Solidarité Palestine à nouveau attaqué. Site fermé.

COMMUNIQUE DU SITE SOLIDARITE-PALESTINE

Nivelles, le 17 juin 2004

A peine 48 heures après avoir été remis en ligne, sous un autre nom de domaine et chez un autre hébergeur, le site Solidarité-Palestine est depuis trois jours la cible d’une nouvelle attaque, particulièrement virulente.

Au contraire des deux premières attaques qui ont réduit le site au silence cette année, celle-ci a été revendiquée par une association qui dit s’appeler « berg-Pearl », et affirme qu’elle continuera les attaques par déni de service de notre hébergeur « 24h/24h et 7j/7j » aussi longtemps qu’il n’aura pas supprimé ce « torchon de site » « antisémite » (sic).

Pour mettre le plus rapidement possible un terme au préjudice considérable subi par l’hébergeur et l’ensemble de ses clients, nous avons de commun accord désactivé le site Solidarité-Palestine. L’hébergeur dépose à la Brigade Centrale de la Répression de la Criminalité Informatique une plainte contre X au vu des articles 323-1 à 323-7 du code pénal.

Nous mettrons tout en oeuvre pour combattre ceux qui, au nom de la défense inconditionnelle de la politique d’Israël, pratiquent l’invective, la menace et le terrorisme virtuel pour réduire au silence un site qui constitue depuis le début de la seconde Intifada un lieu pluraliste d’échanges et d’analyses, ouvert aux divers courants, mouvements et idées qui traversent la lutte contre l’occupation et la colonisation, sans exclusive et avec le souci constant de dénoncer tous les racismes et toutes les injustices.

L’équipe de Solidarité-Palestine.


14 juin 2004

Aprés trois semaine de silence forcé, le site de Solidarité Palestine est de retour.

Nouvelle adresse :

www.solidarite-palestine.info

COMMENTAIRES  

22/06/2004 00:22 par Anonyme

"Il existe aux confins de l’Ombrie, à Urbino, patrie de Raphaël, un fort curieux château décoré par le bizarre seigneur Frederico de Montefeltro. En pénétrant dans les magnifiques studioli du XVe siècle où les grands placards de marqueterie en trompe-l’oeil portent jusqu’au défi les effets de l’illusion d’optique, on voit des figures à trois dimensions, alors qu’elles sont rigoureusement planes. On se croirait dans un vaste univers architectonique alors qu’on est seulement entre quatre murs peints de fausses perspectives ; on pénètre dans une vallée et on se heurte à une paroi verticale ; on s’approche pour toucher un visage et ce visage se dissout, d’autant plus vite que se réduit la distance qui nous en sépare. Ce monde à double fond n’en présente pas moins un néant aussi convaincant que la réalité. Ainsi de la plupart de nos études sur l’histoire des Arabes et du Proche-Orient.

Nous nous gardons par exemple de dire que l’Orient arabe est en guerre et que cette guerre n’a pas été voulue par lui. Nous continuons à nous bercer du conte que les progrès techniques mariés à la science des relations internationales ont aboli la guerre dont nous ne voulons plus entendre parler qu’au passé. Les massacres de l’Allemagne nazie oui ; les aventures d’Israël et des Etats-Unis non. Nous avons de notre époque un tel orgueil, de l’évolution de l’humanité une conception tellement optimiste, que l’institution de la guerre paraît incompatible avec notre vertu de surhommes. Aussi prenons-nous pour la nier un charabia où cabriolent des métaphysiques imbéciles. Alors qu’il suffit d’ouvrir son journal pour goûter nos tueries quotidiennes. Oui, les lois de la stratégie sont demeurées ce qu’elles étaient du temps d’Homère et d’Alexandre : implacables. Oui, la conquête est toujours le désir lancinant des hommes même si les propagandes dévient l’attention vers des images moralisantes ; même si les tueries, présentées comme des faits d’armes exorbitants, deviennent des moments esthétiques, elles n’en sont pas moins des tueries. A cet égard le conflit israélo-arabe est un enseignement, ayant donné libre cours à toutes les dialectiques subtilement combinées du surréalisme illusionniste. Sous les sept flambeaux de la charité, et avec la bénédiction des moralistes de la société de consommation, est conduite contre les Arabes une expédition similaire aux Croisades du XIe siècle, alors que notre époque qui se prétend libérée du merveilleux et ne voit plus dans les religions que des mythologies politiques devrait, en bonne logique, réprouver l’argumentation biblique d’un sionisme s’affirmant tout à la fois, et de façon discordante, l’apôtre du plus réaliste des modernismes et le soldat du Dieu Invisible. Quand le sionisme a dit que ses colons partaient pour la quête charitable d’une Palestine pouilleuse, sans population, sans valeur, on ne s’est pas demandé les raisons d’un tel appétit de sacrifice. Nous savons pourtant tous qu’on n’a jamais vu des gens se préoccuper d’aller rendre vie à une terre croupissant dans la misère, car c’est à la recherche de terres belles et bonnes qu’on a toujours couru : le rêve de l’émigrant a toujours été de faire fortune et non de bichonner les cailloux. La propagande nous a convaincus que le sionisme faisait exception à la règle. Pourquoi ? Le sionisme n’est-il donc pas de ce monde ? Et puis comment se fait-il qu’ait germé le plant d’un « royaume d’Israël » enté sur le tronc d’un arbre généalogique depuis longtemps desséché ? Quand on sait que les trois civilisations juive, islamique et chrétienne sont inextricablement mêlées, comment admettre un instant sans tomber dans le ridicule qu’on puisse songer à les départager territorialement ? Elles sont le résultat d’un si total syncrétisme qu’il n’est même pas possible d’en déterminer l’origine dans l’espace. Des courants extrêmement profonds et issus de la nuit originelle ont baigné d’une même médiation la zone araméenne et sémitique, bordée au nord par l’Arménie, à l’est par le Zagros, au sud par le Yémen, à l’ouest par le désert Libyque ; l’écran du temps qui nous sépare de ces époques créatrices est tellement opaque que bien malin serait le voyant qui y discernerait les frontières d’empires spirituels égyptien, hébreu, philistin, hittite, sumérien et autres. Si quelques illuminés du XIXe siècle ont établi la carte du royaume juif, personne n’est tombé à genoux devant leurs chimères et il a bien fallu que des politiciens et des états-majors l’imposent sur le terrain à coups d’escadrilles, de canons et d’argent. La présence de cet armement et de ces banques ne serait-elle pas la meilleure preuve, s’il en était besoin, que ce ne sont point des hordes célestes qui combattent les Arabes à des fins divines, mais des états-majors au regard froid et à des fins non théologales ? Il n’est pas possible à un esprit droit de ne pas s’en rendre compte. Mais nous n’avons plus l’esprit droit. Il serait tellement simple, convenons-en, pour échapper aux enchevêtrements et aux bifurcations d’avoir le courage d’affirmer qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil et qu’Israël ayant fait la guerre a pour lui les droits du conquérant et du vainqueur. Pareille attitude n’aurait rien de déshonorant ; les cimes comme les gouffres de l’histoire sont suffisamment grands pour tout le monde. Mieux vaut réhabiliter les droits de la guerre, dire qu’on fait le mal par dessein et non pas par dévotion, que d’embarquer l’opinion de l’Occident dans la nef des fous. Aux constantes arbitraires de la propagande mieux vaut opposer les constantes naturelles de la compétition internationale. Mieux vaut mettre l’accent sur le principal que sur la fortuit, afin de ne plus confondre fornication avec la fortune et mariage avec le siècle."

Pierre Rossi
"Les clefs de la guerre"

23/06/2004 23:15 par Anonyme

Non à l’attribution du nom de Herzl à une rue ou une place parisienne

Ainsi, Mesdames et Messieurs du Conseil Municipal de Paris, vous avez décidé que le temps était venu d’honorer la mémoire de Herzl en attribuant son nom à une rue ou une place parisienne ! Feriez-vous semblant d’ignorer que cet homme a été le porteur du projet qui a abouti à un Etat qui a fait le malheur de millions de Palestiniens innocents de la destruction des juifs d’Europe ? Le fondateur d’un Etat qui a commis Jénine, Rafah, sous la houlette du maître d’oeuvre de Sabra et Chatila, doit-il être honoré ? Il n’aurait rien à voir avec les dérives actuelles de cet Etat, dites-vous ? C’est que vous le connaissez bien mal ! C’est lui qui a fondé le mythe d’un « peuple sans terre pour une terre sans peuple », mensonge historique dont Sharon s’acharne, par le fer et le feu, à faire une vérité. C’est lui qui prônait l’annexion du maximum de territoires possible. C’est lui qui préconisait la purification ethnique par le bannissement des « autochtones (entendez les Palestiniens). C’est lui qui n’a cessé de marteler que les juifs étaient inassimilables. Avez-vous en tête les appels de Sharon aux juifs de France leur demandant de quitter leur pays au motif qu’il serait devenu trop dangereux pour eux ? C’est encore lui qui conversait benoîtement avec les plus notoires judéophobes de son siècle en qui il voyait des « alliés objectifs ». Avez-vous oublié le pas de deux entre Cukierman et Le Pen au lendemain du premier tour des élections présidentielles ? A l’évidence, l’héritage de Herzl n’a pas été trahi. Bien au contraire, ce sont les franges extrêmes de la société israélienne et des institutions communautaires juives qui s’emploient à le faire fructifier ! La concrétisation de votre projet (vous attendez un moment favorable, semble-t-il ; c’est quoi, ce moment favorable ?) serait une insulte et un affront inacceptables aux centaines de milliers de victimes de la Nakba mais aussi aux Français qui, malgré le matraquage médiatique, ont bien compris de quel côté était la justice. Nous ne saurions donc l’accepter. Les Palestiniens ont fait un travail extraordinaire sur eux-mêmes en ravalant leur sentiment légitime d’injustice et en acceptant l’existence de l’Etat d’Israël. Nos concitoyens attachés à l’idéal de justice ont une sympathie légitime pour leur combat. Ils partagent leur souffrance, ils voudraient qu’un terme soit mis à leur errance, ils voudraient simplement que soit enfin acceptée leur revendication minimaliste d’un Etat sur 22 % de leur patrie historique. Ils ne peuvent accepter une provocation aussi outrancière. Vous qui présidez aux destinées de la capitale française, vous devez réaliser que vous offensez gravement vos administrés qui, tout en reconnaissant le droit à l’existence d’Israël, ne font pas leur deuil de la Palestine. Nous exigeons l’abandon définitif de ce scandaleux projet.

29/06/2004 11:40 par Anonyme

PÉTITION

Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple Palestinien

Monsieur le Secrétaire général des Nation-Unies
Messieurs les Chefs d’États membres du Conseil de sécurité,

Je condamne le terrorisme, y compris sa forme d’État.
Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple palestinien

Le terrorisme doit être condamné et combattu sous toutes ses formes, particulièrement sa forme d’État, qui est la plus conséquente vus les moyens mis en oeuvre. Aucun terrorisme n’est justifié. Tous les conflits doivent pouvoir être résolus dans le respect des droits de chaque individu, groupe d’individus ou peuple.
A ce titre, il revient exclusivement aux Nations-Unies de mener la politique d’éradication du terrorisme dont les principales causes sont les injustices sociales, économiques et politiques.
Nul ne doit pouvoir s’ériger en gendarme du monde et prétendre faire justice à lui tout seul. Il y va de la sécurité de tous les peuples et de leur droit fondamental à vivre en Paix.
Aussi, je suis profondément inquiet de la situation en Palestine où, sous prétexte de sécurité et de lutte contre le terrorisme, l’État d’Israël met en oeuvre des moyens d’État au service d’une politique terroriste d’occupation des plus meurtrières contre le peuple palestinien, de ses biens, de ses moyens d’existence et de développement, visant à l’anéantissement de la mémoire et des structures de la société palestinienne elle-même.

Aussi, je réclame qu’au même titre que les individus ou groupes d’individus, l’État d’Israël soit mis sur la liste noire du terrorisme. Qu’à ce titre, Israël soit privé de tout soutien ou aide financière et économique tant qu’il ne mettra pas fin à sa politique terroriste contre le peuple palestinien et tant qu’il ne respectera pas les résolutions prises par les Nations-Unies et son Conseil de sécurité.

Bien respectueusement.

Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple palestinien
Signez et faites signer la pétition à l’adresse :
http://www.aloufok.net/article.php3 ?id_article=32

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