Auteur Salim LAMRANI

Qui se cache derrière Yoani Sánchez ?

Salim LAMRANI
La célèbre blogueuse havanaise Yoani Sánchez est un personnage singulier dans l’univers de la dissidence cubaine. Jamais aucun opposant n’avait bénéficié d’une exposition médiatique si massive ou d’une reconnaissance internationale aussi importante en si peu de temps. En 2004, deux ans après avoir émigré en Suisse, elle décide de revenir à Cuba. En 2007, elle intègre l’univers de l’opposition à Cuba en créant son blog Génération Y et devient une détractrice acharnée du gouvernement cubain. (…)
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Hugo Chávez, l’Agence France-Presse et le rôle des médias

Salim LAMRANI
La visite du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad au Venezuela, le 9 janvier 2012, a fait l’objet d’une couverture médiatique internationale. L’Agence France-Presse (AFP) a également couvert l’événement par le biais, entre autres, de sa chaîne de télévision AFPTV. Néanmoins, l’AFPTV s’est rendue coupable d’une grave dérive en publiant et en manipulant une vidéo tronquée du discours du Président vénézuélien Hugo Chávez, contrevenant à l’éthique journalistique qui impose à la presse de (…)

Les cas d’Alan Gross et des "Cinq Cubains"

Salim LAMRANI, Wayne SMITH
Un changement est possible dans les relations entre La Havane et Washington. Les Etats-Unis ont levé toutes les restrictions concernant les voyages des Cubains-américains vers l’àŽle et les transferts d’argent à destination des familles. Dans le même temps, le gouvernement cubain favorise l’établissement de petites entreprises privées. Cette réalité ouvre la voie au renforcement des liens entre les deux communautés, et plus précisément - comme l’a souligné un observateur - à « un afflux de (…)

« Il existe un consensus au sein de la société cubaine pour sauvegarder le système »

Salim LAMRANI
EDMUNDO GARCà A : Salim Lamrani, lors de votre conférence ici à la Alianza Martiana, vous vous êtes montré assez critique vis-à -vis du rôle des médias et vous avez cité l’exemple de Cuba en donnant quelques informations, quelques détails et statistiques d’Amnistie Internationale. Vous avez évoqué la manière dont cela était reflété dans les médias. Je crois que nous devrions débuter cette interview, cette conversation par cela. SALIM LAMRANI : Je crois qu’il faut commencer par le postulat (…)

« Les sanctions économiques contre Cuba constituent le principal obstacle au développement du pays »

Salim LAMRANI
Cuba Si France : Vous venez de publier un nouvel ouvrage sous le titre Etat de siège. De quoi traite-t-il exactement ? SL : Comme son sous-titre l’indique, ce livre traite des sanctions économiques unilatérales que les Etats-Unis imposent à Cuba depuis 1960. Elles ont été établies en pleine Guerre Froide dans le but de renverser le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro dont les réformes économiques et sociales n’étaient guère appréciées par l’administration Eisenhower de l’époque. (…)

"L’administration Obama a rejeté toutes les propositions de dialogue avec La Havane"

Salim LAMRANI
Le pays vit en ce moment dans une ère de modernisation sans précédent…. En effet, deux mesures sont à souligner. La première constitue une révolution structurelle de la force du travail. Les autorités ont décidé de procéder à la suppression à moyen terme de près d’un demi-million de postes de fonctionnaires, soit 10% du total, et d’un million d’ici cinq ans. La seconde mesure est également sans précédent par son envergure. Il s’agit d’une ouverture de l’économie étatique au secteur (…)

Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba

Salim LAMRANI
Début du chapitre IV Les citoyens étasuniens sont autorisés à se rendre à Cuba mais il leur est strictement interdit d’y dépenser le moindre centime, ce qui rend quasiment impossible tout séjour dans l’île. Le Département du Trésor considère donc tout voyage dans l’île comme une violation de la législation sur les sanctions économiques, à moins que les personnes ayant visité Cuba puissent démontrer qu’elles n’y ont effectué aucun achat. La justice étasunienne poursuit sans relâche les (…)

La réforme du modèle économique cubain - Causes et perspectives.

Salim LAMRANI
Confrontée à des sanctions économiques imposées par les Etats-Unis depuis plus d’un demi-siècle, à la crise financière globale et à un problème récurrent de productivité, Cuba se trouve dans l’obligation de réformer en profondeur son système socio-économique afin de préserver ses acquis sociaux et son mode de vie. Si les facteurs externes expliquent en partie les difficultés auxquelles se trouve confrontée la société cubaine, il est impossible d’en éluder les responsabilités internes. Comme (…)

La Havane d’Eusebio Leal Spengler : une utopie en résurrection ?

Salim LAMRANI
Journée d’études organisée par Gradiva - Créations au féminin, « Le féminin : une utopie ? », Université Paris-Sorbonne, Institut d’Etudes Ibériques et Hispano-américaines, 4 juin 2011. http://gradiva.univ-pau.fr/live/manifestations/manifestations_2011 Alejo Carpentier, dans un vibrant hommage à sa ville natale, la surnommait « La Ciudad de las columnas », en raison de la magie de ses innombrables piliers et colonnes d’essence baroque qui font de La Havane un lieu unique en Amérique (…)

Washington, La Havane et l’affaire Alan Gross

Salim LAMRANI
Depuis le 3 décembre 2009, l’affaire Alan Gross attise les tensions entre Washington et La Havane. Les relations sont conflictuelles depuis plus d’un demi-siècle entre Cuba et les Etats-Unis et un point de contraction extrême avait été atteint sous la présidence de George W. Bush. L’arrivée au pouvoir du Barack Obama en 2008 a entraîné un léger assouplissement des restrictions imposées par la précédente administration républicaine, sans pour autant retrouver le niveau de rapprochement sous (…)

La diplomatie étasunienne et la dissidence cubaine

Salim LAMRANI
Introduction Depuis un demi-siècle, la politique étrangère de Washington à l’égard de La Havane, dont l’objectif est d’obtenir un changement de régime, se base sur deux piliers fondamentaux : l’imposition de sanctions économiques drastiques - qui affectent toutes les catégories de la société cubaine-, et l’organisation et le financement d’une opposition interne. Ainsi, le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’Etat assistant pour les Affaires (…)

Cuba et le nombre de « prisonniers politiques » (suivi de "Toutes les prisons sont laides").

Salim LAMRANI
Le grand Soir publiera sans doute un de ces jours un article sur les prisonniers politiques en Europe et singulièrement en France (Corses, Basques, Action directe…). Quand ils ne sont pas Français ou pro-atlantistes, les prisonniers politiques, sont appelés « dissidents » par nos médias Le mot « dissident » (qui peut inclure des prisonniers de droit commun) est alors synonyme de « héros », surtout s’il s’applique à un Cubain : parmi ces innocents persécutés dont nos bonnes âmes à (…)