Les médias

Henri SERRES

LES MEDIAS :

« On reconnaît un régime totalitaire par le fait que les médias sont contrôlés par le pouvoir politique.

On reconnait un régime libéral par le fait que les médias sont la propriété (et donc contrôles) des pouvoirs financiers. »

Le système médiatique que je dénonce comporte deux domaines particuliers imbriqués l’un dans l’autre créant ainsi l’amalgame et la confusion.

Le domaine de l’information nécessaire et utile aux citoyens. Avec ses investigations, ses enquêtes journalistiques révélatrices et ses vérités accusatrices prouvées.

Le domaine de la communication mercantile et people le spectacle permanent de la presse de caniveaux !

•Avec :

Ses annonces spectaculaires,
Ses exclusivités factices ;
Ses vérités manipulées ou occultées parfois mensongères ;
Sa "sondagite" permanente sur tout et n’importe quoi ;
Sans oublier sa vision lucrative avec l’omniprésence de publicité sans scrupules ni morale.

Il existe bien des moyens pour contrôler leur pouvoir. Pour ma part, malgré le tollé que cela ne manquera pas de provoquer, j’en vois un qui serait, me semble-t-il, facile à mettre en œuvre il s’agirait de taxer les médias audio-visuels en fonction de la durée effective de programmes et des émissions qu’ils diffusent.

LES JOURNALISTES :

Dans cette très honorable profession (en fait un 4ème pouvoir sans réel contre pouvoir), où, ne l’oublions pas, règne le népotisme, l’amalgame et "l’anglomanie" étasunienne, il y a pour moi et pour bien d’autres citoyens, deux catégories de journalistes avec de réelles différences qui ne sont jamais ou rarement différenciées et pour cause !

1. Les journalistes d’investigation et de terrain qui sont en fait de vrais journalistes, utiles et efficaces qui risquent fréquemment leur vie. Nous les respectons particulièrement.

2. Les journalistes de "salon", les plus connus, généralement les portes serviettes des pouvoirs(politiques, financiers, lobbys etc .), s’appuyant fréquemment sur leur déontologie, des commerciaux le plus souvent classes à « droite », soucieux d’abord de leurs intérêts et qui ne risquent que leur mise à l’écart avec de bonnes indemnités.

Et pour terminer, ces commentaires très révélateurs de John Swaiton, l’éditeur du New York Times, lors de son discours d’adieu :

"La presse libre n’existe pas. Vous, chers amis, le savez bien, moi je le sais aussi. Aucun de vous n’oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire, nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les outils et les laquais des puissances financières derrière nous. Nous ne sommes rien d’autre que des intellectuels prostitués".

Henri SERRES

COMMENTAIRES  

16/02/2014 09:26 par Dominique

En 1944, en honneur à la victoire des alliés en Italie, Arturo Toscanini a décidé de conduire une performance de l’Hymne aux nations de Verdi. L’Hymne de Verdi est une pièce construite autour des hymnes nationaux de l’Angleterre, de l’Italie et de la France. Pour honorer les 4 principaux alliés, Toscanini a décidé d’ajouter "The Star Spangled Banner" pour les USA et "L’Internationale" pour l’Union Soviétique. La performance fut l’oeuvre de l’orchestre symphonique de la NBC, avec le choeur de Westminister, le grand ténor Jan Peerce comme soliste et elle fut conduite par Toscanini.

Au début des années 50, au sommet du "péril rouge", la censure a effacé la partie de cette performance qui représente l’Internationale.

Le grand acteur Burgess Meredith, qui dit le narratif du début du programme, fut mis plus tard sur la liste noire de Hollywood.

Pendant des années la séquence de ce film qui contient l’Internationale fut considérée comme perdue. Mais elle fut retrouvée dans les années 1980 dans une copie de la performance en Alaska, et le libraire du congrès a restauré le clip censuré.’ avec son extraordinaire interprétation de l’Internationale. Pour apprécier la magnifique voix du ténor Jan Peerce, et la direction magistrale d’Arturo Toscanini :

L’Hymne aux nations de Toscanini première partie
L’Hymne aux nations de Toscanini deuxième partie

Pour les pressés : L’Internationale de Toscanini
Par les choeurs de l’Armée Rouge : L’Internationale

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