Il manifesto, 13 mars 2006.
L'Italie risque de finir en série B. C'est le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, qui l'a dit, parlant non pas de championnat (scudetto = écusson, et métonymiquement, vincere lo scudetto = gagner l'écusson - du championnat, NDT), mais du « bouclier » (scudo, NDT) antimissile que les Etats-Unis veulent étendre à l'Europe. Dans une interview au Financial Times, hier (12 mars 2007, NDT), il a déclaré qu' « en matière de défense balistique, il ne doit pas y avoir dans l'OTAN de pays de série A et de pays de série B : pour moi l'indivisibilité de la sécurité est le principe directeur ».
Pourquoi l'Italie serait-elle, avec la Turquie et la Grèce, en série B ? Parce que le système actuel projeté par les Etats-Unis qui prévoit l'installation de 10 missiles intercepteurs en Pologne et une station radar en République Tchèque, ne couvrirait pas ces pays. Des fonctionnaires de l'OTAN ont cependant déclaré au Financial Times, que « ce serait (…)Lire la suite »
il manifesto, dimanche 30 avril 2006
C'est avec un « dîner transatlantique » offert par le ministre des affaires étrangères bulgare, que s'est conclue vendredi (28 avril), à Sofia, la rencontre « informelle » de l'Otan, à laquelle ont participé les ministres des affaires étrangères des 26 pays membres. Plat de résistance, le thème du « prochain round de l'élargissement », qui sera mieux défini en novembre au sommet officiel de Riga (Lettonie). L'extension de l'Otan à l'est continue donc.
Après avoir englobé, en 1999, les trois premiers pays de l'ex-Pacte de Varsovie (Pologne, République Tchèque et Hongrie), l'Otan, en 2004, s'est étendue à sept autres : Estonie, Lettonie, Lituanie (ex-pays de l'Union soviétique) ; la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie (ex-pays du Pacte de Varsovie) ; la Slovénie (ex-partie de la Yougoslavie). A l'heure actuelle, informe l'Otan, l'Albanie, la Croatie et la Macédoine participent à un programme qui les prépare à entrer dans l'Alliance, alors que (…)Lire la suite »
Un « choc et stupeur » en préparation pour l'Iran
L'aut'journal, février 2006
Le lancement d'une guerre directe contre l'Iran est maintenant rendu aux « préparatifs finaux ». Selon des documents du Pentagone, les attaques aériennes impliqueraient l'utilisation d'armes nucléaires tactiques ou « mini-nuques ».
Les partenaires de la coalition incluant les États-Unis, Israël et la Turquie, sont maintenant dans « un état de préparation avancée ».
Divers exercices militaires ont eu lieu, dès le début de 2005. En retour, les forces armées iraniennes se sont aussi livrées à des manoeuvres militaires d'envergure dans le Golfe Persique en décembre, en préparation d'une attaque éventuelle lancée par les États-Unis.
Depuis le début de 2005, des pourparlers diplomatiques intenses ont eu lieu entre Washington, Tel Aviv, Ankara et le quartier général de l'OTAN à Bruxelles.
Récemment, le directeur de la CIA, Porter Goss, lors d'une mission à Ankara, a demandé au premier ministre turc (…)Lire la suite »
15 avril 2005
La Constitution qu'on propose est remplie d'expressions de bonne
volonté qui n'engagent à rien, accompagnées d'engagements concrets qui vont
dans le sens opposé.
Exemple significatif : selon l'Article I-3, l'Union "a pour but de
promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples".
La paix est le but proclamé par tous les guerriers. Après ce voeux
pieux, en termes pratiques il n'y a aucune mesure prévue pour promouvoir la
paix : par exemple, une politique internationale en faveur du désarmement
mutuel progressif, notamment nucléaire, ou pour la création de nouvelles
dispositions capables de fournir une résolution pacifique des conflits.
Par contre :
La politique étrangère est dès le début définie comme la "politique
étrangère et de sécurité commune". Non pas comme "la politique étrangère
et de paix internationale", par exemple. Cette préoccupation sécuritaire,
déjà dominante, est renforcée par la première phrase de l'Article I-41 : (…)Lire la suite »