, cet avis n’engage que moi, mais comme je l’ai écrit précédemment les prédictions d’Albert Pike aussi hallucinantes qu’elles puissent paraitre sont sur le point de se réaliser ; voilà pourquoi j’ai employé cette expression, par rejet de notre monde orwellien, des politiques qui érigent le mensonge d’état en vérité absolue, des inégalités dans le monde qui me sont de plus en plus insupportables !
Vous savez j’ai un parcours de vie atypique dira t-on !
Je suis avant tout un humaniste agnostique qui a été victime il y a 17 ans d’une hémorragie cérébrale (j’ai vécu cinq années avec une épée de Damoclès au dessus de la tête après que j’eus passé une irm au cours de laquelle on me diagnostiqua une absolument volumineuse malformation artério veineuse au cerveau) et après une période de coma plus ou moins profond et une opération je me suis retrouvé totalement paralysé !
J’ai été hospitalisé deux années en centre de rééducation,
je n’ai pas accepté ce cruel destin qui s’imposait à moi, alors je me suis battu et à force de volonté, d’abnégation, grâce à l’amour des femmes et de mon prochain, à la lecture, l’écoute du jazz et la pratique du jeu d’échecs en compétition, j’ai récupéré progressivement et je suis revenu parmi les vivants !

Et je me suis défait progressivement de ce que l’on m’avait mis dans la tête, le bourrage de crâne des massmédias !
Oui, aussi étonnant que cela puisse paraitre j’estime que dans mon malheur j’ai eu beaucoup de chance, la chance de me remettre en question, appréhender l’existence telle qu’elle est et c’est dire si notre monde est de plus en plus laid, mais je fais front et surtout je lis, je m’informe, je réapprends l’histoire, la philosophie ; le monde tel qu’il est vraiment !

Toutes ces digressions pour que vous compreniez que je suis tout sauf un affreux facho, bien au contraire le souci de mon prochain m’anime et je me désespère de la tournure que prend l’histoire et puis cette pantomine électorale est bien peu de choses au vu des événements dramatiques qui ne sauraient tarder au moyen orient !
Salutations,
Patrice Sanchez

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