
Le rapporteur de l’ONU, Rodolfo Stavenhagen, a observé ’’ avec préoccupation l’intention des autorités du département de Santa Cruz de procéder à un référendum unilatéral sur l’autonomie départementale en marge de la Constitution Politique de l’État ’’.
Des représentants de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont qualifié comme unilatéral et en marge de la Constitution Politique de l’État (CPE), le référendum autonomiste que prépare l’opposition pour le 4 mai prochain dans le département de Santa Cruz, Bolivie.
Malgré l’atmosphère généralisée de rejet qui existe concernant la consultation, les secteurs conservateurs refusent de suspendre leur projet séparatiste, sans disposer encore d’un cadre légal sur le quel il puisse se fonder.
Le rapporteur spécial de l’ONU, Rodolfo Stavenhagen, a indiqué ce mercredi qu’il observe « avec préoccupation l’intention des autorités du département de Santa Cruz de procéder à un référendum unilatéral sur l’autonomie départementale en marge de la Constitution Politique de l’État ».
En ce sens, Stavenhagen a appelé spécialement les autorités, le préfet de Santa Cruz , Rubén Costas, à préserver la démocratie dans le pays andin.
Le fonctionnaire a souligné que le statut autonome de cette région, spécifiquement l’article 161, contient des dispositions « de nature raciste » hautement préjudiciables pour les droits humains des peuples indigènes.
Une partie de cet article pose problème en vertu de la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail et selon la Convention des Nations Unies sur les Peuples Indigènes « le peuple cruceño reconnaît avec fierté sa condition ethnique majoritairement métisse ».
Pour un tel motif, le relateur de l’ONU a fait appel aux autorités et au peuple de Santa Cruz « pour qu’ils ne permettent pas » que l’ « on nuise aux droits humains des peuples indigènes » de ce département.
Rapport sur le "Chaco"
D’autre part, Rodolfo Stavenhagen, a informé avoir terminé le rapport sur sa visite, entre les 4 et 25 novembre 2007, au pays du plateau, où il a pu observer la situation vécu dans le "chaco" bolivien.
Dans le rapport, Stavenhagen a dénoncé que des groupes de gens fortunés et des politiques ont attaqué des fonctionnaires publics et des membres des Communautés guaranàes qui promeuvent l’assainissement de terres dans le Haut "Parapetà".
« J’observe avec préoccupation et condamne les agressions des jours passés dont ont souffert dans la région du Chaco cruceño quelques fonctionnaires publics et membres de Communautés guaranàes dans le cadre de l’application du processus d’assainissement des territoires ancestraux de ce peuple », a dit le fonctionnaire qui a assuré que beaucoup de guaranàes continuent de vivre dans une situation de servitude ou de semi-esclavage.
Pendant son séjour en Bolivie, Stavenhagen s’est entretenu avec des membres des Communautés guaranàes dans le département de Santa Cruz récemment libérés de leur condition de servitude.
Le rapport complet sera prochainement divulgué et sera présenté au Conseil des Droits Humains de l’Organisation des Nations Unies.
TeleSUR - Abi/ms - AV