15 

Ziouganov : Sans changement de cap, la Russie ne sortira pas de l’impasse.

“Hier, au Présidium, nous avons fait le bilan des travaux de l’année dernière, de la célébration du 100e anniversaire de la formation de l’URSS, et nous avons approuvé notre plan de travail pour la période à venir, qui inclut la campagne des élections présidentielles. Trois tâches principales ont été clairement définies. La tâche numéro un est d’assurer la victoire sur les nazis, les banderistes et les fascistes qui ont pris le pouvoir en Ukraine ; de faire tout ce qui est possible pour sortir le pays d’une crise systémique et profonde en proposant un programme de développement et un budget, douze lois et notre expérience unique d’entreprises populaires ; de participer à la campagne électorale de l’Union patriotique de gauche, qui a décidé de se présenter ensemble aux élections“. Alors que certains de ses alliés au sein de “l’Union patriotique de gauche” vont beaucoup plus loin dans la critique de l’oligarchie russe et de son rôle de 5e colonne, le KPRF poursuit sa ligne critique mais constructive au sein de la guerre patriotique qui s’affirme de plus en plus comme une guerre contre l’OTAN. Une autre manière de construire une alternative socialiste au sein des contradictions de la guerre. Sans un virage vers la nouvelle voie, sans justice et amitié entre les peuples, sans socialisme rénové, la Russie ne sortira pas de cette impasse. Tout le monde l’a déjà compris. C’est pourquoi vous devez aider et soutenir, pour mettre en œuvre nos programmes. Ils sont honnêtes, consciencieux et créatifs, et possèdent une grande profondeur et une perspective historique.” (traduction de Marianne Dunlop)

Mardi 24 janvier, avant le début de la session plénière de la Douma d’État, la faction du KPRF a tenu un point de presse. Le président du comité central du KPRF, Guennadi Ziouganov, s’est adressé aux représentants des médias.

– Bonjour !

Hier, au Présidium, nous avons fait le bilan des travaux de l’année dernière, de la célébration du 100e anniversaire de la formation de l’URSS, et nous avons approuvé notre plan de travail pour la période à venir, qui inclut la campagne des élections présidentielles. Trois tâches principales ont été clairement définies. La tâche numéro un est d’assurer la victoire sur les nazis, les banderistes et les fascistes qui ont pris le pouvoir en Ukraine ; de faire tout ce qui est possible pour sortir le pays d’une crise systémique et profonde en proposant un programme de développement et un budget, douze lois et notre expérience unique d’entreprises populaires ; de participer à la campagne électorale de l’Union patriotique de gauche, qui a décidé de se présenter ensemble aux élections.

Mais les premiers et les plus importants événements de cette année seront la célébration du 30e anniversaire du parti communiste de la Fédération de Russie et du 80e anniversaire de la bataille de Stalingrad.

Je veux dire sans ambages que le Parti communiste de Russie a été fondé en juin 1990 sous le nom de Parti communiste de la République socialiste fédérative soviétique de Russie. Nous avons tenu le congrès au palais du Kremlin parce que nous avions compris que Gorbatchev, Eltsine, Iakovlev et Chevardnadze constituaient une équipe criminelle et traîtresse qui a trahi le pays et les idéaux du socialisme et l’a détruit systématiquement et progressivement, sachant pertinemment que tout repose sur l’unité, principalement au sein du PCUS. Le parti qui a prêché et prôné les idéaux du socialisme, le parti qui a assuré la victoire et le renouveau du pays.

Sans le PCUS, le pays ne pouvait pas exister, c’était la principale colonne vertébrale. C’est pourquoi nous avons lancé un ultimatum à Gorbatchev et à son équipe, nous avons créé le parti et nous avons tout fait pour stopper cet effondrement criminel, qui était déjà mis en œuvre par l’OTAN et les Américains dans nos frontières par le biais de la “cinquième colonne” et des traîtres.

Dans le livre consacré au centenaire de l’Union soviétique, l’une des sections s’intitule “La tentation de Judas”. Il raconte en détail comment cela s’est passé, qui s’est préparé, quels matériaux ont été préparés, qui a résisté, comment Gorbatchev a parlé, ce qu’Eltsine a fait. Il y a des extraits de son discours devant le Congrès des États-Unis, où seize fois le Congrès s’est levé, applaudissant cette trahison sauvage et horrible. Trahison de tout ce qui a été sacré dans notre histoire, de tous nos pères et grands-pères victorieux et des principaux idéaux des travailleurs, la justice, l’amitié et une vie heureuse pour les enfants et les petits-enfants.

Nous pensons que la préparation du 30e anniversaire de notre parti comprend un certain nombre d’activités très importantes. Tout d’abord, nous avons envoyé le matériel à tous les dirigeants du pays. J’espère que le président et les membres du conseil de sécurité, les ministres et les gouverneurs, ainsi que les législateurs, le liront attentivement ou le verront. Nous l’avons également envoyé à nos collègues de la Douma d’État.

Pourquoi insistons-nous pour que cette question soit étudiée en profondeur ? Tout d’abord, parce que la guerre que les Américains, les Anglo-Saxons et les gens de l’OTAN ont déclenchée contre nous est née de ces événements, de ce crime sanglant, de cette horrible et terrible trahison, de cette violence faite au peuple, lorsque les citoyens de notre pays ont été poussés avec une matraque d’information sous les drapeaux des Anglo-Saxons, sous leurs marchés, sous leurs aventures militaires.

Je crois qu’il s’agit d’un crime imprescriptible. Il faut enquêter. Et pendant les festivités, nous expliquerons en détail qui a fait cela, comment cela a été fait, et comment nous avons réussi à défendre les idéaux du socialisme et du communisme.

Dès les premiers jours, nous avons été soumis aux plus dures persécutions. Personne n’a rien fait, et encore moins la camarilla de Gorbatchev, pour permettre à notre programme de s’exprimer dans les médias. Ils en ont discuté deux fois au Politburo, et après mes discours “Parole au peuple” et “L’architecte devant les ruines” (“Parole au peuple” était soutenu par douze des citoyens les plus talentueux et les plus courageux de notre pays), ils ont tout essayé pour abattre notre parti.

Ils ont fait ça après le GKChP (putsch). En fait, c’est à ce moment-là que le PCUS a été trahi. Le troisième jour après la déclaration du GKChP et le retour de Gorbatchev, qui s’est présenté comme un prisonnier à Foros, Eltsine a signé un décret suspendant les activités de notre parti en présence de Gorbatchev. Il l’a interdit le 6 novembre 1991, à la veille de la grande fête du 7 novembre. Tout le monde était interrogé, fouillé, tous ceux qui tentaient de résister étaient poursuivis.

Néanmoins, quarante-trois députés du Soviet suprême ont officiellement signé un recours auprès de la Cour constitutionnelle et, durant près d’un an, nous nous sommes efforcés de rétablir notre organisation. Nous devons rendre hommage à Zorkin, il a su montrer sa volonté et son caractère et a pris une décision qui nous a permis de restaurer notre parti par le bas, par les branches primaires. Nous l’avons fait en trois mois. Le 14 février de cette année, il y aura exactement trente ans que cette décision historique a été prise au Congrès.

Si nous avions eu au moins un an ou deux devant nous, nous aurions empêché Eltsine d’abattre le gouvernement soviétique et de détruire notre pays. Ils l’ont senti tout de suite. Le 23 février, nous étions déjà matraqués dans la rue Gorki, les 1er et 9 mai, nous étions tabassés à Gagarinsky, tout le monde était fouillé et tous les canaux d’information et de propagande furent bloqués. Après la fusillade du parlement, l’ordre a été donné immédiatement de se disperser, d’arrêter tout le monde et d’engager des poursuites pénales.

Et pourtant, les mêmes conseillers étasuniens ont dit : “Bon voilà, il y avait le parti communiste, il a été rétabli par les tribunaux, et maintenant vous les arrêtez. Nous vous avons préparé une constitution, nous vous avons préparé de nouvelles élections. Ça ne va pas. Si nous les libériez une semaine avant la fin de la collecte des signatures (il fallait collecter deux cent mille signatures), ils ne vont pas y arriver. Cela prouvera que le peuple ne leur fait pas confiance”.

Nous avons recueilli plus d’un demi-million de signatures en une semaine. Nous sommes allés aux élections, bien qu’elles aient été absolument injustes après les fusillades, sanglantes, sales, dégoûtantes. Mais nous avons saisi l’occasion de dire la vérité aux gens sur toute l’équipe abominable qu’Eltsine, un homme ivre et corrompu, avait réunie autour de lui : des voleurs comme Tchoubais, des escrocs et des personnages inaptes comme Gaidar et le reste de la bande, qui avaient jeté quatre-vingt mille entreprises à l’égout, en les vendant pour moins de trois pour cent de leur valeur réelle. Le pays s’est retrouvé sans salaires, sans subventions, sans pensions et sans industries entières. Quinze usines d’aviation produisaient 1 500 appareils/an. Beaucoup n’ont pas encore été restaurées.

Puis, depuis la tribune de la Douma d’État, nous avons dit que nous avions un programme, que nous avions une équipe solide. Ils en étaient très mécontents. Ils ont tout fait pour saboter les élections de 1996. Le pays a été divisé en deux. Les gens du Don à l’Océan Pacifique ont voté pour moi, alors qu’Eltsine était soutenu par les grandes villes, les jeunes, les centres industriels et de matières premières. Le pays était au bord d’une guerre civile entre le Nord et le Sud qui l’aurait mis en péril.

Nous n’avons pas suivi cette voie. Nous avons épargné le pays, mais nous sommes allés aux élections régionales. Nous avons soutenu près de quarante personnes de talent : Kondratenko à Kuban, Starodubtsev à Tula, Sumin dans l’Oural, et un certain nombre d’autres. Nous avons réussi à maîtriser cette équipe de voleurs ivres et jeté les bases de la renaissance du pays. C’était un nouvel exploit du parti communiste de Russie. A mon avis, absolument réfléchi et volontaire.

Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour sauver le pays après le défaut de paiement, lorsque Tchoubais et sa clique, et Eltsine ont fait tomber les finances. Nous avons ensuite persuadé Primakov-Maslyukov-Gerashchenko de mettre en place un gouvernement de centre-gauche, et nous avons élaboré un nouveau budget et un nouveau programme. Un baril de pétrole coûtait 12 à 14 dollars ; en septembre, il n’y avait pas d’argent pour payer les pensions et les bourses. Nous avons donc aidé le pays à se redresser. Nous avions alors créé deux cents entreprises publiques, ce sont les meilleures aujourd’hui. Le secteur a connu une croissance de 24 % en un an. Nous étions engagés dans le secteur réel.

Eltsine n’a pas apprécié et a organisé une autre action pour faire partir Primakov. Je considère cela comme un crime absolu contre le pays et contre cette équipe créative.

A l’époque, nous l’avons mis en accusation. Mais il a été sauvé par Jirinovsky et Yavlinsky. Il nous manquait seize voix pour que l’ensemble de la politique menée ici, à la Douma, soit déclarée totalement criminelle. Du parti de Jirinovski, seul Gusev a voté, il nous a apporté cinq bulletins de vote, en disant : “Ils vont me faire la peau”. Nous avons déposé ces bulletins de vote pour lui. On donnait 20 000 dollars pour chaque bulletin, si vous le preniez et ne votiez pas. De notre parti et des forces patriotiques de gauche, pas un seul n’a flanché et pas un seul n’a reculé. Chacun d’entre eux a voté : il est coupable, criminel. Huit chefs de faction ont voté. Vous pouvez le vérifier, il y a ces documents. Mais ils ont tous été détruits publiquement, ils ne sont restés que dans mon livre “Loyauté”. Tous les discours, à commencer par ceux d’Ilyukhin et de Filimonov, qui ont été chargés d’annoncer le verdict des crimes de ce régime sanguinaire.

Avec l’arrivée de Poutine, nous l’avons aidé à mettre en œuvre les idées principales : renforcement de l’État, justice, développement de l’économie. Et nous l’avons fait sincèrement et noblement. Nous pensons que Poutine a fait beaucoup pour renforcer l’État, pour lutter contre le terrorisme. Mais nous pensons qu’il était possible de faire dix fois plus dans le développement des nouvelles technologies, de ne pas laisser au pouvoir les Serdioukov, les Livanov, les Fursenko, tous ceux qui menaçaient la sécurité et l’éducation du pays.

Aujourd’hui, il y a une prise de conscience. Le président a déclaré sans ambages que le capitalisme était dans une impasse, qu’il n’était pas rationnel. Mais maintenant, nous devons construire une nouvelle vie. Et elle est impensable sans la justice, l’amitié et le patriotisme. Le virage à gauche est donc inévitable. Et les préparatifs de la célébration du 30e anniversaire de la restauration du parti communiste sont une question de principe pour nous et pour tout le pays. Nous vous invitons à participer à ces événements.

Ici, à la Douma, du 6 au 9 février, il y aura une exposition consacrée à notre travail de création. Une réunion du parti unifié sera organisée dans tout le pays, et le 14, nous l’ouvrirons avec la participation de tous nos amis, de Pékin à La Havane, qui vivaient dans un pays soviétique uni. Nous vous invitons à couvrir, à montrer, à raconter. Et le 17, dans la Salle des Colonnes, il y aura un compte rendu de tous nos amis, que nous avons aidés, que nous avons créés : les pionniers, le Komsomol, les brigades de construction, les entreprises du peuple, les gouverneurs du peuple, nos équipes créatives, le mouvement des femmes et l’Académie des sciences. J’espère que vous accorderez une couverture favorable à ce travail honnête et digne que nous avons réalisé.

Sans un virage vers la nouvelle voie, sans justice et amitié entre les peuples, sans socialisme rénové, la Russie ne sortira pas de cette impasse. Tout le monde l’a déjà compris. C’est pourquoi vous devez aider et soutenir, pour mettre en œuvre nos programmes. Ils sont honnêtes, consciencieux et créatifs, et possèdent une grande profondeur et une perspective historique.

Félicitations pour le 30e anniversaire du Parti communiste de la Fédération de Russie !

https://youtu.be/sAZow8lcaJQ

https://kprf.ru/party-live/cknews/216161.html

 https://histoireetsociete.com/2023/01/27/ziouganov-au-forum-social-de-porto-alegre-le-monde-multipolaire-et-la-lutte-des

COMMENTAIRES  

01/02/2023 08:20 par CN46400

Ouais, Ziouganov est intarissable sur les "traitres", et il a sans doute raison. Mais comment se fait-il que ces gens aient pu, des décennies durant, parvenir eu plus haut des pouvoirs, et constamment, s’y maintenir ? Là aussi il faudrait enquêter, décortiquer l’histoire depuis la mort de Lénine et les choix politiques et économiques qui ont prévalu jusqu’en 91. La crédibilité commande que rien ne soit négligé....

01/02/2023 11:49 par Geb.

" Là aussi il faudrait enquêter, décortiquer l’histoire depuis la mort de Lénine et les choix politiques et économiques qui ont prévalu jusqu’en 91. La crédibilité commande que rien ne soit négligé...."

D’abord précisons : la période correspondant la vie de Lénine dans le cursus de l’URSS total de l ’URSS c’est pratiquement équivalent à zéro...

Lénine est mort le 21 janvier 1924 et il a pris le pouvoir avec les Soviets en Octobre, (Novembre), 1917.

Autant dire que tout tout ce qui s’est réalisé en URSS s’est fait APRES son décès. Et particulièrement à l’époque stalinienne malgré deux agressions extérieures entre temps et un blocus féroce.

Et la période où il était en vie a été la pire, (En dehors de la Grande Guerre Patriotique), de toute l’existence des Républiques socialistes. C’était un temps de guerre civile, de disette, avec les Armées blanches aux frontières, les sabotages, le hooliganisme, et les interventions étrangères dont celle des anglo-saxonx dans le Prymoryié.

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwip0Mf5kvT8AhXWT6QEHUY-AKoQFnoECDwQAQ&url=https%3A%2F%2Ffr.rbth.com%2Fhistoire%2F84651-russie-canada-corps-expeditionnaire&usg=AOvVaw2-cnPiOdgDnFJ373wQUR55

S’il y a au moins 60% des Russes qui regrettent l’Union soviétique c’est certainement pas cette période qu’ils regrettent le plus.

01/02/2023 17:21 par françois gerard

Sur LCI, aujourd’hui 1er février, les tartuffes qui sévissent tous les après midi sur cette chaine, font grise mine devant la future commémoration de la victoire de Stalingrad en Russie . Visiblement, ils sentent que cela n’est pas bon pour leur propagande sur la perte de motivation de l’armée russe en Ukraine. Des mois de baratin invraisemblable qui tombe à l’eau. Et même une journaliste laissera passer l’info comme quoi il y a bien quelques néo nazis dans le bataillon Azov, mais ils n’y sont pas majoritaires quelle dira sans rire.
Raison de plus d’aller samedi place Stalingrad à paris à 15 h pour participer à la commémoration par le PRCF à cette victoire de l’armée rouge. Patriotes et internationalistes de tous les pays, réunissez vous à Paris le samedi 4 février.

01/02/2023 17:37 par françois gerard

Concernant le texte de ZIOUGANOV, je pense qu’effectivement, le retour du socialisme est de plus en plus probable en Russie. Le Poutinisme n’est pas un avenir crédible à moyen et long terme. La classe sociale qui permettait à Poutine d’être à la tête du pays est entrain de s’effondrer, les oligarques sont haïs, beaucoup ont foutus le camp en occident , et une grand partie des électeurs de son parti sont en plus des gens de gauche. La guerre en Ukraine vient de fermer toute toute remontée dans l’opinion russe sur les bienfaits du capitalisme occidental. Néanmoins, quand le parti communiste aura la majorité, il faudra qu’il soit ferme dans sa pratique, ( il faudra qu’il invente une forme de dictature de prolétariat moderne s’il ne veut pas que la dictature du capital revienne avec un nouveau Elsine. )

02/02/2023 10:16 par CN46400

@Geb,
"Et la période où il était en vie a été la pire,"
Evidemment, le propre d’une période révolutionnaire, c’est qu’on ne peut pas tout prévoir, ni tout contrôler. Sauf que dès la guerre civile finissant, Lénine avance une stratégie économique pour combler les retards du capitalisme embryonnaire russe.
Voir dans les OCs T27,32,35,36,42,45, les textes de Lénine qui "armaturent" la NEP, "pour plusieurs générations" dit-il, et que Staline va jeter au panier en 27 pour obtenir l’appui politique des jeunes "marxistes sommaires" qui peuplent le PCUS de l’époque. Lesquels croient que l’économie est un chantier comme un autre, avec d’abord des fondations avant le reste. Comme si les salaires de ceux qui travaillent dans les fondations pouvaient ne pas servir à acquérir, rapidement, des produits manufacturés. Pourquoi travailler si les salaires ne servent à rien ? C’est de là que vient le gros du travail forcé de l’époque stalinienne.
C’est quand même curieux le peu de réflexion entraînée par la réussite de la NEP de Deng Xiao Ping. Comme s’il était impossible d’admettre que le capitalisme est un moment incontournable dans l’évolution de l’histoire humaine, comme Marx lui-même l’a démontré, et que malgré tous ses défauts il fait avancer les sociétés (voir le taylorisme vu par Lénine-T27).

02/02/2023 17:44 par michel PAPON

@françois gerard

Nous arriverons au paroxysme au mois de juillet pour la celebration du 80° anniversaire de la bataille de Koursk !

02/02/2023 18:13 par Erno Renoncourt

Et si nous étions tous induits en erreur ! Et si la deuxième guerre mondiale n’avait jamais pris fin ! Et si l’Occident n’avait besoin que temps (comme avec les accords de Minsk) pour mieux s’armer et foncer sur la Russie en enjolivant le Nazisme du droit-de-l’hommisme pour un transhumanisme plus démocratiquement présentable ! Et si, c’était la suite de la bataille de Stalingrad !

Et si c’était le temps de se demander à nouveau (autre contexte, autre problématique) Que faire ?

La Russie, comme beaucoup d’analystes sur le site du grand soir, ont sous estimé la ruse de l’Occident. A force de croire que l’autre peut devenir raisonnable on finit par se trouver a la place de la grenouille. On ne gagne pas une guerre contre l’empire du mal en voulant prouver sans cesse sa bonne foi. Si Staline s’amusait a sortir des protestations contre les Nazis d’hier, la chose aurait été longtemps plié et l’humanité longtemps en esclavage. Et en commune indigence, les descendants de ceux qui dansaient dans Paris occupé, danseraient encore aujourd’hui dans cette humanité asservie.

Et si l’histoire n’était qu’un perpétuel recommencement !

02/02/2023 23:49 par Danael

La définition de j. cl Delaunay de « marché socialiste » me parait intéressante concernant la Chine car il est vrai qu’on ne peut pas parler tout à fait de "capitalisme" quand ce dernier n’a définitivement plus le pouvoir politique de décider quoi que ce soit :

L’économie de marché socialiste est une économie dont le concept fut élaboré il y a 30 ans environ et, à cette époque, c’était un concept totalement original. Ce concept suppose que soient remplies deux conditions : la dictature démocratique du peuple et l’abolition simultanée de la démocratie bourgeoise. Le Capital financier, dans ses formes contemporaines, et la grande bourgeoisie qui va avec, n’ont plus le droit de commander quoi que ce soit. C’est à ces conditions que peut exister une économie de marché socialiste.
Une telle forme de marché est radicalement différente du marché capitaliste. Une économie de marché socialiste n’exclut pas la présence d’entreprises capitalistes. Mais elle leur interdit d’exercer le moindre pouvoir politique ou de contrevenir à la loi. Elle vise, dans un premier temps, à développer si nécessaire le niveau des forces productives propres au pays socialiste considéré. Elle vise ensuite à développer le socialisme dont l’horizon ultime est la construction d’une société d’abondance.

https://histoireetsociete.com/2020/07/07/leconomie-de-marche-socialiste-vers-un-essai-de-definition-par-j-cl-delaunay/

03/02/2023 09:55 par babelouest

@ Erno Renoncourt
Pour rappel, je suis allé encore plus loin :

Troisième guerre mondiale ? Ai-je bien entendu ?

Oui, je me pose la question : est-ce bien une troisième guerre mondiale, que l’on pressent ?
En 1919 les 14 Points de Wilson, qui comme toujours indiquent à quel point Washington a une notion aiguë de la diplomatie, contenaient par leur intransigeance toute la suite : une future "nouvelle guerre", ou du moins une reprise des hostilités sous sa forme vive. Cela a pris presque vingt ans, avec des soubresauts ici et là en attendant "pour ne pas perdre la main" (Éthiopie, Détroits, que sais-je...). Donc dès 1938 c’était de fait reparti, voire auparavant.
.
Quand Washington a senti "les choses mûres", il est arrivé avec ses TRÈS GROS sabots, comme en 1917, pour exactement les mêmes raisons : récolter les dépouilles des "vaincus", mais aussi des "vainqueurs". On notera que le but ultime de la Cité de L’Enfant n’était pas encore là, puisque le Heartland était reparti dans ses steppes. Il y a bien eu des tentatives de faire durer les choses, en soutenant les "Armées Blanches", ou en attaquant à l’autre bout, près de l’Alaska, mais comme d’habitude l’échec était au bout du chemin.
.
En 1942 Washington s’est même payé le luxe de fournir aux Russes des équipements, pour faire durer le plaisir. Et pour présenter la note ensuite. Mais en 1945 le falot Roosevelt même flanqué d’un Churchill ne put prendre l’ascendant sur "l’Oncle Jo".
.
Que faire ? Continuer, circonvenir les Européens en leur collant dans les pattes un Monnet, un Schuman, un Hallstein, pour en faire un glacis de re-départ pour une nouvelle invasion : elle est en train de se dérouler dans ces "Limes" entre l’Europe de l’ouest et celle de l’est, et toujours en fournissant le matériel et quelques volontaires. A chaque fois, ce sont des sous-fifres qui vont au front, et les seules pertes (non ne parle pas du matériel) sont quelques "boys" qui retraversent l’océan en sac fermé.
.
Qu’on ne m’affirme pas que la première guerre mondiale n’est pas tout simplement en train de continuer, avec toujours les même acteurs, les mêmes manœuvriers, les mêmes buts ! Georges Bordonove, il y a 52 ans, avait publié "La guerre de six cents ans", à propos de l’Angleterre et la France. La "perfide Albion" bien affaiblie, mais avec le même objectif de contrôler le Heartland, c’est son enfant qui a pris la relève, à la fois avec hargne et prudence. L’Empire de la Mer ne supporte pas un pendant terrestre. Donc, oui, il s’agit toujours de la Première Guerre Mondiale : la différence, c’est comme l’ont démontré deux villes qui n’y étaient pour rien, que désormais certaines armes pourraient apporter une fin définitive, où il n’y aurait aucun vainqueur. Une sorte de folie a pris quelques humains, qui se fichent semble-t-il du résultat, comme dans Docteur Folamour.
Intéressante, cette entrevue avec Alexandre Douguine. Le côté religieux qu’ont les Russes et que nombres d’occidentaux n’ont plus , cela me rappelle une fois de plus la façon bien particulière de voir les choses de Gustav Landauer.

03/02/2023 14:07 par Micmac

Pour François Gérad et d’autres :

Je n’ai pas du tout la même analyse de la situation que vous, même si nous aboutissons a des conclusions assez similaires.

Je ne suis pas russe (et pas communiste non plus), mais je suis en détail ce qui se passe en Russie depuis très longtemps. Je peux me tromper bien sûr, mais voilà comment je comprends la situation :

Vladimir Vladimrovitch Poutine n’est absolument pas l’autocrate tout puissant que nous décrivent les néocons. Pas parce qu’il n’aspire pas à l’être (peut-être qu’il le voudrait, mais j’en doute), mais parce que la situation politique en Russie est ainsi faite.

Poutine est arrivé au pouvoir à la suite d’un compromis avec les oligarques, et donc les néolibéraux, incarnés à l’époque par Gaïdar. En gros, il a dit aux oligarques : "Vous cessez de vous mêler de politique avec votre argent, vous payez vos impôts que je garderai modérées, et je vous fous la paix. Vous pourrez garder ce que vous avez volé". Il n’est absolument pas au pouvoir suite au soutient des oligarques, bien au contraire. Il est arrivé au pouvoir avec le soutient des "organes", c’est à dire les restes de l’ex-KGB et de l’appareil d’état qui avaient échappés à la corruption généralisée, et qui avaient tout à fait les moyens de s’en prendre aux oligarques qui ne plieraient pas (ce qui a d’ailleurs été fait). Les oligarques disposaient aussi d’un pouvoir de nuisance considérable. mais ont préféré le compromis dans leur grande majorité. La situation actuelle en Russie est toujours sous l’effet de ce statu quo.

La politique économique menée depuis conduit à un niveau d’inégalités sociales particulièrement important. La grande majorité a de quoi vivre modestement dans l’ensemble (ce qui constitue quand même un net progrès par rapport aux années 1990...), mais il y a une minorité de riches et de super riches au sommet de la pyramide. Par exemple, il n’y a pas d’impôt sur le revenu progressif mais une "flat tax" que tous les citoyens payent. En gros, le compromis toujours en vigueur donne à Poutine la main sur l’armée, les "organes" et la politique étrangère, mais pas entièrement sur la "Procuratoura" (le ministère de la justice) et la "police ordinaire", et assez peu sur la politique économique, toujours aux mains des libéraux. La situation actuelle reste un héritage du crépuscule éthylique de l’ère Eltsine, dans une très large mesure.

Et donc, tous ces marchandages byzantins aboutissent à une politique économique menée en Russie qui pourrait être qualifiée de "néolibéralisme social et national", avec quelques sanctuaires intouchables comme les services publics et les industries stratégiques, le tout aboutissant à des salaires et un faible taux de chômage qui maintiennent la grande majorité de la population au dessus de la ligne de flottaison, et une minorité très au dessus. Ce dont bien des russes se satisfont (pour le moment) en se rappelant la misère des années Eltsine.

Mais je doute que Poutine soit satisfait de la situation, et qu’il n’attend pas depuis longtemps l’occasion de la remettre en cause. Le bonhomme a quand même été éduqué et a commencé sa carrière sous l’URSS et à aucun moment il n’a renié cet héritage. Il n’est probablement pas (ou plus) communiste, mais surement pas libéral.

On comprend pourquoi le statu quo tient toujours, en constatant que les libéraux (que beaucoup de Russes de droite comme de gauche appellent la "5ième colonne") sont toujours très puissant dans l’appareil d’état russe. Les hauts fonctionnaires de la "5ième colonne" contrôlent la banque centrale, l’éducation et le ministère des finances, entres autres, et ont toujours le soutient de ce qui reste du pouvoir de nuisance des oligarques. Ils ont aussi le soutient d’une part assez minoritaire mais relativement importante de l’opinion publique "occidentalisée" : tous ces russes qui trouvent la Russie arriérée parce qu’elle ne ressemble pas assez au pays de rêve des Yankees, ou son système politique au pseudo-parlementarisme louis-philippard de l’UE. Poutine n’a pas encore eu les moyens politiques d’envoyer paitre tout ce beau monde sans dommages. Ça pourrait changer.

C’est clairement à ce changement qu’appelle Ziouganov dans ce texte, c’est comme ça que je le comprends. Je pense que Poutine y est favorable dans une certaine mesure et qu’il agira dans ce sens quand il jugera que la situation s’y prête. Il a d’ailleurs promis des réformes économiques importantes tout en restant vague sur leur contenu il y a quelque mois. On n’y verra plus claire la paix revenue, la situation actuelle n’étant absolument pas appropriée à de grandes réformes économiques. Mais une victoire en Ukraine serait évidemment une occasion rêvée de liquider la 5ième colonne néolibérale une bonne fois pour toutes. Qui vivra verra.

03/02/2023 15:56 par Nakor

@CN46400
Lorsque Staline esr parvenu au pouvoir, il eut à purger des rangs du parti les opportunistes les dévationnistes de gauche comme de droite et les révisionnistes (Boukarine et sa clique, Zionev, Trotsky....), avec pour issue les procès de Moscou ou furent exécutés Yagoda et Tukachevsky, tout deux ayant collaborés avec l’Allemagne et le Japon pour renverser le pouvoir soviétique. Déjà à l’époque les traîtres étaient là.
Quand à Staline, dans sa conception de la pensée de Lénine, l’URSS devait devenir un pays où les conditions à la realisation du socialisme devaient être créées afin d’en faire un bastion du prolétariat, solide, d’où la revolution pourrait s’exporter : le socialisme dans un seul pays. Ainsi, chaque usine, chaque barrage construit était un progrès vers le socialisme. L’ennemi intérieur avait été écrasé durant les procès.
Las, si l’apport de Staline concernant le nationalisme est indéniable, il souffrit de ne pas être familier avec Mao et sa lucidité quand à l’ennemi intérieur, pouvant être issu au sein même du parti.
Staline en mort après la seconde guerre mondiale. Le parti, du fait des pertes de la première génération de cadres, eut à remplacer ceux ci. Malheureusement, beaucoup d’entre étaient des cadres, cols blancs, scientifiques et technocrates. Ayant un intérêt de classe à maintenir le statut quo. Car ils constituaient alors 40% des membres du parti.
Et dans le même le vieux Jo’ prévoyait de sortir de sous les fagots l’application du communisme : abolition du rationnement, fin de la production de commodités, abolition du monopole politique du parti, réduction des salaires des politiciens....
Les circonstances suspectes de la mort de Staline (pas de docteur pendant 24 heures, la conspiration des docteurs précédente, la réduction drastique du personnel de sécurité de Staline, la disparition subite de son secrétaire personnel favori, son bon état de santé précédent sa mort attesté par au moins trois dignitaires étrangers, son fils Vassily qui jura à plusieurs reprises en public que son père avait été assassiné....) Laissent planer le doute sur sa mort naturelle.
Et Krouschev accéda au pouvoir, dénonça le "discours secret de Staline" en accusant celui ci d’un culte de la personnalité, son autoritarisme, puis chercha à complètement réhabiliter Trotsky mais aussi Boukarine.... Krouschev qui se maintient au pouvoir en contraignant le politburo à lui obéir à la force des armes, puisqu’ayant embrigadé le soutien de Zoukov (alors condamné par Staline pour recel de matériel militaire), qui permit la création de marchés dans le domaine agricole, et les étendit, mi fin à la politique de reforestation de Staline....
Krouschev qui était, au passage, un ancien membre de la clique de Trotsky ayant eut la sagesse de changer publiquement de bord assez tôt....

Les traîtres en urss au sein du parti ont bien sûr existé, que ce soit par un filtrage insuffisant, mais aussi par des conditions matérielles.

Pour plus de détails sur les sujets mentionnés, je vous recommande les documentaires (en anglais) de la chaîne youtube TheFinishBolchevik, et les playlist s’intitulant "Soviet revisionisme" et "Moscow Trials".

03/02/2023 19:19 par Erno Renoncourt

Cher @ babelouest

Vous avez raison de ratisser aussi large, votre analyse est cohérente avec la démarche systémique. Si je me suis arrêté à la seconde guerre mondiale, c’est par inculture et incomplétude de données, je ne maitrise pas le contexte historique de la première guerre mondiale. Et je vous remercie pour ce commentaire.

04/02/2023 10:21 par CN46400

@Nakor
Désolé, ce n’est pas en reprenant les romans qui, depuis 53, cherchent à réhabiliter Staline, qu’on peut expliquer, et justifier la politique de Staline. Nous sommes en 2023 et nous savons que "l’autarcisme" volontaire ne peut remplacer un siècle, ou plusieurs, de capitalisme, qui n’est, en fait, qu’un moment, comme le féodalisme, de l’évolution de l’économie humaine qu’il faut dépasser en conservant ce qui peut encore servir.
La NEP de Lénine relevait de cette veine, mais votre post ne traite jamais de ces choix du Lénine qui sortait de la guerre civile. Lénine est un personnage suffisamment puissant, à l’époque, pour que ses positions politiques soient, avant d’être jetées à la poubelle, correctement critiquées. Les staliniens notent, comme des trahisions, tous les contacts qui concernaient les relations URSS-Allemagne. Mais qui donc avait préconisé ces rapports, y compris avec les USA, sinon Lénine en personne ? Lequel voulait profiter des effets délétères du traité de Versailles sur l’Allemagne, vaincue de 1918, mais qui, selon lui, restait le phare industriel du capitalisme européen.
Pourquoi n’écrivez-vous rien sur la politique de Deng Xiao Ping, et le transfert technologique qu’il a réussi magistralement, 60 années plus tard, en adaptant à la Chine, d’après Mao les idées de Lénine ? ...

04/02/2023 11:29 par babelouest

Ami Erno, j’avais déjà des doutes. Et puis, il y a quelques années, le site Réseau International avait publié article par article de nombreuses analyses, où j’ai découvert beaucoup de choses, en particulier sur l’influence néfaste de Londres (siège de la Finance mondiale, mais aussi autrefois de TOUTES LES MERS avant que Washington ne prenne la relève avec hargne). J’ai pu constater à quel point ces processus étaient cohérents. C’est pourquoi, patiemment, je me suis constitué avec ma propre mise en pages un gros fichier à partir de toutes ces analyses.
https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/leuropeduneguerrealautre/leuropeduneguerrealautre.pdf

Ce pdf fait 213 pages, ma compilation 224. En tout cas, 213 pages en A4, ce n’est pas rien. Si les droits d’auteurs le permettaient, cela vaudrait le coup d’une édition papier à recommander à tous. Merci au Grand Soir de me permettre ainsi de contribuer à la culture de tous.

En tout cas, compte tenu des sombres possibilités actuelles, c’est à conseiller. En revanche, ceux qui ont décidé de faire l’autruche s’en écarteront, et advienne qu pourra. Appelé du contingent, j’étais encaserné en Allemagne, juste au nord de la Forêt-Noire. A quelques kilomètres de la caserne, entouré d’un très grand glacis bien plat, gisait une base brillamment éclairée jour et nuit par une pléthore de projecteurs : le gradé qui nous accompagnait nous a avertis, nous les petits bleus : surtout n’approchez jamais de cette base : les gardes tirent à vue, et ne font même pas les sommations après. C’était un lieu de tir des missiles intercontinentaux nucléaires. Brrrrr.... Ce lieu a disparu, rasé totalement aujourd’hui. Le même doit se trouver nettement plus à l’Est..... Oncle Sam ne supporte aucune contradiction, cela lui est impossible "par construction" tant il s’est autoformaté avec application stupide.

C’est bien pourquoi je crains la confrontation actuelle, entre une vraie civilisation pour laquelle chaque humain compte, et une horde stupide à la grande pensée métaphysique « Moi vois, moi tue ! » : une troupe de loups a bien plus de sensibilité..... où est le siège de cette aberration ? Apparemment et pour le moment, au Département d’État à Washington (l’équivalent du Quai d’Orsay, qui désormais s’est rangé à son niveau de compréhension du monde : il y a NOUS, et la vermine).

Suggestion : lire "Les solariens" de Norman Spinrad, le premier de ses romans, mais à mon avis une réussite. J’ai pu apprécier la profondeur de Spinrad, une année où il était invité aux Utopiales de Nantes. Juste une remarque personnelle : aujourd’hui ceux qui ont de fait les rênes à Washington n’ont-ils pas une curieuse ressemblance mentale avec les Dougs ? Bizarrement, ces temps-ci il me vient le besoin de relire ce roman de 1966.

D’un autre côté, comment ne pas constater combien le marxisme, au même titre que le capitalisme, fait tout pour enfoncer l’humanité dans l’abîme ? Et alors se tourner vers un ouvrage de la même époque : TERRE de Marie C Farca, où se dessine le communisme anarchiste de Landauer (qui n’est pas exempt de défauts)

04/02/2023 22:22 par Vania

Le parti communiste de la fédération de Russie, KPRF vient de fêter son 30e anniversaire . Fondé en 1993 après le démantèlement de l’URSS par gorbatchev, eltsin et sa clique.
https://kprf.ru/party-live/cknews/216313.html

(Commentaires désactivés)