Si Théophraste, veut bien accepter cet extrait de Chant de leur propre épouvante - Smaïl HadjAli, LGS- il est question aussi de ce à quoi pense un pilote sioniste de bombardier yankee.
Extrait :
"Écoutez à cet effet
Ce que racontait
Un des nôtres
Il est aussi des vôtres
Il fut chef d’état-major
À toi Dan (1)
Merci Ariel
Pilote de chasseur-bombardier
Je sais aussi larguer
Des bombes au phosphore
Du crépuscule à l’aurore
J’ai été aussi
Chef d’escadrille
D’avions Phantom
C’est eux qui chargèrent
Des bombes nucléaires
Sur ordre de Golda Meir
Pour se préparer à toute éventualité
On ne sait jamais
C’était en 1973
ll y en avait 13
On aurait pu tout foutre en l’air
Mais après-nous le déluge
Mais qu’y suis-je ?
Dans la vie psychanalyste
Petit fils de gazés d’Auschwitz
J’ai effacé totalement
Le regard des miens
Et ne sais plus
Ce que ma grand-mère fut
Elle n’a pas de tombe.
Quand je largue une bombe
Je ressens dans mon F16
« Une très légère secousse »
Sensuelle presque douce
Une seconde après elle a disparu
Je jouis alors en trombe
C’est ce que je ressens
Quand je largue une bombe.
Sur les Arabes.Voluptas necandi."
(1)Dan Halutz, ancien chef d’état-major de l’armée sioniste.