Thème Culture/Société/Sports

Mais que veulent les fous ? Elliot des esprits et le Monsieur Robot

Philippe Staudt
« Notre société produit des schizos comme du shampoing Dop ou des autos Renault, à la seule différence qu’ils ne sont pas vendables. » L’anti-Œdipe, Gilles Deleuze, Félix Guattari « Shit, I’m schizo. » Elliot Alderson Le psycho a intéressé très tôt le cinéma américain. Dès 1956, Nicholas Ray signe avec Bigger than life un film éprouvant mettant en scène un homme bon et généreux pris, sous l’effet de la cortisone, d’un délire infanticide. Les grands noms du cinéma s’approprient alors le (…)

En commun pour le commun ! Pour des raisons...

Jean-Marc GARDES
En commun pour le commun ! Pour des raisons de protection, il se trouve que je gère les affaires de ma mère. A ce titre là, je suis avisé qu’un courrier recommandé à son nom est à retirer au bureau de poste du village où se trouve l’E.P.H.A.D. dans lequel elle réside. Entre deux, je réussis à me libérer pour passer à ce bureau de poste. Et là, l’employé me dit : « Ce n’est pas ici ; c’est à notre « annexe » un peu plus bas, à la sortie du village, au bord de la déviation ». « Ah bon ! » Et (…)

Les erreurs de la démocratie sondagière

Florian MAROTO
Démocratie sondagière. L’expression est lâchée. Illustration récente avec le sondage Elabe pour BFM TV qui affirme que 74% des Français sont opposés à la loi de Myriam El Khomri qui recentre l’opinion publique au coeur du débat. Eclairage. L’écueil avec la démocratie sondagière, c’est l’effet « à double-tranchant ». Lorsqu’un sondage d’opinion est favorable à une cause, il est récupéré et sert d’argument. Mais si ce sondage est défavorable à la cause, l’effet s’inverse. La cause risque de (…)

Euro 2016 : Appel à la mobilisation générale

Jérôme HENRIQUES
"Voici venuuuuu le teeeeeemps des rires et des chaaaaants .... ". Finies les histoires de migrants qui coulent en méditerranée (comme on dit, dans la vie, faut savoir mener sa barque), de pauvres qui s’accrochent à leur boulot (ce qui, vu leur salaire, est quand même assez mesquin) ou de bobos-écolos qui s’opposent au bétonnage de leur cambrousse (eh les gars, on n’est pas dans "la petite maison dans la prairie" !), voici venu le temps de l’Euro 2016. Dehors donc les Noirs, les Rouges et les (…)

Quand on chantait sous l’occupation (II)

Bernard GENSANE
Le grand succès des premières années de guerre, celui qui, par delà l’horreur du conflit, unit les militaires et les civils français et allemands, reste la version française de “ Lily Marlène ”, créée par Suzy Solidor. Une première version avait vu le jour en 1915, suivie d’une seconde en 1935, d’une troisième en 1937 et d’une quatrième en 1939, toutes sans le moindre succès. Un soir de 1941, la chanson fut diffusée, dans une version de Lale Andersen, par une station militaire allemande (…)

Quand les officiels chinois passent à la casserole

Sébastien ROUSSILLAT
A mon retour du Xinjiang, j’ai fait une escale de 36 heures à Pékin pour y rencontrer des médias et mon excellent ami Zheng Ruolin dont j’ai souvent parlé ici, conquis par son talent et sa rigueur intellectuelle. Il m’a accompagné au siège de « La Chine au présent », mensuel chinois qui est publié en 6 langues. A l’occasion d’une table ronde, j’y ai rencontre un jeune Français, Sébastien Roussillat (photo ci-contre), conseiller linguistique et journaliste à l’édition francophone du magazine. (…)

Quand on chantait sous l’Occupation (I)

Bernard GENSANE
En 1939, en France, la radio touchait un public de masse (5 millions de postes récepteurs pour environ 40 millions d’habitants). Il était naturel que l’occupant nazi, les collaborateurs, mais aussi les résistants de Londres s’intéressent à ce nouveau moyen de communication et à ce qu’il véhiculait en priorité : information, propagande et divertissement. En 1939, la chanson était passée depuis une décennie de la salle de spectacle aux ondes radiophoniques. Dans le climat munichois et celui (…)
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Excité par une chose incroyable.

El Sirachaire
L’appauvrissement de la langue française se poursuit dans le quotidien. On connaît déjà l’invasion des échanges verbaux par la langue anglaise. Pendant un temps la francisation a limité les dégâts : le challenge, le gazole, le mel ont pris leur place dans la langue française. Je me souviens de la participation de la maison d’enfants dans laquelle j’étais hébergé pour le « challenge du nombre » organisé par le journal l’Humanité pour les enfants de la région parisienne dans les années 50. (…)

Jeu de société

Florian MAROTO
La société s’apparente à une sorte de « jeu social » (Bernard Lahire). La comprendre, c’est l’améliorer. Et rentrer dans le détail des relations entre individus. Jeu social. Expression peut-être trompeuse, floue, mais suffisamment large pour englober chaque aspect de la société. L’état de la société, c’est l’état des interactions entre les individus qui la composent. Des interactions parfois tendues et d’aucuns parlent de cultures incompatibles pour les interpréter, lorsque certaines (…)

La libération de la femme ne passe pas par la minijupe

Capitaine Martin
Il nous est arrivé au moins mille fois, en marchant dans la rue ou en feuilletant une revue, de tomber sur une publicité mettant en scène de jeunes garçons ou de jeunes filles. On pourrait presque dire qu’il n’y a plus lieu de s’indigner, tant le phénomène est répandu. Il convient pourtant d’analyser ce dernier très attentivement, surtout lorsqu’il s’agit de faire de la publicité en mettant en scène des femmes nues ou légèrement vêtues, car cette façon de concevoir la femme est tout (…)

Les footballeurs vous remercient

R.G
Les footballeurs vous remercient pour votre formidable aptitude à les soutenir quotidiennement et à encourager fanatiquement des joueurs qui, l’année prochaine, joueront chez l’adversaire parce qu’ils seront mieux payés. Ils vous remercient également de les comprendre lorsqu’ils demandent une revalorisation salariale et apprécient votre soutient lorsqu’ils simulent ou s’en prennent aux arbitres... Mais vous-même, parfois vous devriez aussi vous poser des questions sur certains résultats (…)

Le nouveau roman de Pierre Lemaitre

Bernard GENSANE
Pierre Lemaitre, prix Goncourt pour Au revoir là-haut en 2013, est l’invité de “La grande librairie ” sur France 3 ce soir pour son dernier ouvrage Trois jours et une vie, par lequel il renoue avec le roman noir. Peut-on rebondir après un prix Goncourt ? Je veux dire : rebondir en s’élevant. Pour Pierre Lemaitre, à l’évidence, c’est oui. L’auteur d’Au revoir là-haut a su se renouveler et écrire un roman policier différent de ceux qu’il nous avait proposés jusqu’ici. Même si, bien sûr, (…)