A L’ encontre, 30 octobre 2006.
La situation en Amérique latine, qui ne se résume pas aux cycles électoraux, est sujette à de nombreux débats. Nous publions ici un texte de Raul Zibechi, qui contribue à cette nécessaire réflexion d’ensemble.
Diverses remarques peuvent, sur certains points, aller au-delà des frontières de l’Amérique latine. Il va sans dire que, dans un tel maelström, d’autres analyses émergent. Par approximations successives, elles tentent toutes de cerner ce qui est en mouvement dans le continent. - Réd.
Du Brésil au Mexique et du Venezuela à la Bolivie, la scène latino-américaine connaît une croissante bipolarisation qui se manifeste tout autant dans les processus électoraux que dans la vie politique quotidienne.
Un des principaux effets de l’actuelle offensive conservatrice, placée sous la direction de l’administration Bush, contre les gouvernements progressistes et les mouvements sociaux a été de faire passer dans le champ politique la bipolarisation sociale et culturelle approfondie par le néolibéralisme. Peu importe qu’il s’agisse de gouvernements modérés comme ceux de Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil) ou de Tabaré Vazquez (Uruguay) ou de gouvernements plus audacieux et transformateurs comme ceux d’Evo Morales (Bolivie) et de Hugo Chavez (Venezuela). La bipolarisation croît à pas de géant et, en grande partie, a été stimulée par les droites, les élites et la politique George W. Bush. Toutefois, c’est un phénomène complexe qui ne peut être réduit à la seule attitude d’une des parties craignant de perdre ses privilèges - qui ne sont pas toujours en jeu - ou au désir de l’empire de récupérer le terrain perdu. Au-delà de ces facteurs indubitables, il semble que le rôle plus actif que jouent les groupes sociaux, qui jusqu’à maintenant paraissaient condamnés à supporter la domination de façon passive, est un facteur important.
- Lire la suite de l’ article de Raul Zibechi : www.alencontre.org
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