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L’Allemagne parie sur son vieux rêve d’hégémonie européenne. Derrière la Crise de l’Euro. (Dissident Voice)

Richard GREEMAN

Le pouvoir industriel et financier allemand est la clé qui permet de comprendre les manoeuvres internationales complexes et souvent troublantes qui accompagnent la Crise de l’Euro. L’Allemagne est la centrale électrique de l’industrie européenne, le seul pays à être sorti de la Grande Récession avec une économie saine, peu de chômage, la stabilité sociale et une balance commerciale positive. La stabilité de la monnaie européenne est essentielle à la continuation de cette situation économique favorable même si cela implique d’accorder plus de crédit à des économies en faillite comme la Grèce, l’Italie et d’autres à venir, comme l’a dit La Chancelière Merkel à son parti fiscalement conservateur en des termes clairs le 15 novembre. C’est seulement dans le cadre solide d’une Union Européenne forte que l’Allemagne, la principale nation créditrice de l’Europe, peut espérer toucher les intérêts de ses prêts et investissements européens.

Pour l’Allemagne, (et son allié américain) la Zone Euro est "trop grande pour faire faillite". Et puisque l’Union Européenne n’a pas de mécanisme comme la Banque Fédérale de Réserve étasunienne, seule l’Allemagne est en position de garantir les importants prêts indispensables. C’est un pari financier d’envergure historique et il a un prix politique : l’hégémonie allemande sur l’Europe.

Bismark a fait de l’Allemagne une grande puissance

L’ouvrage de Paul Kennedy "Naissance et déclin des grandes puissances" qui fait référence, considère l’Allemagne comme la puissance militaro-industrielle hégémonique (ou soit disant telle) depuis 1870 ; A cette date, Bismark, le Chancelier prussien de "sang et de fer", a dupé l’empereur français Napoléon III en l’incitant à se lancer dans une guerre à laquelle la Prusse se préparait depuis longtemps. Après une défaite retentissante (Napoléon a été fait prisonnier quand les Prussiens ont encerclé la principale armée française) Bismark a posé la couronne sur la tête de son souverain féodal qui, un peu à contre coeur, est devenu l’empereur Wilhem I et a régné depuis Berlin, sa capitale, sur un empire germanique étendu et uni (qui comprenait deux provinces françaises et la plupart des états du sud de langue allemande).

A la fin du 19ième siècle, l’industrie allemande, efficace, et organisée de manière scientifique menaçait de supplanter l’industrie anglaise vieillissante. Au même moment le militarisme prussien, soutenu par cette expansion industrielle et financière, se préparait à épauler l’hégémonie politique future et à conquérir des territoires. Au cours du 20ième siècle, il a fallu deux longues guerres mondiales pour empêcher l’empire allemand de transformer son pouvoir financier et industriel en domination impériale du Continent. Les deux principaux facteurs qui ont jugulé la tendance "naturelle" de l’Allemagne capitaliste à prendre le pouvoir en Europe ont été des facteurs militaires : 1) La géographie : située au centre de l’Europe entre le vaste empire russe et son alliée, la république française (une puissance militaire de première importance encore à l’époque), l’Allemagne était obligée de se battre au moins sur deux fronts en 1914 comme en 1940 et en mer contre la formidable Marine Britannique ; 2) La montée d’une nouvelle puissance militaro-industrielle beaucoup plus riche, les Etats-Unis, alliés de la France et de l’Angleterre.

Vaincue, divisée et démilitarisée, l’Allemagne rebondit

En 1945, la démilitarisation de l’Allemagne et sa division entre l’Est et l’Ouest qui ont suivi la seconde guerre mondiale, avaient pour but d’empêcher l’Allemagne de faire une nouvelle tentative d’hégémonie, mais en 1960 (l’année où j’ai acheté ma première Volkswagen !) l’industrie de l’Allemagne de l’Ouest s’était relevée de ses ruines, s’était modernisée et entrait en compétition avec l’industrie étasunienne. De plus la démilitarisation avait libéré d’énormes montants de capitaux allemands au moment où les vainqueurs de l’Allemagne, les Etats-Unis et l’URSS, épuisaient leurs économies dans une coûteuse course à l’armement. De plus, l’Allemagne de l’Ouest avait reçu le soutien inespéré de son ex-ennemi —Charles de Gaulle de France— qui avait conclu une alliance étroite avec le Chancelier Adenauer tout en menant une politique d’indépendance vis à vis des Etats-Unis pendant la Guerre Froide. Dès les années 1970, le leader de l’Allemagne de l’Ouest, Willi Brand a osé briser la glace de la Guerre Froide avec son Ostpolitik indépendante, et a entamé un commerce lucratif avec ses voisins du Pacte de Varsovie. Aujourd’hui l’Allemagne et la Russie sont des alliés et des partenaires commerciaux si fidèles qu’Immanuel Wallerstein peut parler d’un axe Berlin-Moscou.

Le grand pari de l’Allemagne réunifiée

Quand l’empire soviétique s’est effondré et que les deux Allemagnes ont été réunies en 1990, les capitalistes de l’Allemagne de l’Ouest qui voyaient loin, ont pris le risque d’investir d’énormes sommes d’argent dans la réunification et la modernisation de l’Est appauvri. Les investisseurs de l’Allemagne de l’Ouest ont gagné leur pari — et l’ont si bien gagné qu’une ancienne habitante d’Allemagne de l’Est dirige maintenant une Allemagne réunifiée, très peuplée, riche et puissante, à la tête de la Chancellerie établie à Berlin par Bismark en 1871.

La Chancelière Merkel a convaincu sa coalition, qui rassemble tous les tenants du capitalisme germanique, de faire, comme le conservateur Bismark, un pari audacieux. Lequel ? Aider la Zone Euro et en devenir ensuite propriétaire : devenir une puissance hégémonique sans l’aide de l’armée. Par la diplomatie et la force tranquille, la Chancelière va maintenant récolter les dettes que les Grecs et les Italiens ont contractées auprès des banquiers de Francfort aussi sûrement que les Marines étasuniens ont récupéré les dettes contractées par l’Amérique Centrale auprès des banques new-yorkaises au siècle dernier. Mais au lieu d’envoyer des navires de guerre, Merkel a utilisé habilement la voie diplomatique et le poids de l’argent pour provoquer la chute de Papandréou et Berlusconi, les deux Premiers Ministres européens les plus anciens et les plus populaires (Papandréou a été assez courageux pour la mettre au pied du mur et annoncer un référendum populaire sur l’Euro et le sommet de Nice, mais ensuite il a honteusement capitulé). Ce manipulateur hors pair de Bismark (qui après 1870 a préféré la diplomatie à la guerre) serait fier de sa disciple.

Deux décapitations sans effusion de sang

Les dirigeants grecs et italiens déposés ont été remplacés par des "technocrates" au service de la Banque Centrale européenne dominée par l’Allemagne. La Chancelière vient juste d’envoyer des équipes de banquiers allemands pour les "conseiller" tout comme le personnel de l’Ambassade étasunienne a "conseillé" les Mexicains et les Nicaraguayens : remboursez-nous, sinon ! Les conseillers sont là pour s’assurer que les régimes technocratiques fantoches imposent des mesures d’austérité drastiques aux peuples italiens et grecs et les forcent à rembourser les dettes contractées par leurs propres banquiers et dirigeants. Cela risque de ne pas être facile.

En attendant, les conséquences futures de la "décapitation" historique de deux dirigeants européens par Merkel peuvent se révéler aussi déterminantes, dans leur genre, que la double décapitation de la Tunisie et de l’Egypte. Pour commencer le fait que l’Allemagne ait imposé de facto des gouvernements supra-nationaux de "règlement judiciaire" à la Grèce et à l’Italie met un terme à leur souveraineté nationale et à la démocratie. Les deux grandes puissances ancestrales historiques de l’Europe, les sources de la civilisation européenne, les berceaux de la démocratie et de l’autorité de la loi sont désormais des états vassaux régis par les banques capitalistes allemandes et nord européennes.

D’une perspective internationale, la diplomatie de Merkel et sa force tranquille ont réussi à dominer deux pays où les hordes d’Hitler s’étaient cassées la figure. Quant au front est-allemand jadis vulnérable, il a été scellé dans le marbre par la récente inauguration du gazoduc Nord Stream qui va alimenter indéfiniment l’Allemagne en gaz bon marché et lui ouvrir un marché illimité pour ses Mercedes et ses Volkswagen. Et pour le moment les Etats-Unis dont la précaire situation financière dépend aussi de la stabilité de l’Euro, devra soutenir l’Allemagne même si cela équivaut à renforcer une économie européenne rivale dominée par l’Allemagne et qui est plus productive et plus puissante que l’économie américaine en déclin. La diplomatie bismarkienne de Merkel a donc réussi à se débarrasser les trois principaux obstacles historiques à l’hégémonie économico-militaire allemande : 1) la nécessité géographique qu’avait une puissance d’Europe centrale à se battre sur deux fronts ; 2) l’indéniable supériorité économique et militaire des Etats-Unis ; 3) le manque d’accès à des sources d’énergie modernes à base de pétrole.

De nouvelles opportunités de lutte ?

Dans la perspective de la lutte des classes en Europe, cette nouvelle situation crée de nouvelles possibilités. Depuis plus d’un an, les jeunes et les travailleurs grecs font grève et se battent pour ne pas avoir à "payer pour leur crise" et maintenant les Italiens, qui ont une longue histoire d’auto-organisation, vont être aussi amenés à défendre leurs intérêts. Ces luttes inévitables prendront place dans l’ambiance révolutionnaire qui émane du Printemps Arabe et qui s’est maintenant étendue au monde entier avec le mouvement Occupy Wall Street des 99%. Plus personne ne se fait d’illusions sur l’effet de "ruissellement"* des profits du capital. Qui plus est, les nouveaux dirigeants technocrates de la Grèce et de l’Italie et les petits comptables allemands qui les conseillent auront du mal à gérer au niveau politique des foules rebelles qui se considéreront comme des esclaves de la dette au service des banques allemandes créditrices. Il faudrait un comédien comme Berlusconi ou un "socialiste" populiste comme Papandréou pour continuer d’embobiner les masses et obtenir leur adhésion et maintenant voilà qu’ils sont partis.

Cette nouvelle situation en Grèce et en Italie, engendrera certainement à la fois une montée des ressentiments nationaux et des divisions dans la bourgeoisie nationale entre les "Européens" et les intérêts du business local (tourisme, industries d’exportation) qui pourraient soutenir la classe laborieuse en réclamant la sortie de l’Euro pour pouvoir dévaluer la monnaie et redevenir compétitifs. Si le ressentiment national ne se transforme pas en chauvinisme et si les bourgeois qui se sont ralliés à la classe laborieuse ne réussissent pas à prendre la direction du front populaire des 99%, il pourrait y avoir de nouvelles perspectives de lutte. Le facteur clé est l’internationalisme. Ce n’est que si les classes laborieuses grecques et italiennes parviennent à s’unir (et à s’allier aux Espagnols, aux Irlandais et aux autres travailleurs européens) qu’ils parviendront à échapper à l’esclavage de la dette imposé par les banques européennes dominées par les Allemands.

Jusqu’à présent les syndicats européens et les partis de gauche (Communistes et Socialistes) ont réussi à maintenir les luttes de classe à l’intérieur des frontières nationales tout en limitant la résistance à des "grèves générales" d’une journée et en canalisant le mécontentement dans les élections locales et nationales. (Les élections sont bien sûr devenues inutiles depuis que les gouvernements de règlement judiciaire sont nommés par un super-gouvernement européen à qui ils rendent des comptes). Néanmoins, les syndicats nationaux établis qui font de la collaboration de classe et les partis de "Gauche" —bien que complètement rejetés par la jeunesse grecque et les indigñados espagnols— ont encore une grande influence en Italie et en France. Si des mouvements horizontaux, plus spontanés et auto-organisés comme le Printemps Arabe, les indigñados et le mouvement international Occupy Everything se répandaient dans la vieille Europe (y compris en Allemagne) la camisole de force dans laquelle les officiels de la Gauche maintiennent les mouvements sociaux pourrait éclater et laisser échapper de nouvelles énergies qui pourraient générer une solidarité internationale des 99%.

Cette solidarité sera nécessaire quand la prochaine bulle financière explosera —comme c’est inévitable— et transformera la Grande Récession ( dont les 1% se sont très bien "remis") en une seconde Grande dépression mondiale.

Richard Greeman

Richard Greeman est un intellectuel marxiste, qui milite depuis longtemps pour les droits humains, contre la guerre, contre les frappes nucléaires, pour l’environnement et pour la lutte des classes aux Etats-Unis, Amérique Latine, France, et Russie. Il est connu pour ses études et traductions du romancier révolutionnaire franco-russe Victor Serge. Il est l’auteur de nombreuses publications en Anglais et Français sur les luttes de classe internationales et la théorie révolutionnaire. Il est basé à Montpellier, France, où il dirige la Fondation Internationale Victor Serge. On peut le joindre à rgreeman@gmail.com

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2011/11/germany-gambles-on-the-old-dream-of-european-hegemony/

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Note :

La théorie du ruissellement (traduction de l’anglais "trickle down economics") est une théorie économique d’inspiration libérale selon laquelle, sauf destruction ou thésaurisation (accumulation de monnaie), les revenus des individus les plus riches sont in fine réinjectés dans l’économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l’investissement (notamment via l’épargne), contribuant ainsi, directement ou indirectement, à l’activité économique générale et à l’emploi dans le reste de la société. Cette théorie est notamment avancée pour défendre l’idée que les réduction d’impôt y compris pour les hauts revenus ont un effet bénéfique pour l’économie globale. L’image utilisée est celle des cours d’eau qui ne s’accumulent pas au sommet d’une montagne mais ruissellent vers la base. Wikipedia

COMMENTAIRES  

19/11/2011 14:33 par williamoff

Pour comprendre l’hégémonie Allemande actuelle en Europe, il faut en fait remonter plus loin encore dans le temps que 1870.
Dès la fin de la domination française sur l’Europe, en 1816 la Prusse instaure les premiers accords douaniers entre les principautés à l’interieur du Royaume de Prusse. Puis a partir de 1834, Le Zollverein une union douanière des Etats allemands entre le Grand-duché de Hesse, le Hesse-Cassel, la Bavière, le Wurtemberg, et la Saxe. L’on peut dire que c’est le véritable ancêtre de la CEE.
Tout cela se fait au sein du Deutscher Bund (Confédération allemande), censé compenser la disparition du Saint Empire Romain Germanique et dont la Prusse, l’instigatrice de cette confédération, souhaite prendre seule la tête. Sa volonté de domination est néanmoins combattue d’une part par l’Autriche, et d’autre part par la France.
Le Zollverein est donc à l’origine de trois conflits,entre la Prusse et ses voisins. Le premier en 1864 avec le Danemark, puis en lien direct avec ce premier conflit, la guerre Austro-prussienne de 1866, qui se termine par a défaite de l’Autriche à Sadowa. Enfin la Guerre Franco-prussienne de 1870, qui parachève l’hégémonie prussienne en Europe Centrale.
Lorsque l’Allemagne se lance dans la conquête coloniale, c’est le Royaume-Unie qui devient l’obstacle et particulièrement sa flotte de guerre. Le developpement de la Marine Allemande est ainsi l’une des causes de la première guerre mondiale.

19/11/2011 16:38 par lisa

On ne change pas sa nature ! Encore moins la nature du politique ! Disons, qu’avec l’Europe les combats sont plus soft, ou du moins, les victimes ne se voient pas comme sur un champ de bataille ! Demeurent pourtant la volonté de puissance et l’esprit de compétition !

C’est le cerveau de l’humain qui fonctionne ainsi( Laborit), ce fonctionnement est exacerbé dans les sphéres du pouvoir ! Tant que l’on méconnaitra ce fonctionnement, tant qu’il n’est pas discuté, on ne pourra rien maitriser, et ce sera toujours la domination, donc la violence, qui régira nos sociétés !

19/11/2011 17:47 par Manant2

C’est aussi la différence en Faust et Don Juan

19/11/2011 21:11 par Palmer

Personnellement je pense qu’il faudrait bien se garder d’analyser la situation économique européenne en termes d’hégémonies nationales, dans le système capitalistes les plus forts n’hésitent pas à piétiner les plus faibles, c’est le système capitaliste qui est le coupable pas une hégémonie impériale germanique ou britannique ou que sais-je. Si actuellement l’Allemagne est le pays le plus solide en Europe économiquement parlant, c’est peut-être que le patronat allemand a un peu plus le sens de l’intérêt général que d’autres patronats plus cupides et plus irresponsables, c’est tout au moins ce qu’affirment certains des patrons allemands qui ne sont pas tendres avec leurs homologues français et britanniques et disent qu’ils ne récoltent que ce qu’ils méritent. Mais ce système ne fait pas dans le registre éthique, il n’y a qu’à voir comment le Japon malgré une économie dynamique et volontaire s’est fait piétiner sans que cela n’émeuve personne. A mon sens le système capitaliste est en train de s’écrouler et pour survivre il jugera que tous les coups lui sont permis, je ne pense pas toutefois que cela pourra empêcher sa chute, mais celle-ci se fera très certainement dans le chaos…

20/11/2011 10:55 par williamoff

@Palmer

Le ressort du capitalisme étant l’égoïsme, il n’est pas étonnant que le Nationalisme soit si intimement lié depuis le départ avec ce système. C’est d’ailleurs pour cette même raison que les guerres capitalistes opposent des Nations entres elles. C’est aussi pour cela que lorsque les crises cycliques frappent le capitalisme le Nationalisme arrivent vite à la rescousse, et de l’ombre passe au grand jour.
Refuser de le voir c’est un peu s’aveugler.

20/11/2011 12:49 par legrandsoir

il y a pourtant le cas du "nationalisme cubain" qui a servi de base arrière à un internationalisme et une solidarité tous azimuts. Qui a permis d’accueillir des dizaines de milliers de réfugiés politiques (peut-être plus, je n’ai jamais pu obtenir un chiffre) de partout dans le monde. Certains entendent "nationalisme" et pensent à Le Pen. Moi j’entends "nationalisme" et je pense à Cuba. Du coup, je me sens parfois "nationaliste" et me demande de quoi parle ce monsieur/madame Le Pen... ;-)

20/11/2011 13:39 par salva

L’article de Greeman est d’autant plus d’actualité que l’Allemagne se prépare à célébrer son triomphe à l’occasion du 300e anniversaire de la naissance de Frédéric II : voir la liste des commémorations prévues en 2012, dans le Spiegel du 7/11/11 - à moins que l’évolution de la situation ne vienne gâcher cette apothéose.

20/11/2011 17:21 par BOBN

Tout est décidé par les banquiers, c’est un gouvernement de l’ombre qui ne rend aucun compte et qui bien sûr n’est pas élu ! En clair : c’est le Cartel bancaire qui gouverne officiellement les pays de la zone européenne, c’est à dire que les peuples sont soumis à la dictature de la finance. La finance ne veut plus être relayée par des politiciens professionnels, elle veut diriger directement les pays...

http://2ccr.unblog.fr/2011/11/20/la-finance-dicte-sa-loi/

20/11/2011 18:57 par gérard

100% d’accord avec Palmer

L’ Allemagne ne serait pas dans une situation économique aussi reluisante que cela, déjà de par sa très faible progression démographique. La précarité de l’emploi y est de plus en plus importante et les mini-jobs sont courants et très mal payés.
L’efficacité su système allemand tient en grande partie à la mentalité, à la psychologie de base des peuples du froid, à leur réalisme profond et même assez rigide, mais ça fonctionne ! Quant aux entreprises françaises, pour côtoyer régulièrement des petites entreprises artisanales, j’en confirme aussi l’avis de Palmer, elles pourraient mieux faire !

Pourquoi l’Allemagne ne veut elle pas entendre parler de la seule solution qui reste aux PIIGS+ F, (car la France est bel et bien dedans et en est en plus le maillon faible !), d’avoir recours à la banque centrale, la BCE pour racheter les dettes, donc créer de la monnaie, chose qui est interdite depuis 1973 ?...Ca reviendrait à faire "tourner la planche à billets" (comme le font les Américains). Nous entrons alors dans le domaine des incertitudes, et ce n’est pas particulièrement un domaine du goût des allemands. Des risques d’inflation existeraient en plus, et ça l’Allemagne ne veut pas en entendre parler ! Le souvenir des années 1920 pour les allemands, où, suite à une terrible inflation, il fallait une "brouette" de Deutschmarks (plusieurs millions !)pour aller acheter du pain explique peut-être cela !

En attendant, l’effondrement du système, qui est entrain de s’opérer, dans le chaos (encore d’accord avec Palmer), la seule et unique solution qui subsisterait ce serait l’éclatement de la zone Euro : ceux qui peuvent suivre le cours de cette monnaie, Allemagne, Autriche, Pays Bas...si je ne me trompe pas, d’un côté,....et les autres !
Mais ça, les allemands n’en veulent pas non plus : la majeure partie du commerce extérieur de l’Allemagne se faisant dans la zone Euro, cela pénaliserait automatiquement ses exportations...
quelqu’un a-t-il une solution à ce "chaos" ?

20/11/2011 23:00 par Bonjour

Volonté d’hégémonie allemande ?

Ou poussée anglo-saxonne visant à éliminer l’euro pour doper le dollar ?

D’abord, l’euro a été voulu autant par la France que l’Allemagne pour installer une certaine stabilité monétaire en Europe.

Des éléments importants, ensuite, soutiennent la seconde hypothèse : les intérêts de Wall Street qui voit le rôle du dollar diminuer comme devise-refuge, Londres qui rêve de devenir la première place financière mondiale (son rôle important dans le transit des pétro-dollars), la dollarisation de la dette publique européenne et la dépendance politique des Etats européens (abandon progressif de la social-démocratie), ingérence du FMI que je qualifierais d’huissier des Etats en difficulté, etc. .

Et, surtout, la dépendance vis-à -vis des marchés. Il faut lire la presse de Wall Street qui tire chaque jour à boulets rouges sur l’euro. A peine créé, le FESF a immédiatement reçu sa notation et des ... critiques "That show of commitment alone was supposed to be enough to reassure the market".

22/12/2011 06:49 par cf

Je ne suis d’accord avec rien de ce que vous racontez.
Vous nous faites la réclame pour le pays de Marx ?
Historiquement ce que vous déblatérez est faux. Excusez, les historiens ont étudié l’unification européenne. Y’a pas eu plus de miracle économique que de dénazification.

Eco : hartz IV, vous connaissez ? Vous croyez que la classe ouvrière allemande se pavane ?
Il y a des alliances et des luttes entre capitalismes/impérialismes rivaux. L’entente et la guerre n’est pas exclue entre ses messieurs.
Les dindons de service sont invariablement les mêmes : les peuples.
Les seuls que j’estime sont les Communistes. qui ne sont pas à gauche , ou au PGE, ou à gauche de la gauche mais communistes. Vous les reconnaitrez facilement : on les assassine.
PS : Et l’impérialisme chinois qui déshabille ces messieurs ?.... Car nous ne vivons, serviles exploités d’Europe que sur l’exploitation des coloniaux. NON ?

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