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Le chef de la CIA s’invite à Cuba !

Décidément, on n’a pas le temps de s’ennuyer à Cuba ! Alors que le pays est en train de vivre, depuis ce matin (14 mai), 06 h 04, une nouvelle déconnexion du Système électrique national (SEN), cette fois-ci depuis la province de Ciego de Avila jusqu’à celle de Guantánamo, à l’extrémité est de l’ile, comme si le sort voulait confirmer – ironiquement – les informations fournies hier en conférence de presse par le ministre de l’Energie et des Mines), à savoir que les effets des 100 000 tonnes de pétrole apportées par le navire russe sont bel et bien révolus, et que l’île se retrouve à nouveau, pour ainsi dire, Gros-Jean comme devant en matière de production d’électricité, autrement dit ans la mouise, voilà que tombe, vers cinq heures de l’après-midi, une « information du Gouvernement révolutionnaire » (selon le libellé des grands occasions) d’une tout autre teneur : le chef de la CIA a demandé à être reçu par les autorités cubaines ! Pour une première, c’est une première ! Je ne sache pas qu’un seul de ses prédécesseurs en soixante-sept ans de Révolution ait jusqu’ici mis les pieds officiellement à La Havane. S’ils sont venus clandestinement, seule les archives secrètes le savent...

Bien entendu, tout le monde ici se pose la question : que vient-il faire dans cette galère ? Chacun y va de sa petite spéculation ou explication. Pour l’instant, on ne possède que la vision cubaine de la rencontre. Qui semblerait s’inscrire, si l’on comprend bien, dans le cadre des « conversations » bilatérales en cours, et dont seule celle du 10 avril a été révélée au grand jour (« en vue de contribuer au dialogue politique ». Par ailleurs, les autres paragraphes répondent mot pour mot aux accusations fallacieuses portées par la Maison-Blanche dans le texte explicatif ou justificatif qui accompagne le Décret exécutif de Trump du 1er mai 2026 (et que j’ai posté sur LGS).

Information du Gouvernement révolutionnaire

L’administration étasunienne ayant demandé qu’une délégation présidée par le directeur de la CIA, John Ratcliffe, soit reçue à La Havane, la direction de la Révolution a approuvé cette visite et une réunion avec son homologue du ministère de l’Intérieur.

La rencontre a eu lieu ce jeudi 14 mai, dans un contexte caractérisé par la complexité des relations bilatérales, en vue de contribuer au dialogue politique entre les deux nations en tant que partie des efforts faits pour affronter la situation actuelle.

Les éléments apportés par la partie cubaine et les échanges soutenus avec la délégation étasunienne ont permis de démontrer catégoriquement que Cuba ne constitue pas une menace à la sécurité nationale des Etats-Unis, et qu’il n’existe aucune raison légitime pour qu’elle soit inscrite sur la liste des pays censément commanditaires du terrorisme.

Durant la rencontre, il a été possible de constater la manière consistante et solide avec laquelle le gouvernement cubain et ses autorités compétentes ont constamment agi pour affronter et condamner sans la moindre ambiguïté le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations.

Il a été mis une fois de plus en évidence que l’île n’abrite pas, n’appuie pas, ne finance pas et n’autorise pas d’organisations terroristes ou extrémistes ; qu’il n’y existe pas de bases militaires ou de renseignement étrangères ; et que le gouvernement n’a jamais appuyé aucune activité hostile contre les Etats-Unis et qu’il ne permettra pas qu’on agisse depuis Cuba contre une autre nation.

Les deux parties ont par ailleurs insisté sur leur intérêt de développer une coopération bilatérale entre les services chargés de l’application des lois en vue de la sécurité des deux nations, ainsi que régionale et internationale.
La Havane, 14 mai 2026

http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/05/14/informacion-del-gobierno-revolucionario/

Quand aurons-nous la version ou vision officielle de la Maison-Blanche ? Parce que, bien entendu, celle des médias étasuniens, comme cela a été le cas pour le compte-rendu de la réunion du 10 avril, n’a absolument rien à voir avec celle de La Havane. Pour USA Today, par exemple, Ratcliffe vient exercer des pressions pour obtenir ce fameux « changement de régime » dont on rêve à Washington et encore plus à Miami ! Bien que le titre parle plus anodinement de « to urge big security changes »... Selon le média étasunien, Ratcliffe a rencontré Raúl Rodríguez Castro, le petit-fils de Raúl Castro, et deux hauts fonctionnaires : Lázaro Álvarez Casas, ministre de l’Intérieur, et le chef des services de renseignement, et leur a adressé un message en provenance de Trump : les Etats-Unis sont prêts à s’engager sérieusement dans des questions économiques et sécuritaires, mais uniquement si Cuba opère des changements fondamentaux, dont la promesse de ne plus servir de refuge sûr à des adversaires des Etats-Unis sur le continent américain. Selon Brian Latell, “a former top CIA Cuba analyst and National Intelligence Officer for Latin America”, et auteur d’un ouvrage sur les renseignements cubains (Castro’s Secrets), cette rencontre a quelques précédents : l’ancien directeur de la CIA sous Obama, John Brennan a visité l’île et rencontré ses collègues cubains, mais sans aboutir à rien (“but nothing came of it”). Mais il pense que cette rencontre-ci aura de meilleurs résultats, parce que « Cuba n’a plus de proches alliés », surtout depuis l’enlèvement de Maduro et les pressions intenses qu’exerce Washington. Mais il estime que le contentieux entre les deux pays est si énorme et ancien, ce qu’il en sortira ne sera jamais qu’un « tout premier petit pas ».

Selon un des fonctionnaires de la CIA, Ratcliffe est allé à La Havane pour engager personnellement des discussions de fonds sur les pas essentiels que le régime cubain doit faire pour construire une relation productive avec les Etats-Unis et pour stabiliser son économie en pleine chute. La délégation a discuté de coopération en matière de renseignement, de stabilité économique et de questions sécuritaires. Ratcliffe a insisté : Cuba doit cesser d’être une plateforme pour que des adversaires des Etats-Unis mènent des actions hostiles sur le continent américain. Un autre fonctionnaire de la CIA précise : « durant la rencontre, Ratcliffe a souligné que les États-Unis offrent ce qu’ils considèrent comme une véritable opportunité de collaboration avec Cuba, et − comme l’a montré la récente action américaine au Venezuela − que Trump doit être pris au sérieux. »

Le journaliste d’USA Today rappelle que le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth a affirmé devant le Congrès, le 12 mai, qu’il estimait que Cuba était une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis ; et il évoque la proposition du département d’Etat, le 14 mai, d’offrir une aide humanitaire de 100 millions de dollars qui passerait uniquement à travers l’Église catholique, une offre à laquelle le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez Parrilla, a répondu ce même jour, que Cuba était en train de l’analyser.

https://www.usatoday.com/story/news/politics/2026/05/14/cia-director-john-ratcliffe-cuba-changes/90085391007/

CBS News reprend à peu près les mêmes infos en provenance des mêmes sources. Mais il offre un aparté intéressant : « Plusieurs responsables américains ont ensuite confirmé jeudi à CBS News que les États-Unis prennent des mesures pour inculper Raúl Castro, âgé de 94 ans, en lien avec le clash meurtrier d’avions opérés par Cuba en 1996 par le groupe humanitaire Brothers to the Rescue. ». Et il rappelle que John Ratcliffe s’était rendu à Caracas quelques jours après l’enlèvement de Maduro le 3 janvier, porteur d’un message de Trump : Washington est ouvert à une amélioration des relations de travail, mais le Venezuela ne peut plus servir de refuge à des narcotrafiquants et d’autres adversaires des Etats-Unis. (https://www.cbsnews.com/news/cia-director-john-ratcliffe-rare-trip-to-cuba/)

Un message qui ne s’éloigne guère de celui que Trump vient d’adresser à La Havane ! Mais il est douteux qu’il tombe dans les mêmes oreilles...

Jacques-François Bonaldi (La Havane), 14 mai 2026

COMMENTAIRES  

17/05/2026 16:28 par Jos

Est-ce que Cuba veut vendre son président à la CIA ???. Comme l’a fait le Venezuela en vendant Maduro à l’Agence du crime US et c’est aussi comme ça que la CIA a acheté l’armée irakienne en 2003. .
La CIA a acheté Rodriguez et sa bande ainsi que de hauts responsables de l’armée vénézuélienne afin de kidnapper Maduro tranquillement sans aucun tir (fusil, mitrailleuse, bazooka,...) sur les hélicoptères qui volaient près du sol. C’est bizarre !!. SI des tirs c’étaient produit , cela aurait changé la situation actuelle : où le Venezuela a été mis sous tutelle des USA avec le contrôle de tout son pétrole par les USA.

Venezuela Le Monde avec AFP

Publié aujourd’hui à 08h07 : Alex Saab, un proche de Nicolas Maduro, expulsé vers les États-Unis par Rodriguez !!!!!
Rodriguez, ancienne vice-présidente de Nicolas Maduro, a pris les rênes du pouvoir après la capture de ce dernier et avait écarté M. Saab du gouvernement, destituant aussi son épouse italienne, Camila Fabri, des postes qu’elle occupait. Sous la pression de Washington.
Rappelons que Rodriguez a opéré de nombreux changements, adoptant une loi d’amnistie pour libérer les prisonniers politiques (les terroristes sont dehors) ou réformant le secteur pétrolier pour l’ouvrir aux entreprises privées US.

18/05/2026 10:00 par Jos

Une frappe américaine sur Cuba pourrait survenir à tout moment.

Les États-Unis n’ont pas renoncé à l’option militaire pour un changement de régime à Cuba. Début mai, Donald Trump a affirmé que les États-Unis étaient prêts à s’emparer de l’île « presque immédiatement », et CNN a fait état d’une forte augmentation des activités de reconnaissance aérienne dans cette direction.
Besoin d’une raison ? La voici : le ministère américain de la Justice a décidé d’inculper l’ancien dirigeant cubain Raúl Castro pour avoir abattu des avions américains appartenant à Brothers to the Rescue, une organisation d’exilés cubains aux États-Unis, au-dessus des eaux internationales du détroit de Floride il y a 30 ans, en 1996. Une raison parfaite de se souvenir – et d’exercer une juste vengeance.

Trois scénarios sont possibles. :

Le premier est un étranglement économique systématique, qui est actuellement en cours. Il ne s’agit pas de l’embargo économique total auquel l’Île de la Liberté est soumise depuis les années 1960, mais d’un blocus systémique de toutes les artères économiques vitales.
Par exemple, le blocus financier et naval a été considérablement renforcé. De ce fait, La Havane est confrontée à de graves problèmes, notamment des pénuries alimentaires et énergétiques, des pénuries de carburant et une montée des tensions sociales.
Dans le même temps, la CIA fait ce qu’elle fait de mieux : cultiver secrètement des forces de « protestation interne » qui, à un moment critique, permettraient de créer rapidement un « centre de pouvoir alternatif » et de lancer un « appel d’urgence aux États-Unis et à l’OTAN » pour obtenir un soutien extérieur. Mais cette option n’est pas vraiment gage de victoire éclatante.

Le second scénario consiste à créer une crise politique artificielle, par exemple des actions agressives de La Havane contre les États-Unis.
Les services de renseignement américains sont tout à fait capables de déclencher un incident maritime dans la mer des Caraïbes, que la propagande américaine, d’une grande docilité, amplifierait instantanément au point de le présenter comme une attaque de « commandos cubains agressifs contre des marins américains sans défense ».

Puis, conformément au schéma établi, la « juste rétribution contre l’agresseur » sera mise en œuvre sous la forme d’une série de frappes de missiles et de bombes de haute précision contre des installations militaires et des infrastructures critiques : postes de commandement, batteries de défense côtière, ports, installations de défense aérienne, dépôts d’armes et de munitions , etc.
Dans la foulée, une sorte de « triomphe » vénézuélien pour Donald Trump : le débarquement d’équipes de la Delta Force dans le but de s’emparer du pouvoir politique suprême à Cuba, voire une force de débarquement ciblant les infrastructures civiles critiques.


Enfin, le troisième scénario est le plus radical. : une invasion à grande échelle de Cuba,
suivie de son occupation. Les forces d’occupation comprendraient des groupes aéronavals et des unités du Corps des Marines des États-Unis.

Ses composantes sont : un blocus total, des frappes massives de missiles et de bombes sur les installations militaires et les infrastructures critiques, et le débarquement de troupes dans le but de s’emparer des principaux nœuds de transport et d’énergie.
L’objectif final du troisième scénario est d’établir un contrôle total sur la capitale et les principaux ports de l’île, suivi de la formation d’une administration contrôlée par la Maison Blanche.
Il apparaît néanmoins que la troisième option, surtout dans la situation actuelle, soit la moins souhaitable pour l’administration de Washington. Ce choix n’est pas dicté par sa prudence, qui relève encore du vœu pieux, mais par les risques réellement élevés qu’elle comporte.

Il est à noter qu’au cours des six dernières décennies, cela est resté inchangé : « Le désir urgent de Washington est la militarisation rapide de Cuba et sa transformation en un porte-avions américain insubmersible dans la région des Caraïbes. »
Aujourd’hui, Trump qui subit une défaite militaire, politique et d’image au Moyen-Orient, a désespérément besoin d’une forme de compensation. Cela signifie que la mer des Caraïbes pourrait très bientôt connaître le même sort que le golfe Persique.

Trump le nazi narcissique est prêt à tout pour dominer le monde. Mais Cuba se prépare à la guerre, l’ile vient de recevoir 300 drones pour résister plus efficacement à la bête immonde.

18/05/2026 11:19 par Assimbonanga

A quoi ça sert tous les articles pour expliquer la situation de Delcy Rodriguez, à quoi ça sert les vidéos de Romain Migus, le blog Venezuelainfos puisque le récit orchestré par Trump et relayé par Le Monde et l’AFP aura toujours le dessus et que les lecteurs du Grand Soir s’en font eux-mêmes les échos mimétiques ?
Accuser les autres de traîtrise alors qu’on est soi-même le porte-parole de la défaite... Pff

18/05/2026 18:24 par Carlos Ducasse

Quel exemple de lutte le peuple bolivien oppose à l’extrême droite de Rodrigo Paz, laquais des Américains !

La proposition de Rodrigo Paz de poursuivre le pacte social sous une forme renouvelée n’était qu’une manœuvre électorale. Le jour de l’investiture présidentielle, aucune organisation populaire n’a été invitée ; le cabinet des ministres était une fois de plus dominé par des costumes et des visages blancs. Aucune organisation sociale n’y était représentée.

La tromperie n’était pas seulement symbolique, mais aussi économique. En décembre, Paz a augmenté le prix de l’essence de 86 % et celui du diesel de 163 %. Simultanément, il a tenté de légaliser la vente des ressources naturelles « Fast Track » (terme utilisé en anglais dans le décret suprême), une mesure sur laquelle il a dû revenir suite aux mobilisations populaires de décembre et janvier de cette année.

À cela s’ajoutent des politiques moins médiatisées, mais qui ont néanmoins marqué les esprits, telles que la suppression des impôts sur les grandes fortunes et les profits exceptionnels, ainsi que divers actes de corruption.

Les deux mesures qui ont finalement déclenché un mécontentement généralisé furent la politique dite de « l’essence de mauvaise qualité » et la loi de reclassement des terres. Non seulement les prix des carburants ont augmenté de façon drastique pour une société déjà en récession économique, mais de l’essence frelatée a également été distribuée, endommageant les véhicules privés, les transports publics, ainsi que les batteuses, les moteurs et les machines agricoles des agriculteurs.

À cela s’est ajoutée l’adoption de la loi 1720, qui a ouvert la possibilité de convertir les petites propriétés paysannes – historiquement insaisissables – en propriétés de taille moyenne, soumises au crédit et à la saisie. Cette loi a suscité la méfiance dans l’un des secteurs les plus sensibles d’un pays majoritairement indigène qui, en 1953, avait connu l’une des réformes agraires les plus radicales au monde.

Ces deux événements ont déclenché un nouveau cycle de mobilisation contre Paz, précisément de la part de ceux qui avaient voté pour lui et de Lara, espérant une renaissance de l’État plurinational, et non une dérive néolibérale raciste et exclusionniste.

L’adoption de la loi 1720 a ouvert la voie à la conversion des petites propriétés paysannes en propriétés de taille moyenne, susceptibles d’être saisies et financées par le crédit, déclenchant un nouveau cycle de mobilisation contre La Paz.

Perspectives de la contestation

La mobilisation a été massive et décisive dans le département de La Paz : pratiquement toutes ses routes sont bloquées. Cependant, le conflit ne s’est pas encore étendu au reste du pays, ce qui pourrait déterminer ses chances de victoire. Parallèlement, les partisans d’Evo Morales, venus de Cochabamba, ont entamé une marche vers La Paz et devraient y arriver dans les deux prochains jours.

Jusqu’à présent, le gouvernement a réagi aux manifestations selon trois stratégies. La première a consisté à attribuer les mobilisations à un complot d’Evo Morales ; toutefois, ce récit n’a convaincu même pas les milieux conservateurs, car il est évident que le soutien à Evo est concentré à Cochabamba, tandis que l’épicentre des protestations se situe à La Paz.

La seconde stratégie a consisté à fracturer le mouvement populaire par des négociations et des concessions à certains secteurs mobilisés. Cette stratégie semble vouée à l’échec, car la base a pris le dessus sur la direction et, de surcroît, a menacé de la punir sévèrement en cas de pacte avec le gouvernement.

Enfin, depuis vendredi soir, le gouvernement a eu recours à la répression, mobilisant la police et l’armée, ce qui a fait au moins deux morts parmi les citoyens et risque d’attiser davantage les tensions dans une société habituée à répondre à la répression par une rébellion encore plus forte.

Rodrigo Paz se rapproche de plus en plus de groupes d’extrême droite qui lui ont ouvertement proposé de gouverner depuis cette ville, loin des « hordes » indigènes et populaires.

Malgré les difficultés du gouvernement à contenir les manifestations, la situation est complexe. Le mouvement populaire, bien que solide dans sa capacité de mobilisation, manque encore de leaders forts capables d’unir et de diriger un bloc électoral en cas d’élections. De plus, aucun programme économique proposant une alternative progressiste pour surmonter la crise économique n’a encore émergé.

Pendant ce temps, Rodrigo Paz se rapproche de plus en plus de groupes d’extrême droite – Tuto Quiroga, Manfred Reyes et les élites de Santa Cruz – qui lui ont ouvertement proposé de gouverner depuis cette ville, loin des populations autochtones et populaires.

Cependant, Paz sait que se réfugier auprès de l’extrême droite a un prix : celle-ci exige des postes clés au gouvernement, des ensembles de lois néolibérales et une répression qui ne fera qu’attiser la révolte populaire.

Sans aucun doute, Paz est pris entre le marteau et l’enclume. Même s’il parvient à survivre à cette seconde vague de protestations populaires, il en ressortira probablement tellement affaibli qu’il lui sera très difficile de mettre en œuvre la moindre politique.

Texte de ARIÁN LAGUNA QUIROGA

18/05/2026 18:33 par Carlos Ducasse

Le Peuple Bolivien armé "losponchos rojos" nous montrent que l’Essence de la Revolution Bolivarienne est dans les Peuples Infigènes organizés... Ils montrent aux Gouvernements fantoches, aux marionettes de Washington, comment de pas devenir "locataires" de leurs propres ressources... L’insurrection spontanée est la réponse Populaire a la découvertes de négociations entre Rodrigo Paz et la CIA por sequestrer l’Ex President Evo Morales.

19/05/2026 06:41 par Maxime Vivas

Tous les commentaires nommément adressés à un lecteur sont "modérés"
Lo siento.

19/05/2026 07:01 par CAZA

Tous les liens vers le Diplo partent en spam ?
RE :
Humm Assim
Imaginer qu’ il est possible de dialoguer avec le prédateur américain plutôt que de le combattre ?
Plus personne ne s’intéresse au Nicaragua ?
Dommage .
La morale : faut pas dialoguer avec les serpents venimeux mais les écraser avec les pieds
« La souveraineté et la liberté d’un peuple ne sont pas destinés à faire l’objet de discussions, mais plutôt à être défendues par les armes. »
Somoza fait abattre Sandino le 21 février 1934, alors qu’au terme d’une réunion il quitte la table de négociations. D’une balle dans le dos.>>>
Pour lire l’ article taper :
Le monde diplomatique César Augusto Sandino par Maurice Lemoine

Le Nicaragua après la CIA et le FMI
https://lanticapitaliste.org/arguments/international/nicaragua-la-revolution-confisquee

Philip Aggee disait que pour un pays comme la France une centaine de personnes travaillait à la CIA pour l’ élaboration de programmes de corruption ,de compromission ( statuettes , costumes , mains aux fesses de personnel hôtelier Etc )
Pour les pays comme Yougoslavie , Syrie , Libye , Iran , Ukraine c’ est la guerre civile à organiser le quotidien de la CIA .
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/espions-une-histoire-vraie/philip-agee-espion-americain-et-pire-ennemi-de-la-cia-5186111

Le jour où Chinois ou Russes seront à même d’ organiser un mouvement indépendantiste au Texas ?

19/05/2026 08:27 par jacques-françois bonaldi

Attention à ne pas faire circuler comme valables, réelles et confirmées, des informations qui ne sont que le fruit de la campagne médiatique orchestrée par l’establishment étasunien pour orienter l’opinion publique tant intérieure qu’étrangère. Cette histoire des « 300 drones » provient justement de l’un des acteurs vitaux, Axios (cf. l’article que j’ai posté à ce sujet voilà quelques jours), un des médias chargés de cette besogne. Il ne donne aucune source, comme d’habitude, uniquement des sources anonymes. Que Cuba ait absolument le droit, à plus forte raison dans les circonstances actuelles, de se doter de moyens de défense, cela est une évidence, mais le vicieux de cette annonce donnée comme un fait acquis, c’est que l’information d’Axios affirme que ces 300 drones vont servir à « attaquer » les Etats-Unis, comme le dit le titre même de l’article du 17 mai : « Exclusive : U.S. eyes attack-drone threat from Cuba » : Cuba has acquired more than 300 military drones and recently began discussing plans to use them to attack the U.S. base at Guantanamo Bay, U.S. military vessels and possibly Key West, Fla., 90 miles north of Havana, according to classified intelligence shared with Axios. » https://www.axios.com/2026/05/17/us-military-drones-cuba

Quant aux scénarios, vous ne donnez aucune source… Il y en a bien d’autres possibles… Entre autres, qu’une agression militaire ne soit peut-être pas la meilleure solution, parce qu’elle déclencherait presque à coup sûr un déferlement migratoire en direction de la Floride toute proche, ce qui n’est pas du tout dans l’intérêt de la Maison-Blanche. Sans parler, bien entendu, des conséquences qu’aurait pour les Etats-Unis une invasion : la Révolution cubaine dispose des moyens et du peuple pour la contrer et la rendre insoutenable pour l’agresseur.

Soit dit en passant, j’espère que les forces armées cubaines n’ont pas attendu hier pour se doter de drones…

19/05/2026 08:54 par jacques-françois bonaldi

C’est que les vidéos de Romain Migus, les informations détaillées de Maurice Lemoine, le blog Venezuelainfos, et les autres sites ne peuvent occulter des faits pour le moins troublants dans les agissements du gouvernement bolivarien et de la présidence « en exercice » et qui ne peuvent que laisser planer des doutes et faire penser, non à une traîtrise, mais du moins à des décisions de politique étrangère prises sous la tutelle de Washington ou en tout cas par peur de ses menaces. Le dernier fait troublant en date est l’extradition aux Etats-Unis de celui qui a été accueilli, voilà à peine trois ans, en héros par Nicolás Maduro (j’ai suivi en direct sur TeleSur sa réception à laquelle avait assisté le ban et l’arrière-ban des autorités chavistes) : Alex Saab, cet h0mme d’affaires colombien (et plus tard naturalisé vénézuélien) qui avait utilisé tous les moyens à sa disposition, en particulier sa fortune et ses contacts, pour détourner et contourner les sanctions étasuniennes et faire entrer au Venezuela des biens, des articles, des denrées, des médicaments et des produits, dont des pièces pour les raffineries de pétrole, dont le pays avait besoin d’urgence pour faire face aux pénuries imposées de l’extérieur, obtenant des filières avec l’Iran et la Russie. Arrêté au Cap-Vert (si j’ai bonne mémoire) sous pression étasunienne, expédié et jugé aux USA sous je ne sais plus trop quelles accusations (je n’ai pas envie de chercher maintenant), le gouvernement bolivarien avait mené toute une campagne, conduite, je crois, par Delcy et son frère, pour obtenir sa libération. Il est effectivement échangé pour des prisonniers étasuniens en décembre 2023. Le voilà donc passé de héros sous Maduro à bandit depuis le 3 janvier : écarté du pouvoir, limogé de son poste de ministre, apparemment en prison domiciliaire dès début février, il vient donc, le 16 mai, d’être extradé aux Etats-Unis, le communiqué du gouvernement intérimaire affirmant : « Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela informe de la déportation du citoyen de nationalité colombienne Alex Naím Saab Morán, réalisée ce 16 mai 2026 conformément aux dispositions normatives de la législation migratoire vénézuélienne. La mesure de déportation a été adoptée pour la raison que ledit citoyen colombien est accusé de la commission de différents délits aux Etats-Unis d’Amérique, comme cela est public, notoire et communicationnel ».

Et les choses n’ont pas traîné comme si tout était déjà prêt d’avance : expulsé samedi, il vient aujourd’hui même, lundi 18, de passer devant une cour fédérale de Miami qui l’accuse de « blanchiment ».

On avouera que tout ceci est loin d’être clair. Le gouvernement intérimaire semble être heureux de se débarrasser de celui qu’il avait reçu en héros en décembre 2023 ! Il oublie aussi dans ce communiqué que Saab avait été aussi la nationalité vénézuélienne et qu’il ne pouvait donc pas être extradé faute de l’instrument juridique requis entre les deux pays. Soudain, il n’est plus que colombien… Pourquoi ne pas le juger au Venezuela ?

Beaucoup de choses sont troubles dans les agissements du gouvernement intérimaire, depuis les faits mêmes du 3 janvier jusqu’à différentes décisions adoptées depuis, toutes en rapport avec les pressions de la Maison-Blanche…

Aujourd’hui même, lundi 18 mai, Delcy Rodríguez affirme que « la déportation d’Alex Saab répond aux intérêts nationaux », et que celle-ci été « une mesure administrative justifiée par les intérêts nationaux, visant à défendre le Venezuela et à garantir la tranquillité et le développement du pays » Elle a précisé : « Toute décision du gouvernement national sera prise dans un seul intérêt, celui du Venezuela. Il n’y a pas d’autre considération. Alex Saab est un citoyen d’origine colombienne, qui a rempli des fonctions au Venezuela, et qu’il s’agit de questions entre les Etats-Unis d’Amérique et Alex Saab. »

Quant à Diosdado Cabello, il nie que Saab soit un citoyen vénézuélien : « C’est un citoyen d’origine colombienne. Il présentait toujours une pièce d’identité vénézuélienne qui n’était pas légale. Qui n’a aucune valeur dans le Système administratif d’identification, de migration et d’extranéité (Saime) qui est l’organisme qui délivre l’identité vénézuélienne. Il n’existe aucun document attestant qu’il soit Vénézuélien ».

Le PSUV ratifie à son tour, bien entendu, cette position et affirme que la situation de Saab est liée à « une quantité de fraudes à l’Etat vénézuélien », de « toutes sortes », qui sont en cours d’investigation.https://www.telesurtv.net/delcy-venezuela-intereses-deportacion-saab/

Quand, je le répète (pour l’avoir vécu), le gouvernement chaviste a reçu en héros Alex Saab en décembre 2023, il ne semblait pas se poser la question. Et s’il a « fraudé » l’Etat vénézuélien, pourquoi ne le juge-t-on pas dans le pays, au lieu de l’extrader chez l’ennemi, autrement dit les Etats-Unis.

Oui, rien n’est clair dans ce nouvel épisode, et l’ingratitude du gouvernement « intérimaire » est assez étonnante. Autrement dit, comment se débarrasser d’un gêneur. De là à soupçonner des querelles de pouvoir, voire plus, au sein du chavisme, le pas n’est guère difficile à franchir…

19/05/2026 17:43 par Carlos Ducasse

Plus personne ne s’intéresse au Nicaragua....

Déja IL faudrait savoir que "l’anti capitaliste" est tout sauf Anti capitaliste... C’est une réponse reactionnaire à "L’anti Diplomatico" , publication Italienne anti imperialiste pour de vrai...
Ensuite IL y a bien un dialogue au Nicaragua avec les serpents venimeux... En fait IL y a bien EU un coup d’Etat au Nicaragua en 2018 et le modèle transitionnel actuellement en place à Caracas avait été préalablement testé à Managua... Les soit disant purges staliniennes de Rosario ne sont en rien differentes de Celles de Delcy, IL s’agit de démanteler les reseaux de financement de l’Alba liés a la vente et distribution parallèles du petróleo Venezuelien... Au Nicaragua ont été arrêtés le Commandant Bayardo Arce, le Genera Calderon Vindell et le Tresorier de la Cooperation Venezuelienne Francisco López...

19/05/2026 18:05 par Carlos Ducasse

Article de
Giorgio Trucchi, Pagine esteri
07/05/2026

Il s’agit d’un véritable plan stratégique de reconquête territoriale et d’imposition, y compris militaire, d’une politique expansionniste de plus en plus agressive et d’un modèle économique néolibéral extractif, conçu par l’administration MAGA (Make America Great Again) et le gouvernement Netanyahu pour l’Amérique latine, avec le soutien de l’Argentin Javier Milei et, comme tête de pont, de l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernández, condamné aux États-Unis à 45 ans de prison pour trafic de drogue et gracié par la suite par Trump. L’objectif immédiat est de freiner l’expansion et la domination de la Chine dans le traitement des minéraux critiques – elle contrôle environ 85 % du raffinage mondial des terres rares – en intervenant dans les zones les plus stratégiques, comme l’Amérique latine. Mais ce plan vise également à regagner en influence et en hégémonie dans sa propre zone d’influence et à déstabiliser les gouvernements et les partis progressistes et de gauche. Corruption, chantage, détournements massifs de fonds publics, répression et violences meurtrières, campagnes de diffamation et assassinats médiatiques : tels sont les outils de la stratégie de Trump.

Voici ce que révèlent les 37 fichiers audio publiés ces derniers jours par Canal RED et Hondurasgate, dressant un tableau inquiétant pour l’Amérique latine. Après avoir exposé les manœuvres américano-israéliennes visant à s’ingérer dans les élections honduriennes et la grâce accordée à l’ancien président en vue de son retour au pays comme candidat potentiel en 2029 et comme agent politique pour Trump et le lobby israélien dans la région, le portail web Hondurasgate a publié une seconde série de fichiers audio qui confirmeraient la stratégie de déstabilisation de Washington en Amérique latine et le rôle du Honduras comme enclave stratégique pour reprendre le contrôle de la région, grâce à « une combinaison de guerre juridique , de contrôle militaire des ressources stratégiques, de narcoterrorisme et de manipulation religieuse et médiatique ».

L’enjeu est de taille : l’expansion des tristement célèbres Zones d’emploi et de développement économique (ZEDE), sortes d’enclaves néocoloniales gérées de manière autonome par des capitaux multinationaux, notamment nord-américains ; l’installation d’une nouvelle base militaire américaine sur ces territoires ; l’adoption d’une loi incitant les États-Unis et Israël à investir dans l’intelligence artificielle ; et même la construction d’une méga-prison sur le modèle du tristement célèbre Centre de détention pour terrorisme (CECOT) au Salvador, qui a suscité de vives critiques en raison des conditions inhumaines de détention et des plus de 500 décès recensés par les organisations Cristosal et Socorro Jurídico Humanitario. Le président Asfura a également expliqué à Hernández, dans un message audio, que ces projets prévoient « l’attribution à General Motors du contrat de construction de la ligne ferroviaire interocéanique » et « l’achat exclusif de métaux par l’Argentine et les États-Unis, excluant ainsi la Chine et le Canada de l’accord ».

Une stratégie vouée à l’échec sans un appareil répressif adéquat, prêt à anéantir, même physiquement, toute personne qui s’y oppose. Particulièrement inquiétants sont les enregistrements audio dans lesquels Hernández ordonne au président du Congrès, le fidèle Tomás Zambrano, d’utiliser toute forme de violence pour contrôler l’opposition. « Au Honduras, il faut de la force, de la logistique et du sang. Si vous voulez contrôler les gens, vous devez les réprimer, les étouffer, vous devez contrer la violence par la violence… Comme disait Pablo Escobar, ne soyez pas faibles, sinon vous n’y arriverez pas. » Il est crucial pour l’ancien président hondurien de se maintenir au pouvoir, quel qu’en soit le prix. « Nous ne renoncerons pas au pouvoir et nous ferons tout ce qu’il faut pour le conserver. Et si la situation s’envenime, il faudra en accuser les communistes. Voilà le discours que nous devons imposer : ce sont eux les violents qui provoquent ; nous ne faisons que répondre aux attaques. »

Pour ce faire, Hernández aurait contacté l’ancien chef du coup d’État, le général Romeo Vásquez Velásquez, condamné pour l’assassinat d’Isy Obed Murillo, 19 ans, premier martyr de la résistance contre le coup d’État militaire de 2009, et en fuite depuis plus d’un an. Dans un enregistrement audio, l’ancien chef des forces armées l’assure avoir déjà le soutien de certaines unités militaires : « Il me suffit de confirmer la liste des personnes et nous nous mettons au travail. Nous avons les ressources (financières), les hommes, nous attendons simplement vos ordres. »

Un autre pilier du plan stratégique est l’élément idéologique, en l’occurrence l’implication des sectes religieuses, notamment l’Église évangélique. S’adressant de nouveau à Zambrano, l’ancien président explique que les Églises doivent être alliées pour influencer la perception qu’a la population du gouvernement progressiste de Xiomara Castro. « Nous devons faire oublier ce gouvernement et lui faire croire qu’il a été un désastre. C’est l’un des moyens de nous maintenir au pouvoir. »

La création d’une équipe de communication financée par des fonds publics honduriens et argentins, destinée à cibler les gouvernements de Gustavo Petro (Colombie) et de Claudia Sheinbaum (Mexique), ainsi que d’éminents membres et anciens responsables du Parti de la liberté et de la refondation (FRP) du Honduras, est l’une des stratégies promues par les États-Unis. Juan Orlando Hernández y adhère et en discute avec des membres de son parti (Nacional) et le gouvernement hondurien actuel. Le plan prévoit d’envoyer à l’ancien président environ 300 000 dollars, détournés du ministère des Infrastructures et des Services publics, pour louer un appartement et y installer une « unité de journalisme numérique ». Cette équipe serait chargée de constituer des dossiers ad hoc afin d’attaquer les opposants politiques via un nouveau portail web créé par l’entourage de Donald Trump.

« Des documents sont en préparation contre le Mexique, la Colombie et, surtout, contre le Honduras, en l’occurrence contre la famille Zelaya (Manuel Zelaya, 2006-2009, et Xiomara Castro, 2022-2025) », a expliqué Hernández dans un message audio adressé au président actuel, Nasry Asfura. La situation est particulièrement grave, car des élections auront lieu en Colombie dans moins d’un mois (le 31 mai), où le candidat progressiste du Pacte historique, Iván Cepeda, est en tête de tous les sondages et où les menaces et le chantage de Trump contre le Mexique sont constants et persistants. Le gouvernement argentin financerait également l’ensemble de l’opération, avec une contribution de 350 000 dollars, et un « grand ami mexicain » dont l’identité reste toutefois inconnue. « Nous avons besoin de liquidités pour éradiquer le cancer de la gauche au Honduras et en Amérique latine », explique Hernández dans un autre message audio adressé à la vice-présidente hondurienne, María Antonieta Mejía.

Pour Bertha Oliva, coordinatrice du Comité des familles de prisonniers disparus au Honduras (COFADEH), le pays se trouve à la croisée des chemins. « Nous sommes confrontés à un affrontement entre riches et pauvres, une lutte des classes, un choc entre deux modèles économiques : d’un côté, ceux qui concentrent le pouvoir et la richesse, et de l’autre, ceux qui doivent se contenter de miettes et lutter pour survivre ; de l’autre, ceux qui pillent les terres, les territoires et les biens communs et abandonnent la souveraineté nationale comme des larbins de l’empire ; et de l’autre, ceux qui résistent et se battent pour un Honduras différent, pour un modèle économique inclusif et solidaire qui réduise les inégalités, protège le patrimoine national et ne brade pas le pays », a-t-elle déclaré à Pagine Esteri.

La diffusion du troisième et dernier enregistrement audio souligne la gravité du plan ourdi par Washington et Tel-Aviv, dont Tegucigalpa est le fleuron en Amérique latine. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire de prendre d’assaut les institutions et d’éliminer toute trace de présence du Parti libéral, y compris physiquement. Trois phases sont définies à cet effet : la persécution et les menaces contre les opposants politiques occupant encore des fonctions institutionnelles, la campagne menée au Parlement pour obtenir les votes nécessaires à leur destitution par voie de jugement politique , et la réintégration d’anciens proches de Juan Orlando Hernández à des postes de pouvoir. Outre les noms déjà cités dans cet article, les nouveaux enregistrements audio impliquent la conseillère électorale Cossette López Osorio, le député libéral (anciennement membre du Parti libre) Jorge Calix, et l’ancien président du Tribunal suprême électoral, David Matamoros, architecte de la fraude électorale de 2017, également légitimée par Washington, lors de laquelle la répression policière a coûté la vie à plus de 30 personnes manifestant dans les rues du Honduras.

La cible principale est le conseiller municipal Marlon Ochoa, qui, avant, pendant et après les élections de novembre dernier, avait dénoncé des irrégularités et des fraudes flagrantes de la part des deux partis traditionnels, ainsi que l’ingérence de Trump. Ayant fui en exil avant d’être destitué, il a déclaré en exclusivité à Pagine Estere qu’il disposait d’informations concernant un complot visant à le juger, le faire condamner, l’emprisonner et finalement l’assassiner. Des enregistrements audio publiés par Hondurasgate confirment leur véracité. « Comment pouvons-nous avancer si nous ne nous débarrassons pas d’abord de ce Marlon ? (...) Il doit être la cible numéro un. Je le dis clairement : la prison ou la mort », a déclaré Cossette López dans un enregistrement audio collectif.

Dans un autre enregistrement, Hernández et Zambrano discutent de la stratégie à adopter pour le piéger dans un crime impliquant un mandat d’arrêt international et une arrestation à l’étranger, avec la complicité des services de renseignement américains. Afin de réunir les votes nécessaires à sa destitution, des centaines de milliers de dollars auraient été versés à douze députés libéraux. « Donnez-moi encore de l’argent, car j’en ai déjà trop donné », se plaint Calix. « Je vous donnerai trois millions de lempiras (113 000 dollars) de ma propre poche et deux millions (75 000 dollars) de la part de Carlos Flores (ancien président libéral). Mais vous ne les empocherez pas, comme on le prétend. Ils sont destinés à ces fils de putes de députés qui se dégonflent », rétorque Cossette López.

Sur leurs comptes de réseaux sociaux, Juan Orlando Hernández et Tomás Zambrano dénoncent avec humour ce qu’ils perçoivent comme une tentative désespérée de la gauche nationale et internationale de discréditer l’ancien président et le parti au pouvoir. Canal RED et Hondurasgate répliquent en publiant une analyse forensique détaillée de chaque enregistrement audio réalisée avec Phonexia Voice Inspector, dont les résultats confirment leur authenticité acoustique et biométrique.

« Le plan est le même que dans les années 1980 », explique Oliva. « L’oligarchie et la politique locale ultraconservatrice collaborent avec leurs homologues internationaux pour anéantir quiconque menace leurs intérêts. Une narco-dictature est en train d’émerger, visant à régner pendant des décennies, soutenue par l’armée et les médias. Cela ne peut mener qu’à la répression, la criminalisation, l’exil et la mort. » Pour ce défenseur des droits humains de longue date, « nous traversons des moments très difficiles et nous sommes inquiets, mais nous ne devons pas cesser de rêver. Le peuple finit toujours par triompher, car il a raison. » Pagine esteri

20/05/2026 03:04 par Vania

Comme dit @Assim, les commentaires sont parfois lamentables. Nous avons @Jos, qui utilise le Monde comme référence fiable pour condamner les chavistes. Le Monde !!, le journal qui participe à la préparation de l’opinion publique internationale en vue de la destruction et /ou le discrédit de tous les pays victimes de l’empire étasunien/sioniste ! Le Monde qui aujourd’hui , quand les Cubains sont menacés par les eeuu et subissent un génocide sans bombes ne trouve pas mieux que de faire un reportage sur la répression des opposants
https://x.com/ChrisRodrigAl/status/2056760013956284890
Concernant la déportation de A. Saab, je me méfie des opinions/manipulations de l’opposition et suis prudente. Saab n’a pas reçu la nationalité dernièrement, le papier qu’il présentait toujours était faux et datait de 2004. !! C’est en analysant en détail le dit document qu’ils ont découvert la fraude. Quand on lui a demandé :ou avez-vous eu ce document ? comment l’avez-vous obtenu ? il a répondu je ne me souviens pas. De plus, son avocat a dit qu’il avait fait des accords non accomplis avec les organismes d’intelligence des eeuu.
L’accusation de traitrise contre les chavistes est utilisée par l’opposition (qui maintenant,curieusement !! défend A. Saab...),par la gauche troskiste, même par le vassal de l’occident/sioniste de l’onu Guterres . Les chavistes ont Toujours pris le temps de bien s’informer avec des preuves à l’appui, avant de présenter un cas de fraude, vol, trahison. etc. Des fraudeurs, voleurs, imposteurs il y a en eu beaucoup ! Le dernier était ni plus ni moins que le vice-président responsable du pétrole Tareck El Aisami et son vol spectaculaire avec cripto monnaies, ou rafael Ramirez qui vit comme un roi en Italie, ou L. Miquilena qui a trahi Chavez et le considérait un dictateur castriste etc.
Je trouve lamentable que des personnes de gauche s’acharnent contre les chavistes, qui sont, je vous rappelle, les VICTIMES. Ils se trouvent dans une situation très difficile et font tout pour sortir la tête de l’eau. Comment peut-on être aussi aveugle et oublier les bombardements, les menaces, le président séquestré ,innocent, en prison accusé faussement. Le but de accusations contre les chavistes vise à les isoler davantage et a leur faire perdre toute solidarité international !. Peut importe à quel point un humain peut avoir raison, celui qui est affaibli sera toujours jugé coupable. "Diviser pour mieux régner" est la consigne lancée par Trompe et ses gangsters. et cela fonctionne chez certains.

20/05/2026 06:24 par Vania

Très bonne Intervention limpide et détaillée et de J. Rodriguez à l’Assemblée Nationale de la République bolivarienne du Venezuela sur le cas d’A.Saab. A.Saab avait des relations avec des agences étasuniennes depuis 2019 et ses documents étaient faux. Il n’y a pas de bons fraudeurs et de mauvais fraudeurs, car cela enlève toute légitimité aux pouvoirs judiciaires internes. Il a aussi mentionné le cas d’Arnaldo Ochoa , révolutionnaire cubain qui a trahi gravement la révolution cubaine. Ce fait a sali l’image de Fidel ou de celui qui avait trafiqué avec des diamants et de la cocaine ?
https://x.com/teleSURtv/status/2056851746492645806
https://www.telesurtv.net/jorge-rodriguez-alex-saab-agencias-eeuu/

20/05/2026 12:31 par Palamède Singouin

Très bonne Intervention limpide et détaillée et de J. Rodriguez à l’Assemblée Nationale de la République bolivarienne du Venezuela sur le cas d’A.Saab

On peut tout aussi bien penser qu’il récite la propagande étasunienne tout autant que le font les inconditionnels de Delcy Rodriguez en reprenant le discours de Trump sur l’opération de kidnapping de Maduro présentée comme imparablement "hightech".

Les zones d’ombres sont nombreuses et plutôt que de se perdre dans des spéculations hasardeuses sur les intentions des autorités vénézuéliennes, il est peut être préférable d’attendre les élections qui finiront bien par avoir lieu. On y verra peut-être un peu plus clair après.

20/05/2026 14:12 par Carlos Ducasse

Ce qui NE sert plus se jette.. depuis que Delcy est la qui traite personnellement avec les agences Américaines, Saab qui servait d’intermediaire est devenu parfaitement inútile... Ce qui est grave cependant c’est est que Saad servira de piece aux accusateurs de Maduro... Le manque de preuves dans le procès contre maduro est la raison de cette nouvelle deportation... Free Maduro !

20/05/2026 21:40 par Vania

Très bonnes réflexions de Christian Rodriguez (qui est sur place au Venezuela) sur certaines opinions des révolutionnaires de salon.
https://x.com/ChrisRodrigAl/status/2057150872182776144
Certains gauchistes font semblant d’ignorer que l’infiltration est une méthode utilisée par la cia ! Ils leur est impossible d’imaginer que le millionnaire A.Saab pourrait être un infiltré de la cia. Ils considèrent un détail sans importance le fait d’avoir de faux documents d’identité. Ils leur est difficile d’imaginer qu’il collaborait avec les organismes d’intelligence étasuniens depuis 2019. Connaissaient-ils A.Saab de près ? ou seulement ont-ils lu les informations diffusées par l’opposition et la presse occidentale de désinformation massive ? Puisqu’ils émettent des opinions sur la situation au Venezuela comment se fait-il qu’ils ignorent qu’il existe une commission du gouvernement qui travaille dans le dossier pour la libération du président ? que le fils du président fait partie de la dite commission ? et qu’il est possible qu’ils ont découvert des aspects troubles sur l’ex- fonctionnaire et sur son rôle clé pour accuser le président. Plusieurs interviennent pour prouver le contraire ( Saab innocent et gouvernement en charge traitre). Leur logique est irrationnelle, il est malveillant de s’acharner contre les victimes . Les traités de traitres aide directement aux intérêts de l’opposition et de l’impérialisme étasunien
P.S. Infiltrations de la cia en Amérique latine ,il y a en eu plusieurs. Exemple : le cas emblématique de Judas Moreno ex-président d’Équateur , élu grâce à la révolution citoyenne, qui affirmait que le gouvernement de Correa était le meilleur de l’histoire de l’Équateur, et après son élection a persécuté tous les leaders et détruit le pays qui est maintenant gouverné par un narco président qui se considère un étasunien.

21/05/2026 07:09 par CAZA

Humm
Meilleure option ?
Extrader un traitre chez son employeur ou juger un traitre dans le pays où il a commis ses traitrises ?
Sinon en général faut pas prendre les lecteurs d’ ici pour des crédules de la dernière averse ignorant des magouilles de la CIA .
Même les lecteurs des infaux qui savent lire sont au courant .
Par Ex ( C’ est pas le Véné )
https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2026-03-06/il-y-a-73-ans-les-etats-unis-et-la-cia-ont-fait-basculer-le-destin-de-l-iran-voici-le-recit-d-un-coup-d-etat-oublie-928be378-2379-402e-83fc-d854ed973fe8

Dis Docteur quoi que c’ est le Gauchisme ?
Très grave inflammation des méninges qui pousse le patient a ne pas suivre la ligne brisée de la doxa officielle du mouvement communiste .
https://www.toupie.org/Dictionnaire/Gauchisme.htm

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