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Sur la sortie de l’euro comme panacée

John Milios

Voici un court extrait de l'entretien avec John Milios, membre du Comité central de Syriza, professeur d’économie politique à l’Université technique d’Athènes, réalisé le 20 juillet 2015 par Michal Rozworski, écrivain et chercheur qui vit à Vancouver, Canada. Il traite exclusivement de la question d'une « sortie de l'euro » .M.D.

L’austérité et le néolibéralisme ne sont pas une question liée seulement à l’euro.

Si un pays change de monnaie, la classe laborieuse de ce pays ne prend pas le pouvoir ni ne met un terme à l’austérité.

Cependant, j’ai déjà déclaré que l’Eurozone, joue un rôle important dans la promotion et la stabilisation du néolibéralisme.

Si une stratégie menée par un mouvement politique de masse qui met un terme à de telles politiques passe par une sortie de l’euro, je ne vois alors pas en quoi cela serait un problème.

Le problème auquel fait face la classe laborieuse grecque n’est, toutefois, pas un problème technique qui peut être résolu par une simple réorganisation de la politique monétaire du pays, telle que le choix de la monnaie.

Je peux facilement imaginer une situation où une Grèce qui sort de l’euro ne peut trouver les ressources nécessaires pour soutenir les taux de change de sa nouvelle monnaie et recourt à des prêts de la zone euro ou d’ailleurs. Mais tout prêt, dans la phase présente du capitalisme, signifie des mémorandums d’austérité. Qui va donc financer le pays afin de soutenir les taux de change de la nouvelle monnaie ?

Enfin, la dévaluation de la nouvelle monnaie favoriserait probablement les exportateurs. Mais la classe laborieuse ne fait pas partie des exportateurs. Elle a besoin de carburant, de nourriture et de médicaments.

En outre, les exportateurs sont les grands capitalistes et ils vont simplement accroître leurs bénéfices. C’est similaire à une dévaluation interne par la diminution des salaires. Vont-ils augmenter nos salaires parce qu’ils font des profits plus importants ? La question n’est pas de trouver un truc pour rendre le capitalisme grec plus efficace.

J’ai souligné auparavant la position financière nette largement positive des ménages grecs afin de montrer que les personnes fortunées et les grandes entreprises (qui ne sont pas comprises dans ce chiffre des ménages) ont déjà envoyé leur argent à l’étranger. Cette petite fraction de la société serait favorisée par une nouvelle monnaie dévaluée. La classe laborieuse, de son côté, fera face à une dévaluation de son pouvoir d’achat.

Dans le sillage d’un changement social qui défie le néolibéralisme et le capitalisme, il n’y aura aucune raison d’arrêter parce que la Grèce a l’euro. Dans ce cas, une nouvelle monnaie pourrait être nécessaire pour soutenir cette nouvelle voie. Mais nous devons partir de ce chemin, non l’inverse. C’est la raison pour laquelle je considère que la question de la sortie de l’euro est secondaire.

En parlant non pas en termes théoriques mais politiques – c’est-à-dire : comment modifier les rapports de forces politiques et sociaux – je considère l’euro comme un faux problème. Je ne participe pas à des débats sur la devise parce qu’ils mettent de côté la question principale qui est comment renverser la stratégie de long terme des capitalistes grecs et européens en faveur de l’austérité.

La question n’est pas tant récession versus croissance en général que celle de la redistribution des richesses, des revenus et des pouvoirs au profit de la classe laborieuse ; en d’autres termes, une croissance pour la majorité sociale et non une croissance dans l’intérêt des profits

(Traduction A L’Encontre. Entretien réalisé le 20 juillet 2015, publié le 21 sur le site Jacobin. Cet entretien peut être écouté, en anglais, surle blog de Michal Rozworski,).

 http://syriza-fr.org/2015/07/30/grece-gouverner-de-la-meme-facon-quavant-la-crise-entretien-avec-john-milios/

COMMENTAIRES  

31/07/2015 10:02 par macno

Très bon article qui pose de biens bonnes questions où se situe le problème de l’Euro.
@ TOUS les z’inconditionnels de la "sortie de l’Euro" point barre.
@ TOUS les dénigreurs du Parti de Gauche, mais sans avoir rien lu, rien vu, mais qui en ont (vaguement) entendu causer.
@ TOUS les escrocs de "sortir de l’euro", vous verrez, ça lave plus blanc que blanc...
@ TOUS ceux qui sont trop paresseux pour s’être renseigné sur la véritable position du Parti de Gauche (auquel je précise n’être nullement adhérent)
Je me suis cassé le c.. pour vous retranscrire en condensé la position de Jacques Généreux sur la crise et comment s’en sortir , qui commence à voir de la "bouteille" (pas Jacques Généreux, mais son analyse) dans un interview de lui qui date de 2012 contenant 14 questions.
La retranscription intégrale est ici :
http://www.miltha.lautre.net/2012/04/19/14-questions-a-j-genereux-retranscription/14-questions-a-jacques-genereux-11/
Dont voici un condensé de son propos sur l’Euro :
« L’euro en tant que monnaie unique n’est pas la cause de la crise. Je ne suis pas un adorateur du fonctionnement de l’Euro et de la monnaie unique.
Le fonctionnement de la zone Euro, c’est une horreur.
La solution c’est de trouver les moyens de lutter contre le dumping fiscal et le dumping social, c’est de réformer les statuts des banques centrales pour qu’elles puissent mener une autre politique que la politique de la plus faible inflation possible, pour qu’elle puisse financer les besoins publics.
Si vous mettez simplement des monnaies nationales à la place, mais que les banques centrales des États suivent les mêmes politiques néolibérales -ne peuvent pas financer les États, ont la même obsession de l’inflation la plus faible- vous aurez exactement la même situation.
C’est l’orientation des politiques menées en Europe et les choix qui sont faits dans le fonctionnement de ces institutions européennes qui sont à l’origine de notre problème. Ce n’est pas le fait en soi que vous ayez une monnaie unique ou des monnaies nationales.
Ne nous trompons pas de cible, il faut refonder une Union européenne, il faut que l’union monétaire fonctionne autrement, et peut-être d’ailleurs que, si ça n’est pas possible, si on n’y arrive pas politiquement, peut-être que ça débouchera sur l’éclatement de la Zone Euro, et peut-être qu’il faudra en sortir du coup et faire autre chose… peut-être !
Mais ceci est une question indépendante de la question de savoir d’où vient la crise et comment on en sort.
La seule marge de manœuvre réelle que donne le retour à une monnaie nationale c’est la récupération d’un instrument politique économique qui est le taux de change.
Beaucoup d’expériences réussies de sortie de crises, notamment pour l’Argentine ou d’autres, se sont souvent accompagnées d’une dévaluation de la monnaie qui permet quelque part de soutenir l’activité par l’exportation.
Ce qui permet d’éviter la cure d’austérité. C’est ce que préconisent les partisans de la sortie de l’euro, qui rappellent à juste titre que l’euro est surévalué, en tout cas pour des pays d’Europe du Sud ou des pays comme la France, l’euro est beaucoup trop cher et les pénalisent dans la compétition internationale : c’est vrai.
Une monnaie nationale c’est cette possibilité d’avoir une monnaie qui ne soit plus surévaluée, d’avoir un gain en terme de compétitivité.
Mais est-ce là ce qu’il faut rechercher absolument ?
Moi personnellement je ne le pense pas. Quand je parle de la nécessaire relance de l’activité et de l’emploi, je ne parle pas de la relance indifférenciée de n’importe quel type de production.
Je parle d’une relance pilotée d’abord en raison de l’impératif écologique.
Donc il ne s’agit pas de relancer par la dévaluation.
C’est un instrument qui va permettre de relancer uniquement les activités dans lesquelles vous avez des entreprises exportatrices, qui sont bien adaptées aux exigences des marchés mondiaux et qu’est-ce qui est bien adapté aujourd’hui aux exigences des marchés mondiaux, ce n’est pas la production de produits écologiquement soutenables ; et selon des méthodes et des processus qui sont compatibles avec la préservation ou l’amélioration de nos écosystèmes.
Donc ce n’est pas mon mode de relance et de développement. Ce n’est pas finalement un si grand avantage de récupérer la possibilité de dévaluer.
La dévaluation, c’est le renchérissement immédiat de votre facture d’importation pour tous les produits que vous ne produisez pas, (énergie) : il y a aussi des coûts à la dévaluation.
La dévaluation, c’est une solution de repli national et une solution un peu de guerre économique, de compétition accrue : on espère s’en sortir en gagnant des marchés sur nos partenaires.
Alors quand on est nationaliste et qu’on ne rêve que de repli national, hé bien ça peut très bien se comprendre et se justifier, ce qui n’est pas mon cas, ce qui n’est pas le cas de mon parti : le parti de Gauche, ce qui n’est pas le cas du Front de Gauche.
Quand on est au contraire internationaliste, pro-européen, nous ce qu’on veut c’est sortir l’Europe de la crise. Donc cette voix là, cette marge de manœuvre qui consiste à dire « tout le monde va pouvoir dévaluer sa monnaie », ce n’est pas une issue. Si tous les européens faisaient pareil, récupéraient leur monnaie nationale et la dévaluaient tous pour être compétitifs, personne n’est plus compétitif donc vous n’avez rien gagné en réalité.
Si on a comme modèle en tête la croissance à tout prix, ah oui, la dévaluation, ça peut être un outil.
Quand on a intégré la nécessité d’avoir un autre modèle de développement, qui n’est pas la croissance à tout prix, qui est la relance de certaines activités, ciblées, choisies par le politique, alors l’instrument n’est certainement pas la dévaluation.
L’instrument, c’est la reprise du contrôle du crédit, du financement des biens publics, pour choisir les secteurs qu’il faut développer, dans lesquels on va investir. »
@ Grand Soir,
je relance un peu le concours du plus long commentaire, mais c’est pour la bonne cause...
cordialement
gérard

31/07/2015 11:27 par Pierre M. Boriliens

Bienheureux les aveugles car ils verront dieu...

31/07/2015 12:19 par Roger

Article intéressant qui peut éclairer la décision de Tsipras, tout en soulignant bien le piège que constitue l’UE libérale.
D’où l’intérêt du commentaire de macno.
Il faut sortir de la pensée magique qui espère que d’un seul coup (de baguette évidemment) on peut sortir des rets du capitalisme mondialisé et de ses relais politico-économiques. Ni une sortie de l’euro, ni un grand soir (le crépuscule n’en fini pas de traîner en longueur), ne semblent suffisants pour des lendemains meilleurs (sans même demander qu’ils chantent).
Dans le paysage politique français, je ne vois que le Front de gauche renforcé des mouvements et rassemblements citoyens, pour proposer une alternative qui se défend. Il y a notamment l’articulation de l’économie politique et de l’écologie comme argument très fort .Cette perspective permet de mobiliser une multitude d’initiatives qui réussissent à changer la vie et constituent dans l’action une authentique éducation populaire, de se réapproprier concrètement la politique comme étant l’affaire de chacun.
En 1989 (déjà !) Félix Guattari publiait chez Gallilée, un petit essai (72 pages) intitulé "Les trois écologies". Il partait de la sensibilité de l’époque à l’écologie environnementale pour soutenir qu’il fallait lui associer une écologie sociale (la promotion de nouveaux "collectifs" se nourrissant de fortes subjectivités), et une écologie politique (la promotion d’un mode de décision et d’action à mesure des enjeux globaux ).
Nous voyons bien que nous y sommes, et qu’il y a urgence : les menaces climatiques, géopolitiques, sociales et mêmes psychologiques sont de plus en plus perceptibles.

31/07/2015 13:45 par sergio

Pour maintenir le style "biblique" : « c’est le combat de David contre Goliath », « heureux les simples d’esprit… », ainsi que plus proche de nous : « y’a qu’à, faut qu’on » etc.
Le commentaire (pro) d’un commentaire (formel)… vachement intéressant !
Les choses changent toutes les deux heures environ !, comment peut-on interpréter "l’actualité grecque" sans trop se planter ?…

31/07/2015 13:59 par Dwaabala

La domination financière, celle de l’UE, concerne une population de centaines de millions de personnes.
Ce ne sont pas les mots d’ordre d’une mesquine politique monétaire nationaliste et petite-bourgeoise (« la sortie de l’euro, la sortie de l’Europe ») qui règleront leurs problèmes.
C’est l’action consciente et concertée des masses, pour

la redistribution des richesses, des revenus et des pouvoirs au profit de la classe laborieuse

.
Nota bene.« La redistribution des pouvoirs » signifie essentiellement : un premier pas à accomplir pour la prise en main de l’appareil de production et des échanges (le commerce et la banque) par les masses laborieuses. Elle entraînera peut-être la fin de l’euro et celle de l’UE mais ce sera une conséquence, et non l’inverse.

Il n’est pas de grand mouvement historique (et celui de la réorganisation impérialiste en cours en est un), qui n’engendre sa contradiction à une échelle supérieure.
Et, en même temps, l’écume nostalgique d’un frein à l’évolution par le rêve d’un retour à un passé idyllique.
Ce ne sont pas les réactions de gauchistes à la défaite de Syriza face à la finance coalisée qui démentent ce dernier point..
La confiance qu’avaient les Grecs en la possibilité de négociations au sein d’une « Union » n’a rien de dirimant. Bien au contraire, elle a fait apparaître la désunion sur des positions de classe.
L’impatience n’est pas d’essence prolétarienne.

31/07/2015 14:28 par Pierre M. Boriliens

Personnellement, je pense que c’est de l’enfumage. Ils essayent de sauver la mise...
Personne de censé n’a prétendu que la sortie de l’UE était une panacée (Lordon le dit explicitement, et Sapir ou d’autres, certainement aussi, mais j’ai la flemme de chercher).
C’est juste une condition nécessaire évidemment pas suffisante.
D’ailleurs sortir de l’UE est tout sauf un programme... La question est bien de savoir ce qu’on va faire ou même tenter de faire, une fois qu’on dispose à nouveau de certaines marges de manoeuvre. Parce qu’en réalité, pour l’instant, il n’y en a strictement plus aucune ! C’est bien ce qui est arrivé à Tsipras : écrase et signe ici !

31/07/2015 15:51 par cunégonde godot

Sortir de l’euro est indispensable, mais pas suffisant, bien entendu.
La question de la sortie de l’euro est une question subsidiaire à celle de la souveraineté nationale, à l’indépendance nationale.
M. Junker est cohérent quand il dit (en substance) qu’accepter l’ "Europe", c’est accepter l’irrévocabilité des décisions souveraines de l’eurogroupe instance non démocratique, quand bien mêmes des élections démocratiques dans toute contrée européenne les contrediraient. Il faut être particulièrement bouché pour ne pas encore l’avoir compris après le 13 juillet 2015.
Le texte de Généreux cité ici – ancien mais si furieusement actuel : quasiment du Tsipras dans le texte.
On a vu le résultat. Tristement comique...

31/07/2015 20:51 par Dwaabala

La condition nécessaire à tout progrès est politique : c’est la mobilisation de larges masses européennes, l’élévation de leur niveau de conscience sur des bases justes et non pas dans les fumées théoriques issues des méninges de soi-disant experts (petits-bourgeois) en économie monétaire dans le cadre étroit d’une nation. Ni dans l’attente forcément déçue d’un miracle qui serait venu d’un coin déshérité de l’Europe.
Laissons aussi à ces vrais beaux phraseurs les prétendus succès électoraux du Front national qui lui seraient acquis, selon eux, sur la base de la sortiedelasortiede.

31/07/2015 23:45 par Pierre M. Boriliens

@Dwaabala
Je vous trouve bien injurieux et alors dans le genre phraseur... "c’est la mobilisation de larges masses européennes, l’élévation de leur niveau de conscience sur des bases justes"
On attend de voir...
Parce que les faits, pour l’instant, c’est capitulation en rase campagne et tous azimuts !

En outre, les « bases justes », je ne crois pas beaucoup qu’elles surgiront du néant, comme ça... Et certainement pas du PCF, ou alors il faudrait qu’il se reprenne sérieusement en main.
Ce que je constate en revanche, c’est que quelqu’un comme Fréderic Lordon n’a au moins pas renoncé à réfléchir. et, ne vous en déplaise, pas seulement en économiste petit-bourgeois mais bel et bien en politique...

Et à tout hasard, l’anti-intellectualisme est de quel bord, d’habitude ? Je vous laisse méditer là-dessus...

01/08/2015 11:29 par Dwaabala

@ Pierre M. Boriliens

@Dwaabala
Je vous trouve bien injurieux

Je vous ai injurié ? Pouvez-vous préciser, au lieu de lancer cette accusation, sans plus ?

01/08/2015 12:51 par legrandsoir

@ Tous
Tss, tss ! Le mieux est d’échanger des idées et d’éviter les dialogues.
Pardon si le modérateur n’intervient pas tjs à temps et s’il est trop laxiste.
Mais le poids des ciseaux nous décourage parfois.

01/08/2015 13:18 par Dwaabala

Alors argumentons, sans répondre aux apostrophes unilatérales ad cognominem.
Contrairement à l’avis plutôt général, A. Tsipras, Syriza, le gouvernement grec et leur peuple vivent encore. Ils ont besoin de soutien et non pas d’insultes.
Les masses ne se mettent en mouvement que lorsque l’heure est venue.
Ce sont elles et leurs dirigeants qui méritent respect, attention et élévation de leur niveau de conscience au lieu des imprécations de petits-bourgeois extralucides et impatients.

01/08/2015 17:33 par Pierre M. Boriliens

imprécations de petits-bourgeois extralucides et impatients.

Tout ça parce qu’ils n’applaudissent pas Pierre Laurent !

01/08/2015 21:18 par babelouest

Bien sûr l’euro n’est pas le problème principal.
- rompre complètement avec l’union européenne (c’est une question d’heures, voire de minutes)
- commencer par bloquer tout flux financier avec l’étranger
- décréter la saisie des biens des multinationales, en particulier bancaires (pas les avoirs des particuliers), des compagnies d’assurance
- convertir rapidement les euros espèces (simple tampon au départ) en faisant travailler là-dessus les employés de banque auparavant simples ratisseurs d’argent, payés à convertir des dépôts à vue en "placements" plus ou moins exotiques
- rendre la monnaie française non convertible
- après, on respire, on crée des emplois en faisant fabriquer en France ce qui était importé, et qui reste nécessaire. Pas le reste, les gadgets, les bidules et les machins qu’on arbore pour la frime.

Qui finance ? Bien entendu la Banque de France, unique créateur de monnaie (les banques n’en sont plus que des agences de proximité). La dette ? Quelle dette ? On ne tient compte que des simples Français, le reste est effacé.

Voilà quelques éléments, oui, seulement, de ce qu’il faudrait faire une fois les voleurs actuels écartés et mis en détention provisoire sans contact avec un avocat.

01/08/2015 22:28 par Nico5.02

La sortie de l’euro maintenant pour le peuple grec n’a en effet pas de sens : leur dette, libellée en euro, serait d’autant plus grande que la nouvelle monnaie hypothétique serait dévaluée. Ils pourraient "sortir de l’euro" et faire comme si le reste du monde n’existait pas (en réfutant les dettes), mais c’est aussi s’isoler politiquement, économiquement, en coupant les ponts avec les autres pays dont les Grecs sont débiteurs.
La conclusion de cet article est intéressant car il remet bien le problème au centre : la distribution des richesses.

Dans un autre contexte, se réapproprier sa banque centrale nationale (ou européenne) comme outil politique permettrait d’éviter qu’elles ne soient comme maintenant des outils de "persécution" des masses. Il faudrait juste, avant, créer un cadre dans lequel l’outil "banque centrale" puisse être utilisé, car un outil est toujours dangereux dans de mauvaises mains (comme c’est le cas actuellement).

01/08/2015 23:54 par Dwaabala

L’approbateur des thèses de ce responsable politique grec doit être ramené lui aussi en tant que groupie à quelque maître à penser supposé. Ici, et de façon cocasse pour le non familier de ces commentaires : P. Laurent.
Car pour le suiveur, tout autre ne peut être aussi que suiveur d’un autre s’il ne l’est pas des mêmes..
Sur la question de la monnaie, John Milios ne dit rien qui contredise l’action pratique de A. Tsipras, qui est lui-même l’ami politique de JL Mélenchon, mais aussi de P. Laurent. C’est donc l’ensemble des forces de la gauche française et européenne, les seules qui existent de manière concrète, qui sont ainsi rejetées en rejetant P. Laurent.
Dans un magnifique mouvement de rassemblement des groupies de quelques intellectuels d’Internet.

02/08/2015 10:31 par Altau

Argumenter que les Lordon et autres Sapir, en prônant la sortie de l’euro comme pré-requis indispensable à toute maîtrise de l’action politique ne seraient que des petits-bourgeois pour éviter de discuter de leurs thèses pourtant très convaincantes est plutôt triste. Avoir les mains liées par la troïka au point qu’un ministre des finances pourtant hostile à la sortie de l’euro en vienne à concevoir un plan pour soustraire secrètement les données de la Banque Centrale à son emprise en dit long sur l’état de domination des économies de la zone euro par la finance internationale.

En vérité, la faute du gouvernement grec a bien été de s’interdire de sortir de l’euro à tout prix, que ce soit par conviction ou parce que les grecs y seraient hostile très majoritairement. Disposer des leviers de commande de son économie et de ses finances ne semble pas, en effet, pouvoir se faire sans la maîtrise de sa monnaie. Qui, dans cette perspective, a prétendu que les choses allaient avancer comme sur des roulettes et que tout serait simple ? L’engagement des masses est bien sûr une condition de la réussite d’un tel projet. C’est là que les démonstrations de nos économistes achoppent, mais cela ne retire rien à la valeur de leur argumentation qui n’est pas du tout débattue ici.

En outre, il y aurait de quoi méditer sur les récents accords militaires entre la Grèce et Israël.

02/08/2015 11:16 par Pierre M. Boriliens

@Dwaabala
Dans la rubrique les amis de mes amis sont mes amis, vous avez oublié de citer François Hollande, éminent représentant de la gauche européenne, qui a beaucoup aidé Alexis Tsipras...

02/08/2015 12:19 par Dwaabala

la sortie de l’euro comme pré-requis indispensable à toute maîtrise de l’action politique

Ici au moins la thèse monétariste est clairement énoncée dans toute sa nudité ...
On s’installe (en imagination) aux commandes et tout le reste devient si simple...
Il reste simplement à préciser comment on accède aux responsabilités gouvernementales et sous quelle domination sociale, économique et politique elles s’exercent.

02/08/2015 12:23 par cunégonde godot

Altau :
Argumenter que les Lordon et autres Sapir, en prônant la sortie de l’euro comme pré-requis indispensable à toute maîtrise de l’action politique ne seraient que des petits-bourgeois pour éviter de discuter de leurs thèses pourtant très convaincantes est plutôt triste. Avoir les mains liées par la troïka au point qu’un ministre des finances pourtant hostile à la sortie de l’euro en vienne à concevoir un plan pour soustraire secrètement les données de la Banque Centrale à son emprise en dit long sur l’état de domination des économies de la zone euro par la finance internationale.

En vérité, la faute du gouvernement grec a bien été de s’interdire de sortir de l’euro à tout prix, que ce soit par conviction ou parce que les grecs y seraient hostile très majoritairement. Disposer des leviers de commande de son économie et de ses finances ne semble pas, en effet, pouvoir se faire sans la maîtrise de sa monnaie. Qui, dans cette perspective, a prétendu que les choses allaient avancer comme sur des roulettes et que tout serait simple ? L’engagement des masses est bien sûr une condition de la réussite d’un tel projet. C’est là que les démonstrations de nos économistes achoppent, mais cela ne retire rien à la valeur de leur argumentation qui n’est pas du tout débattue ici.

En outre, il y aurait de quoi méditer sur les récents accords militaires entre la Grèce et Israël.

Tout à fait d’accord.
M. Tsipras (et et son ministre des finances limogé en cours de route) ne s’est pas seulement interdit de sortir de la monnaie unique européenne, il s’est tout interdit qui ne soit euro-atlantiste. Il n’est jamais allé à Bruxelles que pour renégocier la dette de son pays auprès des créanciers qui l’ont mis à genoux. Rien de plus. Et cela, ne l’a-t-il pas obtenu ? Certes, contre plus de "sacrifices" encore pour son peuple, mais il l’a obtenu. Il n’a donc pas capitulé, comme on le claironne à l’envi puisqu’il n’a pas combattu. Au passage, en proposant un référendum "contre l’austérité" (sic), il ne faisait que reprendre la recette du social-démocrate Samaras.

L’accord militaire avec Israël montre en outre que la Grèce reste un pion essentiel dans le dispositif américano-sioniste en Méditerranée.
C’est la gauche atlantiste (atlantiste car européiste) – sociale-démocrate, Indignés, gauche "radicale", etc. – qui soutient Syriza... tout en pleurnichant sur les désastres à venir après la signature définitive du TAFTA. Rien de nouveau sous le soleil...

02/08/2015 13:02 par Dwaabala

@ Pierre M. Boriliens

François Hollande, éminent représentant de la gauche européenne,

Information controuvée. Désinformation.
Le PGE, dont le président est P. Laurent, est un parti dont les membres sont des partis socialistes, communistes, « rouge-verts » et d’autres partis démocratiques de gauche de l’Union européenne.

02/08/2015 14:50 par Altau

Dwaabala : « Ici au moins la thèse monétariste est clairement énoncée dans toute sa nudité ...
On s’installe (en imagination) aux commandes et tout le reste devient si simple...
Il reste simplement à préciser comment on accède aux responsabilités gouvernementales et sous quelle domination sociale, économique et politique elles s’exercent. »
On a connu ici un Dwaabala plus fin et pertinent que ça. A moins que ça en soit un autre...
Outre que tu déformes (retourne) complètement mes propos, tu n’avances aucun argument. Par ailleurs, si l’objectif majeur des défenseurs des classes populaires est d’arriver aux gouvernements, on va avoir du mal à s’entendre.

Depuis que Syriza est aux manettes le 25 janvier, on ne cesse de se demander, d’abandon en recul, quand on pourra voir un soupçon d’avantage pour les grecs. Quel est le bénéfice, ne serait-ce que tactique, de se laisser contraindre à mettre en œuvre un plan pire que tous ceux qu’il dénonçait jusqu’ici ? On se vante d’avoir, en contre-partie, réussi à envisager une renégociation de la dette alors qu’on devait voir une magnifique démonstration qu’elle était illégitime. Quelle différence entre un président de droite qui applique sans vergogne une politique de droite et un président de gauche qui applique la même parce qu’il y est "contraint"’ ?

02/08/2015 17:45 par Autrement

Journal Avghi , 02.08.2015 (proche de Syriza), article entier ici (lien).

Αλ. Τσίπρας για Βαρουφάκη : Φυσικά είχα δώσει εντολή για "σχέδιο άμυνας" Trad. : Al. Tsipras au sujet de Varoufakis : "Naturellement j’avais donné mission pour un "plan de défense"

(i-e, des réserves de l’Etat grec contre la BCE)
Tsipras à la tribune du parlement grec vendredi matin a défendu Varoufakis contre les calomnies de la droite et de la présidente du Pasok :

"Φυσικά και είχα δώσει εντολή στον κ. Βαρουφάκη για ομάδα επεξεργασίας σχεδίου άμυνας έκτακτης ανάγκης", trad. : "Naturellement j’avais donné mission à M. Varoufakis pour une équipe d’élaboration d’un plan de défense en cas de nécessité extraordinaire".

Une alternative avait bien été envisagée d’un commun accord. Ramener la signature ultérieure de Tsipras à la coutumière trahison social-démocrate n’est pas de bonne guerre (contre le capital, s’entend). Ici, il use de sa popularité encore assurée pour que l’alternative (y compris avec sortie de l’eurozone) ne soit pas criminalisée, comme le souhaitent férocement la droite et ses instigateurs de l’Eurogroupe.
Varoufakis n’a pas été "limogé", contrairement au mensonge-désinformation pieusement répercuté par Cunégonde, il a démissionné de son plein gré, et on comprend pourquoi, au vu de ce qui se passe en Grèce et à Syriza, où la minorité révolutionnaire est solide.
Strictement rien à voir avec Hollande et Macron. Syriza est un objet d’étude spécifique (de même que le KKE) et les Grecs n’abandonnent pas la lutte.

03/08/2015 14:50 par Aris-Caen

Humm...j’adore les technocrates de gauche si bons conseilleurs
Pour se donner un coup d’iode dans les idées un peu de Jacques Cotta (CNR-RUE intervenant au M’PEP)
A propos de la gauche
https://www.youtube.com/watch?v=7QEqhWZLVio
A propos du fascisme mou (devenu dur) de l’U.E
https://www.youtube.com/watch?v=HR8xP9zH-Bk

03/08/2015 16:51 par Dwaabala

@lgs

On a connu ici un Dwaabala plus fin et pertinent que ça.

Attaque ad cognominem.
Ne mérite aucune réponse.

05/08/2015 07:36 par babelouest

Merci de nous rappeler ces grands moments de l’intervention de Jacques Cotta, Aris-Caen. Les vraies questions ont été mises sur la table, au risque de déplaire aux politiciens "habituels", les seuls qui ont droit aux principaux médias.

Non, la sortie de l’euro n’est pas la question centrale : c’est une mesure annexe d’une reprise en main par tous des leviers de commande. Qu’on ne s’y trompe pas, et c’est Mitterrand lui-même qui l’énonçait à la fin de sa vie : nous sommes en guerre, une guerre impitoyable, mortelle et sur tous les plans. C’est pourquoi un ressaisissement de toute la base de la nation est si impératif, comme dans les heures sombres d’il y a plus de 70 ans. Comme il y a 70 ans, la France abonde en ruines, en friches, en ghettos, en misères. C’est au point que si Coluche revenait aujourd’hui, et constatait combien ce petit mouvement qu’il avait impulsé est devenu vital, sans doute ne voudrait-il pas créer les Restaus du Cœur. Quand le caritatif sauce "bonnes dames patronnesses" supplante la simple vie sociale normale c’est qu’on est revenu aux explosions des Canuts, il y a un siècle et demi.

Que s’est-il passé ? Reprenons la liste des fondateurs de la Réserve Fédérale US dont je rappelle qu’il s’agit d’une banque privée : aujourd’hui ce sont les mêmes, ou leurs descendants, qui contrôlent le monde entier pour leur seul bon plaisir. Leurs critères ne sont pas exactement ceux des peuples écrasés sous leur joug. Or, c’est délibérément que, à partir du 3 janvier 1973, les édiles de la République ont vendu le pays tout entier aux appétits de ces Messieurs. Connaissant la date de la bascule, à nous tous de veiller à ramener le balancier de notre côté.

Oui, la question de l’euro, à la lumière de tout cela, c’est un détail.

05/08/2015 08:16 par alain harrison

Bonjour.
De tout ce qui sait dit, il semble ressortir.

Bien, aucune solution à l’horizon.
Aucune alternative à l’horizon.
Donc, évidemment, même pour un consensus, il faudra attendre les calendes grecs

Décidément la gauche, le FDG, le PCF sont dans le collimateur de la division, de la réaction.

Ni Marx, ni Jean Jaurès.. leurs lignes fondamentales ne sont mises de l’avant.

Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

Pour conscientiser les populations, ça prend un terrain fondamental sur lequel chacun peut se sentir solide sur ses pieds. Et une organisation citoyenne convaincante. Une organisation sous la désignation : comité citoyen-travailleur, pour les travilleurs, par les citoyens. Le crie de ralliement : l’Humain d’Abord, pour le parti démocrate communiste.

Podemos :
Le recrutement social du parti s’est également élargi à travers la création de plus de mille « cercles » dans tout le pays.

Avoir un discours sans ambiguïtés.

Question.

Qu’est-ce que l’UE ?

C’est le néo-colonialisme dans tout son accomplissement.
L’OMC a placé ses pièces maîtresses au plus haut niveau : L’UE, la CU, la BCE... : les juncker........
Les pions placés : les politiciens affairistes : les hollandes......dans tous les pays d’europe.
Ensuit, on fait suivre les ordres point.

La France est la plaque tournante, plusieurs pays suivront, il y aura division européenne, mais les affaires vont suivre leur cours, et les échanges économiques, avec un arrière goût bien sûr.

Mais si ça ne dérange que le goût...
L’allemagne perdra son hégémonie, et apparaîtra sa véritable économie.....

Quitter l’UE, la bonne chose à faire.
Les dettes, chaque pays sera intéressé à l’audit sur leur dette.
Il y aura définitivement un mouvement .......
Chaotique au début, mais très vite, la lucidité mettra de l’ordre dans ce merdier économique.
Mais il faut construire le mouvement-comité travailleur-citoyen.
Tous ici, vous savez ce qu’il en est, mettez de l’ordre dans vos idées,.
Un de mes amis me disait ceci, l’égo c’est comme un enfant.

Il y a deux fondamentaux, dont nous tous dépendons.
Il n’y a pas de pensée magique, seulement la prise en main des conditions nécessaires pour sortir du système économique de l’idéologie néo-libérale.
Quelles sont ces conditions, et comment les articuler adéquatement pour que tous l’entendent et se l’approprient.

05/08/2015 18:51 par alain harrison

Bonjour.
De tout ce qui sait dit, il semble ressortir.

Bien, aucune solution à l’horizon.
Aucune alternative à l’horizon.
Donc, évidemment, même pour un consensus, il faudra attendre les calendes grecs

Décidément la gauche, le FDG, le PCF sont dans le collimateur de la division, de la réaction.

Ni Marx, ni Jean Jaurès.. leurs lignes fondamentales ne sont mises de l’avant et articulées de façon à ce que les citoyens et citoyennes s’en emparent.

Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

Pour conscientiser les populations, ça prend un terrain fondamental sur lequel chacun peut se sentir solide sur ses pieds. Et une organisation citoyenne convaincante. Une organisation sous la désignation : comité citoyen-travailleur, pour les travilleurs, par les citoyens. Le crie de ralliement : l’Humain d’Abord, pour le parti démocrate communiste.

Podemos :
Le recrutement social du parti s’est également élargi à travers la création de plus de mille « cercles » dans tout le pays.

Avoir un discours sans ambiguïtés.

Question.

Qu’est-ce que l’UE ?

C’est le néo-colonialisme dans tout son accomplissement.
L’OMC a placé ses pièces maîtresses au plus haut niveau : L’UE, la CU, la BCE... : les juncker........US..
Les pions placés : les politiciens affairistes : les hollandes......dans tous les pays d’europe.
Ensuite, on fait suivre les ordres point. Le chantage n’est qu’un outil, il est déjà banalisé !? Alors, le conditionnement est accompli, du moins sur une part significative du marché des "idéologies" en déroute !?
Le plan d’affaire néo s’approfondie, se diversifie, il s’auto-synergise, au point d’en arriver à privatiser, n’est-ce pas ce qui se passe avec la Grèce le premier, à utiliser le chantage brut.

De toute façon, c’est pas parce que l’état de droit à légaliser certaines formes de crime, qu’ils resteront impuni.
L’état de droit une plaque tournante......

La France est la plaque tournante, plusieurs pays suivront, il y aura division européenne, mais les affaires vont suivre leur cours, et les échanges économiques, avec un arrière goût bien sûr.

Mais si ça ne dérange que le goût...
L’allemagne perdra son hégémonie, et apparaîtra sa véritable économie.....

Quitter l’UE, la bonne chose à faire.
Les dettes, chaque pays sera intéressé à l’audit sur leur dette.
Il y aura définitivement un mouvement .......
Chaotique au début, mais très vite, la lucidité mettra de l’ordre dans ce merdier économique.
Mais il faut construire le mouvement-comité travailleur-citoyen.
Tous ici, vous savez ce qu’il en est, mettez de l’ordre dans vos idées,.
Un de mes amis me disait ceci, l’égo c’est comme un enfant, en prendre soin mais ne pas être dupe. Il y a les opinions, les convictions et la réalité. Allons à la rencontre de la réalité. Pour ce faire, le questionnement est notre meilleur atout.

Il y a deux fondamentaux, dont nous tous dépendons. Même et surtout les riches. Mais ils semblent l’ignorer !!!
Il n’y a pas de pensée magique, seulement la prise en main des conditions nécessaires pour sortir du système économique de l’idéologie néo-libérale.
Quelles sont ces conditions, et comment les articuler adéquatement pour que tous l’entendent et se l’approprient.

06/08/2015 02:54 par alain harrison

Bonjour.

« « 31/07/2015 à 15:51 par cunégonde godot
Sortir de l’euro est indispensable, mais pas suffisant, bien entendu.
La question de la sortie de l’euro est une question subsidiaire à celle de la souveraineté nationale, à l’indépendance nationale.
M. Junker est cohérent quand il dit (en substance) qu’accepter l’ "Europe", c’est accepter l’irrévocabilité des décisions souveraines de l’eurogroupe instance non démocratique, quand bien mêmes des élections démocratiques dans toute contrée européenne les contrediraient. Il faut être particulièrement bouché pour ne pas encore l’avoir compris après le 13 juillet 2015. » »

Le bras de fer entre l’UE et la Grèce a démontré une chose, en psychologie cela se nomme la " double contrainte ".
Il n’y a pas de porte de surtie.
Ici, nous avons à faire avec une double contrainte économique.
Il n’y a pas de sortie.

« « La question n’est pas tant récession versus croissance en général que celle de la redistribution des richesses, des revenus et des pouvoirs au profit de la classe laborieuse ; en d’autres termes, une croissance pour la majorité sociale et non une croissance dans l’intérêt des profits » »

Il y a combien de bases militaires en Grèce ?

La Turquie en a une vingtaine.

L’UE est encerclé à l’OUEST par les US et son potentiel d’initier les conflits, au SUD par l’islam et à l’EST par l’Allemagne et la Russie.
C’est grossièrement schématique......Mais, à ce stade-ci, l’UE n’est-elle pas un système monétaire schématique. Des pays disparatres liés les uns aux autres par des dettes. Un méchant projet d’union. Ne trouvez-vous pas ?
L’absurde n’est-il pas en train de devenir le nouveau paradigme.

Il n’y a pas de sortie, pas de choix, pas de démocratie qui tienne.

Il y a conbien de bases militaires dans le monde ?
Voilà le seul rapport de force.
L’économie financière est un montage, avec tout ce que nous savons sur son fonctionnement...si compliqué, le mirage.
C’est un mirage.

Le salariat, le revenu de base et le tout (PNB) à la cotisation, est bien une alternative.

Comment sortir de la double contrainte financière ?
Et la menace militaire par sous-traitance. C’est ce qui se passe au Moyen-Orient.
Pendant que la Grèce est privatisée, n’est-ce pas ce qui se passe ?
La France est la plaque tournante !

L’UE est la plus grande stratégie de néo-colonialisme jamais vue sans doute, dans toute l’Histoire.
La mondialisation n’est que la mise en place des conditions. Mais ça presse.
Mème hollande, il faut faire vite....Mais qui est hollande ? Qu’est-ce que c’est ?

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