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Mission réussie de l’ONU au Venezuela

Alfred de Zayas (1) : Du 26 novembre au 4 décembre 2017, j’ai effectué la première visite au Venezuela d’un rapporteur des Nations Unies depuis 1996. Alors que de nombreux pays accueillent les rapporteurs, beaucoup ne le font pas, en partie parce qu’ils perçoivent les rapporteurs comme a priori hostiles et non indépendants. Lorsque les États s’attendent à ce que les rapporteurs fassent principalement de la grande publicité au lieu d’écouter les parties prenantes et de formuler des recommandations constructives, les invitations ne seront pas envoyées. Dans mes 13 rapports précédents au Conseil et à l’Assemblée générale, j’ai fait preuve d’une approche axée sur les résultats et proposé des solutions pragmatiques à des problèmes concrets. Je suis donc heureux d’avoir ouvert des portes à d’autres rapporteurs, deux nouvelles visites étant en cours de préparation.

Certes, mes compétences étaient limitées par les termes de référence du mandat de l’ordre international (2). Je n’étais pas un super-rapporteur et ne pouvais donc pas me concentrer sur les problèmes para-institutionnels, la liberté d’expression, l’indépendance des juges ou les droits à l’alimentation et à la santé, pour lesquels les autres rapporteurs sont compétents. Néanmoins, j’ai reçu et transmis des pétitions sur ces questions, dont certaines ont été intégrées à mes recommandations, et j’ai obtenu la libération de 80 détenus et l’adoption de nouveaux accords de coopération entre les agences des Nations Unies et le gouvernement (3).

Au cours des dernières années, les médias ont beaucoup parlé des problèmes économiques et des droits de l’homme au Venezuela.

En 2016, le Venezuela a été examiné dans le cadre de l’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme. Son quatrième rapport au Comité des droits de l’homme et son troisième rapport au Comité des droits économiques, sociaux et culturels ont été examinés en 2015, les deux comités émettant des recommandations que j’ai soigneusement étudiées, ainsi que des rapports de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, du Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, de Human Rights Watch, très conscient de la nécessité méthodologique d’écouter tous, audiatur et altera pars. Lorsque j’étais au Venezuela, j’ai rencontré des intervenants de toutes les tendances politiques, des membres de l’opposition, de l’Assemblée nationale, des professeurs d’université, des églises, des organisations non gouvernementales dont Amnesty International, PROVEA, Fundalatin et le Grupo Sures, qui m’ont aidé à comprendre la complexité des conflits démocratiques et constitutionnels ainsi que la pénurie actuelle de certains aliments, médicaments et produits d’hygiène personnelle, les problèmes liés à l’amassage, le marché noir, la contrebande, la corruption, le sabotage et l’inflation causée par des sabotages.

Bien entendu, il ne suffit pas d’observer l’existence d’une crise économique. Le défi consiste à en comprendre les causes - ce qui est devenu évident après avoir digéré des masses de documentation et de statistiques. Un problème majeur est la dépendance de l’économie vénézuélienne à l’égard de la vente du pétrole - une situation qui prévaut depuis le début du XXe siècle. Bien que le gouvernement se soit efforcé de diversifier ses activités, la conversion est lente. La chute spectaculaire des prix du pétrole n’a pas été favorisée par les contraintes idéologiques du Chavisme. Puis ont suivi des mesures coercitives unilatérales, y compris des sanctions et des blocus financiers, qui ont aggravé la situation. Par exemple, lorsqu’en novembre 2017, le Venezuela a eu besoin de médicaments antipaludiques, la Colombie a refusé de les livrer et le Venezuela a dû acheter en Inde. J’ai appris que pour éviter les pénalités américaines, de nombreuses banques ont fermé des comptes vénézuéliens et d’autres banques ont refusé d’effectuer des transferts, des paiements internationaux de routine, y compris pour l’achat de nourriture et de médicaments. En fin de compte, les sanctions économiques tuent.

La guerre économique a commencé avec l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir il y a vingt ans.

La guerre économique n’a pas commencé avec les sanctions de 2015, mais déjà avec l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir il y a vingt ans. L’ingérence extérieure dans les affaires du gouvernement Chavez a notamment consisté à aider à organiser et à financer le coup d’État manqué d’avril 2002. Ceci est parallèle à la guerre économique contre Salvador Allende du Chili de 1970-1973, qui a pris fin avec le putsch de Pinochet. Comme Nixon l’a dit à Kissinger en 1970, un modèle socio-économique alternatif ne serait pas toléré et l’économie chilienne devait hurler de douleur. (4)

Alors que le principe de non-intervention du droit international et l’article 19 du chapitre 4 de la Charte de l’OEA interdisent expressément toute ingérence dans les affaires politiques et économiques des États, des sanctions ont été imposées dans le but d’asphyxier l’économie du Venezuela et de faciliter le changement de régime. On parle de plus en plus d’une "crise humanitaire" et de l’émigration du Venezuela vers les pays voisins. Le récit vise clairement à rendre une " intervention humanitaire " militaire, comme en Libye en 2011, plus acceptable pour l’opinion publique mondiale. Cependant, la situation au Venezuela n’atteint pas le seuil d’une crise humanitaire, comme me l’ont confirmé les responsables de la FAO et de la CEPAL, rien de comparable à Gaza (5), Haïti (6), Somalie (7), Soudan (8) ou Yémen (9).

La tâche la plus noble du Conseil des droits de l’homme est d’aider les peuples à réaliser leurs droits fondamentaux. En conséquence, la solution à la crise vénézuélienne doit passer par la médiation, comme ce fut le cas en République dominicaine en 2016-18 sous la direction de l’ancien Premier Ministre espagnol Zapatero. Le jour de la signature, le 7 février 2018, et à la surprise générale, l’opposition vénézuélienne a refusé de signer. Dans mon rapport qui sera présenté à la 39e session du Conseil, je propose de reprendre les négociations (A/HRC/39/47/Add.1). En attendant, si nous voulons aider le peuple vénézuélien, nous devons veiller à ce que les sanctions soient levées et que la guerre économique prenne fin.

Alfred de Zayas

sur le site de l’ONU : https://www.unspecial.org/2018/09/successful-un-mission-to-venezuela/

Quelques informations générales

Depuis que Chavez a inauguré la "Revolución Bolivariana" au Venezuela en février 1999, les économies néolibérales du monde entier craignent que les différents modèles socio-économiques, également pratiqués en Bolivie, à Cuba, en Équateur et au Nicaragua, ne soient copiés ailleurs. L’expérience lancée par Chavez a permis de promouvoir les droits économiques et sociaux, en partie au détriment des droits civils et politiques, par exemple la liberté d’expression et la participation politique. Le système a bénéficié aux classes les plus pauvres du Venezuela, deux millions d’appartements bon marché ayant été construits et donnés à des Vénézuéliens démunis, l’éducation gratuite du primaire à l’université fut instaurée.

Lorsque Chavez est décédé d’un cancer en mars 2013, son successeur désigné, le syndicaliste et ancien vice-président Nicolas Maduro, a été élu à une faible majorité sur le candidat de l’establishment Henrique Capriles. L’opposition accuse le gouvernement d’être antidémocratique et incapable de résoudre la crise économique actuelle, qu’elle attribue à l’incompétence et à la corruption du gouvernement, combinées à son idéologie inflexible qui démotive les entreprises et les investissements. On prétend que le Venezuela, qui possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, est devenu une économie en faillite et que la "crise humanitaire" qui en résulte justifie une intervention humanitaire. Maduro soutient cependant que les difficultés du Venezuela sont causées par une guerre économique et des sanctions illégales imposées au Venezuela depuis 2015, qui aggravent la crise provoquée par la chute des prix du pétrole, qui constituent 95% des revenus du Venezuela. En 2015, l’opposition a remporté la majorité à l’Assemblée nationale, qui a tenté de mettre fin au mandat présidentiel de Maduro. En réponse, Maduro a invoqué les articles 347 et 348 de la Constitution vénézuélienne et appelé à la création d’une Assemblée constitutive nationale.

Le 20 mai 2018, Maduro a été réélu Président avec une participation populaire de 46,1% dont 67,8% ont voté pour Maduro pour un nouveau mandat de six ans. Une partie de l’opposition a boycotté les élections. Compte tenu de la polarisation de la société vénézuélienne, l’impasse entre le gouvernement et l’opposition doit être résolue par le dialogue et la médiation. Le gouvernement rappelle qu’en avril 2002, l’opposition a tenté de renverser Chavez par un coup d’Etat raté de deux jours et que le 4 août 2018, un drone à Caracas semble avoir visé Nicolas Maduro lui-même.

Traduction "tel un saumon qui remonte à la source" par Viktor Dedaj pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

1) Expert indépendant sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable
2) https://www.ohchr.org/en/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22457&LangID=F
3) https://www.ohchr.org/en/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22569&LangID=F
4) https://nsarchive2.gwu.edu/NSAEBB/NSAEBB110/
5) Norman Finkelstein, Gaza, University of California Press, 2018.
6) https://reliefweb.int/report/haiti/haiti-humanitarian-situation-report-april-2017
7) https://www.care.org/emergencies/somalia-humanitarian-crisis
8) https://www.unocha.org/story/south-sudan-humanitarian-crisis-catastrophic-proportions
9) https://www.c-span.org/video/?c4670011/murphy-young-yemen-murphy-saudis-deliberately-create-famine-yemen

 https://dezayasalfred.wordpress.com/2018/09/15/successful-un-mission-to-venezuela-2/

COMMENTAIRES  

19/09/2018 01:00 par szwed

Grand merci M. de Zayas :
En attendant, si nous voulons aider le peuple vénézuélien, nous devons veiller à ce que les sanctions soient levées et que la guerre économique prenne fin.
votre témoignage est lumineux et votre rapport une pierre précieuse.
Bien évidemment merci au Grand Soir

19/09/2018 03:43 par Vania

Je me permets d’écrire deux remarques de la synthèse finale : 1) les articles 347 et 348 ont été invoqués par Maduro en raison de la volonté ferme de l’opposition de renverser le gouvernement par tous les moyens, en particulier les émeutes de 2017 provoquées par des hommes armés, payés par l’opposition. Pour rappel , il y a eu des morts, des gens brûlés vivants, la destruction d’hôpitaux, garderies, autobus, entrepôts de nourriture ...La guerre économique ne vient pas de l’imaginaire de M Maduro, car les preuves existent sur le blocus, sur l’impossibilité de faire des transactions financières internationales, sur la spéculation des commerçants, en plus des activités malveillantes de ses voisins colombiens qui volent l’essence, les billets bolivar et la nourriture. 2) le drone du 4 août ne "semblait" pas avoir visé N Maduro , mais les preuves incontestables de ce complot existent et pour rappel ce drone voulait" exterminer" tous les ministres et fonctionnaires du gouvernement , incluant militaires et la foule !!

19/09/2018 17:16 par t

Merci pour la traduction ; il faut diffuser ce texte qui est tres interessant, surtout venant d’unRaporteur de l’ONU.

21/09/2018 13:35 par jacques insardi

Je fais un appel à la communauté du grand soir.En effet lors d’un apéro, je me suis fait l’avocat du Venezuela de Maduro (avec les difficultés habituelles) et j’ai voulu illustrer mes propos sur la désinformation ambiante (Mon détracteur est un lecteur du Monde....on parait de loin....).J’ai donc chercher des vidéos illustrant la face que l’on nous cache,impossible de les retrouver.
Je cherche donc les vidéos de l’immolation d’un présumé chaviste lors d’une manifestation de l’opposition(cette vidéo a même
disparue d’un article de Thierry Deronne sur venezuela infos),et la vidéo(complète) de l’attentat à la bombe incendiaire lors de l’élection à l’assemblée constituante( les policiers à moto sortant de leur caserne et victime d’une bombe 100m après).
Je suis peut être incompétent avec internet, mais m’interroge car les ayant trouvées précédemment.....De l’aide,ayuto !!!

22/09/2018 01:47 par Made in Québec
22/09/2018 09:55 par Assimbonanga

Lorsque les journaux prétendent que Maduro a "fait tirer sur la foule", il n’y a aucune vidéo, aucune date, aucune traces de ces faits, d’un événement , tout simplement parce que cela ne s’est pas passé. On a des documents sur la place Tian an men, on a des films sur les soldats israéliens tirant sur une foule de Palestiniens, mais sur cette rumeur de massacre par Maduro, vous avez vu quelque chose quelque part ? Je ne crois pas.
Voilà un argument.
Quant aux accusations de "torture", idem. Qu’a-t-on ? Un rapport d’une ONG ?
Et pourtant, toute la médiacratie colporte, est péremptoire.
Et nous, nos représentants politiques se sont faits prendre de vitesse par la rumeur. L’esprit occupé ailleurs, ils n’ont pas su réfuter la calomnie derechef. Elle a prospéré.

22/09/2018 14:54 par Assimbonanga

Sont-ce les articles que tu recherches ?
COMMENT « LE MONDE » INVENTE LA « RÉPRESSION » AU VENEZUELA https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/20/comment-le-monde-invente-la-repression-au-venezuela/
LA RAGE RACISTE DE L’EXTRÊME DROITE VÉNÉZUÉLIENNE
https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/24/la-rage-raciste-de-lextreme-droite-venezuelienne/

22/09/2018 18:00 par jacques insardi

Merci Assimbonanga pour les articles,je les avais aussi trouvés,cependant je n’arrive plus à trouver les vidéos correspondantes, elle est effacée sur un des articles en lien....et n’arrive pas à les retrouver.....Bizarre....complotisme ??? je renouvelle ma demande à la communauté

22/09/2018 21:27 par latitude zero

Jacques Insardi,

https://www.telesurtv.net/news/Muere-joven-quemado-vivo-en-protesta-opositora-en-Venezuela-20170604-0008.html
J ai au moins ça.

La vidéo sur le site de Thierry Deronne est une vidéo youtube qui a été supprimé pour " droit d auteur" , c’est fou le nombre de vidéos qui disparaissent en ce moment ...... pour droit d’auteur !!

22/09/2018 23:55 par alain harrison

Bonjour.
Ce qui est frappant, c’est que les articles qui mettent les choses à leur place en ce qui concerne le Vénézuéla, sont toujours équilibrés, modérés versus les attaques cassantes des "autres".​
Mais la droite financière et médiatique n’en fini pas de trouver de nouveaux trucs pour accuser le Chavisme de tous les maux.​
Ainsi :​
Venezuela : Les migrants sont obligés de signer une demande d’asile politique ​
21 Septembre 2018, 17:42pm | Publié par Bolivar Infos ​

« « Grâce au Plan Retour dans la Patrie mis en place par le Gouvernement du Président Nicolás Maduro, les Vénézuéliens peuvent rentrer au pays et profiter du Programme de Récupération, de Croissance et de Prospérité Economique.​

Obstacles au Plan​

A l’étranger, on a répondu au Plan Retour dans la Patrie en l’attaquant. Des pays opposés au Venezuela comme ceux qui composent le Groupe de Lima ont décidé de commencer à empêcher les Vénézuéliens de rentrer librement chez eux. ​

Vendredi dernier, William Castillo Bolle, vice-ministre pour la Communication Internationale é dénoncé sur Twitter que « 76 Vénézuéliens dans un autobus affrété par le Plan Retour dans la Patrie ont été arrêtés et retenus pendant des heures près de la frontière par la Police de la Colombie, sans aucune explication.​

Cela survient parce que le retour des Vénézuéliens démonterait la théorie d’une soi-disant crise humanitaire au Venezuela que la droite internationale a cherché à imposer pour agresser le pays. » »​

http://bolivarinfos.over-blog.com/2018/09/venezuela-les-migrants-sont-obliges-de-signer-une-demande-d-asile-politique.html​

C’est droit dans le renversement du prédateur qui se change en victime. Et à ce jeu là Trump est étourdissant avec ses idées alternatives. C’est un manipulateur pervers. Et selon la psychologue Isabelle Nazare-Aga (thérapeute cognitivo-comportementaliste)​
indique qu’ils ne sont pas récupérables (en mes mots).​

Nous sommes sans doute d’accord pour dire que l’Occident-capitaliste est l’instigateur des conflits dans certaine partie du monde depuis nombre d’années. En ce début du nouveau siècle, cela ne fait que s’aggraver. Mais la Chine et la Russie seraient sans tache. Faudrait pas être naïf, non plus. Ceux qui se disent de gauche devraient peut-être à ce moment-ci récapituler les deux derniers siècles XX et XXI pour faire le point et revoir la définition, c’est quoi la gauche ?​
Mais la Chine et la Russie ont aussi leur rôle dans cet état de fait. Leur lenteur à réagir pour freiner les conflits, depuis le début des conflits dans ce siècle, est irresponsable. Est-ce que la Russie est intervenue dans les élections, et si oui, dans quelle mesure ?​
Il est certain que les hommes d’affaire US ont eu des rencontres importantes avec différentes instances russe.​(un piège à la capitaliste ?).
La Chine s’apprête à établir un système de contrôle des comportements (comme terme générique) par point ? ​
Et il y a une foule de questions que nous devons nous poser sur ces deux super états.​
Nous avons tous nos partis pris, et cela peut nous aveugler sur ce qui se fomente aujourd’hui.​
La Russie n’est plus communistes. Y a-t-il seulement un complexe économique élaboré sur les coopératives autogérées ?​
Et la Chine, c’est quoi son complexe économique ?​
Quand à l’Inde, c’est tellement complexe comme civilisation qu’on ne peut rien en dire, sauf quelques connaisseurs d’exception ?​
L’Afrique semble truffé d’affairistes politiciens.​
Au Nicaragua, se pourrait-il que Daniel Ortega soit devenu le liquidateur de la Révolution Sandiniste ?​
Cette dernière question mérite d’être posé (un retour en arrière).​
Nicaragua : crise et renaissance du sandinisme​
Par Raúl Zibechi​
Mondialisation.ca, 01 novembre 2006​
IRC Programa de las Américas , Risal traduction de l’espagnol) 1 novembre 2006​
<< Depuis qu’il s’est vu forcé d’abandonner le pouvoir, à la suite de la défaite électorale de 1990, le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN, Frente Sandinista de Liberación Nacional) a traversé plusieurs crises politiques qui ont amené une bonne partie de ses fondateurs et leaders les plus charismatiques à abandonner le parti. Aux désertions se sont ajoutées les remises en question éthiques dont souffre son principal dirigeant, Daniel Ortega, ce qui se traduit par la division entre ce que l’on pourrait appeler « les deux sandinismes ».​
Lors des élections présidentielles et législatives du 5 novembre, les sandinistes seront divisés en deux : Daniel Ortega mène la liste du FSLN tandis qu’Edmundo Jarquin et le chanteur compositeur Carlos Mejía Godoy conduisent celle de l’Alliance Mouvement Rénovateur Sandiniste (MRS, Alianza Movimiento Renovador Sandinista) [1], à la suite de la mort subite de Herty Lewites, candidat présidentiel de ce secteur dissident qui regroupe les principales personnalités historiques du sandinisme. Un long entretien avec la commandante Mónica Baltodano permet d’expliquer quelques points fondamentaux de cette division [2].​
Crise éthique et politique >>​
https://www.mondialisation.ca/nicaragua-crise-et-renaissance-du-sandinisme/3663​

Si la gauche veut être crédible, elle doit au moins avoir une alternative au capitalisme qui demeure fidèle à lui-même : opportuniste et dérèglementé.​
La gogauche avec ses Tsipras et ci.​

Alors que doit être la gauche ? ​
Et que veut dire apprendre des leçons de l’Histoire ?​
Avoir une vue d’ensemble ?​
Être critique ?​
Sans le questionnement, il n’y aurait pas de science. N’est-ce pas.​
L’Évolution n’est pas du domaine de l’idéologie (terme générique), mais de la Vie, et particulièrement de notre survie.​
Connait toi toi même, et tu connaîtras les dieux et l’univers.​
Krishnamurti parle de la vision globale, celle qui concerne notre monde psychologique. Mais ce concept peut aussi recouvrir le monde réel, et plus particulièrement l’Histoire Humaine, mais globale et non partiel, car une vision partielle mène inévitablement à la partialité. Donc la préhistoire est d’autant plus importante qu’elle éclaire bien des facettes de notre histoire. Et l’histoire , c’est quoi ?​
C’est nous.​
Donc, ne soyons pas naïf idéologiquement. ​
Pour vous, tout ceci, est une idée ou un fait, que couvre les mots. Ou peut-être que pour vous c’est du …... ?​
Le Capitalisme domine et le communisme a laissé des traces. Voilà les faits.​
En ce moment on cherche des alternatives.​
Une idée ou un fait ? ​
Cette sentence (une idée ou un fait) je l’emprunte à Krishnamurti, pour bien montrer que cette sentence indique une profonde recherche et non une idée en l’air. Rien à voir avec Trump.​
D’ailleurs, certain médiat reprenne en partie la sentence suivante : le vrai du faux. Les serviteurs (innombrables et dans toutes les niches, même dans la gauche) du capital , sont tous des sous-traitants d’une certaine façon.​ (le système récupère).
Nous devons défendre le Vénézuéla, la Bolivie, le Nicaragua...… avec discernement.​
Mais que fait la gauche en France ?​
Ici au Québec F. Lysée veut la peau de QS. Il est l’équivalent du PCF vis à vis du Marxisme. Comme c’est facile d’utiliser une marque. Macron, lui a trouvé le moyen de se débarrasser, ni de gauche ni de droite, il peut tout prendre et jeter selon.​
Machiavel y avait-il pensé ?

23/09/2018 19:26 par alain harrison

Bonjour.
22/09/2018 à 21:27 par latitude zero
La vidéo sur le site de Thierry Deronne est une vidéo youtube qui a été supprimé pour " droit d auteur" , c’est fou le nombre de vidéos qui disparaissent en ce moment ...... pour droit d’auteur !!

Oui, même un article de LGS avait détaillé un peu, un exemple de disparition de vidéo d’intérêt publique :
banksters-fed-1913 ((je n’ai pu la retrouvé:banksters-fed-1913) devenu introuvable (une intervention d’une banque ?). Il ne reste que ceci, une initiative individuelle (taper__ banksters-fed-1913 et dérouler).

Mais il y a cette vidéo, un scénario : Bill Nighy, le BANQUIER qui en dit long sur le vol financier. Le petit cartoon : les patrons sont-ils indispensables, qui en dit long sur l’exploitation.

Nous devons exiger le retour des vidéos d’intérêt publique. Le capitalisme veut effacer les vérités historiques.
C’est un crime contre l’Humanité.
Vont-ils essayer d’effacer l’Évolution Naturelle ? Tien, pourquoi pas le changement climatique, comme on l’a vue pour Gatineau, la tournade a quasiment détruit un cartier, et que dire de celle sur la côte est US, et celle du pacifique (?).
Un manipulateur ne pense qu’à sa survie, même s’il doit détruire celle des autres. La Trump-finance US est rendu là. N’oublions pas que Obama a dressé la table avec ses prédécesseurs.
La Chine, la Russie, quel rôle joueront- ils, à partir de maintenant que le Vénézuéla trace une voie alternative, fragile, mais dont le potentiel devrait réveiller la gauche dans le monde. La Constituante.

24/09/2018 10:08 par Assimbonanga

Je crains un peu ces vidéos qui montrent des horreurs. C’est pas plus mal qu’elles disparaissent. Toute façon, les photos dans l’article de Thierry Deronne sont suffisamment explicites.
Je voudrais faire part d’un doute qui m’a assaillie brusquement. Il m’est revenu en mémoire des images de policiers venezuéliens casqués utilisant effectivement leur arme, visiblement des "fusils", durant les guarimbas. Aussi, j’aimerais savoir s’il s’agissait d’armes "létales" ou de flashball comme ceux dont se servent les forces de l’ordre du régime d’Emmanuel Macron... Avis à la population !

24/09/2018 21:37 par alain harrison

Bonjour.
24/09/2018 à 10:08 par Assimbonanga

« « Je voudrais faire part d’un doute qui m’a assaillie brusquement. Il m’est revenu en mémoire des images de policiers venezuéliens casqués utilisant effectivement leur arme, visiblement des "fusils", durant les guarimbas. » »

Comment réagirait le système français à un niveau de violence comme celle des __ quarimbas ?
Faut quand même prendre la mesure de la violence incité par l’opposition bien identifiée comme fasciste. NON OUI

L’Allemagne, en ce moment, prépare le terrain pour le nazisme ?
Un des derniers articles de Mondialisation. ca

La promotion du chef des services secrets allemands évoque la tradition de la Gestapo
Par Ulrich Rippert
Mondialisation.ca, 22 septembre 2018
Extrait :
« « Une autre mesure prévue porte sur les « fouilles en ligne ». Elle permet aux autorités de lire les disques durs en piratant les ordinateurs des « suspects » sans avoir besoin d’un accès physique. Contrairement à une perquisition au domicile impliquant la confiscation des disques de suspects, désormais la personne concernée n’aura pas connaissance de la recherche en ligne et n’aura donc pas la possibilité de monter une défense juridique contre elle.
Maaßen sera à l’avenir responsable de ce domaine, la « cybersécurité ». Toutes les informations et données collectées vont atterrir sur son bureau. Il peut les faire évaluer et les transmettre à ses amis de l’AfD, qui compilent déjà des listes de tous les opposants à la guerre, des critiques du capitalisme et des socialistes.
Ces mesures évoquent les fantômes du passé de l’Allemagne. Lorsque les nazis sont arrivés au pouvoir en janvier 1933 et ont procédé peu après à des arrestations massives, ils ont pu compter sur des listes établies bien avant, pendant les années de crise de la République de Weimar. Personne ne devrait croire qu’une telle comparaison est exagérée. Aujourd’hui, le plus grand danger est de penser que le retour d’une dictature d’extrême droite de type nazi n’est pas possible. » »
https://www.mondialisation.ca/la-promotion-du-chef-des-services-secrets-allemands-evoque-la-tradition-de-la-gestapo/5627997

En tout cas inquiétant !
La grande embrouille : les déclarations en boucle des extrêmes, et par dommage collatérale, les amalgames gauche droite, mais avec ceci que, toute gauche (même la société civile : tout groupe politique qui conteste la liberté de l’économie, donc les chefs d’entreprise par la bande ?, donc la modernité….) est montrée comme extrême ? Macron, ni de gauche ni de droite……..

25/09/2018 10:43 par Assimbonanga

Je demande juste s’ils ont tiré à balles réelles ou si c’était des balles de caoutchouc (qui font déjà beaucoup de dégâts sur les corps).

25/09/2018 20:43 par alain harrison

Bonjour.

Il serait préférable que les forces de l’ordre garde une certaine distance, même reculé si possible, tant que la violence reste en de sa d’un certain seuil à déterminer lors de la manifestation, l’utilisation des jets d’eau demeure sans doute le moyen le moins traumatisant. Mais, demander l’impossible. Si des individus tirent avec des armes létaux, quel choix reste-il ? Alors, les manifestants sont pris en otage par quelques uns. À moins qu’il y est une bande importante qui intervient avec violence. Alors, l’intervention des forces de l’ordre est justifié d’augmenter ses moyens. La contestation doit se faire pacifiquement point.
Mais la droite fasciste est la droite fasciste. L’extrême n’est pas la voie à suivre. En tout cas, c’est un problème incontournable qui continuera de se répéter.

26/09/2018 09:35 par Assimbonanga

Certaines choses sont difficiles à énoncer ! J’entends la réponse au travers des contorsions et du silence général : oui, ils ont utilisé les armes létales. Du coup, le dossier devient plus difficile à plaider. La seule façon de s’en sortir c’est la reconstitution des faits et l’enchaînement des circonstances. Et c’est fastidieux, ça demande de l’attention, des efforts. C’est pas dans les mœurs actuelles.
Médiatiquement, peu de précisions concrètes et factuelles nous sont parvenues via France Info et France Télévision. On n’a pas eu un journal détaillé des événements, plutôt un condensé manichéen à l’usage des beaufs qui ne permettait pas d’y comprendre grand chose. C’est loin, le Venezuela !

26/09/2018 10:47 par Assimbonanga

Le Maroc a fait tirer sur des migrants. 1 mort (une jeune femme) et des blessés. Pourtant Patrick Cohen risque de ne pas s’indigner, ni Nicolas Demorand et encore moins Emmanuel Macron si prompt à s’indigner des "violences" de Maduro. Nous le savons tous ici qu’il y a deux poids et deux mesures, deux vérités. Ils n’emploieront pas le mot dictateur pour désigner le roi du Maroc. Ce label, c’est eux qui en décident.

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