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Venezuela : Delcy Rodríguez reçoit le chef du SOUTHCOM et discute d’un « programme bilatéral » contre le trafic de drogue et le terrorisme

La visite du général Donovan fait suite aux voyages du directeur de la CIA, John Ratcliffe, et du secrétaire à l'Énergie de Trump, Chris Wright, ces dernières semaines.

Caracas, 19 février 2026 (venezuelanalysis.com) – La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a rencontré le chef du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), le général Francis Donovan, au palais de Miraflores mercredi.

Selon la presse présidentielle, les pourparlers de haut niveau, qui n’avaient pas été annoncés comprenaient également les ministres de l’Intérieur et de la Défense du Venezuela, respectivement Diosdado Cabello et Vladimir Padrino López.

« Au cours de la réunion, les deux pays ont convenu de travailler sur un programme de coopération bilatérale pour lutter contre le trafic de drogue dans notre région, ainsi que contre le terrorisme et la migration », peut-on lire dans un communiqué publié sur les médias sociaux.

Le gouvernement vénézuélien a soutenu que la réunion montrait que la « diplomatie » est le mécanisme pour aborder les « différences et les questions d’intérêt régional ».

Donovan est le dernier haut responsable américain à se rendre à Caracas et à rencontrer Rodríguez depuis les attaques militaires américaines du 3 janvier qui ont tué plus de 100 personnes et ont vu les forces d’opérations spéciales kidnapper le président vénézuélien Nicolás Maduro et la première dame Cilia Flores.

La présidente par intérim s’est entretenue avec le directeur de la CIA, John Ratcliffe, le 15 janvier et a reçu le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, la semaine dernière au palais présidentiel. La chargée d’affaires américaine Laura Dogu est dans le pays depuis fin janvier, et Rodríguez a récemment rapporté avoir des communications régulières « respectueuses et courtoises » avec Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio.

Le SOUTHCOM a confirmé la visite dans un communiqué de presse, révélant que Donovan était accompagné du secrétaire adjoint à la Guerre par intérim, Joseph Humire, et déclarant que les responsables avaient exprimé « l’engagement des États-Unis envers un Venezuela libre, sûr et prospère ».

Le commandement militaire américain a ajouté que les discussions avaient porté sur « la sécurité commune dans l’hémisphère occidental » et sur le « plan en trois phases » de l’administration Trump pour la nation caribéenne : « stabilisation, reprise économique et réconciliation, et transition ». Pour sa part, Dogu a rapporté la visite de Donovan sur les réseaux sociaux, la qualifiant de « journée historique » pour « faire progresser l’objectif visant à aligner le Venezuela sur les États-Unis ».

Donovan a pris la direction du SOUTHCOM en février après la démission de l’amiral Alvin Holsey suite à des désaccords avec le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, sur la légalité des frappes létales américaines contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue.

Depuis septembre, dans le cadre de l’« Opération Southern Spear », le SOUTHCOM a coordonné plus de 40 bombardements de petits navires qui ont tué plus de 130 civils. Les dernières frappes, le 16 février, ont visé deux bateaux dans l’est du Pacifique et un dans les Caraïbes, tuant 11 personnes au total. Ni Donovan ni Rodríguez n’ont mentionné les attaques en cours dans leurs comptes rendus publics après la réunion.

Le SOUTHCOM a également participé à la saisie de pétroliers accusés de violer les sanctions américaines en transportant du pétrole brut vénézuélien. Après avoir saisi sept navires dans les Caraïbes entre décembre et janvier, les forces américaines ont arraisonné deux pétroliers dans l’océan Indien ce mois-ci.

Dans les mois précédant l’opération du 3 janvier, Maduro et d’autres responsables vénézuéliens ont constamment dénoncé le renforcement militaire américain dans la mer des Caraïbes et le blocus naval contre les exportations de pétrole.

Les autorités vénézuéliennes ont également fustigé les accusations de « narcoterrorisme » de Washington contre Caracas, soulignant des rapports spécialisés, y compris de la DEA, qui plaçaient le Venezuela comme un pays marginal pour les flux mondiaux de stupéfiants. Les responsables vénézuéliens ont également rappelé l’histoire de l’implication des agences américaines dans le trafic de drogue.

Cependant, dans les semaines qui ont suivi les frappes du 3 janvier, Washington et Caracas ont accéléré un rapprochement diplomatique en vue de la réouverture de leurs ambassades. Le président Donald Trump a publiquement reconnu le gouvernement par intérim, mais le changement officiel de politique n’a pas encore été confirmé.

L’administration intérimaire de Rodríguez a également priorisé les réformes économiques pour attirer les investissements étrangers, y compris une refonte de la loi sur les hydrocarbures du pays favorisant les entreprise. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, a déclaré que le gouvernement « adaptait » la législation pour attirer les entreprises américaines et visait une « économie de libre marché ».

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Ricardo Vaz a grandi au Mozambique. Très engagé politiquement dès son plus jeune âge et clairement anti-impérialiste, il a toujours ressenti une forte affinité pour la révolution bolivarienne et le chavisme, et a suivi de près les développements politiques au Venezuela. Après avoir vécu dans différents pays et continents, il s’est installé au Venezuela début 2019. Bien qu’il ait une formation en physique théorique, il s’est progressivement orienté vers le journalisme et l’analyse politique et a rejoint l’équipe de Venezuelanalysis en tant que rédacteur et éditeur en 2018. Il s’intéresse principalement aux sanctions, aux organisations du pouvoir populaire et à la couverture médiatique du Venezuela par les grands médias. Il est également membre des collectifs populaires Tatuy Tv et Utopix.

 https://venezuelanalysis.com/news/venezuela-rodriguez-hosts-southcom-chief-discusses-bilateral-agenda-against-drug-traff

COMMENTAIRES  

20/02/2026 20:23 par John

Qui peut croire à cette fable selon laquelle les USA vont collaborer à rendre le pays prospère, libre, etc...
Ce sont des occupants venus piller les ressources du pays et donner du pouvoir aux opposants locaux minoritaires.
Les vestes se sont vites retournées, ...

21/02/2026 09:58 par Palamède Singouin

Une certitude ; ceux qui croyaient voir les US s’empêtrer dans un nouveau Vietnam en seront pour leurs frais
Tout ceci va se terminer par des élections "tout à fait libres et honnêtes" qui ramèneront la droite style Mileï au
pouvoir sous les applaudissements unanimes de l’empire euro-américain pour le retour de "la démocratie".

21/02/2026 10:19 par Zéro...

@ John,

Lorsque j’ai dit sur LGS que je voyais venir un retournement de veste au Venezuela, on m’a renvoyé dans les cordes...

Il faut pourtant bien constater que l’entourage politique de Nicolas MADURO et l’armée vénézuélienne se sont courageusement couchés, sans condition, devant les USA !!

L’armée parce qu’elle savait bien qu’elle ne pourrait pas résister à la puissance de feu étatsuinenne et les politiciens avec l’ambition de prendre la place du Calife...

Le même sort attend l’Iran et Cuba.

L’Homme est corruptible...

21/02/2026 21:56 par Vania

@Tous Quand je lis ce commentaires ; ""Une certitude ; ceux qui croyaient voir les US s’empêtrer dans un nouveau Vietnam en seront pour leurs frais "" j’ai les cheveux dressés sur la tête. "En seront pour leurs frais ??"Comment peut-on souhaiter un nouveau Vietnam à une nation sachant que les eeuu ont une supériorité militaire évidente face à l’armée du Venezuela et qu’on assisterait au génocide de ce peuple vaillant ? La guerre n’est pas un jeu vidéo !! Dans une guerre , il faut parler avec l’ennemi . Chavez et Maduro disaient "s’il faut parler avec le diable nous parlerons avec lui". Même si les chavistes sont très vaillants, l’hypothèse souhaitée par plusieurs d’une guerre à mort conduirait probablement à l’extermination d’une bonne partie des chavistes. D’ailleurs,cette hypothèse était aussi celle de l’extrême droite qui demandait sans cesse l’invasion de son pays et qui se voyait arriver vainqueur. Les eeuu ont l’habitude de "raser à blanc" les territoires .Le 3 janvier, en quelques heures Seulement, ils ont réussi à détruire un entrepôt de médicaments, un institut de recherche en mathématiques et plusieurs résidences civiles. Ils n’ont pas des principes ,ils attaquent les civils car ils sont des gangsters très dangereux.
On peut pas réagir de façon impulsive et faire des prédictions négatives sans connaître avec les moindres détails la situation. C’est l’objectif de l’opposition fasciste:diviser les chavistes, réussir à les isoler davantage pour qu’ils perdent le peu d’appui international en les discréditant comme vous les faites. Dans l’art de la guerre savez-vous que Parfois il est nécessaire d’utiliser le"repli tactique" ? " la patience" stratégique quand l’ennemi a une force militaire supérieure à la votre et on a a force morale ? "La meilleur tactique est de ne pas être prévisible" Sun-Tzu
Vos réactions sont émotives, peu constructives. Je vous invite à lire les commentaires de Christian Rodriguez qui est actuellement au Venezuela
https://x.com/ChrisRodrigAl
https://x.com/ChrisRodrigAl/status/2024880251587752091
Ou ceux de Thierry Deronne
https://x.com/venezuelainfos
Réactions constructives:Délégation des groupes pour la PAIX comme Code PinK actuellement au Venezuela
https://x.com/codepink/status/2025234227898294420

21/02/2026 23:45 par act

Celles et ceux qui suivent les commentaires savent que le déroulé exact de l’opération d’enlèvement de Maduro m’interroge, pourtant ici je partage l’opinion de Vania.
Certains ne mesurent pas leurs paroles, avant, pendant et après : ceux qui appelaient de leurs vœux un "nouveau Vietnam" montraient une méconnaissance de la situation qui prévaut au Venezuela (et de la Chine ou de la Russie) aujourd’hui et au Vietnam hier : la répartition des forces, régionales comme internationales étaient tout autres et les Vietnamiens n’ont jamais choisi que le défoliant et le napalm pleuvent sur leurs enfants. De plus ils pouvaient compter sur la Chine et une situation politique radicalement différente.
Qui aurait soutenu militairement le Venezuela aujourd’hui ?!...personne, nada, nadie ! (mis à part Cuba malgré une situation interne désastreuse).
Combien de fois, avant une intervention US/OTAN aura-t’il fallu lire : "là ils vont déguster, avec les DCA/missiles/chars/etc. super avancé envoyés par la Russie et/ou la Chine", quand ce n’était pas carrément "une intervention directe de la Russie" ? Il y a eu l’Irak, la Libye, le Liban, la Syrie, etc. aujourd’hui (et pour longtemps) en ruine (et bientôt l’Iran ?). Il n’y a aucune raison de s’en réjouir.
Alors quand le Venezuela tente de trouver une manière d’éviter le bain de sang, il faut une méconnaissance de la situation actuelle ou du mépris pour la vie pour leur jeter la pierre. S’il leur est laissé le choix, ce dont je doute, les Cubains aussi tenteront d’éviter le massacre de leur population, de leurs enfants. Ils seront probablement plus réticents et exigeants que les Vénézuéliens mais, comme ils le clament sans cesse, la diplomatie doit primer et ils sont prêt à négocier, pourvu que ce soit dans la dignité.
Commençons par "balayer devant nos portes", avant de juger une population qui a subi un blocus similaire à celui mené contre Cuba et plus récemment, une véritable blietzkrieg menée avec des moyens sans précédents, de pointe, après avoir totalement cartographié puis annihilé la DCA, l’aviation et la sécurité rapprochée de Maduro, sans la moindre considération pour les victimes civiles.
Commençons par chasser l’empire et l’otan de nos terres, d’établir une forme de socialisme réel et puis, peut-être, nous pourrons avoir droit au chapitre.

22/02/2026 06:13 par jacques-françois bonaldi

a Act
les Cubains, "ils sont prêt à négocier"...

Non, le gouvernement n’a jamais employé ce mot : ici, on dit, "avoir des discussions", "avoir des conversations", "dialogue", etc.. ce qui n’est pas du tout pareil. Diaz-Canel a dit précisément dans son discours à la Tribune anti-impérialiste, quelques jours après l’information de la mort au combat de 32 Cubains : "Nous n’avons rien à négocier".

et le 17 janvier, à l’hommage posthume qui leur a été rendu, il a fixé très clairement la position de la Révolution cubaine :
"Il n’y a pas de reddition ni de vacillation possible, de même qu’il n’y aura jamais aucun terrain d’entente sur des bases de coercition ou d’intimidation !
"Cuba n’a aucune raison de faire la moindre concession politique, et ce point n’entrera jamais à une table de négociations en vue d’une entente avec les Etats-Unis. Il est important qu’ils le comprennent : nous serons toujours disposés au dialogue et à l’amélioration des relations entre nos deux pays, mais sur un pied d’égalité et sur des bases de respect mutuel. C’est ce que nous affirmons depuis plus de soixante ans. L’histoire ne sera pas différente maintenant !"

22/02/2026 10:25 par Assimbonanga

Il faut bien différencier la narration imposée par Trump et l’état d’esprit des Cubains et des Venezueliens. Malheureusement, ce n’est pas facile puisque nos chaînes d’information en continu déversent à gros bouillon uniquement la narration trumpienne et, même ceux qui ne regardent plus la télévision en sont imprégnés à leur insu. Les désinformations déversées dans l’opinion publique ruissellent et se répandent, que vous regardiez la télé ou non. C’est pourquoi, je préfère continuer de regarder la télé : au moins je vois comment ils font ! Je les ai à l’œil !!!

Les Cubains et les Venezueliens possèdent la fierté et l’esprit de résistance tandis que Trump est entouré de courtisans serviles. Même si Delcy Rodriguez est dans une posture extrêmement difficile, elle n’abdique pas sa fierté et elle ne devient pas soudainement servile. Je pense que Trump est surpris, déstabilisé. Cela, il ne le dira pas. Il faut le comprendre à ces actes et à ses revirements.

Je pense aussi que ça doit faire longtemps que Zéro n’a pas eu son quartier bombardé. Il peine à imaginer cette réalité concrète... Merci Vania pour les informations que tu portes à notre connaissance car aucune de nos télévisions n’en a fait mention : " ils ont réussi à détruire un entrepôt de médicaments, un institut de recherche en mathématiques et plusieurs résidences civiles." En France, nous manquons de sources d’information. Les rares médias alternatifs sont beaucoup trop indigents sur le plan international. D’une part ils n’ont pas les moyens financiers d’envoyer des reporters et d’autre part, ils ne sortent pas des préjugés et idées reçues bien ancrés (les Ouïgours, le "régime" de Maduro !).

Persister à trouver un mérite à Trump, c’est plus de l’entêtement que de la force d’esprit. Mais je n’insisterai pas. Une fois que c’est dit, c’est dit. Chacun se détermine selon ses priorités. Le dessin de Tommy que j’ai envoyé sur "les débordements record en France" provient du magasine écologiste REPORTERRE, il prouve que le monde politique n’est pas dupe des calomnies proférées contre Mélenchon. On a assisté à un concours d’exagérations, déformations, incompréhensions volontaires des paroles de Mélenchon, des mensonges à pleines citernes. Il est dommage qu’ici sur LGS des gens y accordent foi. Il est dommage de retrouver dans les commentaires les mêmes paroles que celles produites sur le plateau de BFMTV dans une campagne concertée pour disqualifier LFI. Moi j’ai vu et entendu les Guillaume Roquette, les Yves Thréard peaufiner tous ces éléments de langage et je les voient vomis ici sans même avoir été digérés.Tels quels !

Regardez ce qu’il se passe : Marine Le Pen risque d’être déclarée inéligible ! Ça foutrait en l’air toutes les stratégies. Comment le centre pourrait-il se faire élire sans son épouvantail de confort ? Et comment l’épouvantail pourrait-il continuer de prospérer sans ses mannes d’argent public électoral ? Ca ne fait pas leurs affaires à tous ces gens aussi se retrouvent-ils tous sur le même front, Macron, LR et toutes les nuances de l’extrême-droite à faire assaut d’inventivité pour décortiquer toutes les phrases passées et présentes dans les discours de Mélenchon afin de lui en faire procès comme dans un tribunal stalinien ou inquisitoire, un procès truqué. Bien dommage que ça se propage jusqu’ici sans s’en apercevoir.

22/02/2026 11:36 par Palamède Singouin

Du calme, !
Quand j’évoque un "nouveau Vietnam" pour les USA en cas d’intervention US, il ne s’agit pas de formuler un souhait mais simplement de montrer à quel point cette affirmation publié ici et là par des nostalgiques de Mao ou du Che était irréaliste. Il n’y a donc vraiment pas de quoi faire dresser des cheveux sur la tête de Vania !

Il y a une certitude : on est loin de tout savoir sur les tenants et aboutissants de cette opération.
Il y a une évidence : une négociation avec "un pistolet sur la tempe" n’est pas une négociation.
Après, il n’y a que des hypothèses.
En voici une :
Plus que d’envisager une invasion du Venezuela, l’intention des USA était de provoquer un coup d’État avec un fort risque de guerre civile. Delcy Rodriguez aurait pu jouer les Zelensky et, en présence d’un agression étrangère, décréter l’état d’urgence ou la loi martiale, interdire tous les partis politiques d’opposition et repousser aux
calendes toute élection...
Elle a choisi de sauvegarder la paix civile. On ne peut l’en blâmer. Les institutions régulières sont toujours en place, le pays semble calme, ce n’est pas nécessairement le résultat qu’attendaient les USA, adeptes des stratégies du chaos. En ce sens, il s’agit bien d’un succès pour les chavistes.

Une crainte : que tout ceci ne débouche sur une bonne petite élection d’un Milei local unanimement saluée par les démocrassouilles européennes.

22/02/2026 12:03 par act

@jacques-françois bonaldi

sur un pied d’égalité et sur des bases de respect mutuel

Merci, voilà exactement l’expression consacré qui m’échappait hier (j’ai écris "dans la dignité"), vu l’heure et que je voulais associer au terme "négocier", qui n’est effectivement pas le plus approprié dans le cas des Cubains.
Nous pouvons discuter sémantiquement mais vous ne m’ôterez pas de l’esprit qu’"avoir des discussions" ou "avoir des conversations", sont des formulations plus confortables pour le gouvernement cubain mais cousines d’’"entamer des négociations".
Négociations qui ont déjà eu lieu : dans les années ’70 Castro et Carter négocient l’ouverture de "sections d’intérêts" réciproques ; en ’94 des accords sur l’immigration ("crise des balseros"), fin 2014 après de longues "discussions" Raoul Castro et Obama rétablissent des relations diplomatiques, de véritables ambassades et concrétisent des accords concernant l’immigration, les voyages ou les transferts d’argent entre les Cubains et les exilés. Puis vient Trump et un violent recul, aggravé lors du second mandat en cours.

22/02/2026 19:13 par Zéro...

@ Vania et Act,

Nous échangeons depuis assez longtemps pour que vous sachiez que mes appréciations envers les malheureux Venezuela et Cuba, livrés à eux-mêmes face à un Monstre, ne peuvent pas être négatives.

Pour vous dire, le Che et Hugo CHAVEZ sont (avec Thomas SANKARA) des références pour moi.
Ils sont tous morts, assassinés ou de maladie - pleurs...

Je dis même ailleurs que les Vénézuéliens ont bien fait de ne pas résister inutilement au coup de force étatsunien, au risque de voir leur pays entièrement détruit et de milliers de morts, même si je regrette leur réaction POLITIQUE molle - pour ce que nous en savons dans ce monde de désinformation...

Je me rassure en me disant que, parfois, il vaut mieux reculer pour mieux sauter...

Mais il faut se méfier de l’Homme - les cas de reniements et trahisons ne sont pas rares !!
Cf le traitre Lenin Moreno...

22/02/2026 22:17 par jacques-françois bonaldi

a Act
Les deux expressions ne signifient pas la même chose. "Nous n’avons rien à négocier" me semble une position assez claire, non ! Par ailleurs, les deux occasions que vous citez ne sont pas du tout comparables...

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