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Les États-Unis à l’heure de leur vérité. Avec celles et ceux qui « se battent dans le ventre de la bête » !

Les États-Unis épicentre de l’affrontement de classe mondial ? Les mouvements sociaux et populaires américains exemple à suivre, source d’inspiration et locomotive qui tire hors des bourbiers de l’inaction et du défaitisme ceux d’en bas européens ? Dorénavant, pareilles « utopies » et « vœux pieux » ne sont plus formulés seulement par quelques « rêveurs internationalistes » comme nous-mêmes. Elles sont matérialisées en actes par des centaines de milliers ou même par des millions de gens inspirés par les historiques mobilisations étasuniens de ces dernières semaines (1) et qui manifestent en masse presque partout de par le monde, de l’Australie et l’Afrique du Sud au Royaume Uni et la Bande de Gaza, et du Japon et du Brésil à la France et l’Allemagne !

Nous voici donc devant ce mouvement planétaire qui, bien qu’inspiré par le mouvement nord-américain, ne se limite pas à son – si nécessaire et si vivifiant – devoir internationaliste, mais fait plus que ça : Il exploite l’occasion historique offerte à lui par l’exemple américain pour mettre en évidence ses propres problèmes brûlants et persistants, face à ses propres ennemis de classe, afin de construire son propre mouvement de masse et son propre rapport de force ! Et il est dorénavant manifeste qu’il est en train de réussir au delà de toute attente, aiguisant ultérieurement la crise de ceux d’en haut, tandis qu’il mobilise les avant-gardes sociales et dévoile aux yeux des masses les mécanismes de leurs malheurs et de leur oppression de classe.

En somme, on est en train d’assister à une avalanche d’événements de portée historique, à un véritable tournant de l’histoire contemporaine. Et ce n’est pas un hasard que le même constat font des gens de gauche qui ont marqué les dernières 5-6 décennies comme Noam Chomsky ou Bernie Sanders, lesquels n’hésitent pas de qualifier le moment actuel d’« extraordinaire », d’« incroyable », de « sans précédent dans l’histoire des EU ». Mais, rien de mieux que d’écouter la grande Angela Davis résumer magistralement l’importance capitale de l’actuel « moment historique » avec les mots suivants : « Je suis si heureuse d’avoir vécu assez longtemps pour assister à ce moment. Et je crois que je me vois assistant à ce moment pour le compte de tous ceux qui ont perdu leur vie en luttant au cours de décennies » (2)

Mais, les États-Unis de cet été 2020 ne se résument pas à la naissance de ce mouvement sans précédent qui est en train de faire l’histoire. L’autre face de la médaille de l’actuelle réalité nord-américaine présente l’autre moitié d’une société déjà divisée et polarisée à l’extrême, laquelle se radicalisant à vue d’œil, fait apparaître à la lumière du jour tous ses vieux démons racistes, suprémacistes blancs ou carrément fascistes. Des démons désormais ragaillardis, encouragés par le président et prêts à faire la peau à leurs adversaires. Et manifestement, le spectacle qu’ils offrent jour après jour a de quoi inquiéter très sérieusement...

Comme par exemple quand des hommes très lourdement armés, se revendiquant de Trump, occupent le parlement de Michigan et le contraignent de suspendre ses travaux. Ou quand des milliers d’autres, souvent armés, brandissant des drapeaux nazis et sudistes et dénonçant la pandémie comme « un mensonge » et un « complot » contre leurs libertés, manifestent contre les gouvernements locaux tandis que le président Trump les encourage publiquement à “libérer” leurs États fédéraux de leurs autorités démocratiquement élues. Et aussi, quand des suprémacistes et néo-nazis de tout poil tirent ou foncent en voiture sur les manifestants antiracistes. Et surtout quand la police se comporte comme un état dans l’état, comme un corps de prétoriens de Trump et de l’extrême droite, faisant preuve jour après jour de la pire brutalité assassine combinée à un sadisme raciste digne de Ku Klux Klan...

Serait-il exagéré de dire que de telles scènes, qui se déroulent d’ailleurs désormais presque quotidiennement aux États-Unis, sont la définition même de la subversion antidémocratique ? Ou plutôt de la répétition générale d’un soulèvement armée, d’un putsch menant à l’établissement d’une dictature ? Et ceci d’autant plus que celui qui se présente comme le protecteur et l’inspirateur de ces apprentis putschistes, le président lui-même des États-Unis, répète à longueur d’années son désir de rester au pouvoir ...éternellement, à l’instar de ses amis dictateurs qu’il aime et admire tant !

Alors, c’est tout à fait légitimement qu’on peut – et on doit – se poser d’autres interrogations d’importance capitale sur le présent et l’avenir de la super-puissance mondiale : Trump apprenti dictateur ? Guerre civile aux États-Unis ? Maintenant, ce n’est plus seulement nous qui – depuis au moins deux ans sans que pratiquement personne nous croit-, mais aussi même...Joe Biden qui va jusqu’à avertir publiquement que Trump n’est pas disposé de quitter la Maison Blanche “volontairement”. Et le font de manière encore plus convaincante des milliers de citoyens américains lesquels, faisant preuve d’esprit pratique, s’organisent et préparent dès maintenant “des mobilisations de masse” (3) pour faire que Trump respecte bon gré mal gré le résultat des élections de Novembre prochain !

Cependant, comble du paradoxe, cette Amérique archi-autoritaire, des milices racistes et des néonazis décomplexés, au bord de la dérive dictatoriale et de la guerre civile ne fait pas les grands titres de la presse européenne. Et surtout, ne semble pas préoccuper outre mesure les gauches européennes qui restent pratiquement insensibles à ce qui se prépare au cœur du monstre impérialiste et capitaliste mondial, feignant d’ignorer que c’est aux États-Unis que se joue, comme jamais auparavant, le sort de nous tous aussi...

Et pourtant, il y aurait mille choses à faire tout de suite, tant d’initiatives concrètes à prendre pour créer des ponts et soutenir activement ceux qui, comme le disait si pertinemment Che Guevara, « se battent dans le plus important de tous les combats, parce qu’ils vivent dans le ventre de la bête » ! Et si ce n’est pas maintenant qu’il faut agir, alors c’est quand ?

Notes

1. Voir aussi notre article précédent “États-Unis :« ]Now is the time ! » L’affrontement historique tant attendu vient de commencer !”->https://www.cadtm.org/Etats-Unis-Now-is-the-time-L-affrontement-historique-tant-attendu-vient-de]

2. “I am just so happy that I have lived long enough to witness this moment,” she says. “And I think that I see myself as witnessing this moment for all of those who lost their lives in the struggle over the decades.”

3. https://www.commondreams.org/news/2020/06/12/new-campaign-prepares-mass-mobilization-should-trump-refuse-leave-willingly-if

* Des milliers de textes, vidéos et images de première main venant des États-Unis et concernant tout ce qui se passe au sommet mais surtout à la base de la société nord-américaine, sont postés heure après heure sur le Facebook « Europeans for Bernie’s Mass Movement » que nous avons lancé il y a plus de 4 ans et que nous conseillons vivement aux lecteurs et lectrices de gauche :

COMMENTAIRES  

30/06/2020 00:56 par rey

Mmmmouais : apparemment, encore un agité qui démarre au quart de tour quand on agite le drapeau "Trump" sous son nez. Quelques indices : le sioniste ( ultra-sioniste ?) Sanders cité en même temps que Chomsky et Angela Davis, Joe Biden cité de façon tout à fait neutre,, comme s’ il s’ agissait d’ un intervenant respectable ayant toute sa place dans le débat. Merci, Yougos Mitralias : on croit deviner pour qui vous roulez !

30/06/2020 02:18 par Georges Olivier Daudelin

Tout ça n’est qu’un "show" de boucane. Rien ne se fera. Aucun changement profond ne surgira au USA. La solution serait une nouvelle constitution et de nouvelles institutions, mais rien de tout cela ne surviendra. L’oligarchie médiatique a créé l’embrouille ; la mare d’eau va s’éclaircir ; et la Bête pourra à nouveau s’y abreuver.

30/06/2020 08:44 par MARC

Dénoncer la violence = partout et tout le temps !..= 15 minutes de " sagesse " à écouter en Anglais
https://www.rt.com/shows/going-underground/492366-melzer-us-racial-terror/

30/06/2020 09:31 par babelouest

@ Georges Olivier Daudelin
Je ne peux hélas que vous approuver. Je ne vois pas "les citoyens" étatsuniens (qui imaginent mal à quel point ils le sont si peu dans les faits) oser toucher à ce qu’ils révèrent pardessus tout, leur Constitution : il faut dire qu’à part le drapeau, c’est le SEUL lien qu’ils ont entre eux. Cela est d’autant plus prégnant, qu’on peut noter la prééminence du Second Amendement sur le Premier, très malmené par le droit des affaires, par la raison dite d’État, , et sans doute par d’autres facteurs moins connus. C’est explosif, mais uniquement dans le sens d’une possibilité de conflit de tous contre tous, tant sont exacerbées les différences les particularités, les discriminations dites "positives".

Tout ce qui va à l’encontre du constat de l’égalité de tous les citoyens en droits et en devoirs quelles que soient les différences apparentes en nuances de couleur de peau, en philosophies et croyances, en sexes, en handicaps physiques, intellectuels ou psychologiques, fortunes héritées (financières ou en carnets d’adresses, qui souvent se cumulent), tout cela si on n’y prend garde peut se terminer en combats sanglants entre simples personnes sûres de leur bon droit, envers leurs voisins, voire ceux de leur famille. Il faudrait réussir à inverser deux ceux ans de haines accumulées et sans vraies raisons au départ, donc sans moyen d’en démontrer l’inanité parce que c’est flou et irraisonné.

Vladimir Oulianov aurait lancé un « Que faire ? » désabusé.... Peut-être faudrait-il remonter le temps, et à la fois empêcher les Pilgrim Fathers de prendre la mer, et faire capoter l’établissement de colonies plus au sud, vers la Nouvelle Amsterdam de Pieter Stuyvesant, ou la colonie anglaise de Jamestown.

Sans doute, dans leur fond intérieur, et parce qu’ils n’ont rien connu d’autre, les Étatsuniens ont-ils encore la mentalité des pionniers du début du XVIIIe siècle, extrêmement individualiste, pleine de religiosité comme des primitifs. Comment changer tout cela de l’intérieur ? De l’extérieur, ce ne serait de toute façon pas accepté. Il ne faut pas oublier que la seule guerre que se déroula sur leur sol, était justement une guerre entre eux, pour de mauvaises raisons (l’esclavage établi par les Nordistes était aussi, voire plus terrible, quoique plus subtil, que celui du Sud plus paternaliste).

01/07/2020 11:39 par Jean-Yves Leblanc

Ah, ça fait plaisir de lire des commentaires lucides (Rey, G.O. Daudelin) qui, contrairement à Mitralias, ne prennent pas les vessies américaines pour des lanternes, ne confondent pas racialisme et lutte de classes, manipulations anti-Trump du parti Démocrate et vraie gauche ou agit-prop mondialiste à la Soros avec révolte anti-capitaliste des peuples.
Avec des Mitralias, en novembre prochain, on se placera aux côtés de Wall Street pour soutenir les Clinton et autres Biden pour sauver l’Amérique de la "dictature fasciste" et au 2ème tour 2022 on votera dans la même urgence "antifasciste" pour Macron ou l’écolo de service.

Non, "les mouvements sociaux et populaires américains" ne sont pas "la locomotive qui tire hors des bourbiers de l’inaction et du défaitisme ceux d’en bas européens" Le bourbier où se traîne la gauche française vient précisément de son alignement sur les impasses sociétales et identitaires promues par la "gauche" Démocrate américaine.

02/07/2020 05:31 par carlito

J’ avoue avoir lu cet article un peu en diagonale
rebuté rapidement par le manque d’analyse sérieuse, l’alignement sociétal Korrect, et l’anti-Trumpisme primaire.

mais cet immense désordre US est très réjouissant, crise sur crise avec crises surprises ... sans fin.
le match éléctoral US ne dénouera pas ce merveilleux merdier.
Merci Trump, merci Covid-19, merci BLM

et Merci aux commentaires.

02/07/2020 16:35 par Assimbonanga

Les Etats-Unis, ce n’est plus le nouveau monde ! Toutes les tares des vieux royaumes s’y sont désormais fixées. On n’y échappe pas. Oligarchie, corruption, esclavage des travailleurs pauvres, misère, manque d’éducation, violence et racisme. Les conquêtes des cow-boys les font ressembler à ces rois post-médiévaux des livres d’Histoire, cruels, imbus de leur richesse acquise par la force.
L’ignorance, l’obscurantisme et les croyances religieuses jusqu’aux plus débiles rendent ce pays exécrable et dangereux. Il serait temps de grandir et d’apprendre plus de raffinement.
A mettre en parallèle avec le texte de Andre VLTCHEK

Je m’en suis rendu compte quand je suis arrivé à New York et que j’ai vu à quel point les enfants de mon âge étaient mal éduqués, à quel point leur connaissance du monde était superficielle. Comme il y avait peu de culture dans les villes nord-américaines de taille moyenne.

02/07/2020 16:50 par Assimbonanga

Le texte dit ... cette Amérique archi-autoritaire, des milices racistes et des néonazis décomplexés, au bord de la dérive dictatoriale et de la guerre civile ne fait pas les grands titres de la presse européenne. Et surtout, ne semble pas préoccuper outre mesure les gauches européennes qui restent pratiquement insensibles à ce qui se prépare au cœur du monstre impérialiste et capitaliste mondial, feignant d’ignorer que c’est aux États-Unis que se joue, comme jamais auparavant, le sort de nous tous aussi...

Hé bien, c’est à dire... On a un peu le même scénario avec notre police qui manifeste quelques velléités de faire péter sa loi... Des manifs de flics plus ou moins séditieux ne sont pas sans faire peur pour la république. Guerre des juges, insurrection policière : l’autorité de l’État s’effondre Trump ou Macron, le même ver est dans le fruit.

Et les journaleux n’osent pas trop non plus dire la vérité. Ils veulent garder leur boulot !

02/07/2020 20:17 par Xiao Pignouf

Article d’une naïveté peu commune dont le seul intérêt est de démontrer que, comme souvent, la lucidité se trouve davantage du côté des lecteurs que des auteurs.

Les mouvements sociaux américains n’ont jamais servi à grand-chose (dixit Howard Zinn) et toute concession obtenue l’a été de manière téléguidée avec la certitude de ne pas chambouler quoi que ce soit.

La première cause de mortalité chez les Afro-américains, ce n’est pas la brutalité policière, ce sont les valeurs américaines et elles tuent autant les Blancs et les Latinos que les Noirs. Et lorsque ces derniers réussissent, ils défendent ces valeurs comme tout bon américain qui se respecte. Le mouvement Black Lives Matter a déjà prouvé par le passé son innocuité sur le système et l’histoire se répètera. N’oublions pas non plus que ce pays à déjà été gouverné pendant 10 ans par un Noir dont la couleur de peau a été un argument suffisant pour se voir décerner le Nobel de la paix en même temps que son âme d’esclave allait continuer à servir les menées guerrières de ses prédécesseurs blancs. La décennie Obama n’a pas fait avancer la cause noire américaine d’un centimètre et en matière de politique extérieure, Trump, c’est Gandhi en comparaison. 

Yorgos, si vous croyez que les Ricains sont en pointe dans le secteur des mouvements sociaux dans le monde, donnez-moi l’adresse de votre vendeur de beuh, c’est indéniablement de la bonne !

Quant à ceux pour lesquels la mention du suprémacisme blanc fait sortir de leur retraite et qui en conséquence se sentent obligés de vomir la "gauche", faire des ponts politiques entre les USA et la France, c’est marier la carpe et le lapin. Inutile, vain, hors sujet. Les "tendances" sociétales de la gauche, c’est quand la gauche est au pouvoir. Question : quand la gauche, la vraie, a-t-elle été au pouvoir dans ce pays ?

03/07/2020 11:12 par Assimbonanga

Excuse-moi Xiao, mais je vois que tu vas encore prêter le flanc à " ceux pour lesquels la mention du suprémacisme blanc fait sortir de leur retraite et qui en conséquence se sentent obligés de vomir la "gauche", faire des ponts politiques entre les USA et la France". Je pense que le mieux serait de les ignorer. Leurs ficelles sont grosses et leur désir de donner un petit coup dans notre fourmilière pour nous faire nous agiter trop évidente.
Quand on est un habitué des lieux, on a remarqué quelques pseudos qui jouent perpétuellement ce rôle de troll mal élevés. Leur discours est toujours le même, très obsessionnel avec une forme de sadisme. Sans intérêt. Tu risques encore de passer des jours et jours à déployer de vains trésors de diplomatie.

04/07/2020 20:19 par Dominique

Le titre est trompeur. Je m’attendais à lire un texte sur Black Lives Matter, le plus grand mouvement de contestation aux USA depuis au moins la guerre du Vietnam, un mouvement qui regroupe les revendications de toutes les classes défavorisées, et à la place je tombe sur un pamphlet anti-Trump. Les Béruriers noirs chantent "La jeunesse emmerde la front national". C’est pareil aux USA et le mouvement BLM en est la preuve : il emmerde tous les politiques corrompus qu’ils soient républicains ou démocrates. Il y a une grande différence entre BLM et des mouvements comme les gilets jaunes : Les militants américains n’ont jamais oublié que King était solidaire des Black Panthers et que Gandi était solidaire des mouvements de résistance à l’occupation qui faisait sauter les colons anglais. Ce qui leur a permis entre autre, après deux semaines de luttes contre les keufs, d’occuper un quartier de Seattle : https://caphillauto.zone/ ou à Mineapolis d’obtenir la dissolution de la police municipale. https://cerveauxnondisponibles.net/2020/06/08/minneapolis-annonce-la-dissolution-de-la-police-municipale/

16/07/2020 18:08 par désobeissant

L’invisible réalité US de juillet 2020 :

Effondrement économique, pandémie : il n’y a pas de plan (pour vous)
Par Hamilton Nolan, 15 juillet 2020

Chômage, expulsions, faillite d’entreprise, pandémie et crises sanitaires sont tous là à la fois. Le gouvernement fédéral s’en fiche.

Considérez l’étonnante confluence des crises sociales et économiques qui se dirigent toutes vers le peuple américain en ce moment.
Au milieu d’une énorme augmentation inévitable du chômage national, l’augmentation des allocations de chômage semaine 600 $ par qui a des millions durables est mis à court à la fin de ce mois - ci, et il est peu probable d’être renouvelée à son niveau actuel, le cas échéant . Les moratoires sur l’expulsion expirent et plus de 20 millions d’ Américains pourraient être menacés d’expulsion au cours des quatre prochains mois. De nombreuses petites entreprises, leurs ressources épuisées, ferment définitivement et les faillites de grandes entreprises s’accélèrent . Des millions de personnes ont déjà perdu leur assurance maladie basée sur l’ employeur et des millions d’autres le feront. En même temps que les écoles ne pourront pas rouvrir en toute sécurité, une grande partie des installations de garde d’enfants privés vont hors de l’ entreprise . Et les gouvernements des villes et des États seront confrontés à une chute des recettes fiscales en même temps qu’ils doivent faire face à une augmentation des dépenses de crise, laissant l’avenir du transport en commun et d’autres services publics dans le doute. 
 
Des millions de personnes sont sur le point de vivre la chute des dominos d’une catastrophe économique qui engloutira leur vie, détruira leur richesse et ne leur laissera rien.

Des millions de personnes, sans aucune faute de leur part, sont désormais confrontées au chômage de longue durée. Ils perdront, sans faute de leur part, leur assurance maladie lors d’une urgence de santé publique. Incapables de payer leur loyer, sans faute de leur part, ils seront expulsés et expulsés dans la rue. Les entreprises qui les employaient, qui fournissaient également les emplois dans lesquels ils espéraient retourner, seront, sans faute de leur part, contraintes de fermer définitivement. Ils ne pourront pas trouver de services de garde sans faute de leur part, ce qui les empêchera de chercher de nouveaux revenus. Les villes où ils vivent seront, sans aucune faute de leur part, forcées de réduire les services qui auraient pu les aider pendant leur période de besoin. Ils seront perdus.

C’est l’avenir cauchemardesque vers lequel nous nous dirigeons tous. Et c’est, j’ai peur de le dire, à venir très bientôt.

C’était un choix. Rien de tout cela ne devait arriver. Il y a une et une seule entité qui a la capacité d’empêcher cette horrible réaction en chaîne de l’effondrement social : le gouvernement fédéral. Sur le coup d’un stylo, le gouvernement fédéral peut affecter de l’argent à tout le monde pour les aider à surmonter leur chômage. Cela peut arrêter les expulsions partout. Il peut étendre l’assurance maladie, empêcher les entreprises de faire faillite, renflouer les gouvernements des villes et des États afin qu’ils ne soient pas obligés de couper les services et prendre les mesures de santé publique nécessaires pour abaisser les taux d’infection suffisamment bas pour permettre la réouverture des écoles et libérer les parents de travailler pour gagner leur vie.

Toutes ces choses sont possibles pour le gouvernement fédéral. Ils ont choisi de n’en faire aucun. (Les démocrates ont adopté la loi HEROES à la Chambre en mai, ce qui apporterait un soulagement significatif, mais les républicains du Sénat ont refusé de l’adopter.) Par conséquent, des millions de personnes sont sur le point de vivre les dominos qui tombent d’une catastrophe économique qui va engloutir leur vie, détruisez leurs richesses et ne leur laissez rien. Il est impossible d’éviter ce résultat maintenant. La seule question est de savoir à quel point cela va empirer. Et il est important de comprendre que ce résultat a été choisi pour nous par les gens qui dirigent le pays.

L’espoir est une émotion importante et nécessaire pour nous faire traverser des moments difficiles. Mais cela peut entraver notre capacité à analyser les situations de manière véridique.

Soyons honnêtes quant à nos perspectives en ce moment. Quelqu’un croit-il vraiment que les restaurants, les bars, les sports, toutes les formes de divertissement en direct, de nombreux établissements de vente au détail, les compagnies aériennes, les hôtels, les voyages, le tourisme ou l’immobilier commercial, pour n’en nommer que quelques-uns, vont reprendre leur niveau de base des opérations commerciales à à tout moment dans les 6-12 prochains mois ? Ils ne seront pas. Les États qui ont essayé cela il y a un mois sont maintenant confrontés aux pires épidémies de coronavirus dans le monde entier. Une partie des emplois dans ces industries et dans les industries connexes qui en dépendent vont s’évaporer. Cinquante millions de demandes de chômage ont été déposées. Quarante pour cent des personnes gagnant moins de 40 000 $ ont perdu leur emploi en mars. En ce moment même, des millions de personnes voient leur emploi disparaître définitivement. 
 
Malgré le fait que cela était tout à fait prévisible il y a des mois, aucune tentative sérieuse n’a été entreprise pour empêcher que cela se produise. (Une tentative sérieuse, comme l’ont souligné de nombreuses personnes intelligentes en mars, signifierait que le gouvernement fédéral donne aux citoyens suffisamment d’argent pour ne pas travailler et aux entreprises suffisamment d’argent pour ne pas faire faillite pendant le temps qu’il a fallu pour prendre les mesures de santé publique nécessaires pour reprendre une version prudente de la vie normale. Beaucoup d’autres pays développés l’ont fait, mais nous ne l’avons pas fait.)

Non seulement nous n’avons pas empêché cette crise économique de premier ordre, mais nous ne parvenons même pas à permettre à l’existence d’un filet de sécurité sociale d’attraper les personnes qui vont tomber dans le gouffre du désespoir économique. Nos dirigeants s’en moquent. Ils savent que les gens ont perdu leur emploi, ne pourront pas en trouver de nouveaux et ne pourront pas payer leur loyer. Mais les personnes occupant des postes de pouvoir au sein du gouvernement fédéral ne se soucient pas suffisamment de prendre les mesures nécessaires pour sauver ces citoyens de l’abîme. Ces faits ne les font pas bouger.

Personne ne peut être blâmé pour l’existence d’une pandémie. On peut très bien reprocher au gouvernement fédéral ce qu’il a fait en réponse à la pandémie. Et nous devons le blâmer. Nous devons blâmer, en particulier, le Parti républicain, qui contrôle la Maison Blanche et le Sénat. Si vous n’êtes pas dans la classe des citoyens assez riches pour être des donateurs républicains, vous avez vu une réponse à cette catastrophe naturelle qui a été entièrement orientée vers les intérêts de personnes qui ne sont pas vous. La poignée de bonnes et utiles mesures qui ont été mises en place au début de l’épidémie sont maintenant épuisées, et elles seront remplacées, le cas échéant, par des mesures moins importantes et pires, alors que l’ampleur de notre calamité augmente. La Bourse a cependant récupéré la quasi-totalité de ses pertes.
 
Le plan a toujours été de sauver des capitaux et de laisser les gens mourir . Tout va selon le plan. 

https://popularresistance.org/economic-collapse-pandemic-there-is-no-plan-for-you/

19/07/2020 22:24 par T 34

Voici un fil twitter où l’on voit que les Clintons et Biden n’hésitaient pas à utiliser des symboles confédérés. (Une foi cliqué sur le lien cliquez sur afficher cette discussion)

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