42 
En vingt ans, 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté.

1949-2019 : comment les communistes ont sorti la Chine du sous-développement

La République Populaire de Chine fête son 70ème anniversaire.
Ce qu’est la Chine d’aujourd’hui, le public français l’ignore à 95 %. Les 5% qui restent sont essentiellement des diplomates, industriels, banquiers, militaires qui veulent savoir à qui ils ont affaire et qui, pour cela, ne se renseignent pas en lisant le Monde, Libération, Télérama, le Point, l’Express, l’Obs...
Les USA ont désigné la Chine comme leur ennemie. Mais elle n’est pas l’ennemie de la France. Il importe au contraire que nos rapports soient plus amicaux et ils ne peuvent l’être que si nous disons basta aux caricatures agressives.
Merci à Bruno Guigue pour cet article documenté qui ne conteste pas les défauts de l’Empire du milieu, mais qui en révèle aussi les spectaculaires réussites .
Maxime VIVAS

Les médias occidentaux ont beau tenter d’occulter cette évidence, elle saute aux yeux : la Chine a accompli en 70 ans ce qu’aucun pays n’a réussi à faire en deux siècles. En fêtant l’anniversaire de la République populaire, proclamée par Mao Zedong le 1er octobre 1949, les Chinois savent quelle est la situation de leur pays. Mais ils savent aussi dans quel état il se trouvait en 1949. Dévasté par des décennies de guerre civile et d’invasion étrangère, c’était un champ de ruines.

« La Chine d’avant 1949, rappelle Alain Peyrefitte, c’est un pays du Moyen-Âge, (..) un pullulement de mendiants à moignons, d’enfants couverts de plaies, de cochons noirs et de chiens efflanqués ; des loques, parmi lesquels se glissent quelques brocarts. Quand les éléments se fâchaient, la famine balayait tout. Les paysans étaient ruinés d’avance ; en cas de sécheresses ou d’inondations, ils ne disposaient pas de la moindre réserve » (Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera, 1973, T. 2, p. 85).

D’une pauvreté inouïe, le pays ne représente plus qu’une part infime du PIB mondial, alors qu’il en représentait 30% en 1820, avant que le déclin de la dynastie Qing et l’intrusion des puissances occidentales prédatrices, bientôt rejointes par le Japon, n’aient ruiné cette prospérité. Ravagés par la guerre, les digues et les canaux sont délabrés. Faute d’entretien, le réseau ferroviaire est dans un état lamentable. Nourrissant à peine le monde rural, l’agriculture est tragiquement sous-équipée.

Composée à 90% de paysans faméliques, la population a le niveau de vie le plus faible de la planète : il est inférieur à celui de l’Inde ex-britannique et de l’Afrique sub-saharienne. Sur cette terre où l’existence ne tient qu’à un fil, l’espérance de vie est comprise entre 36 et 40 ans. Abandonnée à son ignorance malgré la richesse d’une civilisation plurimillénaire, la population chinoise compte 80% d’analphabètes.

Aujourd’hui, l’économie chinoise représente 18% du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat, et elle a dépassé l’économie américaine en 2014. La Chine est la première puissance exportatrice mondiale. Sa puissance industrielle représente le double de celle des Etats-Unis et quatre fois celle du Japon. Pourtant l’endettement global du pays (dette publique et privée) est inférieur à celui des Etats-Unis (250% contre 360%) et sa dette extérieure est faible.

Première puissance créditrice, la Chine détient les réserves de change les plus importantes du monde (3 000 milliards de dollars). Premier partenaire commercial de 130 pays, elle a contribué à 30% de la croissance mondiale au cours des dix dernières années. La Chine est le premier producteur mondial d’acier, de ciment, d’aluminium, de riz, de blé et de pommes de terre. Avec 400 millions de personnes, les classes moyennes chinoises sont les plus importantes du monde, et 140 millions de Chinois sont partis en vacances à l’étranger en 2018.

Ce développement économique a amélioré les conditions d’existence matérielle des Chinois de façon spectaculaire. L’espérance de vie est passée de 40 à 64 ans sous Mao (de 1950 à 1975) et elle approche aujourd’hui 77 ans (contre 82 ans en France, 80 ans à Cuba, 79 ans aux USA et 68 ans en Inde). Le taux de mortalité infantile est de 7‰ contre 30‰ en Inde et 6‰ aux Etats-Unis. L’analphabétisme est quasiment éradiqué. Le taux de scolarisation est de 98,9% dans le primaire et de 94,1% dans le secondaire.

Encore plus significatif, le taux de pauvreté, selon la Banque mondiale, est passé de 95% en 1980 à 17% en 2010 et 3,1% en 2017. Xi Jinping a promis son éradication pour 2020. Selon Branko Milanovic, ex-économiste en chef à la Banque mondiale, l’apparition d’une énorme classe moyenne en Chine est la principale cause de la réduction des inégalités mondiales entre 1988 et 2008. En vingt ans, 700 millions de personnes ont été extraites de la pauvreté. Le salaire moyen a doublé, notamment sous l’effet de la mobilisation ouvrière, et les entreprises étrangères ont commencé à délocaliser leur activité à la recherche d’une main d’œuvre moins coûteuse.

L’une des questions fondamentales du développement est celle de l’accès aux technologies modernes. La Chine de Mao a d’abord bénéficié de l’aide de l’URSS, mais elle a été interrompue en 1960 lors du schisme sino-soviétique. C’est pour régler ce problème crucial que Deng Xiaoping a organisé en 1979 l’ouverture progressive de l’économie chinoise aux capitaux extérieurs : en échange des profits réalisés en Chine, les entreprises étrangères y procéderaient à des transferts de technologie en faveur des entreprises chinoises.

En 40 ans, les Chinois ont assimilé les technologies les plus sophistiquées, et l’élève a dépassé le maître ! Aujourd’hui, la part de la Chine dans les industries de haute technologie atteint 28% du total mondial et elle devrait surclasser les Etats-Unis en 2021. Il est vrai que la Chine dispose de ressources humaines considérables. Elle envoie 550 000 étudiants à l’étranger et elle en reçoit 400 000. Dotée de 80 technopoles, elle est numéro un mondial pour le nombre de diplômés en sciences, technologie et ingénierie, et elle en forme quatre fois plus que les Etats-Unis.

Cette percée technologique du géant chinois va désormais de pair avec la transition écologique. Signataire de l’Accord de Paris sur le climat, la Chine est le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables. Elle possède 60% des panneaux solaires et 50% des éoliennes de la planète. 99% des bus électriques en service dans le monde sont fabriqués en Chine. Elle possède 50% des véhicules électriques et elle en fabrique trois fois plus que les Etats-Unis.

La Chine a aussi le réseau ferré à grande vitesse le plus grand du monde (30 000 km) et elle a pour objectif de passer à 40 000 km. L’entreprise publique chinoise CRRC est numéro un mondial de la construction de TGV : elle fabrique 200 trains par an et travaille pour 80 pays. Enfin, la Chine a engagé la plus grande opération de reboisement de la planète (35 millions d’hectares). Prenant au sérieux la désastreuse pollution de l’atmosphère dans la région de Pékin, elle a réussi à y réduire de 50% les émissions de particules toxiques en cinq ans.

Ce développement spectaculaire de la République populaire de Chine est le résultat de 70 ans d’efforts titanesques. Pour y parvenir, les Chinois ont inventé un système socio-politique original, mais que les catégories en usage en Occident peinent à décrire. Loin d’être une « dictature totalitaire », en effet, c’est un système néo-impérial dont la légitimité repose exclusivement sur l’amélioration des conditions d’existence du peuple chinois.

Organe dirigeant du pays depuis 1949, le Parti communiste chinois sait que la moindre déviation hors de la ligne du mieux-être collectif serait incomprise et provoquerait sa chute. Habitués à penser que la démocratie repose sur le rituel électoral, les Occidentaux ne comprennent pas ce système.

D’ailleurs, ils ne voient même pas que leur « démocratie » s’accommode d’une désignation du président par les banques, alors qu’en Chine les banques obéissent au président.

Pour conduire le développement du pays, les communistes chinois ont bâti une économie mixte pilotée par un Etat fort. Son objectif prioritaire est la croissance, appuyée depuis les réformes de 1979 sur la modernisation des entreprises publiques dominant les secteurs-clé, la constitution d’un puissant secteur privé, le recours aux capitaux étrangers et les transferts de technologie en provenance des pays plus avancés. Contrairement à ce qu’on dit parfois, c’est Mao Zedong lui-même qui a initié ce processus en 1972, lorsqu’il a rétabli les relations avec les Etats-Unis.

Pour développer le pays, il fallait dîner avec le diable ! Manifestement, les communistes chinois ont appris à le faire. Mais ce rapprochement avec l’Occident capitaliste, ce « compromis acrobatique » visé à juste titre par certains marxistes, était un moyen et non une fin. Tout en justifiant l’ouverture économique, Jiang Zemin a rappelé en 1997 que la Chine ne perdait pas de vue l’édification du socialisme. C’est pourquoi l’État doit conduire le développement, la propriété publique rester dominante et le secteur financier demeurer sous contrôle.

Il y a deux siècles, la Chine était encore l’atelier du monde. Aggravant ses contradictions internes, l’impérialisme occidental a ruiné l’empire mandchou vieillissant. Les guerres du XXème siècle, à leur tour, ont plongé le pays dans le chaos. Aux yeux des Chinois, la République populaire de Chine a pour vertu d’avoir mis fin à ce long siècle de misère et d’humiliation qui commence en 1840 avec les « guerres de l’opium ». Libérée et unifiée par Mao, la Chine s’est engagée sur la voie étroite du développement. D’une pauvreté aujourd’hui inimaginable, isolée et sans ressources, elle a exploré des chemins inconnus et tenté, avec le maoïsme, de transformer radicalement la société.

Plus précisément, le maoïsme se caractérise par la tentative, pour reprendre la terminologie marxiste, d’accélérer le développement des forces productives en misant sur la transformation révolutionnaire des rapports sociaux. Autrement dit, de généraliser la lutte des classes à l’intérieur du pays pour consolider le socialisme. Ce volontarisme a eu des effets

positifs en contribuant à généraliser l’éducation, mais il a complètement échoué à stimuler l’économie. Contrastant avec l’accroissement démographique causé par les progrès sanitaires, l’effondrement de la production agricole a provoqué la catastrophe du « Grand Bond en avant », qui fut responsable – avec les conditions climatiques et l’embargo occidental – de la dernière famine qu’ait connue la Chine (1959-1961).

Avec la Révolution culturelle, dont le point culminant fut atteint en 1966-68, Mao et les Gardes Rouges décidèrent à nouveau de mobiliser les masses, mais contre le parti lui-même afin de l’empêcher de « restaurer le capitalisme » et de sombrer dans un « révisionnisme » de type soviétique. Cette révolution dans la révolution a rapidement rencontré ses limites. En cultivant l’effervescence idéologique d’une jeunesse fanatisée, elle a causé des violences inutiles et des destructions qui contrariaient l’effort de développement. Tournant à vide, cette agitation a généré un chaos qui appelait nécessairement sa négation, et l’Armée populaire de libération se chargea en effet d’y mettre un terme.

Dans une résolution adoptée en 1982, le Parti communiste chinois a porté un jugement sévère sur cette expérience historique, qualifiée de « dérapage gauchiste », et il a progressivement engagé des réformes. Marxiste à sa façon, le « socialisme aux caractéristiques chinoises » défini en 1997 repose alors sur l’idée que le développement des forces productives est la condition indispensable de la transformation des rapports sociaux, et non l’inverse.

Comme l’écrit Jean-Claude Delaunay, « la révolution fut conçue par les fondateurs du marxisme comme un fruit devant être cueilli quand il serait mûr, et qui le serait en toute vraisemblance car le verger était fourni ». Mais pour les communistes chinois, la révolution serait plutôt « le fruit d’un verger qu’il faudrait d’abord cultiver, puis faire grandir et tailler en conséquences ». (Les trajectoires chinoises de modernisation et de développement, 2018, p. 283). En clair, le socialisme n’est pas le paupérisme ! Et pour engager la transformation des rapports sociaux, encore faut-il assurer un certain niveau de développement des forces productives.

Après avoir libéré et unifié le pays, aboli le patriarcat, réalisé la réforme agraire, amorcé l’industrialisation, doté la Chine du parapluie nucléaire, vaincu l’analphabétisme, donné aux Chinois 24 ans d’espérance de vie supplémentaire, mais aussi commis des erreurs tragiques dont le peuple chinois a tiré le bilan, le maoïsme a passé la main après 25 ans de règne (1950-1975). Ses successeurs ont alors tenu compte des inflexions de la vie internationale et tiré parti de la mondialisation, mais sans jamais lâcher le gouvernail. Forts des enseignements du passé, les Chinois ont multiplié leur PIB, industrialisé le pays, vaincu la pauvreté, élevé le niveau scientifique et technologique du pays de façon inédite.

L’expérience historique de la République populaire de Chine est unique : c’est la réussite d’une stratégie de sortie du sous-développement à une échelle sans précédent, et sous la direction exclusive d’un parti communiste. Certes les problèmes demeurent immenses (vieillissement de la population), les paradoxes stupéfiants (un socialisme avec des capitalistes), les fragilités non négligeables (fléchissement de la croissance). Mais la Chine de 2019 a l’intention de poursuivre le mouvement. Elle entend bâtir une « société de moyenne aisance », développer son marché intérieur, promouvoir la transition écologique. Il faudra se faire une raison : décidée à refermer la parenthèse de la domination occidentale, la Chine aspire à retrouver la place qui lui revient.

Bruno GUIGUE

(Illustrations ajoutées par LGS)

COMMENTAIRES  

03/10/2019 16:49 par CN46400

"Contrairement à ce qu’on dit parfois, c’est Mao Zedong lui-même qui a initié ce processus en 1972, lorsqu’il a rétabli les relations avec les Etats-Unis."
Je pense que cette interprétation est erronée, il s’agissait, alors, plutôt d’un accord commercial étatique classique comparable aux accords que l’URSS signaient alors avec les pays occidentaux (gaz, pétrole, céréales etc...)
A partir de 79, avec Deng Xiao Ping, dont un des fils doit aux gardes rouges de Mao (révolution culturelle) sa situation de paraplégique, on entre dans un système ou la force de travail chinoise est, pour un temps limité, dans des conditions de production et de répartition de la production définie par contrat direct avec les entreprises capitalistes occidentales (joint-venture). Ce système génère des profits colossaux pour les capitalistes étrangers qui diffusent leur part de production hors de Chine, puisque les travailleurs, en fait, sont payés en yuan par la part de production que l’état chinois diffuse en Chine. C’est le piège du fameux chat de Deng. Aveuglés par les profits, les capitalistes occidentaux n’ont pas mesuré le bond qualitatif énorme induit sur la force de travail chinoise par ces milliers d’accords.
Discrètement, Deng avait repris à Lénine l’idée du "capitalisme d’état" qui servait de base à la NEP (OC Tome 27 p243-p402-1918) pour développer les forces productives que la bourgeoisie avait négligé avant la révolution. Dans l’URSS de 1920, cela aurait concerné 150 millions de prolos si Staline avait poursuivi cette politique ; en 1980, en Chine c’était 10 fois ce chiffre. Le résultat est donc au niveau correspondant !

03/10/2019 18:29 par Ch Delarue

Aux droits humains fondamentaux s’ajoutent les droits économiques et sociaux plus le respect de la nature . Quel régime global satisfait cet ensemble ? Le capitalisme comme le socialisme historique peinent à satisfaire les droits humains fondamentaux ainsi que - indivisibilité des droits - les droits économiques et sociaux.
Le socialisme historique a pu vouloir déployer une logique d’affectation égalitaire des ressources produites mais en maintenant un travaillisme fort (faire travailler plus ceux et celles qui travaillent déjà) ce que ne faisait pas le capitalisme historique (à l’exception d’une courte période poussant à réduire les inégalités sociales et territoriales) .
Le capitalisme a aussi une logique économique de développement et de productivisme mais surtout fondée sur le profit des entreprises et secondairement sur des services publics . Cette logique débouche sur une double inégalité : SOCIALE d’abord car les riches du 1% d’en-haut en profitent très largement au détriment du peuple-classe ; TERRITORIALE ensuite car les richesses sont concentrées sur certaines zones alors que d’autres sont abandonnées. S’ajoute à ces deux aspects - inégalité sociale et inégalité territoriale - une difficulté à respecter la nature au sein de laquelle l’humanité vie.
Le socialisme de l’avenir doit avancer en respectant justice sociale (moins pour le 1%, plus pour le peuple-classe et notamment les plus modestes, en-bas, l’équilibre territorial, et le souci de la biodiversité.

03/10/2019 20:39 par François de Marseille

Article repris sur Sputnik.

03/10/2019 20:47 par François de Marseille

Oups.. Pardon. Repris sur RT.

04/10/2019 00:54 par Danael

Dommage , pas repris dans le New York Times. Mais bon, certains là-bas doivent bien lire parfois Sputnik ;-)

04/10/2019 01:38 par T 34

Pour la commémoration des 70 ans de la Révolution chinoise des médailles furent distribuées. Pour faire un pied de nez aux États-Unis qui venait d’imposer des sanctions à Raúl Castro la Chine lui a décerné la médaille de l’amitié des peuples.

Au menu des commémorations :

Un Opéra révolutionnaire

Un défilé civico-militaire

Version en chinois (l’introduction est plus joli que la version française).

Voir ici pour la version française avec discours de Xi Jinping.

Un spectacle nocturne sur la place Tian’anmen.

04/10/2019 12:05 par Liang Shao

A l’époque de la querelle des rites, occidentalo-occidentale, B. Pascal disait :" Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger."

Depuis, la religion des droits de l’homme a remplacé celle de Dieu.

Et, beaucoup de sang et de larmes ont encore coulé dans ce fleuve fait de la vie humain

Mais les choses ont-elle réellement changé ?

Merci, cher Bruno.

04/10/2019 13:05 par kabouli

Sans les capitaux américains et des millions de morts la Chine bureaucratique ne serait pas ce qu’elle est.L’inde a a peu près le même parcours donc rien de miraculeux ni de aprticulièrement communiste. Les américains fournissent le travail et les capitaux et les chinois la main d’œuvre à bas coût. Des millions de mort pour devenir l’usine du monde. le communisme est le meilleur soutien du capitalisme. Jadis il a été dit la même chose de l’URSS dont tout le monde lors de foires en occident pouvait admirer le développement et les réalisation sociales et industrielles. Il n’en était pourtant rien le tout n’était qu’apparence les améliorations étaient elles aussi évidentes mais l’esclavage aussi. Est ce que le développement de l’humanité doit toujours emprunter des chemins aussi inhumains. l’Europe aussi s’est peu a peu développé mais au regard d’une colonisation capitaliste et des pires tourments. Fallait-il éliminer la paysannerie pour que l’ouvrier puissen enfin au bout de deux cents ans s’acheter des produits pollués et dévalorisés.

04/10/2019 21:48 par Xiao Pignouf

@Kabouli

Sans les capitaux américains et des millions de morts la Chine bureaucratique ne serait pas ce qu’elle est.

Voilà bien des notions simplistes. On ne résume pas la Chine aux 70 dernières années. Les Ricains, ce peuple dont l’histoire est comparable à un pet face à celle de la Chine, ne sont les sauveurs de rien du tout. Ils ont fait comme tout le monde à l’époque : délocaliser leurs entreprises et se frotter les mains en pensant exploiter les Chinois alors que ce sont eux qui se faisaient repasser.

Le communisme est le meilleur soutien du capitalisme ? Cette affirmation n’a pas moins de sens si on la retourne : le capitalisme est le meilleur soutien du communisme, la Chine en est la plus belle preuve.

La Chine bureaucratique ? Est-ce que vous avez déjà mis au minimum un pied en Chine ?

05/10/2019 02:32 par Renard

Après avoir croqué la pomme du Capital, je doute fort que l’élite chinoise, c’est à dire les milliardaires chinois, décideront de passer un jour au partage des richesses, il me semble plus raisonnable de penser que la Chine va se tourner vers un capitalisme national avec des éléments sociaux-démocrates.
Ne pas oublier non plus que l’essor de la Chine s’est fait grâce aux capitaux américains et européens donc sur l’argent accumulé sur le dos des travailleurs européens et américains. Je suis très content que la Chine s’en sorte mais enfin j’aurais préféré que les usines ne ferment pas chez nous.. Mais bon on ne peut que reconnaître l’intelligence des dirigeants chinois qui on sauté sur l’occasion lorsqu’ils ont vu que les dirigeants occidentaux avait décidé de transférer leur industrie ailleurs avec la mise en place de la libre circulation des Capitaux et des marchandises dans les années 80.

05/10/2019 08:44 par CN46400

@ renard
Votre post trahi une méconnaissance profonde du marxisme chinois. Les communistes sont arrivés en 49 au pouvoir dans un pays profondément arriéré, où le capitalisme moderne avait beaucoup plus pillé que produit quoi que ce soit, comme c’est le cas dans tous les pays colonisés. Après 30 années de politique parente du stalinisme, Deng Xiao Ping a proposé une réforme qui consistait à réaliser le "développement des forces productives" en proposant aux capitalistes nationaux et étrangers l’utilisation de la force de travail chinoise dans le cadres de contrats (joint-venture), limités dans le temps, avec partage des productions dont une partie, commercialisée en Chine payait la main d’oeuvre. Ce système, contrôlé par l’état chinois, a permis une hausse très conséquente de la qualité du travail et du savoir faire, et des compétences, de l’énorme prolétariat chinois qui, désormais, est devenu la première force de travail du monde.
Des chinois sont devenus milliardaires, mais il ne le restent que tant que leur activités correspondent aux préoccupations de l’état chinois, c’est à dire au plan élaboré par le Parti Communiste Chinois qui prévoyait les résultats dont parle l’article. Au delà des milliardaires, il existe en Chine une classe néo-bourgeoise dont l’état gère les intérêts avec les reliquats de sa politique pro-prolétaires.
Deng a juste profité de la nature même du capitalisme : son addiction au profit, notée il y a un siècle, par Lénine : "ils nous vendront la corde pour les pendre". Ce qui ne l’a pas empéché d’inaugurer en Russie, avec la NEP, la démarche politique que Deng a reprise soixante années plus tard !

05/10/2019 15:16 par Toff de Aix

Ouais ! Vivent les millions de véhicules électriques chinois, et les centaines de centrales à charbon qu’il faut pour les recharger ! Vivent les panneaux solaires chinois, qui ont vingt ans de durée de vie, qu’on ne sait pas recycler et dont la fabrication, à base de métaux lourds et de terres rares, empoisonne des régions entières ! Vive l’ecolo capitalisme compatible avec les hagiographes du PCC, qui refusent de voir que tout ce cinéma nous conduit encore plus rapidement à l’abîme ! Ouais !

05/10/2019 17:57 par CN46400

@ Toff de Aix
Mais il y a bien pire ; quand il faudra remplacer nos vieux réacteurs nucléaires, c’est en Chine qu’il faudra trouver des EPRs avec le meilleur rapport qualité-prix et aussi quelques ASTRIDs, que Macron a abandonné la semaine dernière, pour brûler tous nos déchets accumulés depuis 1970...

05/10/2019 19:05 par Toff de Aix

@CNQ46400 non ça n’est pas pire, c’est pareil. Tout va se péter la gueule, en Chine comme ailleurs, et ils y a ceux qui ont les yeux grands ouverts à ce sujet, et les autres. Ce qui me fait halluciner, c’est la facilité avec laquelle beaucoup de camarades, lorsqu’il s’agit de la Chine, ferment les yeux... Non, il ne s’agit pas de communisme, certainement pas. Ça n’est qu’un capitalisme de plus. Mais là où l’auteur fait extrêmement fort, c’est quand en plus il le pare des mêmes vertus écologiques que les capitalistes de chez nous parent notre système. On dirait du macron "make our planet great again", le banksterisme en moins, la mafia pseudo communiste alliée aux capitalisme sauvage en plus. Ça me désolé profondément de lire cela : avez-vous à ce point oublié les suicides de masse dans les usines de shenzen (foxcon, sous traitant d’apple & compagnie), à tel point que vos gentils "communistes capitalistico ecolo compatibles", j’ai nommé les patrons d’usine qui se GAVENT sur le dos des ouvriers et des miséreux, sont obligés de mettre des barreaux aux fenêtres de leurs usines dortoir ? Les cadences infernales pour des paies de misère, dignes de germinal ? Je t’en foutrais de la "classe moyenne sortie de la pauvreté" ! Des millions d’exploités supplémentaires, et tout ce que vous trouvez à faire c’est leur tresser des lauriers ? Sans déconner.... Sans parler de cette destruction systématique de l’écosystème... Vous saviez qu’il existAIT des dauphins dans le fleuve jaune ?

Suis-je sur LCI, BFM ou LGS ? On croirait entendre du jean Marc sylvestre, vous en rendez-vous seulement compte, "camarades" ?

05/10/2019 19:26 par Feufollet

Toute cette histoire de développement serait bien belle
Si notre planète pouvait la supporter
Hélas, qu’il soit capitaliste ou socialiste
Le développement matérialiste de huit milliards d’humains n’est pas possible
Nous en vivons la preuve actuellement
Et ce n’est pas la Chine qui pourra nous prouver le contraire
Notre biosphère est trop limitée
Alors il n’y plus d’autre choix que de revenir à des sociétés agraires et écologiques
Ou à s’entretuer dans la barbarie la plus épouvantable
Le reste n’est que vaine littérature

06/10/2019 10:05 par CN46400

@ Tof de Aix et Feufollet
Avec un peu d’avance vous avez raison. Comme vous, je suis contre toutes les exploitations. Comme vous, je n’ai jamais eu faim, mais j’ai connu le WC au cul des vaches, puis au fond du jardin, le "débarbouillage" sur l’évier avec l’eau "courante" du puits dans la cour. C’est dans ces conditions que mon père m’a expliqué qu’il valait mieux vendre un veau de 150kg 15F/kg qu’un de 250kg10F/kg, un zeste de marxisme qui m’a attiré sur le Manifeste, Salaires-Prix et Profits et tout le reste.
Plus tard, à Paris, j’ai connu les WC sur le palier et la joie d’un couple de camarades, du parti, ouvriers chez SKF, qui quittait le 13° pour un HLM de Vitry.
Il est possible que si je n’avait pas connu cela, comme vous, je mépriserais ce milliard de prolos chinois qui sortent de la misère. Une misère qui n’est pas tombée du ciel mais des bourgeoisies occidentales, dont la notre, fière de son rang, qui ont volé la Chine pendant des siècles comme ils ont volé tous les autres colonisés.
La Chine arrive donc sur le toit du monde, il y a ceux qui veulent renverser l’échelle, ceux qui sont jaloux et puis moi et les camarades marxiens qui souhaitons la bienvenue aux nouveaux arrivants. Et puis il y a les pisse-vinaigres qui expliquent, depuis toujours, le climat après Malthus, qu’il n’y a pas, dans ce monde, assez de place pour tout le monde, sans oser affirmer que la priorité, ce n’est ni à droite, ni à gauche, mais aux premiers arrivés. Alors, ce n’est pas si franchement dit, mais c’est si jésuistiquement suggéré....Les mêmes qui se sont senti dérangés, lorsqu’en 36, les prolos ont débarqué sur la plage de Deauville !
J’ai vu Cochet à la télé hier, un WC sec, des chevaux qui se régalent avec pommes "excellentes"dit-il, et un bouquin à vendre qui prévoit la fin du monde en 2036, cent ans après le Front Popu et son rêve d’égalité. La bourgeoisie verte reste la bourgeoisie, surtout quand elle critique l’exploitation, à Pékin, plutôt qu’à Paris.
Moi, voyez-vous, je n’arrive pas à jeter des pierres sur ceux qui travaillent pour vivre..!

06/10/2019 11:04 par Manant

@ feu follet
Il faut éviter d’aller un peu trop dans le sens des courants dominants et écouter d’autres sons de cloche. Je t’en propose un qui a le mérite de faire réfléchir : https://lesakerfrancophone.fr/il-ny-a-pas-durgence-climatique

06/10/2019 14:55 par Georges SPORRI

En ce qui me concerne j’aime bien le site "Chinese Bridge" et le clip qui me relaxe à 100 % c’est "Wan’ning to Yangpu expressway", ce qui ne m’empêche absolument pas de jubiler avec "The lessons of the loess plateau", "How China makes the désert bloom"...etc.

06/10/2019 23:41 par Feufollet

Outre le retour à la sobriété pour les sociétés ou les personnes en surabondance,
Il subsiste une dimension dans la solution
C’est le dépeuplement pacifique
La question du surpeuplement ne doit plus restée tabou
A vous proposer, j’ai une solution simple
La première violence qui existe, c’est d’imposer aux femmes les grossesses
Que Monsieur souhaite. Mais on n’est pas dans une basse-cour, bon sang.
Laissons aux femmes le choix de leurs grossesses
Le peuplement diminuera instantanément sur presque toute la planète
Les chinois ont la osée la loi de l’enfant unique
Pourquoi ont ils du en arriver là ? Mystère !
Qu’en serait il aujourd’hui sans cette contrainte ?
Sinon, je n’ai pas de mépris dirigé contre les troupeaux auquel j’appartiens
Mon extraction modeste ne m’a pas diriger à bêler avec les moutons
Ni à hurler avec les loups
Mais contre ceux qui transforment les peuples en moutons, là j’ai la rage
Consommateurs au mieux, crèvent de faim au pire, si ça n’est les deux
En même temps ou en alternance
Il faudrait aussi que les gens puissent jouir sexuellement sans procréer involontairement
Le Pape serait il enfin (bientôt) d’accord ? Et les autres sorciers sociaux et religieux aussi ?
Sinon, @ Manant. Quand tu parles de courant dominant. Tu sais de quoi tu causes ?
Faudrait voir à ne inverser les rôles aussi légèrement. Tout de même. Un minimum.
Le Saker je le lis régulièrement pour son genre d’informations.
Même si parfois il passe des trucs à côté de la plaque
Notamment l’article du pire climato-septique imbécile qu’est Reynald du Berger
Un peu de clairvoyance suffit à cerner l’arnaque
Merci de recevoir mon feu follet

07/10/2019 05:17 par babelouest

Je dois hélas à nouveau contredire Feu-follet. L’article du Saker, que j’avais apprécié, ne dit que des choses sensées. Le gaz carbonique est un bienfait, les autres pollutions, non. Le réchauffement du climat est un fait, comme il était déjà arrivé au XIIe siècle où les industries chimiques, les voitures et les centrales à charbon étaient assez rares. Notre ami le soleil n’en fait qu’à sa tête.

Quant à la Chine, il faut lui rendre hommage d’avoir accompli tant en si peu de temps (et encore il y eut sans doute des ratés). Merci à Maxime et Bruno de nous le rappeler.

07/10/2019 07:21 par François de Marseille

La Chine ne melange pas communisme et capitalisme. Ceux qui pensent ça confondent capitalisme et développement. Je leur conseille de lire les autres articles de B. Guigues sur le sujet.

07/10/2019 08:24 par CN46400

@ Feufollet
"Les chinois ont la osée la loi de l’enfant unique
Pourquoi ont ils du en arriver là ? Mystère !"

Pas de mystère, en cas de stress alimentaire, toutes les espèces mammifères ont tendance à multiplier les naissances pour assurer leur descendance. Mais l’espèce humaine est capable de maîtriser politiquement le phénomène. On en a beaucoup parlé en Chine au temps de Mao, Deng est passé à l’acte en 80, malgré tous les aspects négatifs, féminins et aussi masculins, que la mesure induisait.
Mais partout où le stress alimentaire est surmonté, la natalité, si elle n’est pas stimulée (France), baisse.

07/10/2019 16:04 par Yannis

"Notre ami le soleil n’en fait qu’à sa tête."

Que dire de la lune et de ses aimables habitants les lunatiques ? Quand on commence à propager des croyances - la Nature, Dieu est la cause de tous nos malheurs "naturels" - et des comparaisons douteuses, oubliant qu’il est scientifiquement et tout a fairt empiriquement prouvé que l’action humaine à but uniquement productiviste/consumériste, sans conscience de ses conséquences (en Chine, en Ouzbékistan, en France, eux USA, en Argentine...) détruit en ce moment eaux, atmosphère et biosphère, perso je lâche direct le morceau !

07/10/2019 16:26 par Brian64

Un communisme où les travailleurs sont plus que précaires et l’argent est roi !
Au fait, comment se fait-il que sur la carte du début de l’article Taïwan ne fasse pas patie de la Chine ? Est-ce que vous pensez aussi que HongKong ou Macao ne sont pas des territoires chinois ?

07/10/2019 20:47 par Feufollet

« Notre ami le soleil n’en fait qu’à sa tête »
C’est pas un peu New Age, un peu nuage ?
Pire encore, trouver du bienfait dans l’émission de CO2
Et dans la façon actuelle de carburer tous les éléments combustibles possibles existants
Autant qu’on peut et sans s’en soucier
Ouais, ça peu avoir l’air cohérent, pour un idiot
Après, d’accord avec les conséquences du « stress alimentaire »
Mais faudrait pas non plus occulter par confort ou paresse
L’importance du machisme procréationnel imposé à la femme
Faites comme si vous pouviez encore l’ignorer,
Octroyer-vous encore le temps de l’oublier
Dormez en paix en paix, tout va bien
Et si la maison brûle, c’est pas vraiment vrai
C’est juste une réalité qu’il ne faut pas savoir
Les climato-septiques sont là pour vous rassurer
Et l’orchestre du Titanic pour vous distraire
La preuve de leur vérité, c’est qu’ils peuvent être publiés par « le Saker »
D’ailleurs, cette maison ne nous appartient pas en propre
En plus, elle appartient même plutôt aux riches
Alors foutons-y le feu avec joie et réjouissance
It’s the very way of américan life and for the stupid man

08/10/2019 02:32 par François de Marseille

@ Tof d’aix et Feufollet :
On commence à voir la portée de la dictature de la pensée quand elle est obnubilée par le climat.
On dénonce ce qui devrait être salué unanimement, sous pretexte que c’est a priori impossible que toute l’humanité se développe.
Ceci est d’ailleurs déclaré sans être prouvé.
Ce n’est qu’un début. On voit déjà un retour sur investissement pour ceux qui financent la suédoise super star.

@ CN 46400 : 100 % d’accord avec toi, ceux qui temperent l’exploit de la Chine d’avoir sorti 700 millions de personnes de la pauvreté peuvent t-ils seulement imaginer ce que pouvait être le sort de ces gens avant.
Rappellons qu’en occident c’est le contraire, la misère progresse. Est ce que ça diminue la pollution et les émissions de GES ? Quelle rigolade !
Et sur ce, l’occidental vient nous dire : oui, mais le développement de la Chine n’est pas soutenable.

08/10/2019 10:01 par Assimbonanga

Des Lubrizol qui brûlent, la Chine n’en manque pas et là-bas les dimensions sont encore plus gigantesques. Communiste ou capitaliste, l’espèce humaine suit sa pente industrieuse et prédatrice. Les Chinois veulent manger du lait pour faire comme les Occidentaux. La mondialisation des mœurs c’est comme le nuage de Tchernobyl, ça ne s’arrête pas aux frontières. La banquise fond, les glaciers fondent, le plastic a investi tous les milieux aquatiques, les industries risquent chacune l’accident qui polluera le cours d’eau voisin ou la nappe phréatique mais à part ça, madame la Marquise, tout va très bien : on peut produire des tomates sous serres par -40 ° extérieur. Y a qu’à continuer ! Vers l’infini et au-delà. Par contre, ça ne ressuscitera pas les 60% d’espèces animales disparues.

08/10/2019 19:10 par CN46400

@ Assimbonanga
" on peut produire des tomates sous serres par -40 ° extérieur"
La Chine nourrit 20% de la population mondiale avec 7% de la surface arable qui produit 95% de l’alimentation chinoise. On en est où en France ?...

08/10/2019 20:24 par CN46400

@ Assimbonanga
Vous devriez aller au bout de votre raisonnement. Seul, pôle emploi ne menace pas notre environnement, surtout quand il ne propose aucun emploi. Au fait, La Chine vient d’interdire l’urbanisation sur les sols arables, c’est peut-être un peu tard (1), mais c’est, à ma connaissance le premier état à voter une telle mesure.
(1) Depuis quelques années la Chine coule 80% du béton produit dans le monde (Wikipédia)

09/10/2019 10:24 par Danael

Si le développement de la Chine n’est pas soutenable, alors non plus celui rêvé par les peuples d’ Afrique, Maghreb et Amérique latine, pour ne citer que ceux-là . Cela fait beaucoup de condamnés à l’opprobre sur terre. Les soi-disant progressistes, imbus de la supériorité de leur pensée rationnelle se soucient-ils de savoir avec quels moyens concrets pourraient se réaliser la transition énergétique dans ces pays qui exige un haut niveau éducatif et un niveau de développement de forces productives suffisant pour la mettre en place ? L’Occident qui a si bien profité de ces pays et qui continue à dominer les marchés peut se permettre faussement la sainteté climat vu son niveau de développement mais même là cette transition énergétique plus écologique ne se fera pas sans que les classes défavorisées reprennent d’abord le pouvoir politique et économique et décident de sa forme.

09/10/2019 11:53 par Assimbonanga

@CN46400. Je n’ai dit que cela : Communiste ou capitaliste, l’espèce humaine suit sa pente industrieuse et prédatrice.
L’espèce humaine. Qui peut dire le contraire ? Et je n’ai pas la solution ! J’observe, c’est tout.
Quant aux tomates sous serre, c’était en réponse à l’ami Georges Sporri, sur une autre page.

09/10/2019 14:12 par Georges SPORRI

@ Assimbonanga / Iakoutsk est ravitaillé en fruits et légumes par Avion ! Alors cette usine à tomates, concombres et aromatiques est peut être le top niveau du bon choix pour moins polluer... Par contre je ne sais pas comment ils produisent, mais le méchant Poutine a interdit les OGM en 2013 en Russie et en 2014 sur toute la fédération de Russie qui inclut la Sibérie. Pour le remercier les nobles écolos franchouillards passent leur temps à diaboliser Poutine et à participer à la propagande belliciste de l’OTAN - USA - UE !

10/10/2019 20:32 par Feufollet

C’est avec persistance que je signe encore
Car le débat tourne en rond avec des contradicteurs du premier degré
Qui sont loin de la compréhension des enjeux écologiques
Tof de Aix semble avoir compris la gravité de la situation
Les autres tourne autour du pot, sans se situer vraiment
Assibonanga sait tout, mais ne propose rien
Danael attend que les classes populaires prennent le pouvoir pour résoudre les problèmes
Le Sporri sait brouiller tous les jeux, c’est sa seule vocation
CN 46400 joue le discours sophiste
Le Grand Soir est-il devenu le site préféré des autistes ?

11/10/2019 11:30 par Assimbonanga

@Feufollet, tu me fais beaucoup d’honneur. Que pourrais-je bien proposer ? L’espèce humaine est emballée et court à sa perte. Je ne vois pas comment lui faire un rempart de ma science !!
Nos industriels français ont cru bon de délocaliser en Chine, voici bien des années. Nos savoirs-faire se sont déplacés. La Chine les a développés. Et après ? Que se passera-t-il ? Qu’en sais-je ! Tu vois bien que toutes les nations sont industrielles et financières ce qui prime en conséquences sur le régime politique, communiste ou capitaliste. Tout est interdépendant. L’espèce humaine suit la logique de sa nature profonde.

12/10/2019 22:58 par Feufollet

Faut d’abord que je dise merci
Une fois en passant, à LGSoir
Pour relayer mes états d’âme, d’esprit, de compréhension,
de connaissances, de lucidité, encore proche du common decency
Il faut faire des propositions claires dans le débat
Par exemple : Un quota de CO2 personnalisé et limité,
C’est social comme proposition, non ?
Voilà une proposition osée qui vient d’éclore
Proposez-là à vos amis !

13/10/2019 05:46 par babelouest

@ Feu follet
Une bonne fois, séparons-nous de ce projet vicieux et pervers, de mettre en avant le carbone en tant que pollution (mais ça arrange les très gros industriels) : penchons-nous sur les composés nitrés et soufrés, qui sont souvent des poisons. Quant aux gaz dits "à effet de serre", le premier en quantité et en résultat est la vapeur d’eau, à laquelle on ne peut rien. Une fois pour toutes, là aussi, arrêtons de dire que l’humain influe sur le climat de façon significative.

Et puis, ne pas oublier les activités liées au nucléaire, qui selon les statistiques sont la cause majeure des cancers en ce monde. Avec les effluents industriels "classiques", bien entendu.

13/10/2019 09:35 par Danael

@ feufollet
Et Feu Follet le plus intelligent de tous nous propose : Un quota de CO2 personnalisé et limité. Et vous incluez les transnationales ? Bonne chance sans luttes de classe contre le capitalisme. Ah la magie de la page blanche !

13/10/2019 15:26 par Assimbonanga

C’est-y du lard ou du cochon l’idée de Feufollet ? J’ai pensé que c’était second degré, rigolade quoi.
Si une solution simple et monnayable existait, ce serait tellement bien ! Une fois qu’on a enclenché le système pernicieux et qu’il fait boule de neige, je crains qu’on ne puisse plus guère l’arrêter. Je suis extrêmement pessimiste sur les chances que nous avons et j’envie les combattants du climat d’avoir cette croyance de pouvoir agir sur quelque chose. Pardon pour la démoralisation que je dégage. Et j’accepte avec reconnaissance les remarques qui me démontrerait qu’on peut stopper le processus. Avec gentillesse et ménagement, SVP. On n’est pas là pour s’affronter. Moi c’est plutôt pour échanger les infos. Savoir.

13/10/2019 22:01 par Feufollet

Dans l’absolu, ma proposition est absolument crédible
Dans la pratique, rien n’est impossible sur le temps long
Si le temps long peut le rester à jamais pour l’humanité ?
Peut-être que mon bilan carbone est plus néfaste que le vôtre ?
Le quota carbone existe déjà, mais il n’est pas appliqué
Il reste au stade des statistiques
Avez-vous peur du quota carbone ?
Allez, ne vous refusez pas une dernière frayeur avant la fin du gaspillage !

14/10/2019 13:07 par Danael

Moi ce que je pense c’est que rien ne se fera de tangible dans le système capitaliste actuel qui se verdit pour mieux tromper et diviser les classes populaires en les mettant en concurrence de bonne conduite les uns contre les autres comme vous le faites. Mais bon, les colibris, vous pouvez faire la morale, c’est pas ça qui manque de nos jours, ce sont plutôt les solutions pragmatiques et les grands moyens offerts en dehors des couches de taxes et d’interdits de circulation sans solutions de rechange aux classes les plus défavorisées c’est à dire aussi celles qui se sont éloignées dans la ruralité pour accéder à un loyer moins cher que dans les villes.

14/10/2019 14:44 par Assimbonanga

Ça consiste en quoi, techniquement, le quota de CO2 personnalisé et limité ? A quoi et comment le mesure-t-on ?
En tout cas, France 2 fait actuellement une campagne publicitaire basée sur les "petits" gestes que l’on peut faire pour l’environnement. "Petits", hein, n’allez pas croire ! On ne nous exigera pas de mesures lourdes, tranquillisez-vous ! Cela pourrait nuire au tourisme et aux commerçants, compagnies d’aviation, chaînes hôtelières, le système capitaliste actuel quoi.

14/07/2020 15:03 par Visiteur

Bonjour,
Visiteur de passage sur ce site,
Article plein d’informations et d’arguments très intéressants (rapproché de celui intitulé "La foutaise anti-communiste des "100 millions de morts", du 9 juillet 2020) mais qu’on ne peut réfuter qu’en révélant des arguments cachés et interdits de publicisation.
Parlons de ce qu’on peut dire, un peu :
- Ne confond-on pas capitalisme et concentration des richesses ? Oui, et cela fausse toutes les démonstrations anti-capitalistes (non ladite concentration n’est pas consubstantielle au capitalisme).
- A-t-on vu que le capital(isme) est né au néolithique avec l’invention de l’agriculture (qui a permis de s’extraire de la nécessité de la chasse-cueillette au jour le jour) permettant de constituer des stocks de farine (=capital =accumulation (synonymes), revendable pour acheter de nouvelles terres...) -qui sont les 1ers capitaux de l’histoire- et ainsi de penser à autre chose et de se projeter dans l’avenir le temps de la durée des stocks de farine, véritable révolution économique et sociale et culturelle, ayant permis le progrès par l’investissement et le réinvestissement qui s’en sont suivis. Depuis lors, il est impossible de savoir depuis, au plan généalogique, qui possède du capital justement ou injustement mais cette question est essentielle car progrès, performance économique d’une part et justice sociale d’autre part sont étroitement liés... car "tout est lié" (pape François) et il se trouve qu’aujourd’hui, on sait comment répondre à cette question.
Sans doute aura-t-on l’occasion avec M. Guigue de parler plus avant de toutes ces problématiques le moment venu ; discussions intéressantes en perspective pour faire progresser vers la vérité ou vers un niveau d’unité, de consensus décisif.
Cordialement.

(Commentaires désactivés)