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NON, LA CHINE N’EST PAS UN “CAPITALISME D’ETAT”

Il y a des expressions qui connaissent une histoire singulière, et le signifiant “capitalisme d’État” est sans doute l’un des plus élastiques de la science politique de notre temps. Lorsqu’il s’agit en Occident de nommer la Chine contemporaine, d’en donner une représentation savante, ou, pour employer un langage marxiste, de désigner la formation sociale qui la caractérise, voilà que le “capitalisme d’État” fait immédiatement irruption dans le discours : de la droite à la gauche, des marxistes aux libéraux en passant par les conservateurs, tout le monde semble tomber d’accord. Comme s’il était frappé au coin du bon sens que la Chine relève d’une telle catégorie, une belle unanimité, de Steve Bannon à Frédéric Lordon, efface les inimitiés idéologiques habituelles. (1)

Chez les critiques de droite, désigner la Chine comme un “capitalisme d’État” a une fonction particulière dans un discours en forme de réquisitoire judiciaire : il s’agit d’accuser le gouvernement chinois de ne pas respecter les règles du commerce mondial, du libre-échange et de la concurrence pure et parfaite entre les entreprises sur le marché mondial. En acceptant la Chine dans l’OMC, les pays occidentaux auraient ainsi été victimes d’un marché de dupe : Pékin aurait violé les règles du jeu en accordant des subventions à ses entreprises et en maintenant un puissant secteur public dont l’existence apparaît comme une hérésie aux yeux des tenants du dogme libéral. (2) Il est amusant de constater, à ce propos, que la réponse des Chinois à ce type d’accusation consiste généralement à montrer que la Chine contemporaine ne s’exonère pas des règles du libre-échange et respecte les accords commerciaux, tandis que son partenaire numéro un, au contraire, s’ingénie régulièrement à les mettre en pièces, comme le montre la guerre commerciale déclenchée par l’administration Trump.

Avec finesse, les experts chinois soulignent aussi que l’articulation forte entre l’État et le marché n’est pas une caractéristique originale du système économique chinois, mais une constante des sociétés modernes, particulièrement depuis que les deux guerres mondiales ont conduit la puissance publique à intervenir dans la régulation des activités économiques. Si l’on accuse la Chine, par exemple, de pratiquer le capitalisme d’État et de contourner les principes du libéralisme en utilisant ses entreprises publiques, les Chinois ont beau jeu de répondre que les entreprises publiques existaient dans les pays capitalistes bien avant qu’elles ne fussent créées en République populaire de Chine. En réalité, il n’y a jamais eu d’économie de marché pure et parfaite, de concurrence totalement transparente, ni d’allocation des ressources par le marché sans une forme ou une autre de régulation par des instances qui ne relèvent pas du marché. (3)
De ce point de vue, l’argumentation des chercheurs chinois qui analysent l’histoire du capitalisme d’État coïncide avec les conclusions du grand historien français Fernand Braudel. Dans son ouvrage "La dynamique du capitalisme", il écrit : “Ainsi l’État moderne, qui n’a pas fait le capitalisme, mais en a hérité, tantôt le favorise et tantôt il le défavorise ; tantôt il le laisse s’étendre ; tantôt il en brise les ressorts. Le capitalisme ne triomphe que lorsqu’il s’identifie avec l’État, qu’il est l’État. Dans sa première grande phase, dans les villes-États d’Italie, à Venise, à Gênes, à Florence, c’est l’élite de l’argent qui tient le pouvoir. En Hollande au XVIIe siècle, l’aristocratie des Régents gouverne dans l’intérêt et même selon les directives des hommes d’affaires, négociants ou bailleurs de fonds. En Angleterre, la révolution de 1688 marque pareillement un avènement des affaires à la hollandaise”. En remontant quelque peu aux origines, on se rend compte que la relation privilégiée entre l’État et le capitalisme n’est pas une donnée nouvelle de l’histoire économique. C’est une réalité fort ancienne dont les pays capitalistes occidentaux eux-mêmes, du XVIe au XXe siècle, ont souvent montré l’exemple.

Le paradoxe de cette situation, c’est que le capitalisme d’ Etat est une expression qui fut popularisée par Lénine au lendemain de la révolution d’octobre 1917, lorsqu’il expliquait les différentes étapes par lesquelles la Russie des soviets devait passer pour jeter les bases du socialisme. Lénine accordait en effet une importance particulière à cette étape incontournable, selon lui, du développement d’une économie exsangue : “Le socialisme est impossible sans la technique de la grosse industrie capitaliste, technique organisée selon le dernier mot de la science moderne. Il est impossible sans une organisation méthodique réglée par l’État, et qui impose à des dizaines de millions d’hommes la stricte observation d’une norme unique dans la production et la répartition des produits. Nous marxistes, l’avons toujours dit”.
En effet, “ce n’est pas sans raison que les maîtres du socialisme ont parlé de toute une période de transition du capitalisme au socialisme, ce n’est pas sans motif qu’ils ont insisté sur les longues douleurs de l’enfantement de la nouvelle société, cette dernière étant elle aussi une abstraction, incapable de devenir une réalité autrement qu’à la suite d’une série de tentatives concrètes, variées et imparfaites pour fonder tel ou tel État socialiste”. Or “le capitalisme de monopole de l’État est la préparation matérielle la plus complète du socialisme, l’antichambre du socialisme, l’échelon historique qu’aucun autre échelon intermédiaire ne sépare de l’échelon appelé socialisme”.

Sous l’égide de l’État prolétarien, notre politique, dit Lénine en 1921, c’est de “donner aux petits paysans, en échange du blé, tous les produits dont il ont besoin et que fournit la grosse industrie socialiste”. C’est pourquoi il ne faut pas “bloquer le développement des échanges privés non pratiqués par l’État, c’est-à-dire du commerce, c’est-à-dire du capitalisme”. Car c’est “un développement inévitable” lorsqu’il y a “des millions de petits producteurs”. Entraver ces échanges, ce serait “une sottise et un suicide pour le parti qui aurait essayé de le faire, une sottise, parce que cette politique est économiquement impossible, un suicide, parce que les partis qui essaient de pratiquer une politique de ce genre aboutissent à une faillite certaine”. Ce que nous devons faire, “ce n’est pas bloquer le développement du capitalisme, mais s’appliquer à l’orienter dans la voie du capitalisme d’État, chose économiquement possible, puisque le capitalisme d’État existe sous une forme ou sous une autre partout où il existe des éléments de commerce libre et de capitalisme en général”. C’est pourquoi “l’État prolétarien doit devenir un patron prudent, soigneux et habile, un négociant en gros consciencieux. Sinon il ne pourra pas mettre debout, économiquement, ce pays de petits paysans”. (4)
Dans sa définition historique précise, le capitalisme d’État est donc cet état transitoire, identifié par Lénine comme l’antichambre du socialisme : autrement dit, un compromis nécessaire entre les principes du socialisme et les réalités du sous-développement. Il est donc particulièrement cocasse de voir les adversaires libéraux du socialisme à la chinoise utiliser ce concept pour stigmatiser le caractère étatique du système chinois, puisque Lénine l’a forgé précisément pour justifier le contraire : le maintien temporaire de la petite production sous la tutelle d’un État modernisateur. Mais là où le débat devient encore plus complexe, c’est que cette première ligne argumentative consistant à incriminer “l’étatisme du capitalisme à la chinoise” coexiste avec une seconde ligne argumentative aux intentions totalement opposées, puisqu’elle consiste au contraire à incriminer “le caractère capitaliste de l’État chinois”. Dans un cas comme dans l’autre, on brandit l’expression “capitalisme d’État” comme s’il disait tout, alors même que son usage contradictoire saute aux yeux.

Dans le second cas, on l’aura compris, les attaques viennent de la gauche et de l’extrême gauche. C’est dans les milieux progressistes et marxistes que s’instruit, en effet, le procès d’un “socialisme aux caractéristiques chinoises” hâtivement assimilé à un capitalisme d’État qui serait aussi exploiteur et prédateur que le capitalisme libéral à la mode occidentale. Tandis que les critiques de droite répètent ce mantra pour accuser la Chine de pratiquer l’étatisme, les critiques de gauche font de même, mais pour reprocher à la Chine d’être trop capitaliste. Toutefois, comme c’est souvent le cas lorsqu’un système social fait l’objet d’attaques croisées, celles-ci manquent également leur objet, et deux erreurs d’analyse cumulées produisent rarement une vérité.

Les critiques de gauche reposent principalement sur l’interprétation donnée aux réformes économiques engagées à partir de 1978 : la Chine aurait renoncé au socialisme, restauré le capitalisme et rétabli dans ses droits une bourgeoisie avide de profit. Simultanément, les réformes auraient laissé le monopole du pouvoir au parti communiste afin de faire taire les oppositions et d’imposer la restauration capitaliste. Cette lecture est dominante dans les milieux progressistes et marxistes du monde occidental, mais elle a un très gros inconvénient : elle est fausse. Elle postule en effet que les Chinois, en modifiant le cap économique, auraient procédé à un changement systémique. Or la structure socialiste de la formation sociale chinoise a été maintenue contre vents et marées. Même si la période de transition a été très difficile et si la Chine charrie aujourd’hui encore son lot de contradictions, les réformes n’ont pas altéré le mouvement d’ensemble de la société chinoise en direction du socialisme.

Si tel est le cas, c’est non seulement parce que l’État socialiste a conservé la propriété des principaux moyens de production ; parce qu’il affermi son contrôle sur les secteurs-clés de l’industrie (la moitié des actifs industriels relève des entreprises publiques) ; parce que les circuits de financement de l’économie sont très largement aux mains de l’État (80% des actifs bancaires appartiennent à des banques publiques) ; parce que la propriété ultime de la terre est toujours celle de l’État, les collectivités locales se chargeant de l’allocation des ressources foncières ; parce que la direction de l’économie est assurée dans le cadre d’une planification efficace et décentralisée.

Mais c’est surtout parce que les résultats sont là : la politique du gouvernement a généré une amélioration constante des conditions de vie de la population ; les salaires réels ont fortement augmenté dans les vingt dernières années ; le pays a été doté d’infrastructures performantes dans tous les domaines de la vie quotidienne (éducation, santé, transports, culture, loisirs) ; tous les logements ont l’eau, l’électricité et les sanitaires, et 90 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale ; la pauvreté extrême a été éradiquée au terme d’un programme unique au monde, et les inégalités sociales, si elles demeurent importantes, tendent à se réduire ; la politique du gouvernement chinois en matière de transition énergétique est un modèle pour le monde, et ce pays assure à lui seul 60 % des investissements mondiaux dans les énergies vertes ; sa politique internationale est pacifique : la Chine n’a participé à aucun conflit armé depuis 47 ans, et elle a développé des partenariats constructifs avec 153 pays dans le cadre de “l’Initiative, la ceinture, la route”.

Bien sûr, le parti communiste chinois n’a pas encore atteint son objectif ultime qui est la construction d’un “pays socialiste puissant, beau et prospère”, et il a fixé à 2049 l’échéance finale de cette réalisation. Si la Chine est encore au “stade primaire du socialisme”, c’est parce que le développement des forces productives y est encore insuffisant. “La contradiction principale, dit Xi Jinping, c’est la contradiction entre le développement encore insuffisant et déséquilibré des forces productives et l’aspiration croissante du peuple chinois a une meilleure qualité de la vie”. Le socialisme aux caractéristiques chinoises de la nouvelle ère n’est pas une rêverie éthérée, mais un processus historique. Ce processus est en cours, il prendra encore des décennies, mais les résultats obtenus sont d’ores et déjà impressionnants : le peuple chinois a été sorti de la misère et de l’oppression, et il s’avance vers la construction d’une société en forme de “ballon ovale” comme disent les textes officiels du PCC, c’est-à-dire une société où les classes moyennes deviennent le groupe largement majoritaire de la société chinoise, tirant vers le haut l’ensemble de la population.

Ces résultats, la Chine les doit au socialisme, c’est-à-dire à une politique menée dans l’intérêt du peuple tout entier sous la direction du parti communiste chinois, lequel entraîne l’ensemble des acteurs publics et privés qui travaillent à l’édification d’une société plus juste et plus développée. C’est pourquoi la Chine est un pays où il y a des capitalistes, mais sans être “un pays capitaliste”. Le secteur occupé par des entreprises de type capitaliste côtoie un puissant secteur public correspondant au mode de production socialisé, un large secteur agricole organisé selon le mode de production familial, et enfin une myriade d’entreprises individuelles et de sociétés coopératives disséminées dans la société. Mais c’est l’État socialiste qui est aux commandes, sous la direction d’un parti communiste qui sélectionne ses dirigeants selon leurs mérites au service du peuple et orchestre la planification du développement global de la société.
A l’évidence, ce système politique, économique et social n’a rien à voir avec le capitalisme des pays capitalistes : comme le montre leur fonctionnement réel, et non l’énoncé verbal des principes dont ces pays dits démocratiques se réclament, la classe des détenteurs de capitaux y exerce le pouvoir, et elle a toujours le dernier mot. Certes l’État peut y jouer un rôle régulateur, parfois très important : il peut se voir confier des missions d’ordre stratégique, mobilisant des financements que seule la puissance publique peut fournir, mais sa structure de classe fondamentale lui impose sa sujétion finale aux intérêts privés. Dans les années 1960, sous le pouvoir gaulliste, l’État-stratège a doté le pays des joyaux d’une industrie innovante (transport ferroviaire, nucléaire, spatial, aéronautique) et défendait une certaine idée de la France face aux superpuissances. Et pourtant, lorsque la fraction hégémonique du capitalisme français a rejeté un nouveau projet de réforme qui mettait en cause ses privilèges de classe, elle a signifié son congé au général de Gaulle en 1969.

Fondée sur une légitimité historique et démocratique, la direction du pays par le parti communiste donne à la Chine, à l’inverse, une stabilité politique et une orientation socialiste qui sont non négociables. La différence entre le capitalisme d’État des pays capitalistes et le socialisme aux caractéristiques chinoises, c’est que le premier est placé sous l’hégémonie de la classe possédante, en dépit du rôle de l’État, tandis que le second est placé sous l’hégémonie de l’intérêt commun sous le contrôle du parti qui en est le garant. La critique gauchiste du capitalisme d’État bute immanquablement sur cette contradiction : elle ne sait pas distinguer l’orientation capitaliste du “capitalisme d’État” des pays capitalistes, d’une part, et l’orientation socialiste du socialisme aux caractéristiques chinoises, d’autre part.
Pourquoi ne peut-elle opérer cette distinction ? Sans doute parce que les concepts qu’elle utilise sont des abstractions. Dans la formation sociale chinoise, elle ne voit ni le jeu complexe et hiérarchisé des modes de production, ni la prédominance incontestable du secteur socialisé qui en est le trait principal ; pas plus qu’elle ne comprend le rôle dirigeant du parti communiste en qui elle voit l’organe d’un pouvoir totalitaire, alors qu’il est l’instrument d’une démocratie populaire : fort de ses 100 millions d’adhérents, il traduit les revendications des masses tout en organisant l’application des décisions prises par les organes du parti et de l’État. En Chine, ce n’est pas l’oligarchie capitaliste qui a le pouvoir, c’est le parti communiste. C’est peu de dire que les hommes d’affaires chinois qui ne l’ont pas compris ont eu beaucoup d’ennuis : la liste des dirigeants sanctionnés par les tribunaux est impressionnante. Pourtant cette sévérité ne reflète pas un acharnement particulier de la justice chinoise contre les classes fortunées : elle indique simplement le fait que les plus riches ne sont pas exemptés de l’application de la loi pénale. Si le système chinois était un “capitalisme d’État” à l’occidentale, est-on sûr que les capitalistes craindraient la sévérité des tribunaux ? Les pays capitalistes, en tout cas, donnent peu d’exemples de puissants hommes d’affaires ayant dû subir les foudres de la loi pénale pour leurs malversations.

En conclusion, on notera que le paradoxe souligné initialement n’est pas si paradoxal : qu’il y ait convergence des attaques menées contre la Chine socialiste par les thuriféraires du capitalisme privé et les doux rêveurs du gauchisme occidental n’est pas un hasard. Dans un document publié par une branche de la “Quatrième internationale” (trotskiste), la Chine est qualifiée de “puissance capitaliste et impérialiste”. Les auteurs du document affirment aussi qu’en cas de conflit entre la Chine et les États-Unis, la seule attitude révolutionnaire serait dans les deux cas de “pratiquer le défaitisme” : autrement dit, ne soutenir ni l’un ni l’autre des belligérants, ainsi renvoyés dos à dos, rester les bras croisés par “anticampisme”, bref observer une stricte neutralité dans un conflit qui opposerait l’impérialisme prédateur des États-Unis, dont on voit aujourd’hui encore l’immensité des méfaits, et la République populaire de Chine, dont tout indique qu’elle ne choisira jamais la voie des armes si elle peut l’éviter. (5) L’usage polémique du concept de “capitalisme d’État”, véritable appellation infamante dans l’esprit de ses auteurs, serait-il le cache sexe d’une connivence entre adversaires de droite et de gauche d’un socialisme chinois dont la réussite pulvérise leur vision du monde ?

Bruno Guigue

Notes :
(1)Frédéric Lordon a qualifié la Chine de “capitalisme d’ Etat” dans un récent entretien avec Olivier Berruyer sur Elucid.
(2)Laurent Malvezin, “Il est encore temps de contrer le dévastateur capitalisme d’État chinois”, Le Figaro, 23 octobre 2025.
(3)“Reconnaître la vérité sur le problème du capitalisme d’État”, Xinhua, 1er septembre 2018.
(4)Lénine, “Sur l’impôt en nature”, avril 1921.
(5)Esteban Mercatante et André Barbieri, “La Chine dans le capitalisme mondial”, Révolution permanente, 29 novembre 2025.

COMMENTAIRES  

26/04/2026 07:07 par cunégonde godot

J’adhère sans réserve au contenu de l’article, en me permettant de souligner ce passage dans lequel en ce qui concerne notre pays, la France, tout est dit.

« Dans les années 1960, sous le pouvoir gaulliste, l’État-stratège a doté le pays des joyaux d’une industrie innovante (transport ferroviaire, nucléaire, spatial, aéronautique) et défendait une certaine idée de la France face aux superpuissances. Et pourtant, lorsque la fraction hégémonique du capitalisme français a rejeté un nouveau projet de réforme qui mettait en cause ses privilèges de classe, elle a signifié son congé au général de Gaulle en 1969. »

L’anti-gaullisme (l’anti-peuple de France et de partout ailleurs) ne fut pas et n’est toujours pas l’apanage de la droite. Il fut aussi et reste plus que jamais celui de "lagauche", petite-bourgeoise par définition : une des raisons et certainement pas la moindre de la (re)montée du fascisme en France et en "Europe". M. Macron est le véritable leader de Lagauche. Son ambivalence schizophrénique est le reflet pas même déformant de son électorat... degauche...

L’anti-gaullisme "primaire" de Lagauche européiste est la maladie sénile de la petite-bourgeoisie si talentueusement croquée par Houellebecq ou Ruben Östlund p.ex...

26/04/2026 10:31 par D. Vanhove

"L’usage polémique du concept de “capitalisme d’État”, véritable appellation infamante dans l’esprit de ses auteurs, serait-il le cache sexe d’une connivence entre adversaires de droite et de gauche d’un socialisme chinois dont la réussite pulvérise leur vision du monde ?"...

cette question qui clôt cet intéressant article me paraît en soi porteuse de la réponse...

26/04/2026 14:51 par sylvain

Ces résultats, la Chine les doit au socialisme, c’est-à-dire à une politique menée dans l’intérêt du peuple tout entier sous la direction du parti communiste chinois, lequel entraîne l’ensemble des acteurs publics et privés qui travaillent à l’édification d’une société plus juste et plus développée.

Si je comprends le fond de l’article, la différence entre l’occident et la Chine est que le pouvoir n’est pas habité par les mêmes intentions et que, malgrès une grande similitude formelle des systèmes économiques, le pouvoir chinois agit pour le peuple pendant que le pouvoir occidentale agit contre. Ce qui ferait des chinois des communistes et des occidentaux des capitalistes

La preuve en serait que les conditions de vie des chinois s’amélioreraient alors que celles des occidentaux déclinent. Cela poserait que le communisme serait avant tout une intention. C’est discutable mais pourquoi pas. Le problème, ou un des problèmes en tout cas de cette théorie est que les intentions du pouvoir, et leur dynamique d’évolution sont tout a fait opaques, et en particulier celle d’une pouvoir comme le pouvoir chinois, qui est assez secret. La preuve par l’amélioration des conditions de vie est largement insuffisante, sinon l’arabie saoudite de ben salmane serait communiste, ce qui ne parait pas être une hypothèse sérieuse, et les exemples de ce types sont très nombreux.
Il apparait en outre assez claire que les des acteurs privés du capital chinois ne sont pas globalement animés par l’idée du bien être du peuple mais plutôt par les leitmotiv classiques du capital : appât du gain et concurrence débridée. Le tout modéré par le pouvoir central qui garde ainsi sa légitimité de protecteurs du peuple.

L’ambigüité du marxisme léninisme, qui consiste a passer par le "stade capitaliste" pour arriver au comm unisme est bien décrite par la fable de l’industrie de masse mis au service de la paysannerie qui en retour fournirait ses produits agricoles au prolétariat en action. Dans les faits, ça ne s’est pas du tout passé ainsi. Les Bolcheviks ont bien tenté, c’est attesté par de nombreux document, puis ont mis en oeuvre ce qu’ils ont eux mêmes appellés "l’accumulation primitive socialiste" qui a en tout point correspondu à l’accumulation primitive tout court.

Le PCC est à un tournant de son histoire. Dans les faits, la société communiste harmonieuse, remise à 2049 ( pourquoi 2049 ???) pour cause de développement insuffisant des forces productives ne tient pas : la Chine est de très loin le premier producteur mondial, et elle produit de quoi fournir u confort de vie à tous ses habitants et bien plus encore. Elle envahit le monde de produits bon marchés et généralement de très faible durée de vie. justifiant la dégradation des conditions de travail des travailleurs des pays plus ou moins riches pour cause de compétitivité et une production san fin. Elle est devenue le premier promoteur du libre échange, véritable politique du moins disant social et politique qu’a systématiquement mis en oeuvre la première puissance industrielle mondiale ( d’abord l’angleterre, puis l’amérique) dans un but évident d’impérialisme.

Les contradictions internes de ce système deviennent en fait intenables, et les déclarations récentes de xi jinping sur le fait qu’il est tout de même important de garder des classes sociales en disent long. A vrai dire, à part un hypothétique sursaut popualaire, je ne vois pas vraiment comment la Chine deviendrait autre chose dans un bref avenir que le pays qui domine le monde capitaliste, bref un nouvel impérialisme, stade suivant d’un capitalisme productiviste réussie selon lénine lui même

26/04/2026 15:30 par diogène

Quelle différence y a-t-il entre un capialisme d’état et un socialisme de marché ?
Le fait que dans les deux cas, « peu importe qu’un chat soit noir ou blanc, s’il attrape la souris, c’est un bon chat » ( Deng Xiaoping).
Idéologie et pragmatisme ne font pas bon ménage.

27/04/2026 07:31 par cunégonde godot

Le socialisme chinois, pragmatique, a renoncé à l’ "homme nouveau". En cela il est d’abord un conservatisme (le gaullisme était un conservatisme de progrès). La flèche du progrès ne vient pas de nulle part, mais de ce qui a été conservé de l’Histoire des hommes – d’où l’inepte "passé faisons table rase" p.ex...

27/04/2026 12:19 par Palamède Singouin

Elle est devenue le premier promoteur du libre échange, véritable politique du moins disant social et politique qu’a systématiquement mis en oeuvre la première puissance industrielle mondiale ( d’abord l’angleterre, puis l’amérique) dans un but évident d’impérialisme.

L’empire euraméricain a bâti son hégémonie sur le pillage systématique de ce qu’on appelle maintenant le « sud global ». Y compris par la conquête militaire, l’esclavage, l’annexion ou l’occupation de territoires, la répression de tous les mouvements de libération nationale… Et en poussant la « destruction créatrice » jusqu’au paroxysme de 2 guerres mondiales en 30 ans. Tout ceci lui a permis de distribuer quelques miettes du festin à des populations qui s’en sont satisfait pour se lancer dans les mirages d’une consommation effrénée.

Mais rien ne dure toujours...

Et il n’est pas sur que le chinois moyen se soucie beaucoup du « moins disant social » qui frappe à présent en retour les travailleurs de l’empire lui qui aura vu passer son pays de « plus pauvre du monde » à 1° producteur mondial en moins de 3/4 de siècles.

Notons au passage que dans l’empire, une petite minorité continue de s’enrichir loin du « moins disant social ». Plus que « la faute aux chinois », n’y aurait-il pas là un problème de répartition de la richesse ?

Elle envahit le monde de produits bon marchés et généralement de très faible durée de vie

C’est ce que l’on disait des produits japonais (notamment des voitures) dans les années 70. Quinze ans plus tard le "made in Japan" était devenu un label de qualité pratiquemment égal au "made in Germany" !!!

27/04/2026 12:47 par Vincent

"les intentions du pouvoir, et leur dynamique d’évolution sont tout a fait opaques, et en particulier celle d’une pouvoir comme le pouvoir chinois, qui est assez secret."
Alors il y a le Plan Quinquennal (voir aussi ICI pour télécharger les 50 pages du document).
Et ensuite il y a l’Assemblée Populaire Nationale qui le valide.
En matière d’opacité, on a vu moins transparent.
Par exemple, chez nous personne ne m’a demandé mon avis avant de valider la LPM 2024-2030 à 413 milliards d’€uros. Mmm ?
Le "Conseil de Défense Sanitaire" qui reléguait au secret d’État toutes les décisions concernant la gestion d’un certain épisode, c’était comment question opacité, selon vous ?
Qu’est-ce qu’on est bien, nous, dans nos "démocraties libérales", hein ? De quoi se plaindrait-on face à ce que vivent ces pauvres chinois sous le joug d’un régime totalitaire.
Bla, bla, bla.

"(pourquoi 2049 ???)"
Là, on a la démonstration édifiante du fait qu’il serait judicieux qu’avant de faire un long pamphlet sur la Chine, vous ayez au moins quelques bases en histoire.
2049 sera un centenaire. Je vous laisse faire quelques utiles recherches qui vous apprendront de quoi.

Au passage, vous pourrez aussi vous renseigner sur ce que signifie "impérialisme", avant de ressasser ce mot au sujet de la Chine comme le ferait un éditocrate zélé (mais bien-pensant) qui a bien appris sa leçon.

Comme sujet de l’expérience de Milgram, je ne doute pas que vous gonfleriez la statistique de ceux qui électrocuteraient jusqu’à la mort l’inconnu derrière la vitre, si une figure d’autorité vous en donnait l’ordre.
Ce qui dans nos "démocraties libérales" vous vaudrait un joli diplôme récompensant le bon élève que vous êtes.
Dieudonné vous aurait certainement dit tout ça plus succinctement.

27/04/2026 18:34 par Shansan

Problème : Lordon, lors de son entretien avec Berruyer sur ÉLUCID, ne qualifie pas le système économique chinois de « capitalisme d’état ». En réalité, à la soixante-douzième minute de son propos, il fait référence à la thèse d’un de ses doctorants, Nathan Sperber, sur l’économie chinoise et l’opportunité (ou pas, dixit Lordon) de qualifier le capitalisme chinois de « capitalisme d’état ».

27/04/2026 20:39 par Vincent

Merci à Shansan pour ce recadrage essentiel.
La video d’Elucid est au demeurant fortement recommandée.
ICI le lien vers le moment dont il est question. (juste avant, pour mieux saisir le contexte du propos exact de F. Lordon à 1.12.29 sur la thèse de Nathan Sperber, thèse qui s’intitule "Repenser le capitalisme d’État : l’économie politique chinoise en perspective comparée").

J’ai aussi trouvé de lui cet article très intéressant, intitulé "La planification chinoise à l’ombre du capitalisme d’État" dont je recommande la lecture, et dont voici un court extrait :

"il est tentant de reprendre une métaphore militaire employée par Lénine en 1922 dans le contexte d’économie mixte de la NEP, et de considérer que le capital étatique occupe actuellement les « hauteurs stratégiques » de
l’économie politique chinoise.
Cette domination qualitative du capital public dans la vie économique fait écho à une notion d’économie politique marxiste trouvant ses origines chez Karl Liebknecht et Nikolaï Boukharine au début du xxe siècle :
le capitalisme d’État.
Si les acceptions de ce concept dans la pensée marxiste ont été pour le moins mouvantes depuis, sa pertinence paraît difficilement contestable dans le contexte chinois actuel, au regard duquel il peut s’appréhender assez aisément. Dans son sens le plus immédiat, le capitalisme d’État est le nom à donner à la prééminence du capital étatique sur le capital privé dans la configuration chinoise.
."

27/04/2026 21:54 par sylvain

@palmipede @vincent

Je voudrais en premier lieu préciser a Vincent qu’on peut ne pas être d’accord sans tomber dans le mépris.

Pour le reste il ne s’agit nullement de comparer la Chine à l’Occident. L’occident n’est pas un modèle que je promeut. Et je ne remettrais surement pas en cause l’efficacité du modèle économique chinois, c’est surement le plus grand succès industrielle de l’histoire de l’humanité. Mais de nombreuses sociétés on eu des économie prospères sans pour autant être le moins du monde communistes, et succès industriel et succès humain ne vont pas toujours de pair loin de là. C’est d’ailleurs toute l’ambiguité de la notion moderne de progrès

L’idée est que la Chine est au tournant de la stratégie historique du PCC (et dans une certaine mesure du marxisme léninisme avec sa phase capitaliste) qui consiste depuis une cinquantaine d’années maintenant à faire fonctionner (de plus en plus) la société sur un modèle capitaliste. Pour arriver au communisme, il faut qu’il y ai un point de jonction, une convergence. En Chine la concurrence entre "acteurs économiques" (individus ou entreprises) est féroce, les entreprises chinoises délocalisent dans les zones de production à bas cout... à ce niveau là c’est très similaire au capital occidental.

Au niveau de l’europe, le principal argument du capital pour le moins disant social est la concurrence internationale. Et il a largement contribué au développement industriel de la Chine et autre en exploitant son prolétariat aussi durement qu’à son habitude, simplement parce qu’il n’arrivait plus à le faire aussi bien ici. Mais en promouvant aujourd’hui le libre échange et la concurrence débridée ( au point que le pouvoir chinois est en train de se rendre compte que son modèle est si concurrentiel qu’il se met à nuire à sa propre économie) la Chine devient le nouveau moteur de cette dynamique. Et je réitère que ce modèle est précisément le modèle principal de l’impérialisme occidental, et en fait, historiquement, depuis l’époque moderne, celui qu’impose la puissance industrielle dominante .

Honnêtement, j’espère que la Chine trouvera un meilleur système économique et elle pourra difficilement faire pire que l’occident. Mais parler aujourd’hui de la Chine comme d’un pays communiste me parait largement prématuré. Personnellement, j’espère juste qu’elle garde encore cet objectif en tête, sinon on est mal

28/04/2026 15:05 par Shansan

Je trouve ce texte de B. Guigue inhabituellement brouillon.

Il y a tout au long de son article des passages qui contredisent carrément le titre, au caractère péremptoire d’ailleurs accentué par les majuscules. À mon humble avis, il aurait mieux valu lui donner la forme d’un questionnement : la Chine est-elle un capitalisme d’état ?

La faute sur Lordon déstabilise d’emblée l’argumentation de l’auteur puisqu’il oppose une vision de droite selon laquelle « le gouvernement chinois (ne respecte pas) les règles du commerce mondial, du libre-échange et de la concurrence pure et parfaite entre les entreprises sur le marché mondial » (qui pourrait aussi être celle d’une gauche social-démocrate au passage) à une vision de gauche et d’extrême-gauche devenue orpheline d’exemples concrets puisque Lordon n’a pas dit ce que l’auteur dit qu’il a dit.

Il me semble que les travers de la gauche dite « progressiste » ont toujours été causés par ses crises récurrentes de droits-de-l’hommite aigüe. Aujourd’hui, pourtant, on trouve à gauche pas mal de contre-exemples d’hermétisme à la propagande anti-chinoise. Suivez mon regard. Toujours est-il que c’est précisément ce qui explique pourquoi, historiquement et par habitude, la Chine a toujours entretenu de meilleures relations avec des gouvernements qui ne venaient pas lui donner des leçons à deux balles sur les droits de l’homme, donc naturellement de droite, et qu’elle s’accommode parfaitement de la rivalité commerciale, virulente mais moins intrusive.

Si l’on accuse la Chine, par exemple, de pratiquer le capitalisme d’État

À mon sens, ce n’est pas une accusation, c’est plutôt, dans la bouche des détracteurs de la Chine, la supposée constatation du caractère contradictoire et hypocrite du communisme chinois.

Dans un système mondialisé capitaliste, il est fondamentalement illusoire de croire qu’on peut y prendre part sans appliquer soi-même le capitalisme, sous quelque forme que ce soit. « Capitalisme d’état » n’est pas une insulte ni un oxymore. Ici, c’est plutôt la définition de la notion d’« État » qu’il convient de regarder, car c’est elle qui change la donne en profondeur entre le capitalisme occidental ordo-libéral et le capitalisme chinois. Dans les pays occidentaux, l’État a peu à peu été accaparé par une oligarchie qui en use pour les intérêts de la minorité qu’elle représente avec l’aide de la sphère politico-médiatique soumise à cette même oligarchie. En Chine, si on se réfère à ce qui en est dit par les experts et derrière les apparats, l’État, c’est le peuple dans toute sa diversité qui agit donc pour le bien de la majorité. Et l’histoire récente de la Chine nous permet de dire avec certitude, comme le fait B.Guigue dans ses textes les plus récents, que le système économique chinois est au service du bien-être du peuple, avec toutes les limites qu’un pays gigantesque peu rencontrer, notamment dans le développement des zones rurales. En Occident, le capitalisme est un état terminal qu’il faut maintenir, même au prix du fascisme, alors qu’en Chine, ce n’est qu’une phase.

Lorsque B. Guigue veut démontrer que la Chine est sortie de la pauvreté, un de ses arguments qui revient le plus (ici même) est de dire que la majorité des Chinois ont accédé à la propriété (« 90 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale »)... qui est un des grands principes du capitalisme... Et en effet, l’économie chinoise possède bien des attributs qu’on retrouve ailleurs dans d’autres formes du capitalisme : accumulation du capital, bourses, économie de marché, libre-échange, mondialisation...

Par conséquent, à la réponse qu’aurait dû poser Bruno Guigue dans son titre, on répondra "oui", "yes" ou bien "是的", et étrangement l’auteur, qui fait pourtant de gros efforts pour nous (se) convaincre du contraire, l’admet plusieurs fois à demi-mot et une fois au moins noir sur blanc, ce qui est pour le moins déconcertant.

Exemples :

le capitalisme de monopole de l’État est la préparation matérielle la plus complète du socialisme, l’antichambre du socialisme

Donc, le « capitalisme d’état » est bien une réalité chinoise. Mais elle doit être décrite dans des termes clairs que chacun peut comprendre. Si le capitalisme était un chien enragé, la bourgeoisie occidentale s’en servirait pour soumettre et opprimer le peuple quand la Chine le tiendrait en cage. Ou bien, en Occident, les banquiers gouvernent, en Chine, ils obéissent. Et c’est ça pour moi, le « capitalisme d’état ».

l’échelon historique qu’aucun autre échelon intermédiaire ne sépare de l’échelon appelé socialisme

Donc le capitalisme d’état est bien la réalité contemporaine en Chine, l’avant-dernier pas vers le socialisme.

puisque le capitalisme d’État existe sous une forme ou sous une autre partout où il existe des éléments de commerce libre et de capitalisme en général

Donc en Chine aussi.

le capitalisme d’État est donc cet état transitoire, identifié par Lénine comme l’antichambre du socialisme

Donc si la Chine est dans l’antichambre du socialisme, elle se trouve être dans le capitalisme d’état.

la Chine charrie aujourd’hui encore son lot de contradictions

Dont celle du capitalisme d’état, qui doit être assumée.

la Chine n’a participé à aucun conflit armé depuis 47 ans, et elle a développé des partenariats constructifs avec 153 pays dans le cadre de “l’Initiative, la ceinture, la route”.

Oui, c’est un capitalisme d’état qui par sa nature même, c-à-d communiste, est dans l’incapacité d’atteindre son stade ultime, impérialiste et fasciste.

C’est pourquoi la Chine est un pays où il y a des capitalistes, mais sans être “un pays capitaliste”

Ce qui contredit absolument tout ce qui est dit précédemment. Peut-on le reformuler ainsi : la Chine est un état capitaliste, pas “un pays capitaliste” ?

ce système politique, économique et social n’a rien à voir avec le capitalisme des pays capitalistes

Ça se discute largement puisque ça dépend de quels pays capitalistes on parle. Le capitalisme français a longtemps fonctionné dans un système assez socialiste (retraites par répartition, sécurité sociale, chômage...), ce n’est devenu incompatible que parce que le capitalisme a été de moins en moins sous contrôle en France, UE oblige.

la direction du pays par le parti communiste donne à la Chine, à l’inverse, une stabilité politique et une orientation socialiste qui sont non négociables

Ou bien, c’est le contrôle strict de tous les aspects de la nation par un PCC tentaculaire qui offre cette stabilité dans la progression vers le socialisme. Ajoutons-y un peu plus de démocratie et de pluralisme politique, et cette stabilité vacillera...

Si le système chinois était un “capitalisme d’État” à l’occidentale...

Nouveau revirement : le système chinois est donc un « capitalisme d’état », mais pas à l’occidentale...

Je crois qu’au fond, cette confusion tient au fait que ce n’est le terme « capitalisme d’état » qui pose problème, c’est l’interprétation que celui ou celle qui l’emploie en fait.

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