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Fallait-il chiffrer le programme ?

C’est donc au tour de Jean-Francis Pécresse dans les Echos du 18 avril de déplorer le coût à la fois exorbitant et mal estimé du programme de Jean-Luc Mélenchon. Bien évidement il nous gratifie au passage de quelques phrases qui se voudraient assassines, peut-être pense-t-il encore que ses éditoriaux peuvent avoir quelque influence sur les électeurs du Front de Gauche ? Il attribue donc à Jean-Luc Mélenchon une "capacité à vociférer, à dénigrer, voire à insulter ce qui nous gouvernent", Jean-Francis Pécresse est, en effet, fort bien placé côté vocifération, mais s’il faut avouer que les siennes manquent singulièrement d’allure. Et il ne nous épargne même pas le classique rapprochement entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélanchon dont les programmes "n’ont pas été expertisés avec la même sévérité, l’un ne valant pourtant pas mieux que l’autre." Mais heureusement que Jean-FrancisPécresse est un grand expert à même de nous éclairer, au royaume des aveugles les borgnes sont rois...

Mais heureusement que de tels experts n’ont pas été conviés pour chiffrer le coût du programme du Conseil National de la Résistance. Sans aucun doute ils auraient conclu que ce programme avait un coût exorbitant et qu’il était irréaliste de le mettre en oeuvre.

Le 18 avril 2012

Jean-Michel Arberet
Conseiller municipal d’Arcueil
Partenaire du groupe communiste
jm-arberet.over-blog.com

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Cuba, l’île insurgée
Vijay PRASHAD, Noam CHOMSKY
Depuis plus de 70 ans, une île située à seulement 200 km des côtes de Floride défie la puissance américaine. En dépit d’un embargo inique et cruel, son peuple est parvenu à bâtir un système éducatif performant et à former des médecins qui parcourent le monde pour venir en aide aux populations les plus vulnérables. Dans cet ouvrage, l’intellectuel Noam Chomsky, connu pour sa critique virulente de la politique étrangère américaine, et Vijay Prashad, historien et journaliste (…)
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Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.

Guy DEBORD

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