Tout à fait d’accord avec vous, Clocel, "discrédité" est bien faible pour Obama, qui a un bilan bien pire que ses prédécesseurs, y compris G Bush jr, en matière de violations des droits internationaux et de violations de la Constitution dans son propre pays.
Le problème avec Obama, c’est que le monde entier a longtemps refusé d’ouvrir les yeux parce que c’était "le Premier Président Noir des Etats-Unis" et que ce statut, apparemment signe d’une ère nouvelle faite de tolérance et de réconciliation nationale, et la façade lisse de leur allégorie ambulante ont occulté les actes et le bilan humain et économique désastreux.
D’autre part, entre les discours d’Obama et ceux de Bush, il n’y a pas photo. Si Bush n’arrivait pas à prononcer une seule phrase cohérente, et sans buter sur les mots, les discours d’Obama, eux, sont ciselés.
Mais, comme évoqué dans l’exemple ici même, ils sont tous mensongers. Il suffit de les lire pour comprendre. Obama n’a JAMAIS tenu les promesses qu’il a faites publiquement, la main sur le cœur et les yeux humides.
Ni pour la Santé Publique (même son plan foireux n’a pas été mis en place dans tous les états), ni pour l’Immigration, et encore moins pour la Paix entre les peuples.
Obama n’a fait que perpétuer l’héritage de Bush (les guerres, les mesures spéciales de "sécurité", les violations des droits des citoyens) et ajouter d’autres initiatives de la même veine (la Libye, la Syrie, les nouvelles violations des droits des citoyens, etc.)
Obama "avoue" qu’il y a eu torture et laisse entendre que c’est du passé.
C’est faux. D’ailleurs, la fermeture promise de Guantanamo, un lieu de tortures physiques et psychologiques où des innocents avérés sont enfermés à vie et qui sont à la merci de gardiens peu soucieux de la légalité, n’aura jamais lieu.
Ni pendant son mandat , ni pendant celui des suivants, si le système perdure.
On prétend que c’est le Congrès qui n’a pas voulu. Or, au début de son premier mandat, en pleine période d’euphorie et d’état de grâce exceptionnellement prolongé, ies deux chambres du Congrès US étaient à (large) majorité démocrate.
S’il avait tenu à faire ce qu’il avait promis de faire (comme fermer Guantanamo), ce serait passé sans problème.
D’autre part, il a bien précisé, dès le début, qu’il ne poursuivrait pas en justice les membres de l’administration Bush qui avaient fait pratiquer la torture, sous prétexte qu’ils "obéissaient aux ordres".
Si on monte un ou deux crans au-dessus, on arrive à Dieu.
Pour ce qui est des tortures, Obama oublie simplement de préciser que les tortures se poursuivent sous une autre forme.
Car, si les "black sites" ont disparu des tablettes officielles, ils ont été remplacés avantageusement par les détentions dans les navires de guerre US, bien plus confidentiels, où les présumés terroristes sont gardés pendant des mois à la discrétion de l’armée US, et y sont probablement également torturés, ni vu ni connu, avant d’être remis entre les mains de la justice militaire US.
D’ailleurs, les critères sur ce qu’Obama appelle communément "torture" sont légèrement moins ambitieux et plus compréhensifs que les pas-marrantes "Conventions de Genève".
Pour ne citer qu’un exemple, il n’avait rien trouvé à redire sur le traitement infligé à Bradley Manning, humilié aux mains de l’armée, mis en cellule d’isolement, obligé de dormir nu sur du crin, constamment réveillé en sursaut, etc.
D’autre part, dans un pays qui incarcère les adolescents et leur fait subir, dans une totale indifférence des sévices, (et ce n’est pas un cas isolé ) et où la population demande toujours plus de fermeté, l’idée de torture n’est pas une valeur absolue.
Alors, oui, Obama nous fait le coup des regrets.
Encore des larmes de crocodile.
Ou plutôt de crotale.
Croire qu’Obama fera amende honorable et fera quoi que ce soit de révolutionnaire d’ici la fin de son mandat, c’est, en effet, être ignorant de la politique US, de la géopolitique et de la duplicité d’Obama, dont les discours, bien ciblés, ne sont que propagande impérialiste.
Il ne battra certainement pas sa coulpe pour les assassinats par drones, dont il choisit personnellement les cibles, ni pour le massacre en Libye, ni pour les guerres par proxy en Afrique, en Syrie ou, plus récemment, en Ukraine.
Et il ne reviendra certainement pas sur le 11/09.
C’est une affaire classée pour toute l’oligarchie. Aucun de ses maîtres ne le laisserait faire. Et Obama en est le serviteur docile au-delà de toute espérance.
Sinon, pourquoi un "Noir" serait-il devenu président des Etats-Unis ?
Obama fait ce qu’on lui dit de faire, et on ne lui permet que de faire encore pire que ce qu’ont imaginé ceux qui tirent les ficelles et organisent cette mascarade de démocratie à grande échelle.
Rappelons-nous : Clinton a été mis en accusation pour avoir menti à propos de relations qu’il avait eues avec une stagiaire, pas pour la destruction de l’ex-Yougoslavie (sous la bannière de l’Otan), de la mainmise sur le Kosovo, avec les mensonges énormes qui les ont permises, ni à cause des massacres qui y ont été perpétrés.
Cela devrait être un signe évident pour tout le monde.
Tous les présidents US ont les mains pleines de sang et Obama fait partie des pires assassins, peut-être même le pire.
Cet article de William Blum, obligeamment traduit par VD, explique bien des choses.
Et pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet, pour ceux qui se posent encore des questions sur la politique d’Obama et ses fonctions, je recommande ce site, où il y a des dizaines d’articles sur le sujet.
Ce serait bête de passer à côté.
Quant au soldat israélien, là encore, il s’agit d’entériner la propagande israélienne.
J’y reviendrai peut-être par ailleurs.