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Etudiants agressés par le président de l’université de Nice (27 Avril 2009)

(27 Avril 2009) Albert Marouani, président de l’université de Nice, vient faire une conférence sur le campus bloqué de Saint-Jean d’Angély, en lutte depuis 2 ans contre la LRU, en grève depuis 3 mois (enseignants, personnels et étudiants). Conférence qui a pour thème l’autonomie des universités et les bienfaits de la concurrence libre et non faussée entre les universités.

Face à cette provocation, les universitaires mobilisés font un barrage filtrant à l’entrée de l’amphithéâtre pour tenter d’instaurer un dialogue. Albert Marouani s’en prend physiquement aux grévistes sans même tenter d’entamer ce dialogue. Ils les menace ensuite d’exclusion et de conseil de discipline. Selon ses propres termes, les grévistes "ne sont rien", " ne sont pas chez eux" et les insulte allègrement : "Vous n’êtes rien", "Allez vous faire voir petit imbécile", "Vous êtes une bande de lâches oui de lâches", "Fascistes","Bande de minables","Tous des débiles","Incapables de faire des études","vous serez traduit en conseil de discipline","Je vous reconnaîtrai un par un’, "Vous passerez la nuit au poste".

Ensuite, la brigade d’intervention de la police nationale a procédé a des contrôles d’identité et a une fouille sur le seul étudiant gréviste d’origine maghrébine avec la bénédiction de l’administration.

voir la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=AuCLy3IZqSk

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Palestine, photographies de Rogério Ferrari
Préface, Dominique Vidal - Texte, Leïla Khaled Rogério Ferrari n’est pas un reporter-photographe. Il ne scrute pas, ne témoigne pas, n’écrit pas d’images. Il s’emploie à rendre au plus grand nombre ce qu’il a reçu en partage : l’humanité tenace de celles et ceux à qui elle est déniée. Existences-Résistances est un alcool fort, dont l’alambic n’a pas de secret ; il lui a suffit de vivre avec celles et ceux qui en composent le bouquet. Au bout de ces images, point d’ivresse. Mais un (…)
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Il n’y a pas de moyen plus violent de coercition des employeurs et des gouvernements contre les salariés que le chômage. Aucune répression physique, aucune troupe qui matraque, qui lance des grenades lacrymogènes ou ce que vous voulez. Rien n’est aussi puissant comme moyen contre la volonté tout simplement d’affirmer une dignité, d’affirmer la possibilité d’être considéré comme un être humain. C’est ça la réalité des choses.

Henri Krazucki
ancien secrétaire général de la CGT
Extrait sonore du documentaire de Gilles Balbastre "Le chômage a une histoire",

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