Tunisie : Pétition de Soutien à Kamel Jendoubi

" Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage "

Molière, "Les Femmes savantes", Acte III, Scène V

I-Soutenons Kamel Jendoubi [défenseur emblématique infatigable des Droits de l’Homme, qui a été contraint à l’exil pendant dix-sept ans pour son engagement et son militantisme, Président de plusieurs Associations de Défense des Droits Humains, en particulier, le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme, et Président de l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les Elections)], en signant et en diffusant la Pétition suivante :

http://www.petitions24.net/soutien_a_kamel_jendoubi

II-Pour aller plus loin :

ï »¿1. Rachid Barnat a écrit :

« QUI VEUT LA PEAU DE Kamel JENDOUBI ?
Suivez mon regard ...

La "pratique" reprise à ZABA [sobriquet du Dictateur déchu Zine el-Abidine Ben Ali] trahit le commanditaire de la cabale médiatique conte cet homme dont à l’unanimité, les tunisiens ont salué le travail à la tête de l’ISIE

Ennahdha [Parti Islamiste Tunisien au Pouvoir] n’ayant pu ni l’écarter ni le corrompre, a eu recours à ce qu’elle sait bien faire, hérité de ZABA et dont elle a eu à souffrir : la médisance médiatique !

Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de rage !

Sauf que les tunisiens ne sont plus dupes de ces pratiques qu’ils croyaient disparues avec celui qu’ils ont dégagé ! ».

2."Tunisie - Haro sur Kamel Jendoubi ! "

http://www.businessnews.com.tn/Tunisie---Haro-sur-Kamel-Jendoubi,519,34538,1

3." Il est clair que Kamel Jendoubi est au centre d’une campagne de discréditation dont Ennahda est la cheville ouvrière "

http://www.elwatan.com/international/ennahda-trouve-jendoubi-trop-independant-14-11-2012-192268_112.php

4."Qui est derrière la cabale contre Kamel Jendoubi ? "

http://www.leaders.com.tn/article/qui-est-derriere-la-cabale-contre-kamel-jendoubi?id=9853&nuid=34190&did=816

5."Tunisie - Qui veut la tête de Kamel Jendoubi ? "

http://www.tunisienumerique.com/tunisie-qui-veut-la-tete-de-kamel-jendoubi/153187

6."Tunisie - La Cour des comptes dénonce la fuite de son rapport sur l’ISIE, M. Jendoubi s’explique "

http://www.businessnews.com.tn/Tunisie---La-Cour-des-comptes-d%C3%A9nonce-la-fuite-de-son-rapport-sur-l%E2%80%99ISIE,-M.-Jendoubi-s%E2%80%99explique,520,34554,3

Salah HORCHANI

COMMENTAIRES  

19/11/2012 19:10 par Salah HORCHANI

Soutien à Kamel Jendoubi : Communiqué de la F.T.C.R. (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives)

Paris le 19 novembre 2012,

POUR DES ELECTIONS SOUS CONTRôLE INDÉPENDANT
ARRÊTER VOS CAMPAGNES DE CALOMNIES CONTRE KAMEL JENDOUBI

Au moment où le projet de loi portant création d’une nouvelle instance indépendante pour les prochaines élections en Tunisie est discuté à l’assemblée constituante après des mois de tergiversations et alors qu’on semblait s’acheminer vers une issue consensuelle y compris dans sa composition et le choix de sa présidence, une nouvelle campagne de calomnies renouant avec les pratiques de la dictature de Ben Ali se déroule dans les médias et les réseaux sociaux visant à discréditer le président de l’ISIE, Kamel Jendoubi militant des droits de l’homme issu de l’immigration

Des partisans zélés se comportant comme des miliciens anonymes du réseau facebook connus comme étant des spécialistes des attaques, des calomnies ordurières et des opérations de manipulations contre les démocrates et les partisans des libertés ont pris cette fois ci pour cible notre ami Kamel Jendoubi, président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE).

Ils viennent de publier un document interne de la Cour des compte concernant les travaux de contrôle qu’elle est en train d’effectuer auprès de l’ISIE, avec des commentaires et allégations fallacieux et mensongers concernant la gestion de l’ISIE. Ils prétendent ainsi attaquer la gestion financière de l’ISIE et porter atteinte à l’honneur et la probité de son président. Il est à noter que ce document est de nature strictement interne et non définitif, c’est un élément de procédure normal de la Cour des comptes.

Le président de l’ISIE a déclaré qu’il y sera répondu selon la procédure légalement prévue et que les calomnies colportées ne sont que des tissus de mensonges. Il y a lieu de s’interroger sur les complicités dont ont bénéficié ces milices de facebook pour se procurer cette pièce de procédure de la Cour des comptes.

Nous rappelons que l’ISIE a permis l’organisation et le déroulement des premières élections libres et démocratiques dans l’histoire millénaire de la Tunisie. Son rôle a été salué par tous les démocrates sincères et par tous les observateurs internationaux présents lors des dernières élections.

La campagne de calomnies s’est aussi étendue à la vie privée de Kamel en publiant des conversations téléphoniques avec des personnalités. Il s’agit d’un véritable retour en arrière scandaleux vers les pratiques illégales d’écoutes téléphoniques en vigueur sous Ben Ali.

Nous connaissons la rigueur et la probité de Kamel, elles ne seraient être altérées par d’aussi basses méthodes. En fait le but de cette tentative est de ternir le travail remarquable accompli par l’ISIE et son président Kamel. Il s’agit d’une campagne qui dépasse la personnalité de Kamel et qui vise à discréditer tous les démocrates qui sont attachés à l’indépendance de la commission électorale vis à vis du gouvernement et des services de l’État. En effet certaines forces n’ont pas intérêt à ce que la Tunisie s’enracine durablement dans la démocratie et s’engage irrémédiablement dans le champ des libertés. Elles veulent remettre en cause les acquis de la révolution en matière de saines pratiques électorales indépendantes et transparentes.

La FTCR soutient son Président d’honneur Kamel Jendoubi et dénonce ces nervis de facebook et leurs lâches commendataires, véritables ennemis des libertés et du pluralisme démocratique, qui veulent salir les démocrates et bafouer leurs honneurs.

La FTCR demande à ses amis, associatifs, syndicalistes et politiques de s’unir pour défendre le militant démocrate intègre Kamel Jendoubi et son combat pour l’existence d’une instance indépendante pour les élections comme véritable garantie des libertés et de la démocratie imposées par notre révolution.

La FTCR demande au gouvernement tunisien de faire cesser les agissements en toute impunité de ces milices de facebook et d’ouvrir immédiatement une enquête sérieuse pour connaître les auteurs de ces fuites et des écoutes téléphoniques et de leurs commanditaires

IL FAUT NOUS MOBILISER POUR DÉFENDRE L’INDÉPENDANCE DE LA COMMISSION ÉLECTORALE
VIVE LA DÉMOCRATIE ET LA LIBERTÉ EN TUNISIE

Pour la FTCR, le Président
Tarek BEN HIBA

21/11/2012 10:04 par Salah HORCHANI

Kamel Jendoubi estime que 8 à 10 mois sont nécessaires pour organiser les prochaines éléctions

L’ancien président de l’ISIE Kamel Jendoubi estime matériellement impensable que des élections puissent avoir lieu à la date proposée par la Troïka, c’est-à -dire le 23 juin prochain. Il en détaille les raisons, dans un entretien au quotidien « Le Maghreb » de ce mardi.

En effet, argumente-t-il, il faudra d’abord être fixé sur la nature des élections, présidentielle ou législatives. Il faudra ensuite qu’il y ait une loi électorale fixant le calendrier et les mécanismes nécessaires sans compter la définition précise des règles de jeu électorales. Or, aujourd’hui nous n’avons pas de loi électorale. Nous ne savons même pas quand nous en aurons une. Comme tout le monde sait, l’élaboration d’un tel texte demande beaucoup de temps parce que la loi porte sur des enjeux et des problèmes aussi considérables que ceux relatifs au mode de scrutin, au découpage des circonscriptions et autres conditions d’éligibilité. Ceci en plus de la nécessaire mise en place de l’infrastructure électorale (mise en place de l’instance, identification des centres de vote, etc… L’instance sortante ayant été vidée de sa substance nous devons procéder à sa refondation à partir de zéro. Contrairement à ce que d’aucuns prétendent ou croient, il n’est pas possible de remettre l’instance en marche en appuyant sur un bouton. Elle comprend, certes encore, un tout petit noyau que nous avons pu préserver. Bien que ce gouvernement n’ait pas payé le moindre millime, nous avons maintenu les locaux avec ce qui restait du budget précédent. Sachant, par ailleurs que les membres de l’ISIE ont repris leur activité antérieure. Ceux qui sont restés, comme moi, sont des volontaires.

Source :

http://www.leaders.com.tn/article/kamel-jendoubi-8-a-10-mois-necessaires-pour-organiser-des-elections?id=9899

Salah HORCHANI

21/11/2012 10:06 par Salah HORCHANI

Kamel Jendoubi estime que 8 à 10 mois sont nécessaires pour organiser les prochaines éléctions

L’ancien président de l’ISIE Kamel Jendoubi estime matériellement impensable que des élections puissent avoir lieu à la date proposée par la Troïka, c’est-à -dire le 23 juin prochain. Il en détaille les raisons, dans un entretien au quotidien « Le Maghreb » de ce mardi.

En effet, argumente-t-il, il faudra d’abord être fixé sur la nature des élections, présidentielle ou législatives. Il faudra ensuite qu’il y ait une loi électorale fixant le calendrier et les mécanismes nécessaires sans compter la définition précise des règles de jeu électorales. Or, aujourd’hui nous n’avons pas de loi électorale. Nous ne savons même pas quand nous en aurons une. Comme tout le monde sait, l’élaboration d’un tel texte demande beaucoup de temps parce que la loi porte sur des enjeux et des problèmes aussi considérables que ceux relatifs au mode de scrutin, au découpage des circonscriptions et autres conditions d’éligibilité. Ceci en plus de la nécessaire mise en place de l’infrastructure électorale (mise en place de l’instance, identification des centres de vote, etc… L’instance sortante ayant été vidée de sa substance nous devons procéder à sa refondation à partir de zéro. Contrairement à ce que d’aucuns prétendent ou croient, il n’est pas possible de remettre l’instance en marche en appuyant sur un bouton. Elle comprend, certes encore, un tout petit noyau que nous avons pu préserver. Bien que ce gouvernement n’ait pas payé le moindre millime, nous avons maintenu les locaux avec ce qui restait du budget précédent. Sachant, par ailleurs que les membres de l’ISIE ont repris leur activité antérieure. Ceux qui sont restés, comme moi, sont des volontaires.

Source :

http://www.leaders.com.tn/article/kamel-jendoubi-8-a-10-mois-necessaires-pour-organiser-des-elections?id=9899

Salah HORCHANI

22/11/2012 00:13 par Salah HORCHANI

Tunisie. Pourquoi Kamel Jendoubi dérange-t-il autant ?


On peut ne pas être hostile à Ennahdha, mais, pour de très nombreuses raisons, beaucoup de Tunisiens, à l’instar de l’auteur ces lignes, lui préfèrent Kamel Jendoubi, un homme de devoir.

Par Moncef Dhambri*

Une certaine « révolution ingrate » a pris pour cible, ces derniers jours, un des enfants du 14 janvier 2011 le plus dévoué, le plus généreux et - n’ayons pas peur des superlatifs ! - indéniablement l’homme qui a offert à notre Tunisie le meilleur cadeau : Kamel Jendoubi, auquel nous devons tous le brillant succès des élections du 23 octobre 2011.

La reconnaissance des siens et l’admiration de l’opinion mondiale

Il y a d’autres Tunisiens, des milliers, voire des centaines de milliers, qui ont fait preuve d’autant d’abnégation. Il y en a d’autres, aussi nombreux, que les projecteurs de la scène politique n’ont pas révélés au grand public ou soutirés à l’anonymat des coulisses, mais qui n’en sont pas malheureux, convaincus comme ils sont que le meilleur don de soi est celui reste gratuit et silencieux.
Kamel Jendoubi, lui, a mérité la une des journaux, la reconnaissance de tous ses concitoyens et l’admiration de l’opinion mondiale, tout simplement parce qu’« un certain hasard » a voulu qu’il ait été élu par Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique (Hiror) comme président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et qu’il ait accompli excellemment sa mission - de bout en bout et sans peur et sans reproche.

Pourquoi lui en veut-t-on, aujourd’hui ? Pourquoi dérange-t-il ? Et, peut-être serait-il plus important de savoir, qui aurait intérêt à ce que cet homme cède la place à quelqu’un d’autre et qu’il retrouve son exil parisien ?

Ceux qui ne souhaitent plus « voir » M. Jendoubi

Mes réponses à ces questions ne seront pas directes. Avec ceux d’entre les lecteurs de Kapitalis qui voudront bien me suivre jusqu’au bout de mes raisonnements, nous tenterons de brosser le portrait, ou les portraits, de ceux et celles qui ne souhaiteraient plus « voir » M. Jendoubi.

Ce grand homme - et je mesure mes mots ! - est aujourd’hui au coeur d’une polémique au sujet d’une prétendue « affaire de gros sous et de mauvaise gestion de l’argent public ». Tous ces mots cachent mal l’acharnement qui anime certaines personnes à vouloir faire regretter à ce citoyen tunisien, qui continue malgré tout de se considérer comme les autres, d’avoir fait pour son pays ce qu’il a fait. Et qu’il le referait, si on le lui redemandait, avec la même indépendance qu’il a défendue bec et ongle, lors de l’élection de l’Assemblée nationale constituante (Anc).

Le sexagénaire, un peu Don Quichotte soixante-huitard, a dit et redit son entière disposition à contribuer comme il le peut à ce qui se construit en Tunisie. Il a dit et redit qu’il a la conscience tranquille...

Cet homme à conviction a également dit et redit plusieurs autres choses qui ont sans doute mis mal à l’aise certaines parties.

Kamel Jendoubi embarrasse par plus d’une de ses qualités et ses talents nombreux. Son idéalisme, sa modernité, sa rectitude, sa compétence, son professionnalisme, son progressisme et son ouverture - les lecteurs de Kapitalis complèteront ma liste ! - ne lui ont valu que suspicions et critiques acerbes auprès de certaines personnes.

Ces dernières semblent avoir du mal à accepter qu’il puisse y avoir des Tunisiens, comme M. Jendoubi, qui se laissent guider par des rêves, les rêves les plus beaux qui seront à la hauteur de notre 14 janvier. Une révolution « aussi inattendue » que la nôtre, une révolution « aussi folle » que la nôtre, et aussi spontanée, mérite d’être animée par des idéalistes comme Kamel Jendoubi.

Cet idéalisme, donc, dérange, car il perturbe les petits bricoleurs politiciens très terre-à -terre qui refusent de dépenser (pour leur pays) sans compter. M. Jendoubi, lui, ne compte pas, ne calcule pas : il aime la Tunisie, voila tout.

Avant de lancer son entreprise gigantesque de l’élection de l’Anc, il a consulté les experts de l’intérieur et de l’extérieur. Il a établi des contacts, tâté tous les terrains, réfléchi, demandé assistance à des hommes et des femmes compétents et procédé à pas mesurés afin de nous offrir ce beau cadeau de « l’index bleu » du 23 octobre 2011. Qui peut prétendre, à lui seul ou en équipe, avoir réalisé un travail aussi herculéen ?

Faites la somme totale de ce qui a pu être fait dans notre pays, durant les dix derniers mois, additionnez tous les efforts du team gouvernemental aussi nombreux que celui réuni sous la houlette de Hamadi Jebali, et le résultat final de votre gymnastique cérébrale n’égalera jamais, jamais, l’exploit propre et sans bavure de l’élection de nos 217 constituants.

Cette perfection, que lui-même reconnait comme étant « perfectible », agace.

« Le miroir en face et le poignard dans le dos »

A l’aise et serein face aux critiques, le progressiste Kamel Jendoubi accepte qu’il reste possible de faire mieux. Maîtrisant son sujet, il reconnaît les petites failles et offre les solutions. Méthodique et pragmatique, il sait où aller, il sait s’élever.

Et c’est bien cette hauteur qui dérange la bassesse des pêcheurs en eau trouble...

Kamel Jendoubi nous a expliqué, à plusieurs reprises, que la campagne pour les prochaines élections législatives et présidentielles devra être soumise à un contrôle plus strict : que la prochaine Isie devra, par exemple, verrouiller à plus d’un tour les entrées et sorties de l’argent électoral, que tout s’opèrera obligatoirement dans une plus grande transparence, etc.
Nous comprenons, donc, qu’une telle fermeté puisse incommoder certaines personnes. Nous comprenons aussi que pareille rigueur déjoue certaines manoeuvres irrégulières.

Nous pouvons, également, deviner les allusions de l’homme de l’Isie lorsqu’il se plaint d’un « certain double langage » (« le miroir en face et le poignard dans le dos », selon l’expression populaire tunisienne). Peut-être que ces mots couverts de l’homme civilisé qu’est M. Jendoubi visent-ils certains ennemis d’une véritable démocratisation de notre pays, certains opposés à la modernité et à la laïcité. Peut-être, peut-être...

Je n’ai rien contre Ennahdha, mais, pour de très nombreuses raisons, je lui préfère Kamel Jendoubi.

* Universitaire et journaliste.

Source :

http://www.kapitalis.com/63-fokus/12932-tunisie-pourquoi-kamel-jendoubi-derange-t-il-autant.html

Salah HORCHANI

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