Auteur Kharroubi HABIB

Solitude française à Vilnius

Kharroubi HABIB
Quand ils ne parviennent pas à surmonter les divergences qui les opposent sur un dossier, les diplomates se fendent de « communiqués communs » rédigés de telle sorte que chaque partie peut en faire l’exégèse du contenu qui lui est favorable. C’est à cet exercice que se sont conformés les ministres des Affaires étrangères des 28 Etats membres de l’Union européenne qui se sont entretenus à Vilnius en Lituanie sur le conflit syrien. Pour ne pas accabler la France dont ils ne partagent pas (…)

Retour de l’Egypte sur la scène régionale

Kharroubi HABIB
Il ne faisait aucun doute vendredi dernier pour le secrétaire d’Etat américain John Kerry que la Ligue arabe, dont les ministres des Affaires étrangères allaient se réunir le mardi suivant au Caire pour décider de sa position concernant une action militaire contre le régime de Damas, suivrait l’exemple de l’Arabie Saoudite et du Qatar qui en soutiennent le principe sans restriction aucune et ont été les implacables avocats auprès de l’administration américaine. Kerry s’était même avancé à la (…)

Gribouille à la tête de la 1ère puissance mondiale

Kharroubi HABIB
Alors que le monde entier retenait son souffle après le départ samedi matin de Syrie des experts onusiens, s’attendant à ce que dans les heures qui allaient suivre le président américain Barack Obama allait ordonner le lancement de l’opération « punitive » promise au régime de Damas, celui-ci s’est adressé l’après-midi du même jour à la nation américaine pour lui annoncer que si l’action militaire projetée aura lieu irrévocablement, il en a néanmoins différé son exécution à une date (…)

Quand Fabius dilapide le prestige de la France redoré par De Villepin

Kharroubi HABIB
L’ex-flamboyant ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a dû écumer d’indignation en entendant son successeur socialiste Laurent Fabius en appeler à une intervention militaire en Syrie contre le régime de Bachar El-Assad sans qu’il soit besoin pour cela de l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. L’on se rappelle de quelle manière éclatante De Villepin avait répliqué à Colin Powell alors secrétaire d’Etat américain qui voulait forcer la main de la communauté (…)

Un réalisme politique supérieur aux affinités doctrinales

Kharroubi HABIB
L’appui dénué d’équivoque que l’Arabie Saoudite suivie par les Émirats Arabes Unis et le Koweït a apporté au général El-Sissi et à l’armée égyptienne dans leur confrontation avec les islamistes Frères musulmans n’a pas été pour rien dans la fermeté de la réaction de « l’homme fort » de l’Égypte aux critiques émanant de Washington et de capitales européennes sur « l’usage disproportionné » de la force dont auraient fait preuve les militaires et policiers égyptiens pour déloger les partisans (…)

Goebbels a toujours des émules

Kharroubi HABIB
L’opposition syrienne affirme sans avoir produit de preuves probantes que l’armée du régime aurait fait usage de l’arme chimique dans un bombardement en banlieue de Damas dont le bilan en victimes serait effroyable : près de six cents morts. L’énormité de l’accusation horrifie évidemment mais il faut se garder de la prendre pour argent comptant venant d’une source dont la fiabilité et la véracité des informations ont été très souvent prises en défaut, voire même démenties par des (…)

Egypte : la théorie du chaos à l’œuvre

Kharroubi HABIB
Le général Al Sissi et les militaires égyptiens ont tôt fait de s’apercevoir que la prolongation dans le temps des gigantesques sit-in rassemblant les pro-Morsi jouait en faveur des Frères musulmans. Leur erreur a été de s’en accommoder pour ne pas se mettre à dos Washington et les autres chancelleries occidentales qui tout en ayant approuvé la destitution de Mohamed Morsi ont fait pression sur eux pour qu’ils tolèrent les manifestations de rue « pacifiques » de ses partisans. Le statu (…)

Egypte : Etats-Unis et UE, complémentarité des rôles

Kharroubi HABIB
Dans la crise politique ouverte en Egypte par la destitution du président élu Mohamed Morsi, les Etats-Unis se sont abstenus de qualifier de coup d’Etat l’opération menée par les militaires. Leur retenue même accompagnée d’un souhait de voir l’ordre constitutionnel rétabli dans le pays par le biais d’un dialogue et d’un accord politiques entre tous les acteurs de la crise, a été décryptée par les pro-Morsi comme une reconnaissance de leur part du fait accompli que l’armée et les anti-Morsi (…)

L’Amérique joue l’arbitre

Kharroubi HABIB
L’issue du bras de fer en cours en Égypte entre les tombeurs de Morsi et ses partisans qui réclament son retour au pouvoir sera en partie déterminée par l’attitude qu’adopteront à l’égard de ses protagonistes les puissances étrangères disposant de capacités d’influence sur ces derniers. Or, pour l’heure, ces puissances au premier rang desquelles les États-Unis font dans l’ambiguïté la plus totale quand elles s’expriment sur ce qui est en train de se passer sur les bords du Nil. Aucune n’a (…)

Irak : l’Amérique n’a pas échoué

Kharroubi HABIB
Dix années après l’intervention militaire américaine en Irak qui a entraîné la chute de Saddam Hussein et de son régime, les commentaires et analyses qui prétendent faire l’état des lieux en ce pays une décennie après avoir été « libéré » de la dictature sont unanimement à charge contre les Etats-Unis qui selon leurs auteurs ont échoué à y instaurer la démocratie et la sécurité. Sur le point de savoir si les Etats-Unis ont échoué en Irak, nous nous inscrivons en faux contre le constat de (…)

Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir…

Kharroubi HABIB
C’est un secret de Polichinelle que l’Etat français a payé des rançons à des groupes terroristes au Sahel et ailleurs dans le monde, en contrepartie de la libération d’otages français détenus par eux. Officiellement, les autorités françaises ont toujours et systématiquement nié avoir eu recours à cette pratique, mais personne n’a été dupe de leur dénégation. La confirmation que la France versait effectivement des rançons est venue de son président François Hollande qui ayant reçu à (…)

Retour sur une visite à Gaza

Kharroubi HABIB
La visite de l’émir du Qatar n’a pas eu l’effet escompté, celui de convaincre les dirigeants du Hamas d’opérer un changement d’alliance consistant à rompre avec l’axe Iran, Syrie et le Hezbollah libanais et à s’aligner sur celui constitué par l’Arabie Saoudite et le Qatar et les régimes islamistes d’obédience sunnite de la région de Turquie et celui d’Egypte nouvellement arrivé au pouvoir. La présente agression israélienne contre la bande de Gaza n’est pas une réponse aux tirs de (…)