Auteur Kharroubi HABIB

Washington-Téhéran : de l’eau dans le gaz

Kharroubi HABIB
L’encre de l’accord intérimaire sur le nucléaire contresigné à Genève le 24 novembre par les grandes puissances et Téhéran n’a pas fini de sécher qu’une initiative américaine est venue faire douter des avancées que ce texte semblait avoir apportées pour la résolution de la crise internationale provoquée par le programme atomique iranien. Elle a consisté en la décision annoncée par Washington d’étoffer sa liste noire des entreprises et individus soupçonnés de commercer illégalement avec (…)

Tentative rampante de récupération d’un symbole

Kharroubi HABIB
Parce que Nelson Mandela a été incontestablement le plus remarquable et fascinant combattant de la liberté au 20ème siècle et pour cela devenu l’icône à l’exemple de laquelle se ressourcent les militants qui se battent pour la même cause, il ne faut pas s’étonner que, lui disparu, sa mémoire soit sujette à récupération par les ennemis de la liberté dans le but de semer le flou et le doute sur ce contre quoi il s’est battu et de qui il s’est senti proche et solidaire. Il faut démystifier (…)

Abbas endormi et piégé par John Kerry

Kharroubi HABIB
Artisan de la reprise fin juillet du dialogue direct entre Israël et les Palestiniens, le secrétaire d’État étasunien a incontestablement piégé Mahmoud Abbas et ses conseillers en leur faisant admettre leur retour à la table des négociations malgré le refus de Netanyahu et de son cabinet de geler l’extension de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Préalable posé pourtant depuis 2010 par l’Autorité palestinienne à son retour à cette table et a été déclaré par elle non (…)

Force africaine d’intervention : pourquoi un sommet franco-africain ?

Kharroubi HABIB
Invité aux festivités organisées à Addis-Abeba à l’occasion du 50ème anniversaire de la création de l’OUA, ancêtre de l’UA, le président français Hollande avait proposé à ses pairs africains la tenue à Paris avant la fin de l’année d’un sommet franco-africain voué à l’exploration des voies et moyens de création d’une force africaine commune pour faire face à toute situation de crise sur le continent. L’idée de création d’une telle force était en maturation au sein de l’Union africaine (…)

Pourquoi pas Israël maintenant ?

Kharroubi HABIB
La Syrie se décomptait jusqu’à la semaine dernière parmi le petit lot d’Etats n’ayant pas signé et ratifié la Convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques entrée en vigueur en 1997. Elle a désormais rejoint le camp des adhérents à la convention et qui plus est a accepté la destruction sous contrôle international, qui a commencé, de son arsenal chimique. Le cas syrien en matière de détention d’armes chimiques en voie de règlement, se pose maintenant celui d’Israël qui a (…)

Conférence de Genève II : la balle dans le camp des États-Unis

Kharroubi HABIB
La semaine dernière, le Russe Sergueï Lavrov et l’Étasunien John Kerry ont donné pour envisageable la tenue courant du mois de novembre de la conférence de Genève II sur la Syrie si souvent reportée depuis que Moscou et Washington ont convenu de son principe. Après eux, un haut responsable du régime syrien et la Ligue arabe ont été plus précis question date puisque les deux sources ont donné pour probables celles des 23 et 24 novembre. Pour autant, il faut se garder de verser dans (…)

Mandat africain contre la CPI

Kharroubi HABIB
Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement africains dont les travaux s’ouvrent aujourd’hui au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba doit procéder au réexamen des relations de l’organisation continentale avec la Cour pénale internationale (CPI). Sommet convoqué à l’initiative du Kenya dont les président et vice-président nouvellement élus sont sous le coup d’un mandat émis contre eux par la juridiction de La Haye sous l’accusation de crimes contre l’humanité. Nairobi (…)

Prix Nobel de la paix manipulé

Kharroubi HABIB
En attribuant cette semaine le prix Nobel de la paix à l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), le comité d’Oslo a justifié son choix en arguant qu’il récompense le travail « remarquable » accompli par cette organisation depuis sa création. Mais en lui octroyant le prestigieux prix à un moment où il est procédé à la destruction de l’arsenal chimique syrien, le comité norvégien a jeté le doute sur les raisons de son choix. En effet, le lien est tout (…)

Plan américain : l’Algérie n’en est pas à l’abri

Kharroubi HABIB
L’existence d’un plan américain visant à créer les conditions de la dislocation de la plupart des États de la région allant du Moyen-Orient au Maghreb (zone MENA) pour leur substituer des entités sur des bases confessionnelles ou ethniques est non seulement avérée, mais elle se vérifie à travers ceux qui ont enfanté les conflits qui ont embrasé certains d’entre eux. Des conflits que l’Amérique a directement provoqués comme en Irak ou en a été l’inspiratrice et en a attisé en sous-main les (…)

Qui se souvient du rapport Carla Del Ponte ?

Kharroubi HABIB
La détention d’armes chimiques par les rebelles syriens est depuis des mois un secret de Polichinelle dont seuls les soutiens étatiques et médiatiques étrangers inconditionnels de la rébellion anti-régime de Damas persistent à en nier la réalité. Ils ne conviendront certainement pas du contraire suite à la confirmation faite hier de cette réalité par un haut responsable de la sécurité syrienne. Et pour cause, ils ont pris le parti de n’accorder aucun crédit à une accusation de cette sorte (…)

Un duo français pathétiquement déphasé

Kharroubi HABIB
Le duo Hollande/Fabius n’a pas digéré d’avoir été mis sur la touche par John Kerry et Lavrov qui ont négocié sans les consulter le délicat dossier de l’arsenal chimique syrien et sont parvenus à un accord qu’à défaut de pouvoir dénoncer il en a salué du bout des lèvres le caractère positif et encourageant pour une issue politique à la crise syrienne. Il espère néanmoins toujours faire jouer à la France un rôle central dans les évènements qui sont attendus comme devant découler de (…)

Un "deal" russo-américain pour mettre fin au conflit syrien

Kharroubi HABIB
De Londres où il se trouvait, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait quelque peu désarçonné les « va-t-en-guerre » jusqu’au-boutistes en déclarant que le « président syrien pourrait éviter des frappes en mettant sous contrôle son arsenal chimique », en ajoutant tout de même « qu’il (B. Assad) n’est pas près de le faire et il ne le peut pas ». La grande surprise a été néanmoins que presque aussitôt dans la même journée son homologue russe Sergueï Lavrov a annoncé de son côté que (…)